ARRIÈRE-GARDE
sonunets sur une Iwise qui est généralement une diagonale du polygone. Onn'a ainsi que des lignes droites à mesurer. On peut aussi le décomposer en triangles, que la trigonométrie permet de calculer quand on a mesuré certains angles et au moins un côté. — Quand un terrain est terminé en totalité ou en partie par des lignes courbes, on marque sur ces courbes des jjoints suflisamment rapprochés pour que de l'un à l'autre la courbure puisse être négligée. On rentre ainsi dans le cas d'une surface polygonale. — Enfin, quand on veut mesurer un terrain dans lequel on ne peut pénétrer, comme un étang, un bois, etc., on l'en-vironne d'une figure qu'on sache mesurer, rectangle ou trapèze, et mesurant les parties excédantes on les retranche de la figure totale. — Les instruments employés dans ces différentes opérations sont le gi-aphomètre, la boussole, la chante, etc. Voy. ces mots. — Tous les écrivains s'accordent à attribuer aux Egyptiens l'invention de l'arpentage. Les traités d'arpentage les plus estimés sont : le Manuel d'arpentage de Lacroix, complété par Hogard et Chartier; les Traités d'arpentage de Lefè\Te et L.-.K. Lamotte 1853); le Cours d'arpentage de D. Puillc (1851^: V Arpentage, par Gillet Damitte ( 1868), etc. —
Voy. LEVÉ DES PLANS.
ARPENTEUR. Voy. arpentage et géomètbe. — Oiseau.
Voy. PLIVIER.
ARPENTEUSE, nom donné vulg. à des chenilles d'insectes Lépidoptères nocturnes, dont le corps est très long, et qui ont un tel intervalle entre les pattes de derrière et celles de devant, que leur abdomen est forcé de se plier jx)ur faciliter le transport du corps, ce qui fait que ces chenilles semblent mesurer le chemin qu'elles parcourent.
ARQUÉ, se dit d'un cheval usé sur ses membres de devant tout au moins, et dont les genoux se trouvent déviés en avant de la ligne d'aplomb. Les membres antérieurs sont convexes en avant ; l'animal est exposé à butter, à tomber et par cela même n'offre qu'une sécurité relative au cavalier ou au conducteur.
ARQUEBUSAOE eau d'), astringent hémostatique que l'on employait autrefois à l'extérieur contre les plaies d'armes à feu. Il en existait un très grand nombre de formules. C'était en somme une dissolution d'acide sulfurique dans l'alcool au 10« environ, avec du sucre ou du miel. Médicament tombé en désuétude.
ARQUEBUSE ^de l'ital. arcobogio, arc à trou, ou plutôt du V. fr. hacquebute, dérivé lui-même de l'ail. Hack- Bus$e, canon à crochet). C'est la première forme des armes à feu portatives. L'arquebuse se composait d'un long tube de fer porté par deux hommes, et que l'on appuyait, pour en faire usage, sur une fourchette ou fourquine fixée en terre ; on la chargeait avec de la poudre et des pierres, et l'on y mettait le feu avec une mèche. Bayard, en 1524, fut blessé à mort par une arquebuse. On diminua successivement la longueur et le poids de l'arquebuse : on eut des arquebuses à croc, à mèche, à serpentin, à rouet (celle-ci inventée en 1515 à Nuremberg) ; enfin, on y adapta la batterie à pierre. L'usage de cette arme, qui commença en Flandre, vers le milieu du XIV" siècle, na pas dépassé le xvii« siècle; elle fut remplacée par le mousquet et le fusil. Voy. ces mots.
ARQIJEBUSIER. nom donné du xiv au xix" siècle aux soldats à pied ou à cheval armés d'arquebuses. >"est plus usité Voy. armcrier). >
ARQUÉRITE. amalgame d'argent naturel [.\g"Hgl, d' .Arqueros Chili'.
ARRANGEMENT, en Mathématiques. Etant donnés n objets, si on en groupe p en les rangeant d'une certaine façon, on obtient ce qu on appelle un arrangement de ces « objets pris p & p : deux arrangements sont regardés comme distincts s'ils diffèrent soit par la nature, soit par l'ordre des objets. Le nombre des arrangements distincts de « objets pris ;j à /> est le produit de p nombres entiers consécutifs dont le plus grand est m. Si p est égal à n, l'arranirement s'appelle aussi permutation [Voy. ce mot et aussi combinaisos).
ARRÉMON dugr. àdp-f,[ia)v, silencieuxl, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux dentirostres, commun dans l'Aménque méridionale. Les Arrémons sont des espèces de moineaux, d'un naturel tranquille, solitaire et presque stupide; ils se laissent facilement approcher, et ne font, dit-on, entendre aucun cri, ni aucun chant.
ARRÉRAGES A'arrière), prestations périodiques qui représentent les intérêt» {Voy. ce mot) d'une créance
dont le créancier ne peut exiger le remboursement : ainsi l'on dit les arrérages d'une pension de retraite ou d'une rente. Les arrérages portent eux-mêmes intérêts du jour de la demande ou de la convention (C. civ., art. 1155) et ils se prescrivent par 5 ans [art. 2277).
ARRESTATION [A' arrêter). Hors le cas de flagrant délit, dans leouel toute personne est tenue de saisir le coupable [C. d'instr. crim., art. 106), l'arrestation ne peut être opérée qu'en vertu d'un mandat régulier, contenant le motif de l'arrestation, l'autorité de laquelle il émane, et notifié à la personne arrêtée (art. 96). Le Code pénal punit les arrestations illégales des travaux forcés à temps ou à perpétuité, selon la gravité de» cas fart. 341-344).
aIrrÊT d'arrêter, décider). En Jurisprudence, c'est ta décision d'une cour souveraine, par opposition au yK^emeuf, qui est la décision d'un tribunal inférieur. On ne peut se pourvoir contre un arrêt que devant la cour de cassation Voy. revision). On appelle -.A- de renvoi, celui par lequel la chambre des mises en accusation renvoie un prévenu devant la cour d'assises, ou par lequel la cour de cassation, en rendant une décision judiciaire, renvoie l'affaire devant d'autres juges; A. d'admission, celui par lequel la chambre des requêtes de la cour de cassation admet le pounoi du demandeur. — On appelle : A. du Conseil les décisions rendues par le conseil d'Etat en matière contentieuse. — Les arrêts se rendirent en latin jusqu'à François I", ce qui donna lieu bien souvent à de fausses interprétations. — On a nommé Arrélistes les compilateurs d'arrêts. A lem tète se placent MM. Sirey et Dalloz, et, pour les arrêts du conseil d'Etat en particulier, M. Lebon. — Arrêt se dit aussi de la saisie d'une personne ou d'une chose. Voy. ARRESTATION, MANDAT et SAISIE. — Lcs Moisons d'arrêt sont des prisons où l'on enferme les personnes prévenues d'un crime. Elles furent établies par un décret de l'Assemblée constituante en 1791 : auparavant, prévenus, accusés, coupables, étaient confondus dans une même prison.
ARRÊT, punition qu'on inflige aux officiers pour des fautes contre le service ou la discipline. On distingue : les arrêts simples, qui ne dispensent d'aucun service, l'officier garde la chambre sans recevoir personne; les arrêts de rigueur, pendant lesquels l'officier ne fait aucun service et ne doit pas quitter la chambre; les arrêts de forteresse, qui sont subis dans des lieux spéciaux de détention. Les arrêts simples peuvent être ordonnés à tout inférieur par tout supérieur. Les arrêts de rigueur et de forteresse ne sont ordonnés que par le chef de corps ou les officiers généraux. Il est toujours rendu compte des arrêts infligés à un officier.
ARRÊTE-BŒUF, plante. Voy. dugrane.
arrêté, décision émanée de l'autorité administrative. On a 3 mois pour se pourvoir contre les arrêtés des souspréfets devant le préiet, des préfets devant le ministre, du ministre devant le conseil d'État. — On nomme également arrêtés les jugements rendus par certaines juridictions administratives ^conseil de préfecture) ou spéciales (conseil de l'ordre des avocats).
L'arrêté de compte constate la vérification et l'exactitude du compte et des pièces produites à l'appui. Il constate à l'occasion le reliquat dû par l'une des parties à l'autre. Quand le compte a été arrêté, le comptable est déchargé, sauf erreur, omission, faux ou aouble emploi.
ARRHÉNATÈRE (du gr. df^^Tiv, mâle, et i^ip, barbe d'épi), Arrhenatenim, genre de Graminées-Avénacées, a pour type VA. élevée ou Fromental. Voy. fromental.
ARRHES (du lat. arrha, dérivé du gr. iûfa6wv\ argent donné par l'un des contractants à l'autre et dont la réception devient pour chacune des parties moins une garantie du marché qu'un moven de 'se dédire du contrat; ainsi, quand une vente a été faite avec des arrhes, cliacun des contractants est libre de s'en départir : celui qui les a domiées, en les perdant; celui qm les a reçues, en restituant le double C. civ.. art. 1590. Voy. déniera dieu.
ARRIÉRE (l"i d'un bâtiment. Voy. ava.m (F).
ARRIÉRE-BAN, arriére-fief. Voy. ban, fikf.
ARRIÈRE-BOUCHE. Voy. pharynx.
ARRIÉRE-GAROE, détachement qui marche en arrière d'une colonne de troupes avec mission de la renseigner et de résister énergiquement à l'ennemi. Elle est fournie par le corps qui marciie le dernier, .\utant que possible elle