‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1175 sur 1729 · PARJURE · texte numérisé non relu

PARJURE

lesse : sous les empereurs, le luxe des parfums fut porté à ; un degré inconcevable : certains |jarliims, l'essence de nard entre autres, se payaient au poids de l'or. Aujourd'hui la passion des parfums a beaucoup diminué : l'usage n'en est guère toléré que chez les femmes. Déjà, chez les anciens, les hommes qui se parfumaient étaient jugés avec sévérité : maie olet qui hene olet ; bene olet qui nihil olet.

Les anciens regardaient les parfums, non seulement comme un hommage dû aux dieux, mais encore comme un signe de leur présence. Chez les poètes, les divinités annoncent toujours leur apparition en répandant autour d'elles une odeur d'ambroisie. Chez les chrétiens, on a cru longtemps que les saints laissaient, en mourant, une odeur suave, d'où l'expression usitée : « mourir en odeur de | sainteté ». |

PARFUMERIE (de parfum). On comprend sous ce nom la labrication et le commerce des parfums, cosmétiques, pommades et savons de toilette, huiles essentielles aromatiques, pâtes d'amandes et autres, poudre à poudrer, den- | tifrices, pastilles parfumées, vinaigres et eaux de senteur, ' fards, etc. — Autrefois la plupart des objets de parfume- ! rie se tiraient de l'Orient: auj. ils se fabriquent à peu ; près partout. En France, Grasse, Avignon, Montpellier et Paris sont les principaux centres de la parfumerie. X l'étranger, Cologne a joui longtemps dune renommée univer- | selle pour la fabrication de l'eau parfumée qui porte son nom ; Florence (surtout l'établissement des Dominicains de Sla Maria Novella) excelle dans la fabrication de toutes sortes d'eaux de senteur. La meilleure essence de rose et celle de jasmin viennent encore de Perse et de Tunis. j

PARGASITE ;de Pargas, en Finlande), variété d'Hornblende. Voy. IIOUNDLENDE.

PARHÉLIE [du gr. -aj5T,X:o;, de T.zpi,k côté, et i^Xio;, soleil), météore solaire, t oy. halo.

PARI ^de parier, du lat. pariare, balancer, égaler), ou GAGEURE, promesse réciproque par laquelle deux ou plusieurs personnes qui soutiennent des choses contraires prennent l'engagement de payer une certaine somme à celui qui se trouvera avoir rencontré juste. On sait combien le goût des paris est répandu chez certaines nations, chez les Anglais surtout. — Le pari est rangé par la loi française parmi les contrats aléatoires, avec le jeu : aussi n'est-il accordé aucune action pour le payement d'un pari (C. civ., art. 1965). On excepte les engagements pris à l'occasion des jeux propres à exercer au fait des armes, des courses à pied ou à cheval, des courses de chars, du jeu de paume et de tous ceux de même nature qui tiennent à l'adresse et à l'exercice du corps. Néanmoins le tribunal peut rejeter la demande, quand la sonune lui paraît excessive (art. 1966;.

Il n'y a maintenant que deux paris en usage aux courses : le pari à la cote, qui se fait au livre entre book inakers et preneurs sans échange d'argent; et le pari mutuel, qui est sous le contrôle du gouvernement et fonctionne en vertu de la loi Develle, votée par la Chambre le '•■ 15 mai 1891.

PARIA (d'un mot tamoul signifiant hors de caste). Voy. CASTES et au Dict. d'Hist. et de Géogr. le mot parfas.

PARIADE (de parier], se dit et de l'état des perdrix lorsque, cessant d'aller par compagnies, elles s'apparient ou s'accouplent, et de la saison où elles s'apparient. i

PARIAGE ou PARÉAGE, syn. de coseigneurie, c-à-d. de ' seigneurie possédée en commun par deux personnes. Les I

fiariagcs étaient assez fréquents au moyen âge, surtout dans ! e midi de la France, où la plupart avaient été conclus au xni' et au xiv siècle par les rois de France ou d'Angle- ' terre avec des seigneurs laïques et ecclésiastiques pour la fondation de villes nouvelles.

PÀRIDÉES (du g.-type Paris), tribu de la famille des Liliacées. Vou- pârisette.

PARI DÉS (du g.-type Parus), famille d'Oiseaux. Voy.

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