Partie simple, partie doubh, termes de Comptabilité
Voy. TENUE DES LIVRES.
Parties du discours : ce sont les mots {Voy. mot). — *aire les parties d'une phrase, c'est en faire l'analyse, voy. ce mot. ^
PARTITIF (du lat. partitum , supin de partiri, partager), se dit, en Grammaire, de tout mot qui désigne une partie d un tout : la moitié, une dizaine, etc., sont des fiubslanliljs parhhk; plusieurs, quelques, des adjectifs par-
titifs. La préposition de se prend aussi dans un sens partitif, comme quand on dit : donner de l'argent. — Voy.
COI.I.ECTIi''.
PARTITION (du lat. partitio, distribution en parties). En Musique, c'est la collection écrite ou gravée de toutes les parties concertantes d'un morceau de musique. Les parties y sont notées sur autant de portées distinctes et disposées les unes au-dessus des autres, chacune avec la clef qui lui appartient. Les mesures sont séparées par une grande ligne perpendiculaire qui se prolonge de la portée supérieure à la portée inférieure, de sorte que, par ce moyen, l'œil peut d'un seul coup saisir l'ensemble des parties. Les compositeurs ne divisent pas tous leurs partitions de la même manière : la manière la plus habituelle consiste à séparer la partition en trois masses, en ayant soin de commencer dans chaque masse par les parties aiguës et de finir par les plus graves. Ces trois masses sont, en haut les instruments à vent ou V harmonie, au milieu les voix ou le chant, et en bas les instruments à cordes appelés généralement le quatuor. Quelque ordre que l'on donne aux parties, la basse doit être au-dessous du tout. On appelle partition réduite ou réduction une partition destinée à être jouée au piano, où l'ensemble des ])arties est réuni sur 2 ou 4 parties. Dans l'usage vulg., partition se prend souvent pour l'œuvre même du compositeur.
On nomme encore partition une règle d'après laquelle les facteurs et accordeurs d'orgue et de piano accordent ces instruments. On commence par une corde ou tuyau de chaque touche dans l'étendue d'une onzième prise vers le milieu du clavier, et l'on accorde tout le reste sur cette onzième, qui est dite elle-même partition.
En Droit, legs de partition se dit quelquefois du legs d'une quote-part de la succession, comme la moitié ou le tiers.
Partitions de l'écu. Voy. blason.
Partitions oratoires, titre d'un ouvrage de Cicéron sur la rhétorique, a été ainsi appelé parce qu'il est comme partagé en demandes et en réponses.
PARTSCHINE, minéral ayant la composition du grenat spessartine [Voy. ce mot), mais cristallisant dans le système clinorhombique ; se trouve en Transylvanie.
PARTURITION (du lai. parturitio), l'accouchement naturel [Voy. accouchement). Il se dit aussi de la mise bas des animaux.
PARULIE (du gr. Tapi, auprès, et ouaov, gencive), terme ancien désignant l'abcès qui se forme dans le tissu des gencives et qui provient souvent de la carie des dents.
PARUS, nom latin scientifique du genre mésange.
PARVIS (du b.-lat. parvisius; de paradisus, paradis, jardin), espace libre, clos d'une balustrade, accessible par un large escalier, et placé devant la grande porte d'une église, notamment d'une cathédrale : tel était à Paris le parvis Notre-Dame, dont la place adjacente a conservé le nom. — Chez les Juifs, c'était d'abord un espace réservé aux fidèles autour du tabernacle. Dans la suite, ce mot fut étendu aux vestibules et aux espaces libres formant l'enceinte d'un temple. Trois cours attenantes au temple de Jérusalem portaient le nom de parvis. L'enceinte extérieure des anciennes basiliques chrétiennes est souvent désignée sous le nom de parvis. On confond quelquefois le parvis avec Vaitre, espace, en forme de cloître, réservé jadis autour des églises et qui servait généralement de cimetière : ce dernier nom vient du mot latin atrium qui désignait la cour d'entrée des maisons romaines.
PAS (du lat. passus). Il se dit de l'espace parcouru par l'homme dans son mouvement de progression en portant un pied devant l'autre, et du mouvement de progression lui-même.
On a souvent pris le pas pour mesure de longueur. Le pas grec (béma) renfermait 2 pieds grecs et demi, et valait 0 m. 77 ; le pas romain [passas) valait 5 pieds romains, c.-à-d. 1 m. 47 ; il ne faut pas le confondre avec le gradus, ou pes sestertius, pas inférieur, qui était la moitié du passus (0 m. 73). — Auj. on compte le pas géométrique, grand pas ou pas allemand, comme valant 1 m. 60. Le pas ordinaire ne vaut que 0 m. 80. En Espagne, le pas \passo) vaut 1 m. 41 ; à Florence, 1 m. 64; à Naples, \ m. 97.
Dans l'Art militaire, pas se dit des différentes manières de marcher des troupes. On distingue : le pas accéléré, dont la longueur est de 0 m. 75 et la vitesse 120 à la minute ; le pas gymnastique, longueur 0 m. 80, vitesse 170;
PASAN