‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1180 sur 1729 · PARTERRE · texte numérisé non relu

PARTERRE

i'accompagTiPr, pour cmpôclicr la surprise ot pour lui servir (le témoins. Chacun des combattanls avait ordinairement avec lui deux parrains : ceux-ci visitaient les armes, faisaient faire aux champions leur prière et leur confession, et ne les laissaient en venir aux mains qu'après leur avoir demandé s'ils n'avaient aucune parole à faire passer à leur adversaire. Voy. tkmoin.

PAR RAQUA, Ortalida. genre d'Oiseaux, de l'ordre des Gallinacés, famille des Alectors, qui ne diffèrent des Pénélopes que parce qu'ils n'ont pas de nu à la gorge et autour des yeux, et que leur tète est complètement emplumée. Le Parraqua se trouve dans l'Amérique du Sud. Sa voix est rauque et forte; sa nourriture consiste en fruits. Principales espèces : le P. momot, le P. maillé et le P. de Goitdot.

PARRICIDE (du ht. parricidivm). C'est, d'après la définition de la loi, le meurtre des père ou mère légitimes, naturels ou adoptifs, ou de tout autre ascendant légitime (C. pén., art. 299J. Celui oui commet ce meurtre est aussi appelé parricide (en latin parricida). En France, tout coupable de parricide est nuni de mort. 11 est conduit sur le lieu de l'exécution en chemise, nu-pieds et la tête couverte d'un voile noir. Il reste exposé sur l'échafaud pendant qu'un huissier fait au peuple la lecture de l'arrêt de condamnation, puis il est immédiatement exécuté à mort (art. 13 et 302). Jusqu'en 1832, on lui coupait le poignet droit avant l'exécution. — Les anciens Egyptiens enfonçaient des roseaux pointus dans toutes les parties du corps d'un parricide, et le jetaient en cet état sur un monceau d'épines où l'on mettait le feu. A Athènes, Selon n'avait point fait de loi contre le parricide, ne croyant point, disait-il, que ce crime fût possible. A Rome, la loi des Douze Tables condamnait le parricide à être préalablement fouetté jusqu'au sang, et puis enfermé dans un sac de cuir avec un cliien, un singe, un coq et une vipère, et

i'eté ainsi dans la mer; plus tard, on se contenta de le irùler vif, ou de l'exposer aux bêtes. Autrefois, en France, les parricides étaient condamnés à subir la question, à avoir le poing droit coupé, à faire amende honorable et à être rompus vifs sur la roue ; on brûlait ensuite leurs corps et on en jetait les cendres au vent.

PART (du lat. pars, partis), portion d'un tout qui se divise entre plusieurs personnes. Voy. partage.

En Droit, on nomme : part d'enfant la porlion qui revient à chaque enfant dans une succession, ou une valeur égale à la part qui reviendrait à chaque enfant ; — part ou portion disponible, colle dont la loi permet de dis-

Îoser à titre gratuit, au préjudice des héritiers du sang. 'oy. QUOTITÉ.

PART (du lat. partus). Dans la Médecine légale, ce mot est synonyme tantôt de parturition, d'accouchement : mais il se dit alors des animaux mammifères plutôt que de l'espèce humaine; tantôt de fœtus ou d'enfant nouveauné : c'est en ce sens que l'on dit part légitime ou illégitime.

La loi distingue et punit : 1° Vexposition de part, action de déposer et de délaisser un enfant nouveau-né dans un lieu quelconque, qu'il soit solitaire ou non (Voy. ENFANTS THonvÉs) ; — 2" la suppression de part, action de dérober et de receler un enfant nouveau-né, dans l'intention de le priver de son état civil ( Voy. naissance et déclakation) ; — 3» la supposition de part, action de présenler un enfant comme né d'une femme qui n'est pas réellement accouchée, quel que soit l'intérêt qui ait dicté cette manœuvre ; — 4° la substitution de part, action de remplacer un nouveau-né par un autre, un enfant mort-né par un enfant vivant, une fille par un garçon, et réciproquement. — La loi punit d'amendes et d'emprisonnement, gradués selon les circonstances, le crime d'exposition ; elle punit de la réclusion la suppression, la substitution et la supposition de part (C. pén., art. 345 et suiv.).

PARTAGE (de part, en latin pars), division d'une chose, d un bien quelconque entre plusieurs personnes. En Droit, il désigne le contrat par lequel une chose jusque-là indivise est partagée entre les copropriétaires. Eu matière de succession, nul ne peut être contraint à demeurer dans I indivision, et le partage peut toujours être provoqué, nonobstant prohibitions et conventions contraires; on peut cependant convenir de suspendre le partage pendant un temps limite : celte convention ne peut être obligatoire au delà de cmq ans, mais elle peut être renouvelée (Code civ., art. 815). bi les immeubles ne peuvent pas se partager

commodément, il doit être procédé à la vente par licitation devant le tribunal. Si les narlies sont toutes majeures et qu'elles y consentent, la licitation peut être faite devant un notaire (art. 827). Si tous les héritiers sont présents et majeurs, l'apposition des scellés n'est pas nécessaire et le partage peut être fait dans la forme et par tel acte que les parties intéressées jugent convenable ; si tous les héritiers ne sont pas présents, s'il y a parmi eux des mineurs ou des interdits, les scellés doivent être apposés dans le plus bref délai (art. 819). Les créanciers peuvent aussi requérir l'apposition des scellés (art. 820). L'action en partage et les contestations qui s'élèvent dans le cours des opérations sont soumises au tribunal du lieu de l'ouverture de la succession. C'est devant ce tribunal qu'il est procédé aux licitations (art. 822). Les partages peuvent être rescindés pour cause de violence ou de dol. Il peut aussi y avoir lieu à rescision lorsque l'un des cohéritiers établit à son préjudice une lésion de plus du quart (art. 887). Chacun des copartageants est censé avoir succédé seul et immédiatement à tous les effets compris dans son lot ou à lui échus par licitation et n'avoir jamais eu la propriété des autres effets de la succession (art. 883). Les cohéritiers demeurent respectivement garants, les uns envers les autres, des troubles et évictions seulement qui procèdent d'une cause antérieure au partage. La garantie n'a pas lieu si l'espèce d'éviction soufferte a été exceptée par une clause expresse et particulière de l'acte de partage (art. 884). Les mêmes règles s'appliquent aux partages entre associés (art. 1872).

Partage d'ascendant. C'est l'acte par lequel les parents font entre leurs enfants ou descendants le partage de leurs biens. Ce partage se fait soit par donation entre vifs, soit

[»ar testament. La donation entre vifs est un acte par equel le donateur se dépouille actuellement et irrévocablement de la chose donnée, en faveur du donataire qui l'accepte (Code civ., art. 894). Le festameut est au contraire un acte essentiellement révocable (art. 895). Les partages faits par donation entre vifs ne peuvent comprendre que les biens présents (art. 1076). Si le partage n'est pas fait entre tous les enfants qui existeront à 1 époque du décès et les descendants de ceux prédécédés, le partage sera nul pour le tout (art. 1078).

Partage de juges ou d'arbitres. Voy. arbitrage.

Point de partage, terme de Géographie, point entre deux bassins fluviaux, assez élevé pour que les eaux puissent couler indifféremment d'un côté ou de l'autre. — En Hydraulique, c'est le point où l'on place le réservoir supérieur qui doit alimenter le canal. On appelle canal à point de partage le canal qui franchit une chaîne de montagnes ou un faîte quelconque entre deux vallées. Le point de partage est aussi le point culminant d'un chemin de fer quand il quitte le versant d'une montagne ou d'une vallée pour descendre de l'autre côté.

Bief de partage. C'est le bief le plus élevé du canal à point de partage, celui qui écoule ses eaux sur les deux versants.

Ligne de partage des eaux. C'est la ligne de hauteurs qui sépare les bassins et les versants entre eux. Cette ligne, appelée aussi ligne de faîte, arête hydrographique, est souvent marquée par des montagnes assez élevées, comme les Cévennes entre Rhône et Loire : souvent aussi elle se compose de plateaux très peu élevés, comme le plateau d'Orléans entre Loire et Seine, ou même de simples ondulations de terrain ; quelquefois même la limite mal définie des versants et des bassins est marquée par des lacs ou des marécages.

PARTANCE (de partant). En termes de Marine, ce mot, synonyme de départ, exprime le moment où un vaisseau prêt à partir cesse toute communication avec la terre. Ou appelle : coup de partance, le coup de canon qu'on lire

[(our appeler les retardataires et les avertir qu'on est sur e point de mettre à la voile ; pavillon de partance, le pavillon qu'on hisse à la poupe pour avertir 1 équipage qui est à terre qu'il ait à venir à bord pour appareiller; />o/Hf de partance, le point que l'on détermine sur la carte avant de perdre la terre de vue, et à partir duquel on commence à compter la route.

PARTERRE (ilu fr. par terre), la partie d'un jardin spécialement consacrée à la culture des fleurs et des plantes d'agrément. On distinguait autrefois : les parlen-es à broderie, composés de rinceaux, de fleurons, et autres ligures formées par des traits de buis nain, et entourées

PARTHÉMLiM

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