‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1150 sur 1729 · PAIR · texte numérisé non relu

PAIR

PAL^ONISCUS

Ifi pain d'épicc (à la barrière du Trône) : elle commence le jour «le l'àqucs et dure 15 jours.

Pains de jfioposition, pauis sans levain préparés par les lévites juifs, et ollerls à Dieu les jours de sabbat sur la taille d'or qui était vis-à-vis de l'arclie d'alliance. Il y en avait douze, un pur chaque tribu.

On appelle vulgairement : Arbre à pain, l'Artocarpe; P. des anges, le Sorgho sucré ; P. blanc, la Viorne bouledc-iieigc ; P. de coucou, l'Alléluia ou Surelle ; P. de crapaud, le TMantain d'eau ; P. de hanneton, les fruits de l'Urnie; /'. des Iloltenlots, la Zamie africaine et le Gouet comestible; P. des Indes, rignaine; P. de lapin, la Véronique el la Grande Oroi«mchc ; P. de heure, le Gouet ordinaire; P. de loup, divers Agarics vénéneux; P. de noix, les tourteaux qui ont servi à l'extraction de l'huile de noix; P. d'oiseau, l'Urpin brûlant; P. de pourceau, le Cyclamen; P. de St-Jean, le fruit du Caroubier; P. de singe, les capsules pulpeuses du Baobab; P. de vache, le .Mélanipyre des champs; P.-vin, l'Avoine fromentale.

Pain se dit aussi de certaines choses réunies en masses et moulées, comme un pai7i de suctyt, un pain de savon, un pain de couleur, etc.

On nomme encore : Pain d'émail, un morceau d'émail préparé et formé comme un petit pain plat; P. de lie, la lie sèche que les vinaigriers tirent de leurs presses après en avoir exprimé le vin qu'elle contenait; P. de liquation, les gâteaux de cuivre qui restent sur le fourneau après que le plomb et l'argent en ont été dégagés; P. de roses, le marc qui reste dans l'alambic après (ju'on eu a tiré l'eau et l'huile volatile de roses ; P. de trouille, le résidu de la fabrication des huiles de graines, etc.

En Cuisine on appelle pain une purée de volaille, gibier ou poisson mêlée à de la gelée et moulé sur glace.

PAIR (du lat. par, égal), se dit de tout nombre entier qui est exactement divisible par 2. On l'oppose à impair. Ou appelle : jyair ou non un jeu oîi l'on donne à deviner si le nombre des objets que l'on tient dans la main est pair ou impair : c'est Yartiasnws des Grecs, le par imjyar des Romains; — pair et impair, une sorte de jeu de dés qui se joue avec trois dés et qui s'explique par son nom même.

En termes de Commerce, le pairc%[, l'égalité de change résultant de la comparaison du prix d'une espèce de monnaie dans un pays, avec celui qu'elle a dans un autre ( Voy. change). — A la Bourse, on dit de la rente qu'elle est au pair quand elle se vend et s'achète au prix de sa valeur nominale : soit 3 0/0= 100 francs.

PAIRS, PAiBiE. Voy. PAIRS au Bict. d'Hist. et de Géogr. PAIRLE (Blason), pièce héraldique honorable; c'est un pal qui part de la pointe de récu,dont il touche les bords, et qui se bifurque à sa partie supérieure en deux branches, chacune de même largeur que la principale et aboutissant en forme d'Y aux deux angles du chef.

PAISIBLE [Aepaix). En Droit, une possession est dite paisible quand elle a été acquise sans violence; cette condition est nécessaire pour pouvoir prescrire et exercer les actions posscssoires (C. civ., art. 2229 et 2233; C. de proc, art. 23).

PAISSE ou PASSE (du lat. passer], nom vulgaire de plusieurs oiseaux «le l'ordre des Passereaux. La Paisse des bois est le Pinson des Ardennos ; la P. buissonnière ou privée, le Pégot ; la P. de saule, le Friquet ; la P. sauvage, le Merle solitaire.

PAISSEAU, nom vulgaire que l'on donne en certains pays, notamment en Bourgogne, aux échalas qui servent de soutien à la vigne.

PAISSERELLE, nom vulgaire du Moineau franc. PAISSON. Ou désigne sous ce nom tout ce que les bestiaux paissent et broutent, principalement lorsqu'il s'agit des forêts.

PAIX (du latin pa.r). Ce mot s'entend et de l'état d'une nation qui n'a pas d'ennemis à combattre, et des traités par lesquels on met fin à la guerre.

L état de paix, quoiqu'il semble devoir être l'état normal, était fort rare dans les temps anciens (on sait que jusqu au temps d'Auguste le temple de Janus n'avait été terni* que deux fois) ; il devient de plus en plus fréquent et plus durable chez les modernes.

Les âmes généreuses ont de tout temps déploré les maux de la guerre : les uns, comme les Quakers, ont constamment reluse d y prendre part; les autres ont recherché les moyens de la prévenir, en établissant entre les nations

une espèce de tribunal d'arbitres : c'est là que tendait le projet de paix perpétuelle de l'abbé de St-Pierrc. De nos jours, il a clé fondé plusieurs sociétés pour l'établissement de la paix permanente el universelle : la plus ancienne fut établie à New- York en 1815; une seconde fut fondée à Londres en 1816; la Société de la morale chrétienne en France (1821) eut en partie le même but. Plus récemment s'est fondée la Ligue internationale de la Paix, avec le concours de MM. Fr. Passy, Michel Chevalier, Jean Dolfus, etc. Enfin il s'est forme entre les diverses nations des congrès de la paix : le premier eut lieu à Londres en 1843, un deuxième à Bruxelles en 1848, un troisième à Paris en 1849; le plus brillant se tint à Londres en 1851, pendant l'exposition universelle, et depuis ces réunions se sont multipliées. Voy. guerre.

IjCS anciens avaient divinisé la Paix : ils en faisaient la fille de Jupiter et de Thémis, et la représentaient avec une branche d'olivier à la main.

Les traités de paix les plus importants jxiur la politique motlerne, depuis le xvi" siècle, sont : la paix de religion d'Augsbourg, 1555; les traités de Westphalie, 1648; des Pyrénées, 1659; d'Aix-la-Chapelle, 1(568; de Nimègue, \èlS et 1679; de Rvswyk, 1697; d'Utrecht, 1713; de Vienne, 1738; d'Aix-la"-Chapelle, 1748; de Paris, 1763; de Versailles, 1783; deBàle, 1795; deTolentino et deCampo- Formio, 1797; d'Amiens, 1802; de Presbourg, 1805; de Tilsill, 1807; de Paris, 1814; d'Audrinople, 1829; de Londres, entre la Belgique et les Pays-Bas, 1859; de Paris, avec la Russie, 1856; de Villal'ranca, avec l'Autriche, 1859; de Francfort avec l'Allemagne, 1871. — Koch, Scliœll et de Garden ont écrit l'Histoire des traités de paix.

Au moyen âge, on appela paix de Dieu les prescriptions arrêtées par les conciles pour essayer de mettre un terme aux guerres intestines ( Fo//. rnÈVE de dieu), et spécialement la paix instituée par St Ijouis en 1245 pour mettre des bornes aux guerres privées : cette paix, durant laquelle aucune guerre ne pouvait être faite , avait lieu depuis l'Avenl jus(|u'à l'Epiphanie, depuis le dimanche de la Quin- <iuagésime jusqu'à la Pcntcccite, pendant les Quatie-Temps, dans chaque semaine depuis le mercredi jusqu'au lundi matin, enfin les principaux jours de fêle. Le seigneur qui commettait un meurtre pendant la paix de Dieu était chassé de son fief, et le serf coujiable de la même infraction avait la tête tranciiéc.

Par paix fourrée, pair plâtrée, on entend une paix faite de mauvaise foi par les deux parties, chacune ayant intention de la rompre dès qu'elle le croira utile à ses intérêts. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.

Dans le Culte, on appelle paix le baiser donné dans les messes solennelles après l'Agnus Dei par le célébrant au diacre, qui le transmet au sous-diacre, celui-ci étant chargé de le donner à tout le chœur. Pour les laïques, on se sert, pour transmettre ce baiser, d'une petite plaque de métal appelée instrument de paix. Cette cérémonie dérive de l'usage des premiers chrétiens de se donner mutuellement le baiser de paix au moment de la communion.

PAJSBERGITE, var. de Rhodonite [Voy. ce mot).

PAL (du lat. pallus, pieu), pieu aiguisé par un bout. Le supplice du pal, ou empalement, consiste à enfoncer un pal dans le corps du supplicié, à le planter ensuite en terre, et à laisser la victime mourir dans les souffrances de l'agonie. — Ce supplice abominable est d'origine orientale. En Turquie, il est réservé aux assassins et aux blasphémateurs. On le pratique aussi en Perse et dans le royaume de Siam. Jusqu'au wiii" siècle, l'empalement fut usité en Russie. Il fut supprimé par l'impératrice Elisabeth.

En Blason, le pal est une pièce héraldique honorable de première classe. Le pal traverse l'écu du chef à la pointe et le divise en trois parties. Ses extrémités doivent toucher le bord de l'écu. En théorie, le pal doit occuper le tiers de l'écu ; avec la fasce il forme la croix. .

PALADIN (du lat. palatinus, commensal du palais). Dans les livres de chevalerie, on donne ce nom à tous les héros coureurs d'aventures, et spécialement à ceux qui se réunissaient à la cour du roi Artus, autour de la Table ronde, ou aux seigneurs qui suivaient Charlemagne à la guerre. Parmi les paladins figurent Roland, prétendu neveu de Charlemagne, Renaud, Oger le Danois, Olivier, tous les Amadis, Lancclot du Lac, Tristan le Léonnais, etc.

PALiCONISCUS, poisson fossile du terrain permien» appartenant à l'ordre des Ganoïdes hétérocerques.

Page 1