‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1110 sur 1729 · ODEUR · texte numérisé non relu

ODEUR

Vient (le ce qn'aulrcfois le roi octroyait aux villes dont les revenus élaieul insullisants la laculté de lever certains droits sur elies-incmes. Les droits d'octroi ne peuvent être eu eénéral iinjtostjs que sur des objets de consommation locale compris dans les catégories suivantes : boissons et liquides, comestibles, combustibles, fourrages et matériau.r. Ils sont déterminés d'après un larirqui varie suivant rim|wrtance de la population : à cet effet, les communes •ont été partagées en 10 classes selon que leur population est auHlessous de 1500. de 4000, de 6000, de 10000, de 15000, de 20 000, de 30000, de 50000, de 100 000 âmes, ou supérieure à ce dernier clnlFre.

L'administration des contributions indirectes est chargée •«le la surveillance générale, de la perception et de l'administration de tous les octrois. Quant aux modes de perception, on distingue : la régie simple, qui s'opère so-i; l'administration immédiate du maire: la régie intéressée, qui se fait par un régisseur, lequel s'engage à payer uno somme fixe, sauf à partager avec la commune le surplus des produits, s'il y a lieu ; le bail à ferme, adjudication pure et simple moyennant mi prix déterminé: l'abonnement avec 1 administration des contributions, qui se charge alors de la perception.

L'origine des octrois remonte à l'établissement même du régime municijwl. En usage sous l'ancienne monarchie, ils furent supprimés par l'Assemblée constituante (Loi des 19-!25 février 1791). Rétablis en principe par la loi du 19 germinal an v (mars 1797], ils furent organisés par différentes lois et ordonnances, notamment par l'ordonn. royale du 9 déc. 1814, et par les lois des 28 avril 1816, 11" juin 1842, 17 mars 1852, 22 juin 1854 et 24 juillet 1867. La question de la suppression ou du maintien des octrois est souvent agitée aujourd'hui, et les opinions sont fort partagées à cet égard. — Consulter : Biret, Manuel des octrois (1837): Dareste, Code des octrois municipaux [SiO]: Girard. Manuel des contributions indirectes et des octrois (revu par Dareste, 1857), Charpillet, Braff, etc.

OCTYLE, radical ayant pour formule (?H", dont l'hydrate est l'alcool octVlique C*H'^.OH et qu'on retrouve ■dans les com|)osés octyliques. Ces comix>sés sont des éthers «orresjKtndaiits à l'alcool octylique; les principux sont les chlorure , bromure . acétate d'octyle , qu'on prépare comme les composés correspondants de l'éthyle.

OCTYLÈNE ou CAt-BTLÈxE [C**!!'"], hydrocarbure que l'on obtient en traitant l'alcool octviique ou caprilique par des déshydratants tels que le chlorure de zinc, ou en soumettant les huiles fixes à la distillation sèche. C'est un liquide qui bout à 120' et ressemble beaucoup à l'amylène. On connaît un glycol octylinique CMl'^XHl)- ayant des propriétés analogues à celles du glycol éthylénique.

OCTYLIQUE (alcool) ou alcool caprylique. L'alcool octylique a été préparé en saponifiant l'huile de ricin pr la potasse. C'est un liquide huileux incolore, d'odeur aromatique et Iwuillant à 180°. Oxydé, cet alcool peut donner les acides caprylique et œnanthylique ; réduit par le chlorure de zinc, il donne de l'octylène.

OCULAIRE (du lat. ocularius, d'oculus, œil), se dit, «n Optique, du verre d'une lunette, d'un télescope o"u d'un microscope, qui est du coté de l'œil observateur : les oculaires convergents sont de 2 espèces : l'oculaire positif ou de Ramsden, qui est un doublet {Voy. ce mot) fonctionnant comme loupe: on l'emploie dans la lunette astronomique et les télescopes: l'oculaire négatif ou de Huygens. qui est employé dans les microscopes, et se compose de la lentille de champ et de la lentille à laquelle on applique l'o'il : on l'emploie assez souvent dans îes lunettes terrestres {Voy. microscope). — La limette do Galilée a un oculaire divergent. — Voy. cl.vvecix, TÉMOIN, etc.

OCULI, le 5' dimanche du Carême, est ainsi nommé du premier mot de l'introït de la messe du jour : Oculi mei -semper. etc.

OCULINE (du lat. oatltts, œil), genre de Polvpes zoan- 4hairos, renfermant plusieurs espèces de MaJréjwres à polypier dendroïdc, à rameaux lisses, courts et épais, avec des étoiles les unes terminales, les autres latérales et superlicielles. Les Oculines vivent dans la Méditerranée et les mers éi(uatoriales.

OCULISTE (du lat. oculus', celui qui s'occupe spécialement du traitement des maladies des veux. L'oculiste doit •être médecin avant tout, afin de saisir les sympathies de l'œil avec les autres organes ; il doit être ciiirui^ien, pour

savdir choisir les procédés convenables, les mo«lifier selon les occurrences et les complications, et afin surtout do combattre les accidents qui peuvent les suivre. Voy. opiital-

MIE, CATABA<n-E, FISTULE LACRYMALE, STRABISME, etc.

OCYMUIfi, nom latin lx)tanique du genre Basilic, a formé le mot Ocymoîdées, tribu de la famille des Labiées qui a pour type le genre Ocymum (Basilic).

OCYPODE'du gr. wxô;, rapide, et toû;, ttoSô;. pied), Ocypoda, genre de Crustacés, de l'ordre des Décapodes brachyures, famille des Calométopes et type de la tribu des Ôcupodiens. Les Ocypodes sont remarquables par la vélocité de leur course; ils se creusent des trous dans le jable des rivages et y demeurent enfermés tout l'hiver. L'O. des sables [0. arenaria), long de 0 m. 04, se trouve eux Antilles.

OCYPTÈRE (du gr. wxô; et TTepôv, aile), Ocyptera, genre d'Insectes, de l'ordre des Diptères, famille des Athéricères, tribu des Muscides, renferme de petites mouches remarquables par la rapidité de leur vol et qu'on trouve sur les lleurs, en France et en Allemagne. Espèces : 0. bicolor, brassicaria, piclipennis, cylindrica, Boscii, pusilla, leftexa.

OCYPTERUS, oiseau. Voy. laxgratex.

OCYROÉ, nom mythologique, a été appliqué à un genre de Poh-pes acalèphes, voisin des Béroés, et à un genre do Méduses, du groupe des Rhizostomes.

ODACANTHE (du gr. ôôo-j;, dent, et âxavOa, épine), genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères i)entamères, famille des Carabiques : coi-selet presque cylindrique ou ovale-tronqué, et plus étroit que la tête. Ces insectes vivent dans les lieux aquatiques et se fixent de préfércni-c sur les joncs. L'OdacanIhe mélanure se trouve en France.

ODALISQUES en turc odalik], femmes esclaves attachées au service du harem. Voy. sér.\il.

ODAX, genre de Poissons, de la mer des Indes, famille des Labroïdes. et qui tiennent tout à la fois des Labres et des Scares : mâchoires composées d'une agrégation de petites dents superposées en quinconce et soudées ensemble de chaque côté.

ODE (du gr. b>Si^, chant). Dans l'origine, ode fut synonyme de poésie lyrique, et, chez les Grecs, ce mot s'appliquait à tout poème qui pouvait être chanté. Il se disait également des odes héroïques de Pimlare et d'.\lcée, des chants erotiques ou bachiques de Saphu et d'Anacréon, des chants guerriers de Tyrtée, des hymnes, des dithyrambes, etc. La poésie, dans tous ces poèmes, s'aidait non seulement du concours de la musique, mais encore, dans certains cas, de la jwmpe des chœurs et d'une certaine mise en scène. Chez les Romains, et, depuis, chez les modernes, Vode n'a

rilus rien de commun avec la musique : c'est un poème yrique, de mesure variable, mais ordinairement partagé en stances, et dont le caractère essentiel est la passion.

Voy. POÉSIE lYBIQrE.

On distingue : Vode sacrée et Vode héroïque (dite aussi ode pindarique), qui demandent de l'imagination et de l'enthousiasme, des expressions vives et hardies, parfois sublimes: l'ode anacréontiquc ou badine, dont la délicatesse et la grâce font le principal mérite; Vode philosophique ou morale, qui ne tient guère à l'ode que par la forme et qui de\Tait plutôt être rangée dans le genre didactique.

ODÉON (du gr. wSeîov). Les anciens appelaient odéon un édifice dans lequel les poètes et les musiciens se faisaient entendre. On cite les deux odéons d'Athènes, construits l'un sous Périclès. l'autre aux frais d'Ilérode Atlicus, et les deux odéons construits à Rome })ar Ai)ollodore et par Domiton.

On a donné ce nom à l'un des théâtres de Paris, construit en 1781 dans le faubourg St Germain, prce que les opéras et les pièces mêlées de chant devaient former le fond du répertoire. Ce théâtre, après avoir été occupé au xyiii' siècle par la Comédie-Française, est devenu le second Théâtre- Français.

CZÊUR (<lu laf. orfor). sensation particulière fournie par le uerf olfactif. Il y a deux hypothèses sur les odeurs; elles proviennent de la volatilisation de particules matérielles extrêmement ténues qui se séparent des corps odorants; ou bien, elles i-ésultent d'un mouvement vibratoire qui a lieu dans les molécules de ces corps et qui se transmet à un éllier ambiant. Bocrhaave avait imagine pour expliquer les odeurs un principe particulier, imiiondérable, Vesurit vecteur ou arôme. — On a essaye Lien

ODJAK

ŒIJICM'MC

. des diissificatioiis (les odeurs. Linni'- les rapportait à 7 types priiiciptiux : 0. cuomatinucs (œillet), fragvaules (lis, )asm»\\, ainbrosiaqucs (amlire, musc), alliacées fassafa'tida, ail), l'clides (valériane, bouc), viveuses (œillet d'Inde), nauséeuses (courges, concombres] ; Haller les divisait en agréables, désagréables et mixtes ou indifférentes ; i,orrv, Fouro'oy les rangeaient en 5 groupes, etc. — Beaucoup' dos clfcts attribués aux odeurs sont dus à l'absorplion pulmonaire des vapeurs odorantes : ainsi s'explique l'ivresse des personnes qui passent quelque temps dans des entrepôts de liqueurs, la stupeur cbe/ celles qui recueillent les racines de la jusquiame noire, ou les vomissements chez celles qui recueillent l'ellélwre blanc. Les maux de tète, les syncopes produits par quelques fleurs odoriférantes doivent être attribués, au contraire, au retentissement de l'impression olfactive sur les centres nerveux. Voy. aro- HATi:, PARFUM, etc.

ODJAK, janissaire turc. Voy. le Dict. d'IIist. et de Géofjr.

ObOQRAPHE, Voy. HODOGRAPllE.

HODOMETRE.

ODOIVIETRE. Voy. hod

ODONTALGIE (du gr. oSoù^, ôSovtoî, dent, et dO^yOî, douleur), vulg. Mal de dénis, douleur des dents, se montre dans des lésions variables : 1° affections des nerfs dentaires, névralgie se rencontrant le plus souvent dans l'anémie, l'impaludisme et certaines tumeui-s du sinus maxillaire ; 2° éruptions des dents, surtout pour la dent de sagesse lorsque son évolution est difficile ou vicieuse ; 5^ carie dentaire, amenant une inflammation de la pulpe dentaire : périostite alvéolo-dentaire. Le traitement varie nécessairement avec la cause.

ODONTALGIQUES, anti-odontalgiques, remèdes propres à guérir les maux de dents : ce sont le plus souvent des antispasmodiques, des opiacés, des anestbésiques locaux, comme la cocaïne, des antiseptiques. On les administre sous forme d'élixirs, de mixtures, d'emplâtres, etc.

ODONTOGNATHE (du gr. oSojî, 65ôvcoî, dent, et vvi6o;, mâchoire), Odontognathus, genre de Poissons malacoptérygiens abdominaux, de l'ordre des Squamodermes : famille des Clupéidés, établi pour l'O. aiguillonné [0. mucronatus), poisson de la Guyane, long de 0 m. 20 et remarquable par ses os maxillaires dentelés, terminés en longues pointes mobiles. Ce poisson se mange comme la sardine.

ODONTOIDE (apowiyse), partie de la deuxième vertèbre cervicale, a été ainsi appelée parce qu'elle a la forme d'une dent. C'est en réalité une partie du corps de la première vertèbre, ou atlas, qui s'est soudée avec le corj)s de la seconde, ou axis.

ODONTOLITHE (du gr. 65oûî, ôSôvxoî, dent, et ^160;,

Sierrc), ou fausse turquoise, substance formée de fragments 'ossements ou de dents fossiles, colorés en bleu par du hospliate de fer; beaucoup plus tendre et plus altérailc que la Calloïte ou turquoise vraie. Voy. aussi tartre (des dents), etc.

ODONTORNITHES (du gr ^ oooÛ!;, ôSôvxoî, dent, et 6pvy;, oiseau), sous-classe d'Oiseaux, caractérisée par la présence de véritables dents, implantées soit dans une gouttière, comme dans le genre Hesperor7ns, soit dans des alvéoles, comme dans le genre Ichthyornis. Ces doux genres ont été découverts dans le Crétacé du Kansas et étudiés par M. Marsh.

ODONTOTECHNIE (du gr. ôSouç, oSôvxoî, dent, et xi/vfi, art). Voy. dentiste.

ODORAT (du lat. odoratus], le sens qui perçoit les odeurs. Son siège^est dans le nez et dans les fosses nasales, que tapisse une membrane muqueuse, la pituiî?'^'. toujours humide et dans laquelle se ramifie à linlnn le nerf olfactif. Toute la pituitaire n'est pas nnpressionnable aux odeurs, mais seulement celle qui revêt le cornet supérieur et une petite partie du cornet moyen. La série des actes qui constituent l'action de l'airer, a pour double but d'augmenter la rapidité du courant d air, véhicule des odeurs, et de le diriger vers Ynrn jup^ieure des fosses nasales. Selon Gratiolet, nU^ c I "'«^°*'fO"' tute membraneux et cartilagineux, hniim.t ■ • l?^''"'^ 'er des fosses nasales, aurait des atlriïr J'' . '''"'' l'olfaction. Les odeurs peuvent n I do Hn^T-"' P*'':«"''^' 'l^'^^l'cs viennent de l'extériour ,10 ^ .lJrV'",'T^?'"P« = ^'" P^'-a^t en êtreaulresïstlïJrr''^ "'''•'•'?"• (le phtisie), c'est que la persistance de limprcssion finit par la rendre inappréciable.

El

L'activité de l'odorat paraît être proportionnée à l'étendue de la pituitaire : elle présente une surface bien plus considérable chez les Mammifères et surtout les carnivores, chez les Chiens p. ex., que chez l'Homme. « Pour ceux-ci, dit Ijulfon, l'odorat est un organe universel de sentiment; c'est un œil qui voit les objets, non seulement où ils sont, mais même partout où ils ont été. » Les anciens attribuaient une grande sensibilité olfactive aux Oiseaux : ils racontaient qu'après la bataille de Pharsale, des vautours étaient arrivés d'Asie, attirés par l'odeur des cadavres. Cette opinion est contestée. Chez les Poissons, les fosses nasales sont des cavités terminées en cul-de-sac, ne comrauiilnuant pas avec l'arrière-bouche : l'odorat est souvent très développé. La plupart des Invertébrés sont pourvus de ce sens, souvent à un haut degré ; mais le siège en est mal connu. t

ODYNÈRE (du gr. ôSuvvipô;, douloureux), Odynerus, 3enre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères porteuguillon, famille des Diploptères, triou des Euméniens, comprend plusieurs espèces de guêpes qui vivent solitaires; les principales sont l'O. à pattes épineuses [0. spinipes), l'O. de îiéamnur ou Guêpe des murailles, 10. rubicofe, etc.

ODYSSÉE, poème épique d'Homère en 24 chants. Le sujet est le retour d'Ulysse après le siège de Troie dans son pays, c.-à-d. à Ithaque, retour traversé par mille aventures extraordinaires ou touchantes.

ŒCODOME (du gr. oixôSofio;, qui bâtit), Œcodoma, insecte llyménoptère, de la tribu des Formicaires, le môme que la Fourmi de visite. Voy. atte.

ŒCOPHORE (du gr. olxôç, maison, et cpopiç, qui porte), Œcophora, genre d'Insectes, de l'ordre des Lépidoptères nocturnes, très voisin des Teignes, et dont les larves sont très nuisibles aux céréales.

ŒCUMÉNIQUE (co.ncii.e), concile universel et dont les décisions obligent tous les catholiques. Voy. co.nciles au Dict. d'Hist. et de Géogr.

ŒDÈME {An gr. otÔTip-a, enflure), hydropisie partielle du tissu cellulaire sous-cutané, constituant une tuméfaction ditfuse, indolente, sans chaleur ni tension, avec pâleur de la peau, et conservant quelque temps l'empreinte du doigt. L'œdème affecte particulièrement les parties du corps où le tissu cellulaire est lâche, les jambes, les pieds, les mains, les paupières, le scrotum, etc. Si le gonflement est général, il constitue \'anasar(jue {Voy. ce mot). Ce gonflement a souvent lieu à la suite de la scarlatine. Les femmes en couches sont sujettes à un œdème des membres inférieurs, dit leucophlegmalie [Voy. piilegsiatie). On proscrit contre l'œdème les diurétiques, les laxatifs, les diaphoréliques, les scarifications, etc.

ÙEdcme de la glotte, gonflement de la muqueuse qui circonscrit l'ouverture supérieure du larynx. Celte alToetion débute par une gêne dans le larynx, qui de\ient bientôt une véritable douleur; l'inspiration est bruyante et difficile, l'expiration est libre; enfin, après quelques jours, le malade est pris de suffocations violentes et répétées. Cette maladie est souvent mortelle. On la combat par des révulsifs, tels que vésicatoires ou sinapismcs aux membres inférieurs, et par les lavements purgatifs; on emploie aussi les vomitifs et la saignée à la partie antérieure du cou. En cas d'insuccès, on pratique des incisions sur la partie œdématiée avec la pointe d'un bistouri. On a recours à la trachéotomie comme dernière ressource.

ŒDÉMÈRE (du gr. olûoç, grosseur, et U■r^p6i, cuisse), Œdemera, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères hétéromères, famille des Slénélytres et type de la tribu des Œdémériles : antennes longues et filiformes, corps étroit, allongé; cuisses postérieures très renflées chez les mâles. LOB. bleue, longue de 0 m. 008, se trouve sur les Heurs.

ŒDICNÈME (du gr. oTôot;. grosseur, et xv^[xt„ jambe), Œdicnemus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Echassiers limicoles, famille des Cliaradriadés, forme le passage des Outardes aux Pluviers : pieds longs, grêles, se distinguant par la forme dilatée du haut du tarse et la grosseur de l'articulation moyenne : d'où leur nom. L'ÛE. criard [Œ. crcpitans), dit aussi Grand Pluvier ou Courlis de terre,. est un oiseau timide, nocturne, qui se plaît dans les terrains secs, pierreux et sablonneux, et dont la marche très agile lui a fait aussi donner le nom A' Arpenteur. Il vit d'insectes, de limaçons, de lézards, etc. Il est commun dans le midi de l'Europe. — Voy. h-uvier.

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