PARALLACTIQUE
loroastrc, il y aura un jugement dernier pendant lequel tous les morts renaîtront et iront dans le paradis ou dans l'aifer, pour y recevoir la récompense ou le châtiment qu'ils auront mérité. Les Grecs et les Romains appelaient Elysée le séjour des bienheureux cl le plaçaient soit aux ccMilins de la terre (Homère, Odyssée, IV, 5G3; X et XI), soit dans les îles Fortunées (Horace, Epodes, XV, 42). Les Mahomélans se représentent le paradis comme un jai'din «lélicieux où coulent des rivières de vin, de lait et de miel, et où les vrais croyants, servis par les hoiiris, doivent jouir de la félicité éterneHe. Les Hindous croient à un paradis où l'àme sera unie à Dieu; mais ce dogme, «hea eux, est lié à celui de la métempsycose. Voy. ce mot.
Le dernier des trois poèmes qui forment la Divine Comédie de Uanle est intitulé le Paradis.
PAKADis PERDU (le), poèmc épiquc de Milton, admirable mise en œuvre des récits bibliques. Millon composa luie seconde partie, le Paradis regagné [Paradise regained), qui nous montre, suivant le récit évano^élique, le Christ vainqueur des tentations de Satan. — Le Paradis perdu a été traduit en vers français par Louis Racine et par Delille, en prose par Chateaubriand.
Graine de paradis : c'est le Cardamome et la Maniguette.
Oiseau de paradis ou Paradisier. Voy. oisead.
Pomme de paradis. Voy. pommier.
PARADISIER {Paradisxa). Voy. oiseau de paradis.
PARADOXE (du gr. irapaûo^o;, de -irapâ, contre, et Sô^a, opinion), doctrine ou maxime qui contredit l'opinion commune, vraie ou fausse. Le parado.re proprement dit est une affirmation qui choque la raison et le sens commun ; telles sont les assertions suivantes : Toutes les fautes sont égales (Stoïciens); Les arts corrompent les mœurs [i.-i. Rousseau). Cependant on nomme aussi paradoxe Hne vérité morale ou scientifique qui étonne au premier abord parce qu'elle est contraire à un préjugé, mais dont on reconnaît la solidité quand on en comprend le sens ou ^u'on en étudie la démonstration ; telle est cette proposition : // vaut mieux souffrir le mal que de le faire (Platon, Gorgias] ; tel est aussi le principe de phvsique apfjelé paradoxe hydrostatique de Pascal et qui s'énonce ainsi : La pression exercée sur le fond d'un vase plein de liquide ne dépend ni de la forme du vase, ni de la quantité de liquide, mais seulement de la hauteur de celui-ci au-dessus du fond. — Cicéron a développé dans ses Paradoxes plusieurs maximes paradoxales des Stoïciens. Laromiguièrc a développé également quelques-uns des Paradoxes de Condillac dans un écrit qui porte ce titre.
PARADOX IDES, genre de Trilobites de la faune primordiale.
PARADOXURE (du gr. -reapàSoÇoi;, étrange, et oôpà, queue), genre de Mammifères, de l'ordre des Carnassiers, famille des Viverridés et voisin des Civettes, a été ainsi nommé parce que sa queue olVre une disposition fort insolite : sans être prenante, elle peut se rouler au gré de l'animal en une sorte de spirale. Le P. type ou Pougouné, de Pondichéry, est long de 1 mètre environ; sa couleur est d'un noir jaunâtre. Cet animal paraît être nocturne : ses mœurs à l'état de liberté sont peu connues; captif, il se nourrit de viande ; ses mouvements sont très vifs.
PARAFE ou PARAPHE (p. paragraphe, dugr. -rrapavpacpfj), marque qui accompagne la signature, dont elle tient souvent Heu, et qui consiste en un ou plusieurs traits de plume. Au Palais, le parafe est indispensable dans certains cas : ainsi, pour les pièces arguées de faux, celui qui les dépose au greffe, le magistrat, le greffier y mettent leurs parafes afin de constater l'identité de la pièce produite, et cette formalité s'appelle parafer ne varielur (pour qu'elle ne puisse être changée). Les registres de l'état civil, les actes ftotariés, et certains livres de commerce, doivent être aussi parafés sur chaque feuillet. — Les fonctionnaires dont la «gnaiure est sujette à légalisation doivent, avant d'entrer en lonctions, remettre leur signature et leur parafe aux magistrats supérieurs charges de les légaliser. Voy. sigsa-
PARAFFINE (du latin parum affinis, qui a peu d'affi- Hite; parce quelle se combine mal avec d'autres subftancesl, substance solide, d'une densité de 0.870, fusible vers *4:,qiion retire des huiles pesantes, derniers produits de la distillation sèche du bois, des schistes bitumineux, de la tourbe, des débris d'animaux. Elle a exactement la composition du formene, mais elle parait être un mélange
d'un certain nombre de substances hydrocarbonées; elle serait propre à remplacer la cire et le blanc de baleine dans la fabrication des bougies si l'on arrivait à l'obtenir en grand à un prix assez bas. On trouve dans la nature, en Moldavie, eu Autriche et dans la Russie méridionale, une substance, nommée ozohérite ou ciVe fossile, qui est de la paraffine a peu près pure et qu'on emploie sur les lieux à la iabrication des bougies (Voy. schérérite). La paraffine est employée aussi à rendre certains tissus imperméables et à lubrifier les machines. — La paraffine a été obtenue pour la première fois par Rcichenbacn en 1851 ; son exploitation industrielle a été tentée à Paris dès 1846 par Lajonkaire et Haussoullier.
On désigne en Chimie sous le nom de paraffines les carbures d'hydrogène appartenant à la série dont le formene est le premier terme. La formule générale des paraffines est C°H'*" + '*.
PARAFOUDRE, mot employé surtout comme syn. de j)aralo)inerre télégraphique. Voy. j'ahato.n.nerre.
PARAGE (du b.-lat. paralicum, égalité [de rang, de naissance]; de par, pair, égal). Dans le langage ordinaire, parage était synonyme d'extraction ou de descendance : de là l'expression, gentilhomme de haut parage. Voy.