‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1127 sur 1729 · ORAGE · texte numérisé non relu

ORAGE

en fait la plus précieuse ilcs monnaies ; on l'applique sur le iwis. le cai-loM, les |)orcclaines, larf^ent, le cuivre, le lailoii you. DORCKE s Les joailliers façonncul l'or en vases, eliaines. bijoux ; ils s'en servent pour enchâsser les pierres précieuses, dont ce métal au^ente l'éclat et la beauté.

L'or, étant encore plus mou que l'arjïcnt, a besoin d'être allié au cui^Te pour pouvoir être converti en monnaie, en ustensiles ou en bijoux. Voici dans quelles proportions a lieu celte conlbinai^ou d'a{)rés la loi :

Monnaie d'or de France, or 900, cuivre 100

,. . „ .1 1" titre, 920 80

\ aisselle et > 2' titre, 840 100

ustensiles dor. ^ ^ titre, 750 250

L'alliage au 3« titre, employé pour bijoux ordinaires, se ternit assez souvent par l'usage et prend un aspect sale l«r l'oxvdation du cuivre: on peut lui rendre son éclat primitif en le lavant avec un peu d'ammoniaque caustique. — Tous les alliages d'or et de cuivre qui circulent dans le commerce sont soumis au contrôle, soit au moyen de la pierre de touche, soit à l'aide de la coupellalion. Voy. ces mots.

Plusieurs combinaisons de l'or ont leur importance en médecine, entre autres le chlorure d'or, qu'on utilise avec succès dans le traitement des affections scrofuleuses et syphilitiques : c'est ce qu'on appelait autrefois or potable.

L'or est connu de toute antiquité, ainsi que l'art de travailler ce métal. Les anciens le tiraient de l'Inde. île la Thrace. de la Macédoine et de l'Arabie. Les alchimistes lui attribuaient des propriétés surnaturelles, et ils ont fait de longues, mais vaines recherches, pour transmuter tous , les autres métaux eu or. Voy. pierre puilosophale.

on. I. de Blason. C'est lun îles deux métaux de l'écu; il est lîguré en couleur par le jamie, et en gravure par un pointillé. |

OR BLASc, ancien nom du Platine. \

OR ES coQciLLE, fcuiUcs d'or broyées avec du miel et ' dissoutes dans de l'eau de gomme, à l'usage des peintres et , coloristes. |

OR CORONAIRE, Auruin coroiiariiint . Sous la République i romaine, les villes alliées et les légions olfraient souvent j des couromies d'or aux généraux vainqueurs. Ces dons gra- i luits dégénérèrent peu à peu en un impôt forcé, et les couronnes furent remplacées par une somme d'argent.

OR DE cocLEUH, alliage d'or, de fer, de cuivre ou d'argent, dont les teintes sont assez variées et qu'on emploie en bijouterie. — Or couleur. Voy. dorure scr bois.

OR FCLMiNAST, oxyde d'or ammoniacal ; il est susceptible d'être décom|)osé par la chaleur ou parmi frottement subit et vif; il détone alors avec force : ce qui lui a valu le nom qu'il jK)rte.

OR GRAPHIQCE. Voy. STLVANE.

OR UE IIANXHEIM. Voy. CUIVRE JAUNE.

OR MOULU, OR ROUGE. Voy. DORUBL SUR MÉTAUX.

OR MDSsiF OU MUsiF, dit aussï Or de Judée, bisulfure d'étain, s'emploie, dans la Décoration, pour imiter le frottis du bronze antique On s'en est servi pour frotter les coussins des machines électriques. Voy. étain.

OR >ATiF. On le trouve cristallisé, granuliforme (poudre d'or , lamelleux, en pépites ou en paillettes. On a trouvé dos pépites dont le poius atteignait plusieurs kilogrammes. Ses cristaux appartiennent au système cubique. La densité de l'or pur est de 19.25; mais sa pesanteur spécifique varie de 12,7 à 14.7, parce que dord. il est allié d argent dans des proportions qui peuvent varier de 8 à 72 p. 100; il renferme aussi un |)eu de palladium, de rhodium, d'iridium, etc. Certaines pyrites sont aurifères, et peuvent être exploitées avec avantage |)our l'extraction de ce métal. — L'or natif se trouve dans des filons qui traversent des roches primitives où il a pour gangue le quartz. Mais ses gisements les plus riches sont les amas «le galets diluviens flu'on trouve en Californie, au Brésil, dans l'Oural, dans I Inde, en Australie. En France on le rencontre dans le sa-- Ide de quelques rivières, p. ex. au ruisseau d'Expailly, dans l'.\riège et même dans le Rhône. On le trouve aussi en filon à la Gardette en Dauphiné.

OR POTABLE, pré|)aration employée autrefois comme cor^ <lial, avait jtour l»ase le chlorure d'or. Voy. plus haut or.

OR ROUGE. Voy. DORURE SUR MÉTAUX.

OR VERT, alliage qui s'obtient en fondant ensemble 708 p. '1 or avec 292 p. d'argent. Il est employé en bijouterie. Les auciens appelaient cet or electrum.

ORACLES (du lat. oracula), réponses que, dans la croyance des anciens, les dieux ou les héros faisaient aux questions qui leur étaient adressées, dans des temples, des bois, des grottes ou autres lieux qu'on nommait aussi oracles. Ces réponses étaient faites soit verlialement par l'intermédiaire d'un prophète ou d'une prophétesse (appelée souvent sibylle), soit par un songe, un bruit, un signe quelconque, dont les prêtres donnaient l'interprétation.

Les oracles les plus célèbres de l'antiquité furent : en Grèce, ceux de Jupiter, à Dodone et à Olympie; d'Apollon, à Delphes, où le dieu parlait par la bouche de la Pythie, à Délos, à Didyme, à Claros, etc. ; d'Esculape, à Epidaure : de Trophonius, à Lébadée ; d'Amphiaraûs, à Oropus, sur les frontières de l'.Attique : en Afrique, de Jupiter Ammon. En Italie, on cite la sibylle de Cuines et les livres sibyllins [Voy. LIVRES siBVLLixs), puis les sorts de la Fortune de Prénesle, les oracles des nymphes Albunca, Carmenta, Egérie, ceux des dieux Ficus et Faunus, etc. ; les Romains consultaient surtout des aruspices et des augures. Les peuples barbares de l'Europe ancienne eurent aussi leurs oracles : un des plus fameux est celui de l'île de Seyn, en Bretagne, qui était desservi par neuf druidesses.

Les Pères de l'Eglise attribuaient les oracles au démon: les philosophes du xv!!!* siècle, à l'imposture des prêtres; à notre épo<|ue. on les explique généralement, pour les temps primitifs, soit par une espèce de clairvoyance et de vision, soit par des transports extatiques excités souvent par une influence physique extérieure (c'était le cas de la Pythie). Les Grecs regardaient les oracles comme des inspirations des dieux, parce qu'ils croyaient à leur présence dans l'esprit de l'homme et à leur intervention dans les alfaires humaines.

Nous avons de Plutarque deux traités, l'un Sur l'oracle de Delphes, l'autre Sur la cessation des oracles. Parmi les auteurs chrétiens, on peut consulter sur ce sujet : les Pères de l'Eglise, Eusèbe, St Augustin, etc. ; les écrits du jésuite Baltus. de Van Dale, de Fontenelle {Histoire des oracles), ui\ Mémoire de Clavier sur les oracles des anciens. Oracles sibyllins. Voy. livres sibyllins. Il y a aussi un recueil de prétendus Oracles chaldatques. cités et commentés par Porphyre, Jamblique. Proclus, etc.

ORAGE (du lat. fictif aura/tcum ; à'aura, Tent), phénomène atmosphérique qui consiste surtout dans la décharge violente de nuages électriques, accompagnée le plus souvent de pluies torrentielles, de grêle et de mouvements désordonnés de l'air. Les nuages qui produisent les orages se forment d'ordinaire à la fin des chaudes journées d'été et résultent de la condensation rapide des vapeurs contenues dans l'atmosphère, soit par l'etret d'une colonne ascendante d'air chaud et humide, soit par la rencontre de deux vents opposés. Certains orages naissent sur le point même où ils éclatent; d'autres se déplacent, en suivant toutefois une zone assez étroite, et portent leur ravage sur une étendue plus ou moins consitlérable de pays. On a remarqué que souvent les orages se reproduisent plusieurs jours (le suite à la même heure. — Les orages ne sont pas également répartis à la surface du globe : en général ils sont très fréquents entre les tropiques, bien que dans certains pays tropicaux comme le haut Pérou, où régnent les vents alizés, les orages soient inconnus comme la pluie. A mesure qu'on s'éloigne de l'équateur. les orages diminuent en nombre; au 70° latitude nord (Islande), il ne tonne guère qu'une fois par an. Au delà de 75°, il ne tonne jamais. — La configuration du pays influe aussi beaucoup sur la fréquence des orages. C'est ainsi qu'il tonne plus souvent sur les continents qu'eu pleine mer ; les montagnes notamment ont une influence considérable sur la formation comme sur la direction des orages. Le nord-ouest de la France, le centre de l'Allemagne et l'Italie y sont plus exposés que le reste de l'Europe. D'autres fois l'influence du sol résulte non de sa configuration, mais de sa nature minéralogique : certains districts miniers sont moins sujets aux orages que les autres régions du pays, sans doute à cause de la nature métallique du sous-sol. — Enfin tes orages ne sont pas également fréquents à toutes les épotjues de l'année. Ce sont en général les mois les plus chauds qui y stinf les plus sujets : dans nos climats le maximum a heu en juin et juillet ; dans l'hémisphère austral il a lieu en janvier, févTier ou mars. Pour M. Faye. les orages ou tempêtes ne sont que des tourbillons à axo vertical et décrivant des trajectou-es presque aussi régulières et géomé-

ORATSON

OÎ^ANGER

triques que celles des astres. Produites par les courants supérieurs de l 'atmosplière, les tempêtes nrésentont toujours un mouvement de translation ourviIi}i;ne dirigé de réquateur vers les pôles. De là l'intérêt pratique do la connaissance des lois des tempêtes pour la météorologie. —

Voy. OCIUGAN, TEMPÊTE, Pl.UIE, VENT, FOUDUK, TOXNERKE.

Consulter : Dove, la Loi des tempêtes; Fitz-Uoy, The weallier-book ; Marié-Davy, les Mouvements de l'atmosphère et des mers; l.artigue, Essai sur les ouragans et li's tempêtes (1858); Kspy, Annales de chimie (5" série, tome I) ; Kaemtz, Cours complet de météorologie (1857) ; Zurcher, les Phénomènes de l'atmosphère (1864); 11. Scott, Cartes du temps et avertissements des tempêtes (traduit par Zurclier et Margollé, 1879) ; F. llébert, Eludes sur les lois des grands mouvements de l'atmosphère et sur la formation et la translation des mouvements aériens (1882) ; A. Guillemin , le Monde physique : tome V, la Météorologie (1885) ; Faye, Sur les tempêtes (1887) ; Dudaux, CoMJ« de physique et de météorologie (18!)2),etc.

ORAISON (du lat. oratio, discours). Dans son acception la plus générale, ce mot est synonyme de langage : c'est en ce sens que plusieurs grammairiens donnent au\ différentes espèces de mots le nom de parties d'oraison. — On nomme spécialement oraison toute œuvre d'éloquence destinée à être prononcée en pul)lic: c'est ainsi qu'on dit : les Oraisons de Démosthène, de Cicéron ; les Oraisons funèbres de Bossuet, etc.

Ij'oraison funèbre appartient à l'éloquence démonstrative : c'est un genre où la France n'a pas de rivale, et dans lequel ont excellé Bossuet, Fléchier, Mascaron, et, après eux, Massillon, le P. La Rue, Bcauvais, Boismont. On cite surtout les Oraisons funèbres de la reine d'Angleterre, de Madame, de Coudé, par Bossuet; d'Anne d'Autriche, de Beaufort, de Séguier, par Mascaron; de Turenne, de la duchesse de Montausier, de Le Tellier,pav Fléchier; de Louis XIV, par Massillon; de Louis XV, par Beauvais, etc.

ORAiso.N. En Liturgie, oraison est en général synonyme deprièie; mais on appelle spécialement ainsi la prière propre à l'oHice du jour ou aux commémorations des fêtes et fériés, et qui est toujours précédée d'une antienne ou d'un verset. L'oraison termine les laudes, prime, tierce, sexte, none et les vêpres. — L'oraison est dite : vocale, quand elle est faite à haute voix; mentale, quand on la fait intérieurement ; jaculatoire, quand c'est une sorte d'élan, une courte demande exprimée avec ferveur.

Oraison dominicale (c.-à-d. adressée au Seigneur, Dominus], vuig. Pater, Pater noster, des mots par lesqiiels commence cette oraison ; prière adressée à Dieu le Père et enseignée par Jésus-Christ lui-même à ses disciples. Depuis l'origine de l'Eglise, l'oraison dominicale a toujours été considérée comme une partie essentielle du culte public; elle se trouve dans toutes les liturgies.

ORANG ou ouANG-ouTAN [homme des bois dans la langue de Bornéo), genre de Quadrumanes, de l'ordre des Pithécins et du groupe des Singes anthropomorphes ( Voy. axriiROi>o.Moiu'iiEs) ; il ne se rencontre que dans les îles de Sumatra et de Bornéo. Ce singe n'est bien connu que depuis le travail de l'anatomiste Camper sur un jeune individu de cette espèce (1779); le Pongo du baron AYurmb. dont on avait fait une espèce à part [VOrang noir), n'était autre chose qu'un orang-outan adulte. L'orang atteint rarement plus de 1 m. 35 de hauteur ; mais ses formes sont roljusles cl son corps offre en circonférence les | de sa hauteur. Ses bras sont plus longs que ses meml)rcs inférieurs dans la proportion de l,4i à 1, aussi peut-il marcher dans une attitude demi-verticale ; jamais cependant il ne se lient sur ses pattes de derrière, et jamais il ne marche comme l'homme. Son poil est roux. — Les orangs vivent isoles dans les forêts basses du littoral. Ils sont peu actifs : ils passent une partie de la journée debout dans les arbres, la lete penchée en avant, dans une attitude mélancolique, poussant de temps en temps un grognement profond renlorcc par leur poche laryngienne. Us grimpent lentement ei prudemment. La nuit ils dorment dans une espèce de nul construit avec des feuilles. Leur nourriture consiste en ligues, bourgeons, jeunes feuilles, écorce de bambou : leurs Lll!?" ^PP™P"e<>s à ce régime et la couronne de leurs motaires est comme guiUochée. L'orang-outan ne mesure

J^pH Hnln''" "T- '•'■ '•'•"^«'l'>«' qui l'attaque souvent au Jjord des eaux. Pris jeune, il se àomestique aisément : en

vieillissant, son front d'abord proéminent devient fuyant, son caractère prend de la violence et de la méchanceté. L'intelligence de ces êtres est développée et, quoi qu'en» (lise Cuvier, bien supérieure à celle du chien. Leur vue est basse.

ORANGE, Pomum aurantii, Hesperidium, le fruit de l'Oranger. C'est une baie charnue, cle forme sphériquc, se divisant en une dizaine <le loges remplies d'une pulpe juteuse, iiouvant se séparer sansdécliirement, et recouverte d'une ecorce luisante d'aljord verte, puis d'un beau jaune d'or : celte écorce [zeste) est formée de deux couches, l'une extérieure, mince, colorée, parsemée de glandes contenant une huile volatile et inflammable; l'autre intérieure, épaisse, blanche, renfermant une substance particulière, qu'on a nommée hespéridine. Les oranges sont l'objet d'un commerce considérable dans le midi de l'Europe; les meilleures viennent des îles Açores, de Malte, de Portugal, de l'Italie méridionale, de la Sicile, des îles Baléares. On ea expédie de grandes quantités d'Algérie, notamment de Blidah.

Les poètes faisaient croître les oranges, qu'ils appelaient pommes d'or, dans le jardin des Hes|)érides, et en conliaient la garde à un dragon redoutable.

ORANGÉ, une des sejjt couleurs primitives, que Newton a distinguées dans la lumière blanche décomposée par réfraclion, placée entre le rouge et le jaune.

ORANGÉS , matières colorantes diazoïqucs au nombre de 4, qu'on distingue par des numéros. Les orangéS' n"' 1 et 2 sont des acides sulfonés de composés oxyazoïques. Les orangés n" 5 et 4 dérivent de la même façon de composés amidol)enzo"ùjues. Ces matières servent en teinture à colorer les tissus en jaune orangé. L'orangé n" 3 peut remplacer le tournesol comme indicateur pour les analyser par liqueurs titrées ; il vire au rouge par lesacides et au jaune par les alcalis, et l'acide carbonique n'a aucune action sur ce virage.

ORANGER, Citrus, genre type de la famille des Aurantiacées ou llespéridées, comprend, outre YOranger propr. dit. le Citronnier, le Cédratier, le Limetlier, le Limonier et le Bigaradier.

L'Oranger propr. dit [Citrus aurantium) est un arbre élégant, à cime arrondie, de taille assez haute, à rameaux anguleux, à feuilles oblongucs, aiguës, à pétiole légèrement ailé et articulé en haut, de sorte qu'on appelle quelquefois cette feuille composée iinifoliolée, toujours vertes; à fleurs blanches, d'une odeur suave : calice cupuliforme, quinquédde; corolle à 5 pétales, très épais; toutes les parties de la fleur sont criblées de petites glandes qui sécrètent une huile volatile très aromatique [huile de néroli) : on l'extrait des pétales par distillation ou par macération, et l'eau aromatisée avec celle essence prend le nom A' eau de fleur d'oranger; les feuilles^ donnent une essence moins précieuse, le petit-grain. Pour le fruit, voy. orange. Bien que la maturité de l'orange puisse s'effectuer dans le cours d'une saison, il arrive souvent, surtout dans les climats tempérés, comme le midi de la France, qu'on laisse le fruit sur l'arbre pendant le cours de deux étés afin qu'il acquière plus de suavité. C'est de l'écorce du fruit qu'on extrait Yessence de Portugal ou huile volatile d'écorce d'orange, dont on fait usage pour la toilette; on en fait aussi un sirop amer recommandé comme tonique. Le suc de l'orange, mêlé à l'eau et au sucre, constitue une boisson tempérante et rafraîchissante {orangeade), qui se prépare comme la limonade. Tout le monde connaît les propriétés antispasmodiques de l'eau de fleur d'oranger et ses usages. Les feuilles d'oranger sont également antispasmodiques et toniques. — La fleur d'oranger est le symlwle de la virginité : c'est ce qui lui a valu le privilège de former le bouquet des jeunes mariées.

La culture en caisse des orangers, dans les pays froids ou tempérés, exige qu'on leur fasse passer sept mois de l'année dans des serres ou orangeries, où l'on entretient une tempérai urc de 6 à 8°, et que l'on n'ouvre que pour renouveler l'air pendant les beaux jours. En serre, les orangers exigent, s'ils sont touffus, des arrosages copieux tous les quinze jours; ceux qui ont peu de feuilles n'en demandent que tous les mois. En plein air, on les arrose tous les quatre jours avec de l'eau qui a été exposée sa. soleil.

L'oranger est connu de toute antiquité. On le croit originaire de l'Inde ; de là il aurait été importé en Arabie»

ORANGITE

Page 1