‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1199 sur 1729 · PEI>'E · texte numérisé non relu

PEI>'E

tnaloïde, vulg. Ipécacuana bâtard, a des propriétés émétiques.

PÉDILONIE, Wachendorfia, genre de la famille des Hémotloracées, renferme des plantes herbacées à racine tubéreuse, du cap de Bonne-Espérance.

PÉOILUVE (du lat. pes, pcdis. pied, et luere, laveri, bain de pieds. Les pédiluves agissent comme révulsifs, et sont particulièrement propres à détourner les contestions de la tèlc et de la poitrine, à combattre les maux de tète, les convulsions, les accidents produits par les maladies du cœur, etc. Un emploie ordinaucmenl l'eau à une température de 50 à 55% en augmentant ensuite graduellement la chaleur; souvent on ajoute à l'eau du sel, du vinaigre, des cendres ou de la farine de moutarde. L'immersion ne doit pas durer plus de 8 à 10 minutes, et il faut ensuite avoir soin de maintenir les pieds bien chauds, alin d'éviter une réaction qui pourrait cire dangereuse. — Dans les «aignées du pied, on fait usage de pédiluves tièdes pour amener un aftlux du sang dans les membres inférieurs et en entretenir l'écoulement.

PÉDIMANES du lat. pes, pedis, pied, et nianus, main , nom donné quelquefois aux animaux qui, comme la Sarigue, ont le pouce des pieds de derrière séparé et op|)osable, comme celui de la main.

PÉDI PALPES (du ial. pes, pedis. DÏed, et palptts, palpe), nom donné par Lalreille à vme famille d'Arachnides, caractérisée par des palpes en fonne de bras ou de serres, et qui correspond aux Scorpionides et aux Phrynés. Voy. ces mots.

PÉDI PES. genre de Mollusques. Voy. piétlx.

PÉDOMÈTRE, instrument qui compte les pas. Voy.

tOMPTE-PAS et HODOMÈTRE.

PÉDONCULE (du M. pedimculiis'. On appelle ainsi, en Botanique, le support de la fleur. C'est un véritable rameau, raccourci et presque avorté : il est nu ou chargé de feuilles réduites à l'état de bractées. Quand il est ramifié, SOS dernières ramifications, terminées chacune par une tleur, s'appellent pédicelles (Lilas). Le pédoncule peut être uni flore, bi flore, tri flore, nntlti flore. II nait le plus souvent à l'aisselle d'une feuille ou d'une bractée; il est : épipliylle. ouand il fait, pour ainsi dire, corps avec la nervure médiane du liinlxî de la bractée; alaire. quand c'est une sommité de tige réduite à porter une fleur, et déjjassée par deux rameaux latéraux et divergents, nés de deux feuilles opposées. Quand le jjédonculc naît d'une rosette de feuilles radicales, on l'appelle hampe. Le pédoncule otfre quelquefois des articulations par lesquelles il peut se détacher (Asperge).

En Analomie, on donne le nom de pédoncule à divers appendices du cerveau : ce sont des faisceaux qui font partie de l'encéphale. On distuigue les P. du conieau, les P. du cervelet, les P. du corps calleux, les P. de la <flande pinéale.

PÉDONCULES, nom donné, dans la classification de I.atreille, à un ordre de Brachiopodcs. caractérisés par un pédoncule tendineux ou fibreux qui supporte la coquille. Cet ordre comprenait deux familles, les Equivalves et les Inéfjuii'alves.

PEOUM, mot latin qui veut dire houlette, désigne, en Archéologie, le bâton pastoral, recourbé par le bout. On voit le pedum dans les mains de Paris, d'Atys, de Pan, des Faunes, des Satyres, etc. — Le pedum était aussi porté par les acteurs comiques.

PEorii. Lamarck avait créé sous ce nom un genre spécial de Mollus«jues acéphales que ses caractères généraux doivent faire rentrer dans le genre Peigne. Les Pedum, vulg. Houlettes, habitent principalement l'océan Indien et les mers de l'Australie. Ils sont remarquables par les couleurs vives du manteau de l'animal, vort-blcuàtre avec list-ré jaune à l'extérieur, vert éclatant bordé de noir à l'intérieur.

PÉGA. ancienne mesure de capacité pour les liquides, usitée dans le Languedoc. Le péga valait à Toulouse 8 uchaux : il vaut de nos mesures o lit. 168.

PEGANUM, nom latin Iratanique de la Rue.

PÉGASE, dit aussi le Cheval ailé et la Grande Croix, constellation de l'hémisphère Ixjréal, située entre le Cygne, le Verseau, les Poissons et Andromède. Elle comprend 3 étoiles do 2' grandeur fort brillantes : a ou Markab, ^ ou Scheat, y ou Algénib. qui forment avec a d'Andromède une ligure quadrangulaire, analogue à celle de la Grande •Ourse, mais jilus grande. Au centre de ce carré on remar-

que l'étoile Yed qui est aussi de 2* grandeur. Cette constellation renferme en outre 2 étoilestle 3« grandeur, 5 de 4', 52 de o*. Son ascension rlroite moyenne est 22 h. 25 m., sa déclinaison 15°.

PÉGASE, Pegasus, genre de Poissons, de l'ordre des Ostëodermcs, famille des Lophobranclies : museau saillant, avec la bouche en dessous; nageoires pectorales très développées. Le t\-pe du genre est le Pégase dragon ^P. volans], de 0 m. 10 de long, qui habite la mer des Indes.

PEGMATITE 'du gr. irriyaa, conglomération), variété de granulife à gros grain. Voy. graxulite.

PEGMATOLITE, var. d'Orthose [Voy. ce mot).

PÉGOT, nom vulgaire de la Fauvette des Alpes.

PEHLVI, langue et caractères d'écriture des anciens Persans, des Mèdes et des Parthes. Le pehivi succéda au zcnd et cessa à son tour d'être une langue vulgaire dès le v° s. de notre ère.

PEIGNE (du lat. pecten\ instrument de buis, de corne, d'écaillé, d'ivoire, de caoutchouc, de celluloïd, etc., taille d'un ou des deux côtés en forme de dents, et qui sert à démêler les cheveux et à nettoyer la tète. C'est aussi un ornement de tète, de forme courbe et à longues dents, que les femmes portent pour retrousser et retenir leurs cheveux. Les peignes sont confectionnés par les labletiers. Les tubletiers-peigniers formaient autrefois à Paris une communauté d'arts et métiers qui comptait plus de deux cents maîtres.

Dans l'Industrie, on nomme peigne : l' un instrument formé de pointes de fer très acérées, fixées sur une planche de bois rectangulaire, et qui sert |K)ur apprêter la laine, le chanvre et le lin, la bourre de soie, etc. : le peignage a ])Our but : de séparer dans la laine les filaments longs et élastiques \cœu>] , des filaments courts et cotonneux (blousse): aaiis le chanvre et le lin, de séparer les brins avec lesquels on fait le fil, de l'étoupe; de mettre la bourre de soie en état d'être filée, etc. Depuis une cinquantaine d'années ce peignage se fait à l'aide de mécaniques dont l'invention est due à Josué Ileilmann ; 2° un châssis long et étroit divisé en un grand nombre d'ouvertures Iméaires, par où les Tisserands font passer les fils qui comj.x)sent la chaîne. — Les Epingliere apjjellent peigne un instrument qui sert à piquer les papiers dans lestiuels on place les épingles quand elles sont achevées ; les Tourneurs, un outil denté, propre à former des vis sur le tour en l'air, etc.

PEIGNE, Pecte», genre de Mollusques acéphales, de l'ordre des Pleuroconques. et type de la famille des Peclinidées : coquille incquivalve, demi-circulaire, à cô'es rayonnant du sommet vers la circonférence, à bord cardinal tronqué transversalement, et â crochets contigus; charnière sans dents, ligament formé d'une partie intérieure logée dans une fossette triangulaire et (l'une partie extérieure et linéaire. L'oreillette buccale de la valve inférieure est échancréo et laisse passer le byssus par lequel la coquille adhère aux rochers sous-marins. — Les Peignes se rencontrent à l'état fossile depuis l'étage dévonien: parmi les nombreuses espèces t|ui peuplent les mers actuelles, les unes sont remarquables par l'éclat de leurs couleurs (P. manteau. P. bigarré, P. bénitier)-, d'autres sont recherchées pour la délicatesse de leur chair [P. à côtes rondes). On donne quelauefois à cette dernière espèce le nom de Pèlerine ou ae Coquille de St Jacques, à cause de l'habitude qu'avaient les pèlerins d'en orner leurs habits ou leurs chapeaux.

Peigne de Vénus, plante de la famille des Ombellifères (Scandix Pecten Veneris), ainsi nommée parce qu'à ses fleurs succèdent des fruits très allongés et disposés sur un rang comme les dents d'un peigne.

PEIGNEUSE MÉCASiQCE. Voy. peigne.

PEINE (du lat. pœna). C'est, en Droit civil, la sanction de la violation du droit d'autrui : ainsi la clause pénale et les dommages-intérêts {Voy. ces mots) sont de véritables peines. Dans le Droit criminel, on appelle proprement peine la punition ou châtiment d'un crime (P. criminelle , d'un délit (P. correctionnelle] ou d'une contravention (P. de simple police). Les peines criminelles sont affliclivcs et infamantes, ou infamantes seulement : les P. afflictives et infamantes sont la mort, les travaux forcés à perpétuité, la déportation, les travaux forcés à temps, la détention, la réclusion ; les P. infamantes seulement sont le bannissement et la dégradation civique. Les peines rorreclionnelles consistent dans l'emprisonnciuenl tcmpoi"iir<i

PEINTADE

PELMURE

dans un lieu Hc correction, rinterdiclion à temps de cortains droits civi(juos ou de iainillc, et l'amende. Los peines de simple police consistent dans un emprisonnement qui ne peut jamais excéder cinq jours, une amende qni ne peut jamais être de plus de 15 l'r., et la conliscation dos choses saisies en contravention. On distingue aussi les P. principales, qui viennent d'être énumcrécs, et les P. accessoires, telles que la surveillance de la haute police et la conliscation spéciale. Enfin les peines produisent certaines conséquences quant à la finalité civde : les peines criminelles aiflictives emportent l'interdiction légale et la dégradation civique ; quand elles sont perpétuelles, elles emportent de plus la privation du droit de disposer ou de recevoir à titre gratuit, cxcej)té pour cause d'aliments, privation qui a remplacé la mort civile (C. pén., art. G-56, 4(J4-470; Loi du 51 mai 1854). La détermmation des différentes peines affectées à chaque genre d'infraction aux lois est 1 objet du Code pénal. Voy. ce mot.

Considérées dans la manière dont elles frappent le coupable, toutes les peines sont corporelles, 2)éctmiaires ou morales ; toutes celles qui ont été ou qui sont encore en usage chez les diiïércnts peuples civilisés ou réputés tels peuvent se réduire aux suivantes : le blâtne pur et simple, l'amende pécuniaire, la j)rison, le fouet ou la bastonnade, l'exposition publique et le carcan, la dégradation, la question, la confiscation, l'emprisonnement, l'exil, l'esclavage, les travaux forcés, la mutilalion, la mort civile et politique, la mort physique, accompagnée d'accessoires plus ou moins cruels. — La juste proportion de la peine au délit constitue la bonté d'un système pénal. Chez les anciens et longtemps aussi chez les peuples modernes, la sévérité des peines a été excessive : la vengeance, et non l'expiation, était le but de la pmiition. Les progrès de la civilisation tendent tous les jours à rétablir l'équilibre entre le crime et le châtiment. On a même été plus loin : on a cherché à moraliser les condamnés [Voy. i'é.mtencier). — Consulter : Beccaria, Traité des délits et des peines (1764); J. Bentham, Théorie des peines et des récompenses (1812) ; Bossi, Traité du droit pénal (1829); J. Loiseleur, les Crimes et les peines (1863) ; et les Traités de droit pénal de Faustin Hélie, d'Ortolan, de Garraud. Voy. droit.

Peine capitale ou Peine de mort, peine qui entraîne la mort du condamné : c'est l'une des peines aiflictives et infamantes. L'assassinat, le parricide, l'infanticide et l'empoisonnement ; l'attentat contre la sûreté de l'Etat, le faux témoignage contre un accusé condamné à la peine capitale sont punis de la peine de mort. En France, tout condamne à mort a la tête tranchée. Il existait autrefois cinq modes d'appliquer la peine de mort : le feu, la roue, la potence, la décollation et l'écartèlement. Aujourd'hui on n'applique plus que la décollation; elle a lieu par le moyen de la guillotine [Voy. ce mot), qui a été adopté comme le plus sûr et le plus expéditif. On a aussi employé d'autres supplices : la lapidation, le pal, l'estrapade, etc. ; mais ces supplices barbares ont été presque partout abandonnés. — La question de Vabolition de la peine de mort a été souvent agitée dans les temps modernes et a partagé les meilleurs esprits; Montesquieu, J.-J. Bousseau, Mablv, Filangieri ont reconnu à la société le droit de punir de "mort le criminel qui la met en danger; Beccaria, Pastoret, Livingslon, rie Tracy, Dupin, Cli. Lucas, Lamartine, V. Hugo, etc., lui ont dénié ce droit [Voy. notamment Mittelmaier, De l'abolition de la peine de mort. trad. jmr M. Leven). Plusieurs nations ont fait l'essai d'abolir la peine (le mort, mais quelques-unes se sont vues dans la nécessité de la rétablir. La peine de mort avait été abolie en France. en 1848 pour les crimes politiques; elle a été rétablie en 1853 pour les attentats contre le chef de l'Etat.

Commutation de peine. Voy. commctatios.

PEINTADE, oiseau. Voy. pintade.

PEINTURE (du lat. pîctura), art de reproduire sur une surface plane l'açparence des objets visibles au moven du dessm, du modelé et du coloris. 1° Le dessin est la partie fondamentale : il représente les contours des objets par de simples traits : si les objets sont à des distances inégales, le trace doit se conformer aux règles géométriques de la perspective linéaire (à laquelle le coloris joint la perspective aérienne). Le but étant de rendre des idées et des sentiments nar le geste et. Vexpression du visage, il Inut avant tout bien connaître in figure, c.-à-d les formes .tijs organes du corps humain et raction que les passions

exercent sur eux. Si l'artiste ne se Iwrne pas à copier ef compose un tableau, il doit, en exprimant sa pensée [aile d(!ssin, s'occuper surtout de leflet général des lignes et négliger les détails minutieux pour concentrer l'aitention sur le caractère qu'il veut faire ressortir et mettre eu saillie. 2° Le modelé représente les méplats du corps, les modilications que l'ombre et la lumière produisent sur les contours des objets. 3" Le coloris imite les teintes des objets, telles qu'elles paraissent selon les positions, lesdistances et la lumière. Il emploie trois couleurs fondamentales, jaune, rouge et bleu, lesquelles mélangées en proportions diverses avec le blanc et le noir produisent toutes les teintes et les nuances qu'oll're la nature. Il suppose la connaissance des ell'ets de l'association des couleurs complémentaires et de la juxtaposition des couleurs non com-

[ilémentaires afin d'éviter les dissonances et de rechercher es harmonies d'analogie et de contraste. — Pour la peinture à l'huile, les couleurs se placent ordinairement sur la palette dans l'ordre suivant : 1° jaune de Naples (jaune clair), ocre jaune, ocre de ru (jaune foncé) ; 2" vermillon, brun (ocre rouge), laque (violet rougej ; Z" teire de Sienne brûlée, bitume et terre de Casscl (terres brunes) ; 4° bleu d'outremer (lapis-lazuli), cobalt (bleu Thenard). bleu de Prusse et indigo (bleu foncé de roi), etc.; on. met à part le noir (noir d'ivoire, de pêche, de liège) et le blanc (blanc de plomb, d'argent, de céruse). On commence généralement par empâter, c.-à-d. qu'on charge decouleurs les clairs et on peint légèrement les ombres par glacis, avec des couleurs transparentes étendues d'huile ; puis, les masses établies, on cherche à rendre les demiteintes et les reflets en observant la dégradation de ton, etc. La touche, ou manière de déposer la couleur sur la toile, doit être variée pour imiter les divers aspects. Quand la peinture est bien sèche, on fait disparaître l'embu, ea étendant un vernis composé de 2 p. d'essence de térébenthine et de 1 p. de mastic en larmes. — On a beaucoup peint sur des panneaux de bois de peuplier et dechêne et sur des plaques de cuivre : aujourd'hui on se sert de toiles tendues sur des châssis en bois et enduitesd'une ou deux couches de blanc à l'huile. La bonne préparation des toiles, des couleurs et des vernis est d'une extrême importance pour la durée des tableaux, qui peuvent noircir rapidement, changer de ton, ou se détruire en s'écaillant. 11 est très difficile d'y remédier par une restauration, quelque adroite et quelque intelligente qu'elle soit.

La peinture à l'huile a été inventée ou plutôt perfectionnée au xv° siècle par les Van Eyck, qui ont trouve le siccatif, sans lequel elle était d'un emploi très difficile. Elle a remplacé la peinture à l'œuf, dont on faisait usage au moyen âge ; mais elle a laissé subsister les autres procédés qui ont chacun un usage spécial. Pour les décors dethéâtre, les décorations monumentales et les plafonds (quand ce ne sont pas des toiles encadrées), il y a la détrempe et la jjeinture à la cire ; celle-ci, qui imite Ven~ caustique des anciens, est préférée auj. à la fresque, fort cultivée à l'époque de la Benaissance, mais abandonnée depuis à cause de sa fragilité. Pour les petits sujets, on a l'aquarelle et la gouache, la miniature, réservée maintenant aux portraits, enfin le pastel. A ces procédés se rattachent encore, avec les modifications qu'exige la nature des matériaux employés, la peinture en émail, sur faïence et sur lave, sur porcelaine et sur verre, la mosaïque, la marqueterie pour meui)les, la tapisserie. Ces deux applications de la peinture conduisent aux arts industriels, où la connaissance du dessin et des lois du coloris est nécessaire au dessinateur {Voy. tous ces mots). — Consulter les traités de Léonard de Vinci, de Bubens, de Lebrun, de Paillot de Montabert, de Valin [l Art du peintre), de Ch. Blanc [Grammaire des arts du dessin), de Chevreul [Du contraste des couleurs), etc.

Au point de vue de l'Esthétique et de l'Histoire de la peinture, on distingue : 1" la P. d'histoire (sujets traités dans un style élevé), la P. religieuse, la P. de batailles, etc'; 2° le Portrait; '5' la P. de genre (sujets familiers, intérieurs, etc.) ; 4" le Paysage et les Animaux ; 5° les Marines ; 6° la P. de fleurs, de nature morte. Voy. paysage, portrait, marines, etc.

La peinture chez les Assyriens et les Chaldéens servit à rehausser les bas-reliefs de couleurs éclatantes et à décorer les murailles de larges bandes de couleur superposées, de bordures semées de rosaces, de taureaux affrontés, de

PEITHO

PELERINE

figures à teintes plates. Avec une technique analogue, mais avec une palette infiniment plus nuancée, les Egyptiens ont rehaussé de teintes plates le léger modelé de leurs basreliefs, décoré magniliquement de motifs stylisés les murs et les plalonds de leui-s édifices, et couvert les monuments, les tombeaux de Thèbes, de Beni-Hassan, etc., d'exquises ligures de femmes, musiciennes, danseuses, divinités, de combattants et de lutteurs, de scènes de la vie journalière, de tableaux historiques ou religieux. Mais c'est en Grèce que se développa le plus complètement la peinture. Malheureusement, tandis qu'il nous reste quelques fragments importants de fresques mycéniennes, peintures d'animaux ou ornements, le souvenir d'œuvres d'époques moins reculées, depuis les vieux peintres de Cormthe et de Sicvone, le peintre ionien Boularchos, jusqu'à Eumarès d Athènes (première moitié du vi" siècle), Cimon de Cléonées, la grande école attique du \' siècle (Polygnote, Micon, Panainos, ApoUodoreJ, l'école ionienne (Zeuxis, Parrhasios, Timanthe), enfin Apelles et Protogène (iv* siècle), ne nous est plus conserve que par les textes des auteurs et les peintures des vases, toujoure faites sous l'inspiration de quelque grande peinture. Les Romains ont été les imitateurs des (jrecs; il nous reste encore de leurs artistes «les ensembles inijwrtants à Pompéi, à llerculanum, à Rome (perspectives de villes, paysages, scènes mythologiques, etc.). Après la ruine de l'empire d'Occident, la peinture, pratiqut'e au sein des catacombes par les première chrétiens, se conser>a à Conslantinople (Byzance). C'est là qu'elle prit ce caractère essentiellement religieux, mais aussi ces formes raides et invariables qu'elle eut pendant une partie du moyen âge. Au xin' siècle, en Italie, elle cherche à s'allrancliir de la tradition par l'interprétation un peu plus réaliste de la figure humaine. Plus tard se formèrent les grandes écoles qui étendirent leur influence sur les autres contrées de l'Europe à la Renaissance. Voy.

GREC, ROMAIN, HEXAISSANCE, ITALIEN, MODERNE (aRT). Consulter l'Histoire des peintres de toutes les écoles, par Charles Blanc, Paul Maiitz, etc., (1874) ; l'Histoire de l'art antique de Perrot et Chipiez ; Girard, la Peinture antique.

La Peinture, comme tous les beaux-arts, a été encouragée par les princes et par les Etals qui se sont montrés jaloux de leur gloire : pour en favoriser le développement, la France a fondé Y Académie de peinture (1648), l'Ecole de Home (1666), l'Ecole des beaux-arts [l793), des Musées et des Expositions.

Peinture en bâtiment : c'est l'art qui a poiu" objet la grosse peinture et la décoration des Iràtiments. On distingue la P. en détrempe, dans laquelle les couleurs sont délayées à chaud dans de la colle, et la P. à l'huile, dont les couleurs sont broyées dans une huile siccative : celte dernière, où Ion emploie beaucoup de blanc de plomb, expose les peintres à des maladies graves et particulièrement aux coliques saturnines, dites pour cela coliques des rfeintres; on a essayé d'y remédier par la sulistitution du slanc de zinc à la cérusc. — La peinture en bâtiment comprend un grand nombre de spécialités, exercées chacune par autajit d'ouvriers dill'érenls : ceux qui peignent les fonds, ceux qui tracent les filets, les peintres décorateurs, les peintres en marbres, les peintres en lettres pour enseignes, etc. ()uelques-uns sont de véritables artistes. — Consulter : RifTaull, Vergnaud et Toussaint. Manuel du peintre en bâtiments: ^Vatin, l'Art du peintre, doreur et vernisseur: le Journal de peintures appliquées à la décoration des vionuments (librairie Morel). Voy. décoration, ORNEMENT, POLYCHROMIE.

PEITHO, 118' petite planète, trouvée le 15 mars 1872, par R. Luther, à Bilk, près Dfisseldorf. Voy. plan-ètes.

PÉJORATIF (du laX. pejorare. rendre pire), sorte de diminutif indiquant le mépris. En français, les finales en aille, ache, asse, etc.. sont péjoratives.

PÉKAN, espèce de Marte du Canada. Voy. marte.

PÉKIN, espèce d'étoffe de soie, qu'on lirait primitivement de la Chine. — Etoffe pékinée, étoffe à rayures en longueur.

PÉKO ou PÉKOÈ. sorte de Thé. Voy. thé.

PELADE (de poil], variété de teigne. Voy. ce mot.

PELAGE (du lat. pilaticum, de pilvs. poil), nom que l'on donne à la peau des mammifères lorsqu'elle est revêtue de ses poils. La nature et la couleur au pelage fournissent de boKs caractères en zoologie.

PÉLAGIE (du gr. •jrÉ/.aYo;. mer), sorte de Méduse qui a une bouche au milieu d'un pédoncule divisé en 4 branches

festonnées. Elle est phosphorescente et de couleur pourprée. I^ vent du sud la jette souvent sur les côtes de la Héditerranée. Voy. médcse.

PÉLAGIENS du gr. r^Xavo^L ou grands voiliers, nom donné aux Oiseaux qui, doués aune grande puissance de vol, se tiemient prestjue constaimuent en haute mer. Voy. longipennes.

PÉLAGIQUES, se dit des animaux marins qui vivent au large, par opposition aux formes littorales.

PÉLAHAIDE, Pelamys, genre de Poissons acanlhoptéry- , giens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Scom- , béroïdes. Ils sont voisins des Thons, mais ils en diffèrent par un corps plus allongé, un œil plus pelit, un museau plus long, plus pointu, une gueule plus fendue. L'espèce type est la Pélamide commune [P. sarda] ou Bonite à dos rayé, qui constituait jadis le genre Amie : c'est un poisson de près de 0 m. 70, de couleur argentée et teintée de bleu clair sur le dos, qui se trouve dans la Méditerranée et l'Atlantique.

pélamide, Pelamys, sous-^enre de Reptiles, de l'ordre des Ophidiens, famille des Vipéridés, détaché desHvdrophis ou Serpents d'eau, pour des espèces qui habitent les mers des Indes.

PELARD (bois', bois qui a été écoreé sur pied.

PÉLARGONIER (du gr. T.z\xpf6<:, cigogne: de la forme du fruit, qui rappelle le bec de la cigogne), Pelargonitim , genre de la famille des Géraniacées, renferme des plantes herbacées ou des sous-arbrisseaux, très voisins des Géraniums, à feuilles opposées ou alternes dans le haut de la tige, à fleurs grandes : calice à 5 divisions, la supérieure se terminant en un tube capillaire et nectarifèrc, 5 pétales irréguliers; 5 capsules monospermes prolongées en arêtes barbues. Ce genre comprend un grand nombre d'espèces, pour la plupart originaires du Cap. et recherchées comme plantes d'ornement. On remarriue : le P. à grandes fleurs \P. grandiflorum), à Heurs blanches ou roses, marquées de stries rouge de sang; le P. noble {P. nobile], à fleui-s d'un rose pâle; le P. à zones i P. zonale], à feuilles marquées de zones brunâtres ; le P. parfumé (P. odoratissimum],Aony les feuilles froissées exilaient une odeur suave: les P. capitatum, fulgens, triste, tricolor, etc.

PÉLÉCINE, genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères, famille des Pupivores, tribu des Ichneumoniens et voisin des Evanies.

PÉLÉCOPHORE. Pelecophora, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères, famille des Serricornes, tribu des Mélyrides. Voy. méltbe.

PÈLERIN [A\xl&{. peregrinus).Voy. pèlerinage.

PÈLERIN, Selache. genre de Poissons chondroptérygiens, de l'ordre des Plagiostomes, famille des Sélaciens et analogues aux Requins. L'espèce type, le P. très grand (S. maximus), dépasse quelquefois 10 mètres; il fréquente les côtes du Grœnland.

Pèlerin, nom vulgaire du Faucon commun.

Criquet pèlerin ou Criquet voyageur. Voy. criqcet.

PÈLERINAGE àc pèlerin], voyage de dévotion nue l'on fait aux lieux saints, aux tomlieaux des martvrs, ilans les sanctuaires fondés à la suite dune apparition ou d'un grand miracle, ou en possession d'une insigne relique. Dès le temps des Juifs, Jérusalem était le but des pèlerins, qui y faisaient un voyage au moins une fois l'an. Les Chrétiens commencèrent à s'y rendre pour visiter le tombeau du Sauveur dès le n-* siècle, sous le règne de Constantin. Les pèlerinages devinrent plus fréquents dans les siècles suivants, et les obstacles qu'y opposaient les Infidèles donnèrent naissance aux croisades. Chaque contrée avait, au moyen âge, ses lieux de pèlerinage : le tombeau des Sis Apôtres à Rome et N.-D.-de-Loretle en Italie; St-Jacquesde-Compostelle en Espagne; le tombeau de St Martin de Tours, celui de St Denis, près Paris, le Mont-St -Michel, etc., en France; le tombeau de St Thomas de Canlorliéry en Angleterre. En France, le pèlerinage de Notre-Dame de Lourdes jouit depuis 1858 d'une vogue immense dans toute la chrétienté. Les signes distinctifs du pèlerin étaient, au moyen âge, le bonrtlon et l'escarcelle, un cliajM'au à laides bords et un froc de laine à collet souvent orné de coquillages. — Les Mahomélans ont aussi leurs pèlerinages : tout musulman doit faire une fois en sa vie le pèlerinage de la Mecque : au retour il prend le nom de hadji.

PÈLERINE, ajustement de femme, en forme de grand collet rabattu, qu'on ajoute à une robe, et qui couvre la

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