‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1201 sur 1729 · PENDULE · texte numérisé non relu

PENDULE

PELVIWÈTRE, instrument servant à apprécier les nces de conformation du bassin, et donnant la forme et le sièes des déformations. Les pelvimètres externes \P. de Baudelocque, etc.) sont inesacts, à cause de l'épaisseur inconnue des parties molles interposées entre les brandies de l'instrument et le bassin; les pelnmètres internes sont d'un usape parfois dangereux, à cause des délabrements qu'ils peuvent déterminer.

PEMMICAN, préparation alimentaire en usage dans l'Amérique du Nord. C'est de la viande séchée, puis réduite en poudre et empâtée avec de la graisse. Les voyageurs assurent que le pemmican n'est pas désagréable et qu'il rappelle les rillettes de Tours.

PEMPHIGUS (du gr. ttÉijlçi;, Ttéfistyoî. bulle), ou Fièvre vésiculaire, F. huileuse, affection caractérisée par l'éruption, sur une ou plusieurs parties du corps, de bulles d'un volume variable, se développant sur des plaques érythémateuses remplies d'un liquide jaunâtre ou sanguinolent. Elle se termine le plus ordinairement par la formation de croûtes, qui laissent après elles des taches brunes caractéristiques. Les causes du pemphigus sont l'insolation, la malpropreté, de vives émotions morales, les écarts de régime, les irritants cutanés. Le traitement consiste dans les boissons acidulés et délayantes, le repos et les bains tièdes. 11 faut de bonne heure donner issue à la sérosité en pratiquant à l'épiderme une ou plusieurs petites ouvertures. La durée moyenne de cette maladie est de 7 à 10 jours. Elle peut se présenter sous la forme clironiquc. Voy. kcpia.

PEN>CA, plante. Voy. pé.néacées.

PÉNAL (code . Le Code pénal de la France est divisé en 4 livres, qui traitent : le \", des peines en matière criminelle et correctionnelle ; le 2*, des personnes punissables, excusables, ou responsables pour crimes ou délits ; le 5", des crimes, des délits, et de leur punition ; le 4", des contraventions de police et de leurs peines. — Ce code a subi de fréquents remaniements : décrété une première fois le 16 sept. 1791. il fut revisé en l'an m et décrété de nouveau le ô brum. an iv sous le nom de Code des délits et des peines. Soumis à une nouvelle révision en 1801, il fut promulgué en 1810 sous son nom actuel. Le co<le actuel a été sensiblement modifié dans ce qu'il avait d'excessif par la loi du 28 avril 1852 et par quelques autres lois postérieures, notamment par celle du lo mai 1865 qui a profondément remanié le système des circonstances atténuantes.

L'ancienne législation criminelle de la France n'était pas codifiée. Il en est encore ainsi en .Angleterre. Le Code français est en vigueur dans les Pays-Bas. la Belgique et quelques Etats de l'.Amérique du Sud. Voy. droit crimisel.

Clause pénale. Voy. clauses.

Colonies pénales. Voy. colonies.

PÉNALITÉ, système des peines établies par les lois.

Voy. PEINE.

PÉNATES, dieux domestiques des Romains. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.

PENCE, pluriel de l'anglais p^/j/jy. Voy. ce mot.

PENCHANTS (de pencher), dispositions, tendances ou inclinations en vertu desquelles l âme recherche certains objets parce qu'ils favorisent le développement de ses facultés ou l'exercice des fonctions vitales de l'organisme. On en distingue plusieurs espèces : 1° les appétits, qui tiennent à la constitution de notre corps; ils nous sont communs avec les animaux ; ils se manifestent périwiiqucment par une sensation pénible plus ou moins forte; 2" \cs penchants naturels, qui sont liés aux facultés de l'àme et qui en provoquent le développement d'une manière instinctive ; ce sont la curiosité ou le désir de connaître, l'ambition ou le désir du pouvoir, la sympathie, de laquelle naissent toutes les affections sociales, et l'amour de soi, qui porte l'individu à faire les actes nécessaires à sa conservation ; 5° les penchants acquis, nés de l'expérience qui nous apprend que certains objets sont utiles iwur la satisfaction de nos besoins 'p. ex. l'argent), ou fondés sur une association d'idées qui nous fait trouver agréable tout ce qui réveille en nous certains souvenirs [p. ex. ce qui se rapporte à notre patrie". — Ces penchants sont d'abord de simples dispositions : à un degré supérieur, ils forment le désir et Vaversion ; lorsqu'ils ont acquis toute leur force, ils constituent Vamour et la haine, principes de toutes les passions. Voy. CCS mots.

PENOAGE. en Géologie, synonyme d'inclinaison {Voy. ce mot;.

PENDAISON (de pendre), supplice qui produit la mort

par asphvxie, consiste dans la compression du cou au moyen d'un lien auquel le corps est sus|>endu. La pendaison était en usage en France avant la Révolution pour Kes roturiers : elle l'est encore auj. en Angleterre, etc. Selon quelques savants, la pendaison est un supplice moins cruel que la décollation par la guillotine, qui, disent-ils, doit être suivie d'atroces douleurs. Voy. potesce, garrotte.

STRANGCLATIOS.

PENDENTIF (de pendant], nom donné, en Architecture, à des portions de voûte suspendues entre les arcs d'encadrement d'une coupole pour passer d'un plan carré à un [dan octogonal ou circulaire. — Le mot pendentif est égaement employé, mais abusivement, dans le sens de culde-lampe ou "de clef pendante.

PENDULE (du lat. pendulus, qui pend), poids suspendu et oscillant. En Physique, on apj>ellc : pendule simple, un pendule idéal composé d'un lil sans masse auquel serait suspendu un point matériel pesant ; pendide composé, tout corps pesant mobile autour d'un axe horizontal. Tous les pendules qui servent à nos usages sont des pendules composés. L'axe fixe est appelé centre de mouvement et de suspension. Le mouvement alternatif d'aller et de retour autour du centre de suspension se nomme oscillation du pendule. On démontre qu'il existe dans tout pendule com. posé un point, appelé centre d^ oscillation, qui oscille comme le pendule simple, ayant pour longueur la distance de ce point au centre de suspension. Les principales propriétés du pendule .sont : de marquer la direction de la pesanteur, c.-à-d. la verticale; de faire des oscillations planes quand on l'écarté de la verticale et qu'on l'abandonne à lui-même sans lui donner aucune impulsion. On appelle attiplitude de l'oscillation l'arc que décrit le pendule en oscillant. Les lois (les oscillations du pendule simple sont au nombre de trois : 1° la durée des oscillations qui sont très petites est indépendante de leur amplitude; on dit qu'elles sont isochrones [Voy. ce mot;, pour exprimer

au'elles se font toutes dans le même temps; les oscillations e 4 ou 5 degrés d'amplitude commencent à avoir une durée sensiblement plus grande : 2" la durée des oscillations est indépendante du poids et de la nature de la masse oscillante, loi-sque celle-ci a la forme d'une boule suspendue par un fil ; 3" les durées des oscillations sont entre elles comme les racines carrées des longueurs des pendules, c.-à-d. que, si l'on prend, p. ex., trois pendules dont les longueurs sont entre elles comme les nombres 1, 4, 9, les durées de leurs oscillations sont comme les nombres 1, 2. 5. On démontre en Mécanique que l'accélération de la pesanteur [g] est égale au carré du rapport de la circonférence au diamètre (— ), multiplié par la longueur (/) du pendule qu'on observe, et divisé par le carré du temps (/) d'une

oscillation; d'où la formule < = t \/. D'autre part l'ex-

périence a montré que la longueur du pendule qui bat la seconde varie dans les différents points du globe : il faut l'allonger vers le pôle et le raccourcir vers l'équateur, ce qui donne un moyen de comparer les intensités de la pesanteur en divei*s points. A Paris, la longueur du pendule qui bat la seconde est 0"',9959. Voy. pesanteur.

Le pendule ou balancier qui sert à régler la marche des horloges est com]iosé d'une lentille pesante suspendue à une tige qui pose par un couteau d acier sur un plan d'acier poli, ou bien qui est accrochée à une pièce formée essentiellement de deux lames minces d'acier, dont les extrémités supérieures sont serrées entre les deux mâchoires d'une pince fixe. On arme ce pendule d'une ancre d'échappetnent, qui engrène dans les dents d'une ro-.ie mue par le ressort ou le poids moteur de l'horloge : quand le pendule est vertical, les dents de l'ancre entrent dans les dents de la roue de chaque côté, et tout le mécanisme est arrêté ; quand il s'écarte à droite ou à gauche, le mouvement recommence et il passe une dent de la roue d'échajv pement à chaque oscillation double. Le mouvement du pendule, qui s'arrêterait par suite de la résistance de l'air, est entretenu par la pression que la roue d'échappement exerce alternativement sur les pattes de l'ancre.

Comme la chaleur dilate les métaux et que le froid les contracte, les pendules sont plus courts en hiver qu'en été. et oscillent par conséquent plus vite. On est parvenu à corriger ce défaut en construisant des pendules compensateurs : celui qui est le plus ordinairement employé (P. à gril de Leroy) est fait de lames ou tiges métalliques du

PENDU LliNUS

PÉiMTEiNCIER

dilatabilité différciile, el disposées de telle sorte que, si le centre d'oscillation tend à se déplacer par la dilatation de l'une d'elles, cet «'iïet se trouve compensé par la dilatation en sens contraire de l'autre. Dans le compensateur à mercure de tiraliam, la tige est en acier et la lentille est remplacée par un cylindre de verre contenant du mercure : la dilatation du mercure compensant celle de la tige, le centre de gravité se trouve toujours sensiblement à la même hauteur.

Galilée a le premier reconnu l'isochronisme des oscillacation à la mesure du temps. Huvgens appliaua le pendule aux horloges à roues.

lions du pend

f)remi( e, et

en a fait l'anplici laule i On doit à borda la méthode exacte pour mesurer la longueur du pendule battant la seconde et par suite l'intensité de la pesanteur. L. Foucault a appliqué le pendule à la démonstration de la rotatioa de la terre autour du soleil.

Voy. ROTATION".

Pendule électrique, Iwlle de moelle de sureau suspendue à un (il, qui constitue le plus simple des électroscopes [Voy. ce mot).

Pendule (subst. féminin), petite horloge de chambre ou de salon dont la marche est réglée par un pendule [Voy. horloge).

Pendule balistique. Voy. balistique.

Pendule conique. Voy. régulateur.

PENDULINUS, nom latin de la Mésange remiz.

PÊNE (jadis pesle, du lat. pcssulus, verrou). C'est, dans une serrure, le morceau de fer que la clef fait aller et venir en tournant sur elle-même et qui forme la porte. On distingue : le pêne à demi-tour ou à ressort, qu'un ressort repousse toujours et tient toujours fermé ; le jiêne en bord, qui passe le long du bord de la serrure, et dont on se sert pour fermer les coffres; \e pêne dormant, qui ne va que par le moyen de la clef, et qui reste dans l'état où l'action de la clef l'a mis; le pêne fourchu, qui a la tête fendue, et forme en apparence deux pênes; le pêne à pignon, mû par un pignon, etc.

PÉNÉACÉES (du g.-type Pensea), petite famille de plantes Dicotylédones apétales à ovaire supcre, rattachée aux Protéacées, renferme des arbrisseaux résineux de l'Afrique méridionale, à feuilles imbriquées, à fleurs axillaires ou terminales, à fruits capsulaires. Elle renferme les deux genres Pensea et Sarcocolla.

PÉNÉE, Penseus, genre de Crustacés, de l'ordre des Décapodes macroures, famille des Salicoques, renferme un assez grand nombre d'espèces répandues dans nos mei*s ainsi que dans celles de l'Inde et de l'Amérique. Il a pour type le P. caramote, qui se trouve dans la Méditerranée.

pÉxÉE, Pensea, plante. Voy. péxéacées.

PÉNÉEN (terrain). Voy. permien (système).

PÉNÉLOPE (nom mytlwlogiq), Pénélope, genre d'Oiicaux, de l'ordre des Gallinacés, famille des Alcctors : bec presque droit, plus large que haut à sa base, et courbé vers la pointe; gorge nue; tarses grêles, doigts robustes à ongles forts; ailes courtes, concaves; queue longue, large et arrondie. Les Pénélopes appartiennent à l'Amérique méridionale. Ils vivent en petites familles, et ont des habitudes communes à tous les Gallinacés ; leur caractère est doux et paisible. Leur nourriture consiste en grains, bourgeons, fruits sauvages, etc. Ils font entendre un cri aigu et prolongé, ainsi qu'une sorte de caquetage. Leur chair a le goût de celle du faisan. Principales espèces : le P. guan ou Yacou, qui est huppé, et dont le plumage d'un vert roussâtre a des reflets métalliques ; le P. maraye ou Marail, dont le plumage est plus foncé ; le P. siffleur, etc.

Pénélope, 201" petite planète, trouvée le 7 août 1879 par Palisa, à Pola. Voy. planètes.

PÉNICHE (de l'angl. pinnace, grand canot du capitaine). Ce mot désigne toute espèce d'embarcation qui sert d'auxiliaire à un vaisseau armé en guerre. Les péniches sont généralement des canots fins et légers, plus propres à aller k la voile qu'à la rame. On emplovait comme gardescotes des péniches armées en guerre," c.-à-d. munies de pierners et parfois d'un canon en coursive, gréées comme un lougre, et bordant beaucoup d'avirons.

PENICILLE (du lat. pcnicillum, pinceau), se dit, en Botanique, de ce qui est divisé à rcxtrémité, en manière cie pijiceau ; de ce qui se termine par une touffe de poils ou (le crins divergents.

• '*""*^'LLIUM genre de Champignons Ascomvcètes voisins dos Aspergilhis : l'espèce principale, le P.qlaucum, -ouslilue la moisissure du pain et le persillé du fromage

de Roquefort. Voy. fromage. Le P. crustaceum se développe sur les confitures, le cuir moisi, etc.

PÉNINSULE, loj/. presqu'île.

PÉNITENCE (du lat. pœnitentià) , un des sacrements de l'EgUse catholique, celui par lequel le prêtre remet les péchés à ceux qui les confessent et qui en ont regret. Il einlM-asse la contrition, la confession, Yabsolution et la satisfaction : la satisfaction, ou pénitence propr. dite, consiste en peines expiatoires, qui sont de trois sortes : la prière, le jeûne et l'aumône. Le tribunal de la pénitence est le lieu où le prêtre reçoit la confession du pénitent. On est obligé de s'approcher au moins une fois par an, en temps de Pâques, du sacrement de pénitence. — Le sacrement de la pénitence a été institué par Jésus-Christ, lorsque, après sa résurrection, il dit à ses apôtres : Les péchés seront remis à ceux auxquels vous les aurez remis [Ev. St Jean, ch. xx, v. 22). L'ordre de la prêtrise donne le pouvoir de conférer le sacrement de pénitence ; mais pour exercer ce pouvoir, il faut le permis de l'évêquc; cependant il n'en est jias besoin lorsqu'il y a nécessité, p. ex. lorsque le pénitent est sur le point de mourir.

Les Juifs faisaient pénitence avec le sac, la cendre et le cilice. Dans la primitive Eglise, il y avait des pénitences

Ïubliques imposées pour des crimes ou des pécnés graves, 'interdiction , l'excommunication , l'amende honorable peuvent aussi être rangées au nombre des pénitences.

PÉNITENCERIE [Ad pénitencier), tribunal ecclésiastique de la cour de Rome dans lequel s'examinent les cas réservés au pape, et se délivrent les bulles ou grâces et dispenses secrètes qui regardent la conscience, comme les dispenses de vœux de chasteté perpétuelle, de vie religieuse, ou de certains empêchements de mariage, l'absolution des censures, etc. Ce tribunal est composé d'un cardinal dit grand pénitencier, qui préside et qui est aide dans ses fonctions par un auditeur de la rote, appelé régent, d'un dataire, de trois procureurs ou secrétaires, de deux consulteurs, d'un officier qui signe et scelle les bulles, d'un correcteur qui les révise, et de trois écrivains. Les brefs rendus par ce tribunal ne sont pas remis à l'impétrant en personne, mais à un prêtre choisi par celui-ci, et qui, après l'avoir entendu en confession, cl lui avoir donné l'absolution, doit, sous peine d'excommunication, déchirer le bref et le brûler. Voy. ci-après.

PÉNITENCIER [Ac pénitence). Dans chaque diocèse, en France, il y a un pénitencier auquel l'éveque donne le pouvoir d'absoudre des cas réservés dans le diocèse. Anciennement il fallait aller à Rome pour recevoir l'absolution des cas réservés au pape; mais depuis longtemps le pape a donné aux évêques des différents pays et à quelques prêtres le pouvoir de les absoudre ; le concile de Trente permet aux évêques d'absoudre de tous les cas réservés au St Siège, lorsque ces cas ne sont pas publics.

Grand pénitencier. Voy. pénitencerie.

pénitencier, système pénitentiaire, mode d'emprisonnement imaginé pour prévenir les inconvénients de l'emprisonnement ordinaire (dépravation des prisonniers) et jMJur réformer les coupables. On trouve dans les Lois de Platon le germe de cette institution, qui ne fut formulée qu'à la fin du XVIII' siècle, par Bentham. C'est aux Etats-Unis qu'il a commencé à être appliqué. Deux systèmes furent simultanément tentés, Vemprisonnetnent solitaire, dans l'isolement d'une cellule, avec ou sans travail, qui prévalut dans l'Etat de Philadelpliie et fut pratiqué dans les prisons de Walnut-strctt, de Cherry-hill, de Pittsburg, et le travail en commun, mais en silence, pendant le Jour, et l'emprisonnement solitaire pendant la nuit, qui fut nréféré dans l'Etat de New-York et pratiqué avec succès aans la célèbre maison d'Auburn à partir de 1823. Des écoles pénitentiaires furent établies dans ces prisons, el les condamnés sans instruction furent obligés d'y assister pour y apprendre la lecture et l'écriture. — Introduits en Europe, les deux systèmes y ont également partagé les esprits. La France, l'Angleterre, la Prusse, la Suisse, la Relgiquc ont eu des pénitenciers de l'une et de l'autre espèce. Dès 1840 on comptait en France 25 prisons cellulaires construites sur le modèle des prisons de la Roquette et de Mazas à Paris ; mais depuis 1869 le système cellulaire paraît avoir été abandonné, moins à cause des frais qu'il entraînait que pour les funestes conséquences qui en résultaient, au physique et au moral, pour les condamnés (abattement, desespoir, etc.). — Consulter sur ce sujet les travaux de MM. Ch. Lucas, de Liancourt, de Tocqueville, G.

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