‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1178 sur 1729 · PAROI · texte numérisé non relu

PAROI

Borne, il était puni du fouet et du bannissement ; le |)arjure militaire était puni de mort. Les capilulaires de Charleniagnc et de Louis le Dcboiuiaire condamnaient le

Carjure à avoir la main coupée. Aujourd'hui, en France. 1 loi ne reconnaît comme parjure et ne punit comme tel que le l'aux témoignage commis devant \v.s tribunaux.

Voy. TÉMOIOAGE et SEllMENT.

PARKERIA, genre de la famille des Fougères, type de ia tribu des Parkériées, renferme des espèces propres à l'Amérique tropicale. — Voy. cékatoi>téius.

PARKÉSiNE, variété de caoutchouc durci. Voy. caoutchouc.

PARKIE (du voyageur Mo»gio-Par/.), Parkia, genre de la famille des Mimosces, type de la tribu des Parkiées, renferme des arbres sans' épines, à feuilles bipinnées, composées d'un grand nombre de folioles ; à Heurs rouges en épis axillaires et pédonculées, les fleurs inférieures ordinairement mâles. Ces arbres croissent en Afrique et dans l'Asie tropicale. La Parkie d'Afrique [P. africana) est un arbre de 15 m. de haut, à rameaux forts et dillus, à écorce cendrée et rugueuse, à fleurs d'un beau pourpre. Ses fruits renferment une pulpe jaunâtre et sucrée avec laquelle les indigènes composent une boisson rafraîchissante ; ses graines, torréfiées, s'emploient en guise de café. — La tribu des Parkiées renferme les genres Parkia, Erytitrophlœum et Besmanthus.

PARKINSONIE (de l'Angl. J. Parkiiison], Païkinsonia, genre de la sous-famille des Césalpiniées, renferme des arbustes épineux, à feuilles géminées ou ternées, et pinnées, à pétiole très long; à fleurs jaunes et d'une odeur agréable, en épis lâches, axillaires et terminaux; le fruit est une longue gousse polysperme. L'espèce type, la P. épineuse [P. aculeata), est un arbrisseau de o à 4 m., très commun en Amérique et aux Antilles ; on en fait des clôtures et des haies.

PARLANT (de j!ja?'/e/). Annoiries ou Armes parlantes.

Voy. ARMOIRIES.

Mire parlante. Voy. mire.

PARLEMENT (de parler), nom donné à diverses assemblées judiciaires ou politiques. Voy. ce mot au Dict. d'IIist. et de Géogr.

PARLEMENTAIRE (de parlement, conférence), se dit, à l'Armée, de tout individu envoyé pour faire ou ;)our écouter des propositions. La personne d'un parlementaire est inviolable et sacrée.

PARLEMENTAIRE (GOUVERNEMENT). Voy. REPRÉSENTANT. PARLOIR AUX BOURGEOIS. Voy. HÔTEL DE VILLE.

PARMACELLE, Parmacella, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pulmonés, famille des Limacidées : animal allongé, renflé dans son milieu, et portant une sorte de cuirasse échancrée qui renferme à son intérieur une coquille calcaire, petite et légèrement recourbée ; tête munie de deux paires de tentacules oculés; cavité pulmonaire, placée sous la cuirasse. Les Parmacelles sont terrestres et respirent l'air en nature: on les trouve au Brésil, dans les îles de la Réunion et de Madagascar, etc. PARMÉLIE, Parmelia, genre de Lichen, type de la tribu des Parméliacées, renferme plusieurs espèces en forme de feuilles étalées qui croissent sur les rochers et sur l'écorce <ies arbres.

PARMENTIÈRE, nom donné quelquefois à la Pomme de terre, dont la culture fut propagée en France par l'agronome Parmentier.

PARMESAN, fromage de lait de vache ou de chèvre, très ferme et de teinte un peu verdàtre, qu'on emploie surtout râpé pour assaisonner les potages et les macaronis. Ce fromage se fabrique surtout en Lombardie ou en Piémont. Le nom de parmesan lui fut donné en France parce qu'on en vit. pour la première fois à Paris, à un repas qu'y donnait la duchesse de Parme (épouse du duc de Parme, Ferdinand, petit-fils de Louis XV).

PARMOPHORE (du lat.narwia, bouclier, et dugr. z>oç6<i, am porte), genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Scutibranches, hmgtemps confondu avec les Patelles, et très voisin des Fissurelles et des Emarginules : coquille oblongue, presque rectangulaire, un peu convexe en dessus, echancree en avant. L'animal a le corps fort épais, obiong-ovale. On trouve les Parmophores dans les mers australes. Il en existe plusieurs espèces fossiles.

PARNASSE, petite école littéraire qui s'est fait un peu connaître de 1860 environ à 1870. Les Parnassiens, sous inspiration de Leconte de Lisle, avaient pour principes

le cultç raffiné de la forme (principaux adeptes : Catulle Mondes, Dierx, José Maria de lleredia, Anatole France), etc.

PARNASSIE (nom mytholog.), Parnassia, genre de la familKï des Droséracécs, établi pour de petites plantes herbacées, vivaces, à tiges simples ; à feuilles alternes ; à fleurs assez grandes, blaiiclies, épanouies à la fin de l'été. La plupart habitent les prairies marécageuses de l'Amérique du Nord. Nous ne possédons en Europe que la P. des marais [P. pahistris), ou Gai^on du Painasse, à laquelle on attribuait autrefois des vertus contre les maladies du foie : d'où le nom d'Hépatique noble qu'on lui donnait.

PARNASSIEN, Parnassius, genre d'Insectes, de l'ordre des Lépidoptères, famille des Diurnes, tribu des Papillonides : massue des antennes droite, palpes dépissant le front, ailes à contours arrondis non dentés et presque sans écailles en dessous. La chenille a le corps garni de petits mamelons un peu velus. La chrysalide se forme une espèce de coque avec des feuilles liées par des fils de soie. Espèces ; le P. Apollon, le P. P/iœbus, le P. Mnémosyne, etc.

PARNASSIEN. Voy. PARNASSE.

PARNUS, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Clavicornes : antennes plus courtes que la tête, recouvertes en partie par le second article, qui est dilaté en forme de palette sublriangulaire et offre une saillie en forme d'oreille : d'où le nom de Dermeste à oreilles, donné à une espèce commune aux environs de Paris. Ces insectes vivent au bord des eaux, dans la vase.

PARODIE (du gr. TcapwSta, contre-chant), sorte d'ouvrage en vers, ou même en prose, fait sur une œuvre sérieuse que l'on rend comique au moyen de quelques changements ou que l'on détourne de sa destination primitive en l'appliquant à un sujet ridicule. Telle est, par exemple, la parodie de quelques scènes du Cid de Corneille, intitulée Chapelain décoiffé, nar Racine et lioileau.

On peut rapporter à la parodie le genre dit héroïcomique [Batrachomyomachie, Lutrin, etc.) ainsi que le genre burlesque [Enéide travestie, Homère travesti, Ovide en belle humeur, etc.), et certaines chansons satiriques (par exemple le pot-pourri de la Vestale de Désaugiers) ; mais c'est surtout aux pièces de théâtre, et sous la forme de comédie, que s'est appliqué ce jeu d'esprit. Dès le XVII' siècle, la parodie diamatiqne s attaqua aux opéras et à toutes les grandes tragédies de l'époque ; elle fit au xvni" siècle la vogue de la comédie italienne et du Théâtre de la Foire : Fuzelier et Favart s'y distinguèrent alors. Le plus souvent burlesque et triviale, elle a cependant donné lieu quelquefois à des jiroductions ingénieuses : on a conservé le souvenir iV Agnès de Chaillot, parodie de Vlnès de Castro de Lamotte ; des Petites Danaides, parodie de l'opéra des Danaides, par Désaugiers. De nos jours, tous les grands drames de V. Hugo et d'A. Dumas père [Hernani, les Burgravcs, Angelo, etc.), et, en général, toutes les pièces qui ont eu quelque succès, ont donné lieu à des parodies plus ou moins spirituelles. Les lîevues de fin d'année renferment ])resque toutes des scènes de parodie; mais, en se multipliant, ces œuvres légères ont beaucoup perdu de leur intérêt et de leur mérite.

Les Grecs sont les créateurs de la parodie. Hipponax, d'Ephèse f540 av. J.-C), passe pour en avoir été l'inventeur: llégémon, de Thasos, créa en 428 la parodie dramatique. Le Cyclope d'Euripide n'est autre chose qu'une parodie du 9° livre de l'Odyssée; il en est de même des scènes dialoguées que les Grecs appelaient silles ( Voy. ce mot). Les hilarotragédies de Rhmton, le Goutteux tragique et le Pied léger de Lucien sont aussi dos parodies dramatiques. En France, le premier exemple remarquable de parodie est l'imitation satirique de quelques-unes «les plus belles strophes de Malherbe par Berthelot. Suhligny donna le premier au théâtre la parodie d'une pièce entière, la Folle Querelle, parodie à' Andromaque. — Consulter 0. Delepierre, De lapaiodie chez les Grecs et les Romains et chez les inodernes (Lond., 1870).

PARODIE. En Musique, on donne ce nom à un air de chant sur lequel on a fait de nouvelles paroles. Au xvni° siècle, on appelait ainsi tous les vaudevilles faits sur les airs d'opéra de Lulli et de Rameau. Par suite, on l'a étendu aux poèmes d'opéra composés, comme le Siège de Corinthe et Uobert Bruce, pour des partitions faites d'abord sur d'autres poèmes.

PAROI (du lat. paries). Ce mot. qui primitivement était synonyme de muraille, se dit plus spécialement d'une cloison de maçonnerie qui sépare une chambre ou quelque

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