‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1167 sur 1729 · NOBLESSE · texte numérisé non relu

NOBLESSE

Dans l'ancien Droit français, on appelait parage une manière particulière de tenir un fief entre parents : l'aîné de la famille rendait seul foi au seigneur, en assignant à chacun sa portion d'héritage, pour laquelle il recevait l'hommage des puînés. Par extension, on a ap|)elé aussi parage une espèce de tenure par laquelle l'un de plusieurs coacquéreurs d'un fief était chargé |)ar les autres de faire foi et hommage pour tous. Cette espèce de parage prenait le nom de parage conventionnel, par opposition à la première, qu'on appelait parage légal.

PARAGE (du b.-lat. paregium, de paries, paroi?), se dit, en termes de Marine, de tout espace de mer, de toute étendue de côtes accessible à la navigation.

PARAGLOSSES (du gr. Tcapâ, auprès, et y>kwaija, langue), appendices membraneux, divergents et garnis de poils, que certains insectes, surtout les carnassiers, portent à la base de leur langue.

PARAGOGE (du gr. xapaywyfj, addition], se dit, en Grammaire, de l'addition d'une lettre ou d'une syllabe à la fin d'un mot. En latin, met, ce, dans ipsemet, hiccc; en français, ci, là, da, dans les mots celui-ci, celui-là, oui-da, sont des paragoges. Il y a aussi naragoge quand on ajoute une lettre ou une syllabe à certains mots : guères,jusques, avecque, pour guère, jusque, avec. Le plus souvent, on ne fait usage de la paragoqe que par euphonie ou dans les vers par nécessité prosodique.

PARAGONITE (de Trapaysfv, tromper), espèce de mica sodique, qui accompagne au St-Gothard le disthène et la staurotide [Voy. mica).

PARAGRAPHE (du gr. 7:apâypa'.50<;, écrit à côté). Ce mot signifiait primitivement une figure de forme variable (croix, triangle, gamma, etc.) qu'on remarque sur les marges des anciens manuscrits et qui servait à séparer les différentes parties d'un ouvrage. En Typographie, c'est aujourd'hui le signe §. — Le mot paragraphe a été ensuite employé pour désigner une petite section d'un discours, d'un chapitre et en particulier d'un titre ou d'un chapitre de loi.

PARAGRÊLE (de parer à grêle), sorte de paratonnerre dressé en plein champ, au moyen duquel on a j)rétendu dissiper les nuages chargés de grêle en les déchargeant de leur électricité. L'efficacité de cet appareil est douteuse.

PARALÉE, Plaqueminier , Diospyros , arbre de la Guyane, de la famille des Ebénacées, haut de 10 mètres environ : rameaux allongés, épars, à écorce pubescente; feuilles alternes, ovales-oblongues, aiguës, d'un vert foncé, garnies à leur contour de poils nombreux formant un duvet fauve ; fleurs polygames ou monoïques et presque sessiles, d'un rouge ferrugineux, d'une odeur agréable, réunies à l'aisselle des feuilles. Le fruit est une baie de la grosseur d'une prune et assez savoureuse.

PARALININE, matière qui, mêlée à une forte proportion d'eau, constitue le suc du noyau des cellules végétales.

PARALIPOMÈNES (du gr. xapaXeiTOixsva, laissés de côté), livres de l'Ancien Testament. qui forment un supplément aux livres des Rois. Voy. le Dict. d'Rist. et de Géogr.

PARALLACTIQUE (de parallaxe, du gr. •rrapaXXâffaa),

PARALL.L\E

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