‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1120 sur 1729 · OLIVINE · texte numérisé non relu

OLIVINE

OMBRINE

L'olivier vit très longtemps. Le bois de cet arbre est dur, veiné, susceptible d un beau poli : il est lx)n pour le cbanlVagre. — L'Olivier commun [0. eiiropœa) dépasse rarement 15 m. ; il croît très lentement, mais il dure plus <le 2 et 3 siècles. Il se multiplie par graines, par rejetons, par Ixjutures, et même à l'aide de simples lambeaux décorée que l'on enterre dans un terrain bien ameubli. Il est sensible à la gelée, surtout quand il est encore jcime. Les coteaux exposés au soleil, les terrains pierreux sont les lieux qui lui conviennent le mieux. On en compte plus de 15 variétés, dont les principales sont celles qui jwrteiit les noms vulgaires Auulivière ou Laurine, de Caïanne, d'Amellengue ou Plant dAix, de Corniati, de Saurine, de Mourette ou Ségrette, de lioiigette, etc. Cet arbre est originaire de l'Asie : on croit qu'il fut introduit en Provence par les Phocéens, fondateurs de Marseille. — Parmi les espèces exotiques, on remarque : VO. d'Amérique [0. americana), à feuillage persistant; il croît dans le midi des Etats-Unis; son bois est excessivement dur; VO. odorant [0. fragrans), de la Chine et du Japon, etc.

L'olivier était en très grande vénération chez les Grecs; ils en avaient fait le symbole de la sagesse, de l'alwndance et de la paix, et l'avaient consacré à Minerve. Autrefois on demandait la paix en portant à la main des branches d'olivier.

On nomme vulgairement : Olivier de Bohême, le Chalef à feuilles étroites: 0. de marais, une espèce du genre Nvssa; 0. nain, la Camelée, etc.

OLIVINE. Voy. péridot.

OLLAIRE (du lat. ollaris, de olla, marmite). On appelle

{nerres ollaires des pierres douces au toucher, et qui se aissent aisément travailler sur le tour. Ce sont des variétés de serpentine.

OLLA PODRIOA. Ces mots, qui en espagnol signifient « pot pourri », désignent un mets national consistant en une macédoine de plusieurs viandes cuites ensemble. On le nomme aussi oille.

OLOFFE. OLOFFÉE. Voy. acloffée.

OLOGRAPHE (testament), du gr. ÔAÔypaço;; testament écrit en entier de la main du testateur (C. civ., art. 970).

Voy. TESTAMENT.

OLOR, nom latin du Cygne domestique.

OLYMPIA, 59" petite planète, trouvée le 12 sept. 1860 par Chacornac, à Paris. Voy. planètes.

OLYMPIADE, espace de 4 ans en usage dans la Grèce ancienne. Voy. le Dict. cFHist. et de Géogr.

OLYMPIQUES (jecx). Voy. jecx et au Dict. d'Hist. et de Géogr. le mot olympiques.

OLYNTHIENNES. On désigne sousce nom trois des Philippiqites de Démosthène. qui se rapportent aux événements de l'année 348. Olynthe, la principale ville de la confédération chalcidique, venait d'être attaquée par Philippe : Démosthène insiste auprès des Athéniens pour qu'ils envoient des secours à leurs fidèles alliés. Charès est envoyé avec 2000 hoplites et 300 cavaliers ; une tempête retarde l'expédition ; et Olvnthc tombe au pouvoir du Macédonien. — Consulter : lî. Weil, les Harangues de Démosthène, texte et commentaire critique (Pans. 1881).

OMBELLE (du lat. umbella, parasoP, se dit, en Botanique, d'un mode d'inllorescence dans lequel les pédoncules partent tous d'un même point et arrivent à peu près à la même hauteur, comme les rayons d'un parasol. Cette disposition a fait donner le nom d'Ombellifères {Voy. ciaprès) à une famille de plantes qui la présentent. Les omlx>iles sont ou simples, ou composées d'ombellules. Voy. ce mot.

0VllBtLLlFtRE.S,Umbellifer3e, famille de plantes Dicotylédones dialypétaies à ovaire infère, renferme des herbes an- ' nuelles ou vivaces,à feuillesalfernes, ayant leur pétiole engainant.rarement simples; à lleurs petites, disposées en ombelles simples ou composées : calice à limbe entier ou marqué ' de 5 petites dents; corolle à 5 pétales. 5 étamines. alternes ' avec les pétales, 2 styles simples, terminés à leur base par un élargissement glanduleux ; ovaire infère, biloculaire. Le fruit est composé de 2 akènes réunis par un axe central. — La famille des Ombellifères renferme un grand nombre d'espèces répandues dans les contrées tempérées et même un peu froides de l'ancien continent. Les unes sont alimentaires {Céleri, Persil, Cerfeuil, Carotte. Panais, Aracalcha, etc.): d'autres aromatiques {^Angélique, Anis, Coriandre. Cumin, Fenouil, etc.) ; plusieurs fournissent des gommes ou résines employées en médecine (Galbanum,

Gomme ammoniaque, Assa fœtida, Opopanax); quelques-unes ont des propriétés vireuses ou narcotiques {Ciguë). — Les botanisles l'ont partagée en 17 tribus, formant 3 grandes sections : l" les Ortliospermées {Hydrocotylées, Mulinées, Saniculées, Amminées, Sésélinées, Pachypleurées, Angélicées. Peucédanées, Silérinées, Cumulées, Thapsiées, Daucinées) ; 2° les Campylospermées {Elwosélinées, Caucalinées, Scandicinées, Smyr-

I nées); 3' les Cœlospermées [Coriandrees^.

! OMBELLULE, ombelle partielle dans une ombelle com-

! posée, c.-à-d. dans celle dont chaque pédoncule se subdivise en d'autres pédicelles florifères.

\ OMBILIC (du lat. umbilicus), dit aussi mcsomphale

I et nombril. Voy. nombril et hile.

OMBILIC, en Géométrie, point d'ime surface où les plans inliniment voisins du plan tangent coupent la surface suivant une courlx; infiniment voisine d'un cercle : tout point de la sphère est un ombilic. — Les surfaces du second degré ont des ombilics, les plans parallèles aux plans tangents ombilicaux coupent la surface suivant un cercle.

' OMBILICAL (cordon). Koj/. cordon.

OMBILIQUÉ (d'ombilic], se dit de tout organe, de toute

I partie, qui offre une dépression à son centre.

I OMBRE 'du lat. umbra). Lorsqu'un corps opaque reçoit les rayons a'un corps lumineux, une partie du corps n'en jKîut recevoir et se trouve dans l'ombre : c'est Vombre

; propre; une portion des rayons qui iraient frapper un

j écran placé derrière le corps opaque est arrêtée : il se trouve

] donc sur l'écran une région obscure qu'on appelle ombre

fwrtée. Le tracé des ombres s'effectue par les procédés de a Géoraélrie descriptive. — Les éclipses de lune ont lieu lorsque l'ombre de la terre se projette sur la lune et la rend invisible; les éclipses de soleil, quand l'observateur se trouve dans l'ombre éd. totale) ou la pénombre (éd. partielle) portée par la lune sur la terre. Voy. pénombre. Ombre frangée. Voy. APoriiÉosE.

ombre, en Peinture. Voy. clair-obsccr et perspective. OMBRE, Thymallus, genre de Poissons malacoptérvgiens abdominaux, de l'ordre des Squamodermes, famille des Salmonidés, ne renferme qu'une seule espèce, VOmbrc commune {Salmo thymallus] : tête petite, arrondie, parsemée de petits points noirs ; corps allongé, gris et bleu sur les côtes, ventre blanc, ainsi que les nageoires pectorales ; celles du ventre et de la queue sont rougeàtres ; celle du dos est d'un beau violet. La chair de ce poisson est délicate. On le trouve surtout dans la Baltique et la mer du Nord.

Ombre-Chevalier, variété de la Truite, particulière au lac de Genève. Voy. trcite.

OMBRE (/EU d'), jeu de cartes. Voy. hombre. OMBRE (terre d), teiTC bruue quon emploie en peinture et qui se trouve dans VOmbrie (Italie) : c'est une espèce d'ocre. Voy. ocre.

OMBRES. Les anciens appelaient ombres [umbrx, sitmilacra] cette partie de l'âme des morts qui descendait aux enfers et y consenait toutes les formes des corps terrestres, sans avoir ni chair ni os. — Chez les Romains, ceux qui étaient invités à un repas pouvaient y amener quelquesuns de leurs amis : ces nouveaux convives s'appelaient ombres.

Ombres chinoises, spectacle fantasmagorique. Voy. fantasmagorie.

OMBRELLE (de lital. ombrella]. Voy. parasol, ombrelle, Umbrella, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Tectibranches, famille des Semiphyllidées : coquille mince, déprimée et presque circulaire ; elle couvre imparfaitement l'animal, qui est épais, ovalaire avec un pied très ample et cchancré en avant de la bouche. — Principales espèces, VO. de l'Inde ou Parasol chinois et VOde Méditerranée. L'étage suessonien en a fourni une espèce fossile.

OMBRETTE, Scopus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Echassiers hérodiens. voisin de la Cigogne : bec comprimé, mou, courbe à la pointe, mandibule supérieure surmontée d'une arête saillante, narines linéaires. L'espèce type, VO. du Sénégal [S. umbrelta\ a le plumage d'un brun foncé, avec des reflets irisi-s violets. Le mâle est huppé.

OMBRINE, Umbrina, genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Sciénoïdes, ne diffèrent des Sciènes que par un barbillon qu'ils portent sous la symphyse de la mâchoire inférieure. L'espèce type, VO. commune ou Sciéne barbue, de la Mcdi-

OMBROMÊTRE

ONCIALE

terranôe, est fie couleur Jaune-cilron, avec des raies sur les cotés; ventre blanc; anale rouge, dorsales brunes, ventrales et pectorales noires. Ce poisson alleinl 0 m. 70 et pèse de 15 à 16 kilogr. ; sa chair est ferme et délicate.

OMBROMÈTRE (du gr. ô[J.6po;, pluie, et jiéxpov, mesure). Voy. l'MIVlOMKTUE.

OMISSION (du lut. oriiissio). On entend par là en Droit : i" l'absence d'une formalité exigée par la loi : elle peut eiilrairu'r la nullité d'un acte ou d'une procédui'C (C. de proc, art. 1029); 2" la décision du conseil de l'ordre par lacjuelle un avocat cesse d'être porté au tableau ou d'être maintenu au stage jusf|u'à ce que la cause de cette mesure ail cessé (ex. : démission volontaire, changement de domicile, etc.).

OMMASTRÈPHE, Ommastrephes, genre de Mollusques céphalopodes, de l'ordre des Acétabulifères décapodes, farnilh^ des Teuthidées et voisin des Calmars : coquille intérieure cornée en forme de flèche, pourvue d'un godet inférieur creux et sans loges aériennes. On en a rencontré de fossiles dans l'étage oxfordien; ils vivent auj. dans toutes les mers.

OMNIBUS, mot latin qui signifie à tous ou pour tous, est passé dans notre langue pour désigner des voitures de transport en commun. Elles sont garnies de banquettes longitudmales et renferment à Paris 26, 28 ou 40 places tant à l'extérieur qu'à l'intérieur. Les premières sont à 2 chevaux, les autres à 5 chevaux. I>e prix est de 0 fr. 15 à l'impériale et de 0 fr. 30 à l'intérieur : ce dernier prix donne droit à une correspondance pour l'une des voilures des lignes ayant des stations communes. Les voitures omnibus ont paru pour la première fois à Paris en 1828. Un service de voitures en commun avait déjà été établi dans cette ville dès 1672; mais après avoir réussi pendant quelques années, il passa de mode et fut abandonné ; la première idée en était due à Pascal, qui la communiqua au duc de Roanne : celui-ci obtint le privilège de l'entreprise. Londres reprit vers 1820 l'idée de Pascal. Nantes eut l'honneur d'en faire la première application en France, k Paris, l'exploitation des omnibus constitue un monopole, concédé, depuis 1855, à la Compagnie générale des omnibus. Des omnibus spéciaux sont affectés au service des gares, prennent les voyageurs à l'arrivée et les déposent en route ; en revenant vers les gares, ils ne prennent que des voyageurs à destination des gares. — On donne le nom d'omnibus de famille à des voitures à 8, 10 ou 12 places, également à banquettes longitudinales. — Depuis quelque temps on voit aussi à Paris des omnibus funéraires.

OMNIPRÉSENCE divine. Voy. immensité.

OMNIUM (génitif plur. du lat. omnis, tout), terme de Finances, employé surtout en Angleterre pour désigner l'ensemble des elfets publics de toute nature que le Gouvernement donne à l'adjudicataire d'un emprunt, en échange des versements qui lui sont faits par cet adjudicataire. L'omnium d'un emprunt est sujet à la hausse ou à la baisse, et par conséquent il peut être l'objet de grandes spéculations de bourse. — Ce mot s'emploie également pour désigner la réunion de diverses valeurs destinées à donner un revenu. Il existe des sociétés dont le fonctionnement est basé sur cette combinaison.

OMNIVORES (du lat. omnivorus, qui mange tout), se dit, en Zoologie, de tous les animaux qui se nourrissent à peu près indifféremment de substances animales ou végétales : l'homme, l'ours, le corbeau, la plupart des animaux doinesti(|ues sont dans ce cas.

OiyiOPHRON, Scolyfiis de Fabricius, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Carabiques, tribu des Simplicipèdes, a pour type l'O. bordé [0. limbalus], de forme arrondie et de couleur ferrugineuse, qui vit dans le sable humide entre les racines des plantes.

., /"'"OP'-ATE (du gr. w(xo-n:XàxTj), vulg. le plat de lepa.ule, os large, mince et triangulaire situé à la face poslerieure du thorax, et formant la partie dorsale des épaules. L omoplate présente en arrière une émiiience iransversale (épine de l'omoplate) qui se continue en auiors avec l apophyse acromion, laquelle s'articule avec la Clavicule: 1 apophyse coracoïde termine en dehors le boni supérieur tfe l'omoplate. Voy. épaule.

ni,„.i • ' '■'^."'u^"ÎP^"'^«' ^'^"'■e de la famille des Euphorbiacees, tribu des Acalyphées, renferme des arbres et des arbrisseaux grimpants des Antilles et de la Guyane. LU. a trois etammes ou Noisetier d'Amérique est un

arbre de près de 15 m., à feuilles alternes, (M)arses, d'un vert pille; à fleurs petites, verdàtres, disjiosees eu panicule. Le fruit est une grosse baie pendante, renfermant un noyau dont l'amande a le goût de la noisette, et fournil une huile analogue à celle d'amandes douces. Toutes les parties de la plante, autres que l'amande, sont très purgatives.

OMPHALOCÈLE (du gr. ôiioa'Ao;, nombril, et v.-f^'Kt], tumeur), synon. de Hernie ombilicale . Voy. iiebnie.

OMPHALO-MÉSENTÉRIQUE (du gr. ôjxœaÀoç, nombril, [XEdov, milieu, et ëvTspov, intestin), se dit de deux artères et d'une veine qui répandent leurs ramifications sur les parois de la vésicule ombilicale et au moyen desquelles s'établit la circulation de l'embryon à cette vésicule.

OMPHALOSITE (du gr. ôjxcpaXoi;, nombril, et uîxo;, aliment), se dit, en Tératologie, des monstres qui ne peuvent vivre qu'en restant en communication avec la mère.

ONAGGA, espèce du genre Cheval. Voy. uauw.

ONAGRARIÉES ou œnothéhacées (du g.-tyjie Onagre, en lat. Œnothera), famille de plantes Dicotylédones dialyjiétales à ovaire infère, renferme des végétaux herbacés, rarement frutescents , à feuilles simples opposées ou éparses, et à fleurs terminales ou axillaires : calice adhérent à l'ovaire, quelquefois prolongé eu un tube dont le limbe est partagé eu 4, 5, ou 2 segments, pétales en nombre égal, alternant avec ces segments, étamines eu nombre égal ou double; ovaire à loges mulfiovulées; le fruit est capsulairc ou indéhiscent. Ces plantes, répandues sur toute la terre, habitent eu plus grand nombre les régions tempérées de l'hémisphère boréal, surtout en Amérique. On les cultive dans les jardins. — Genres principaux : Œnothera, Epilobiimi, Clarkia, Fuchsia, Gaura, Jussieua, Zauschneria, etc.

ONAGRE (du gr. ovaypoç), Onager, nom que les anciens donnaient à l'Ane sauvage, souche de nos races domestiques, mais qui n'existe plus guère aujourd'hui que dans les déserts de l'Afrique et de l'Asie centrale. Voi/. âne.

ONAGRE, Onagra, Œnothera, genre-type de la famille des Onagrariées, renferme des plantes herbacées ou sousfrutescentes, originaires d'Amérique, à feuilles simples, entières ou dentelées; à fleurs grandes, jaunes, blanches, rosées, rouges ou violacées. L'espèce type est VOnagre bisannuelle [0. biennis), vulg. Herbe aux Anes, pàixc que ses feuilles ressemblent à des oreilles d'âne : sa lige est haute de 1 m. ; sa racine pivotante, charnue, rougeàtre, est connue sous les noms de raiponce rouge et Ac. jambon du jardinier : en Allemagne, on la mange avec du sel, du beurre ou du lait; en France, on l'abandonne aux pourceaux. Les fleurs, d'un beau jaune et d'une odeur qui se rapproche de celle des fleurs de l'oranger, ne durent que quelques heures. Cette espèce a été apportée de Virginie en Europe en 1614.

ONCE (du lat. uncia). Chez les Romains, le mot unc'ia désignait en général la 12' partie d'un tout quelconque : ainsi c'était la 12" partie de la livre (libra), en nos mesures 27 gr. 266; la 12° partie de l'arpent [jugerum], un peu plus de 2 ares; la 12° partie du pied \pes) ou le pouce, 0 m. 025, etc.

Dans nos anciennes mesures, Yonce était une subdivision de la livre. A Paris, elle était le 16» de la livre de Paris (30 gr. 59h dans les provinces, elle était tantôt le lO*-', tant<)t le 12" de la livre [Voy. livre). L'once se décomposait en 8 gros.

Once d'or, monnaie courante dans plusieurs pays : l'once de Naples valait 12 fr. 99; celle de Sicile, 15 fr. 75. A la Havane, Vonce vaut 92 fr. ; au Mexique, 86 fr. Voy.

Page 1