‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1176 sur 1729 · MÉSANGE · texte numérisé non relu

MÉSANGE

PARIÉTAIRE (du lat. paries, muraille), Parielaria, genre de la famille des l'rticées, renferme des plantes herbacées ou sous-frutescentes : Heurs hermaphrodites, souvent stériles, mêlées avec des fleurs femelles et fertiles, les unes et les autres réunies dans une espèce d'involucre à plusieurs folioles : calice à 4 divisions, 4 étamines. L'espèce type, la P. officinale [P. officinalis), vulg. Perce- \ Muraille, Casse-Pierre, etc . croît parmi les décombres, ' sur les vieux murs : sa tige, ascendante, rameuse, rongea- ' tre, velue, s'élève de 0 m. 50 à 0 m. 60. Elle est émoi- ]

liente, rafraîchissante, résolutive et surtout diurétique : elle contient du nitre et du soufre, qu'elle emprunte sans doute aux mui-ailles sur lesquelles elle se déveloi)po. La P. de Judée [P.judaica] ne se dislingue de la précédente que par le périanthe de ses fleurs mâles, qui est beaucoup plus long. En introduisant une pointe de canif dans le bouton d'une Heur mâle non ouverte, on provoque le redres» sèment brusque du lilet de létarnine et la projection du pollen.

PARIÉTAL fos;, du latin paries, paroi: os pair situe sur les parties latérales de la tète, et qui concourt à former la boite osseuse du crâne. Les deux pariétaux s'articulent entre eux, et chacun d'eux s'articule avec le frontal, le temporal et l'occipital.

Pariétal, se dit, en Botanique, d'une partie qui s'insère à la paroi d'une autre, p. ex. des ovules ou graines et du placenta quand ils s'attachent à la paroi qui circonscrit la cavité d'un péricarde (Groseillier) : la placentation est dite pariétale: de l'insertion des étamines, lorsque, le calice étant tubulé, les étamines se fixent au tube, soit près de sa base (Papilionacées) . soit plus haut (Thyméléacées).

PÂRISETTE, Paris, genre de la famille des Liliacées, tribu des Pàridées, renferme des plantes herbacées, vivaccs, grêles, peu élevées, à feuilles verticillées, à tige simple et terminée par une seule fleur verdàtre assez grande. On en connaît 4 à 5 espèces, dont une seule croît en France, la P. à quatre feuilles [P. quadrifolia],\u]^. Herbe à Paris, Raisin de renard. Etrangle-loup. On lui attribuait autrefois des propriétés narcotiques et on la faisait entrer dans les philtres amoureux. On s'en est aussi servi comme émétique.

PARISIEN (ÉTAGE-, étage moyen du groupe éocène,peul être subdivisé en deux sous-étages, le Lutétien ou Calcaire grossier, et le Bartonien, comprenant les Sables de Beauchamp, le Calcaire de Saint-Oiten et les Sables de Crénes. Le Lutétien des environs de Paris commence généralement par des couches de sable glauconieux, contenant des dents de squales, des turbinolies et, un peu plus haut, des bancs remplis de yumnntlites Isevigata. .\u-dessus viennent des calcaires encore glauconieux très fossilifères, contenant Cerithium giganteum (banc à verrins), Cardita planicosta, des Oursins, etc. ; puis on arrive aux parties exploitées du Calcaire grossier, conimes sous des noms empruntés au langage des carriers, tels que le banc royal, le banc vert, les bancs francs. Le calcaire à milioles est ainsi nommé des nombreux tests de foraminilères qui le constituent presque en entier. Le tout est recouvert par les caillasses, renfermant quelquefois de nombreux Cerithium echidnoides, Cer. cristatum, Cer. lapidum. A ce niveau s'intercalent souvent des lits saumâtres ou d'eau douce. Le calcaire lacustre de Provins est caractérisé par Planorbis pseudamnwnius, Achatina .Vo« et contient des restes de Lophiodon. Les Sables de Beauchamp renferment encore de nombreuses espèces du Calcaire grossier, mais beaucoup de formes nouvelles y font leur apparition. On a pu y établir plusieurs niveaux, correspondant à des variations dans la salure des eaux. Les espèces les plus caractéristiques sont Cerithium Bouei, Cer. mutabile, Turritella svlcifera, Fusiis miuax. Le Calcaire de Saint-Ouen est un dépôt tantôt saumâtre, tantôt lacustre et caractérisé alors par Lymnea longiscata, Planorbis rotundus. Sa partie supérieure est marquée par un retour de la faune marine des sables de Beauchamp.

PARISIOLE. nom vulgaire de la Trillie.

PAR ISIS, épithète par laquelle on distinguait la monnaie qui se frappait à Pans [sou parisis, livre par isis), et qui était plus forte que celle qu'on frappait à Tours. Voy.

Page 1