‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1179 sur 1729 · PARRAIN · texte numérisé non relu

PARRAIN

antre pièce d'un apf>arlement d'avec une autre, par oppo- j silion à mur, muraille, qui se disent plutôt de renceinte ' d'une propriété, d'une ville, etc. — Il se dit au«si des j cotés intérieurs d'un vase, d'un tube, d'un tuyau, d'une cavité quelconque. En Anatomie, ce mot se dit des parties qui circonscriTent certaines cavités, comme les parois du I crâne, de l'estomac, de la vessie, etc. — Les Vétérinaires j donnent le nom de paroi à toute la corne du pied du i cheval. Voy. pied et muraille. i

PAROIR (de parer). Dans les Arts, ce mot désigne : I 1° un instrument avec lequel les corroyeurs parent les

fieaux qu'ils préparent ; 2^ une espèce de hachette avec aqufUe les tonneliers parent les douves d'une futaille quand elles sont assemblées; 5* un instrument avec lequel les maréchaux ôlent l'excès de la corne du pied d'un cheval pour le ferrer.

PAROISSE (du lat. parochia; du gr. itapoixîat. voisinage', territoire sur lequel s'étend la juridiction spirituelle d'un curé ou d'un desservant. Les paroisses preiment de là le nom de cures ou de succursales [Voy. ces mots). Il ne peut y avoir suppression, érection, division de paroisse sans le concours des deux autorités ecclésiastique et séculière. — Voy. Allre, De l'administration des paroisses, 1827.

Dans l'origine, le mot paroisse était synonj-me de diocèse, parce que l'évèque avait seul dans son ressort le pouvoir curial. Il n'y eut d'abord, même dans les grandes villes, qu'un seul endroit où les fidèles s'assemblassent pour les devoirs de la religion. On multiplia dans la suite les lieux consacrés au service divin, et, dès le temps du pape Corneille, au III' siècle, on comptait déjà 46 paroisses à Home.

PAROISSIEN, livre de prières dont on se sert pour suivre l'office.

PAROLE (du b.-Iat. parabola, qui était employé dans le même sens;, expression de la pensée au moyen de la voix, du langage. Voy. la.ngage et voix.

PAROLI (orig. inc), terme de Jeu, s'est employé d'abord au pharaon, où le ponte indiquait par un pli ou corne fait â sa carte qu'il jouait quitte ou double. Le paroli est l'inverse de la martingale : dans celle-ci, le joueur double sa perte pour rencontrer une chance favorable; dans le paroli. au contraire, c'est le gagnant qui risque, pour avoir le double, ce qu'il vient de gagner. On a appelé paroli de campagne un faux paroli, p. ex. quand un joueur fait une corne à sa carte comme s'il avait déjà gagné. Le paroli est encore usité à la bassette, à la roulette, au trictrac, etc.

PARONOMASE (du gr. xapo'^ojxatT'a], figure de langage qui consiste à employer dans une même phrase des mots dont le son est à peu près semblable, mais dont le sens est dilférent. Ex. : lis donnent à la vanité ce que nous donnons à la vérité : Qui vivra verra ; Qui se ressemble «'assemble. Cicéron a dit de même : Facie magis quam faceliis ridiculus.

On appelle Paronomasie une ressemblance entre les mots de dilférentes langues qui peut marquer une origine commune, p. es. entre le français balle, ballon, et le grec ballô. lancer.

PARONYCHIE 'du gr. rapwwyta), Paronychia, genre tvpc de la famille des Ulécébrées, voisine des Chénopo- <fées et des Caryophyllées. Ce sont des plantes herbacées ou sous-frutescentes, à feuilles opposées, avec ou sans stipules: à fleurs très petites, d'un blanc verdàtre: axillaires ou terminales, nues ou accompagnées de bractées scarieuses : 5 pétales; 5 étamines: ovaire libre, à une seule loge. — Outre le genre type, la famille des Parony ciliées renferme les genres Jllecebrum, Herniaire, Scléranlke. etc.

PARONYME [du gr. -naowvjfxoî). En Grammaire, on nomme paronymes les mots qui ont entre eux quelque rapport, par l'etymologie, leur forme initiale ou leur terminaison : homonyme ou synonyme, panorama et diorama. anoblir et ennoblir, etc.

PAROT, nom vulgaire du Rossignol des murailles et d'un poisson du genre Labre.

PAROTIDE (du gr, Trapwxt;!, U plus volumineuse des glandes salivaircs, est située au-dessous de l'oreille, dans l'excavation comprise entre la partie inférieure de l'os temporal et une portion de la mâchoire. Son conduit excréteur (canal de Siénon] sort de la partie inférieure de la glande, traverse l'épaisseur de la joue et s'ouvre dans la Louche, au niveau de la 2* molaire supérieure. La paro-

tide est sujette à une inflammation que les médecins désignent par le nom de parotidite, et qu'on appelle vulgai-. rement oreillon. Voy. ce mot.

PAROU (de parer], apprêt qu'on donne aux toiles avant de les livrer au commerce. Voy. bextrise.

PAROXYSME (du gr. TrapoÇuapLÔî, exaspération), s'emploie proprement, en Médecine, pour désigner l'cxacerbation d'un accès, d'une attaque, le point au delà duquel ils ne peuvent plus s'accroître.

PAROXYTON, accent. Voy. oxyton.

PARPAING (du b.-\a{. parpanus. de per, à travers, et de pannus, pan de muraille). Les maçons appellent ainsi la pierre de taille qui traverse toute l'épaisseur d'im mur, en sorte qu'elle ait deux parements, l'un en dedans, l'autre en dehors. On dit qu'une pierre fait parpaing quand elle fait face des deux côtés, comme on le voit dans les parapets [Voy. mur). Lorsque les parements seuls d'un mur sont appareillés, on dispose parfois de distance en distance, pour assurer leur cohésion, des rangs perpendiculaires de pierres de taille formant parpaing. — Le parpaing d'échiffe ou d'échiffre est un mur rampant par le haut, qui porte les marches d'un escalier. — Parpaing d'appui est synonyme de parement d'appui.

PARQUET (dimin. àe parc). Ce mot a différents sens; il désigne : 1° l'espace qui est enfermé entre les sièges des juges et le barreau où se tiennent les avocats : c'est dans cet espace que les témoins font leur déposition ; — 2» le lieu où les officiers du ministère public tiennent leur séance pour recevoir les communications qui les concernent, et, par extension, les officiers mêmes du ministère public; — û' l'enceinte où se réunissent les agents de change pour constater le cours de la Bourse; — 4° la partie d'une salle de spectacle qui est comprise entre l'orchestre et le parterre, et oi'i sont placés plusieurs rangs de banquettes ou de fauteuils pour les spectateurs : le plus souvent celle partie se confond avec l'orchestre.

Dans la Marine, on nomme parquet un compartiment pratiqué dans la cale ou sur les côtés d'un navire pour contenir les grains, le lest et aussi les plaques de fer formant le plancher de la machine et de la chambre de chauffe.

Dans la Menuiserie, le parquet est un genre de travail consistant en un assemblage à compartiments, fait de feuilles de bois minces, clouées sur des lambourdes, et qui forme le plancher d'une salle, d'une chambre, etc. \jcs, parquets se font ordinairement en bois de chêne : les plus communs sont en sapin, les plus riches en bois d'ébénisterie. Il y a diverses manières de disposer les feuilles de parquet : on distingue le parquet anglais. \e point de Hongrie, le parquet de mosaïque, etc. Les ouvriers qui se livrent à ce travail sont dits parqueteurs. L'art de la prqueteric ne date que du xvr siècle.

On appelle aussi parquet un assemblage de panneaux et de traverses formant une espèce de cadre plein sur lequel on pose une glace, et destiné à garantir le tain des chocs et de l'humidité des murs.

PARRA. nom latin scientifique du genre jacana.

PARRAIN du b.-lat. patrinus, de paler, père), celui

Îui tient un enfant ou un nouveau converti sur les fonts e liaptême [Voy. baptême). L'institution des parrains remonte à l'an 140; les persécutions des premiers siècles y donnèrent lieu. A cette époque, les parrains étaient des témoins qui, chrétiens eux-mêmes, s'engageaient à servir de guides et de soutiens au néophyte dans les épreuves pénibles qu'il pouvait avoir à subir pour la foi. Dans la suite, le parrain ne fut plus que le père spirituel de l'enfant baptisé; et pour que cette paternité eût plus d'analc^c avec la paternité naturelle, on adjoignit au parrain une marraine. Les parrains donnent souvent leurs noms de baptême à leurs filleuls. Le parrain et la marraine contractent avec l'enfant qu'ils ont tenu sur les fonts une alliance spirituelle qui les empêche, aux yeux de l'Eglise, de se marier, sauf dispense, soit avec cet enfant, soit avec son père ou sa mère, soit même enire eux.

Par extension, on a donné le nom de parrains : à ceux qui, dans les ordres militaires, assistent un chevalier pour la cérémonie de sa réception ; aux prélats qui assistent un évêque au moment de sa consécration; à ceux qui sont choisis pour la bénédiction d'une cloclie, et qui lui donnent un nom.

Autrefois, dans les combats singuliers, on appelait parrains du duel ceux que chaque combattant choisissait pour

PAHRAQUA

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