‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1181 sur 1729 · PARTICULE · texte numérisé non relu

PARTICULE

do platcs-liandes : la mode en est tout à fait passée : les parterres « comparlimcnts. formés de plusieurs parterres à broderies s)-métriques ; les partnres de pièces coupées, parterres à compartiments dont les sentiers suivent les rontours du dessin nui forme alors des plates-bandes et des corbeilles que 1 on garnit d'arbustes, de plantes, de vases, de bassins, etc. : les parterres du jardin de Versailles en olfrent un eiemule ; les parterres à l'anglaise. ou tapis de gazon peu découpés, entourés d'une platel)ande de lleurs dont les allées suivent les détours : tels sont la plupart des parterres des Tuileries, du Luxem- Itourg et du Paiais-Uoval. — I^s parterres n'existent plus guère auj. que dans les grands jardins publics: partout ailleurs ils ont fait place aux jardins-fleuristes, aux corbeilles et aux massifs. Voy. jardin.

Parterre, partie d'une salle de sjKîctacIe située au-dessous du niveau de la scène, et circonscrite par l'orchestre et le pourtour des loges du rez-de-cliaussec : c'est une des places les moins ciières, et c'est aussi dans certains théâtres la partie la plus turbulente de l'auditoire. Diverses ordonnances règlent la police des parterres, notamment celle du 12 février 1828 : d'après cette ordonnance, nul ne peut rester couvert au parterre lorsque la toile est levée : il est défendu de troubler la tranquillité des spectateurs par des damours. des applaudissements, des signes d'improbation, avant que la toile soit levée et pendant les entractes. — Longtemps les spectateurs se sont tenus debout au parterre : cet usage se maintient encore dans quelques villes de province.

PARTMÉNIUM ^du gr. rap6Évioî, virginal), çenre de la famille des Composées, triou des Sénécioniaées, établi pour des plantes herbacées ou frutescentes de l'.^mérique équatoriale, ayant le port des camomilles, des feuilles alternes et des fleurs blanches (d'où son nom) disposées en panicules.

PARTHÉNOGENÈSE du gr. -ripOîvo;, viei^e, et vsvsir:;, génération , motle de reprotluction par œufs véritables, mais non fécondés : la femelle seule suffit à la reproduction de l'espèce. Ce mode de reproduction était connu des anciens, qui lui avaient donné un nom particulier: seulement ils l'attribuaient même aux animaux supérieurs, tandis qu'il n'apparaît avec régularité que chez certains insectes et animaux inférieurs. Tantôt la parthénogenèse est accidentelle, comme, p. ex., chez les .\beilles et les Guêpes: cela veut dire que dans une même nonte, quelques œufs ne seront pas fécondés, ils se développeront néanmoins et il en sortira des mâles. Les autres œufs, fécondés, doivent donner naissance à des femelles ou des ouvrières, suivant la grande ou petite quantité de miel dont seront remplis les alvéoles où ils se développent.

Dans d'autres cas, la parthénogenèse est nécessaire. ti en est ainsi chez les Pucerons, le Phylloxéra, etc. Ainsi une ponte d'œufs de printemps ou d'été ne produira que des femelles: leurs œufs non fécondés pourront encore donner seulement des femelles; à la suite de quelques générations une ponte donnera des mâles et des femelles: ceci, en général, à l'entrée de l'hiver. Les œufs prochains seront alors fécondés, et le cycle réguher recommence.

Ces exemples suffisent à montrer que si la cellule œuf a généralement besoin, pour se diviser jusqu'à former l'embryon, de la fusion avec une cellule mâle {spernialozoïde), elle peut parfois, chez certains animaux, accomplir toute son évolution sans ce concours {l'oy. œcf).

Chez quelques Plantes inférieures dans lesquelles il existe une reproduction sexuée, il arrive quelquefois que les deux cellules qui, en se fusionnant, doivent produire l'œuf, ne se rapprociient pas et cependant il se forme un faux œuf dans chacune d'elles. On dit qu'il y a parthénogenèse (ex. : Miicor, Spirogyre . Chez certains Chara [Chara crinita], on ne connaît pas d'individus mâles, et cependant de faux œufs se développent dans des appareils femelles semblables à ceux des autres Characées.

PARTHÉNOPE (nom mytholog.), genre de Crustacés, de l'ortlre des Décapodes brachyures, famille des Oxvrviiques, ne renferme qu'une seule espèce, le P. horrible (P. horrida), ainsi nommé à cause de sa laideur : il se trouve dans l'océan Indien et dans l'Atlantique.

PARTHÉNOPE. W' petite planète, trouvée le 11 mai 1850 par Gasprin, à Naples. Voy. planètes.

PARTI (du lat. partitus, divisé, partagé^ se dit, en I{otani(|iie, dans les mots composés, des parties qui sont profondément divisées. On dit biparti, triparti, quinqué-

parti, etc., selon qu'il y a 2, 5, 5 ou un plus grand nombre de divisions.

PARU, t. de Blason, se dit de l'écu divisé en deux parties égales par une ligne verticale; c'est le contraire du coupé, qui divise l'écu par une ligne horizontale. Un écu peut être à la fois parti et coupé. On le dit aussi d'un aigle à deux têtes : p. ex. il porte de sable à l'aigle d'or au chef parti. Parti en sautoir se dit d'un écu tranché par une diagonale de dextre à sénestre ou taillé par une diagonale de sénestre à dextre. Vécu parti et coupé de six pièces est celui qui a trois pièces en chef et trois en

E ointe. Un écu peut d'ailleurs être partagé jMir plusieurs gnes verticales et horizontales; deux lignes verticales et trois horizontales, p. ex., donnent parti de 2 et coupé de 3.

Charte partie. Voy. charte.

PARTI Al RE de partiarius). Voy. colon et ferkier.

PARTI BUS in). Voy. évêque.

PARTICIPATION [du hl. participatio). La loi reconnaît des associations ou des sociétés en participation : ces associations, momentanées et ordinairement secrètes, sont relatives à une ou plusieurs opérations de commerce ; elles ont lieu, pour les objets, dans les formes et aux conditions dont conviennent entre eux les participants, et ne sont pas sujettes aux formalités prescrites pour les autres sociétés (C. de comm., art. 47-50). Toy. société.

Participation aux bénéfices. Certains patrons, pour s'attacher leurs ouvriers et pour les engager à faire leur tâche le mieux et avec le moins de frais possible, ont imaginé de les intéresser aux l>énéfices de la maison, en leur en distribuant une partie, soit sous forme d'augmentation de salaire à la fin du mois ou de l'année, soit en le versant en leur nom dans une caisse de prévoyance ou de retraite. Ce système mérite d'être encouragé et répandu, parce qu'il associe dans une certaine mesure l'ouvrier aux profits du patron, et par là établit entre eux un lien plus ferme et plus étroit.

PARTICIPE (du lat. participium], partie du discours

aui participe à la fois ae la nature du verbe et de celle e l'adjectif : il tient du verbe, en ce qu'il exprime comme lui les attributs d'existence, d'action et de temps; il tient de l'adjectif, en ce qu'il exprime une qualité ou une manière d'être, et s'accorde en genre et en nombre avec le nom. — Quoique compté parmi les parties du discours ( Voy. mot), le participe n'est pas un élément essentiel du langage : c'est un adjectif d'une nature particulière.

En français, on distingue deux sortes de participes : le participe présent et le participe passé. — Le P. présent exprime en général une action que l'on fait ou un état actuel et passager; il est employé avec ou sans régime direct, selon que le verbe auquel il appartient est actif ou neutre. Il ne faut pas le confondre avec l'adjectif verbal, qui exprime, non une action, mais un état, une manière d'être permanente. Le participe présent est invariable (une mère aimant ses enfants) ; l'adjectif verbal est variable (une femme aimante). Autrefois le participe

F résent était variable ; son invariabilité a été décidée par Académie dans sa séance du 3 juin 1679. — Le P. passé exprime soit l'état passif, et dans ce cas il se joint toujours à l'auxiliaire être {je stiis aimé) ; soit une idée de temps écoulé, et alors on le joint avec l'auxiliaire avoir quand le verbe auquel il appartient marque l'action, ou avec l'auxiliaire être quand ce verbe est pronominal ou indique un état. L'emploi du participe passe offre en français quelques difficultés, pour lesquelles il faut consulter les grammaires.

En latin, outre le participe présent (en ans ou ens], qui est actif, et le participe passé (en us), qui est passif, il y a un participe futur de l'actif (en urus) et un participe futur au passif (en andus ou endus). — En grec, il y a des participes correspondant à tous les temps du verbe, sauf l'imparfait et le plus-que-parfait : ainsi on a les participes présent, futur, aoriste, parfait, et même les participes futur second, aoriste second, parfait second.

PARTICULE (du lat. particula). En Grammaire, on appelle particule un petit mot destiné à compléter ou à modifier le sens d'un autre mot. Quand la particule est jointe au mot et fait corps avec lui. elle est dite inséparable, comme dis. dé, mé. re, qui font corps avec les mots disjoindre, déplaire, mécompte, reprendre. Quand elle ne fait pas partie du mol. elle est dite séparable, comme

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