‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1207 sur 1729 · PÉRIPATÉTISME · texte numérisé non relu

PÉRIPATÉTISME

dot raye le verre, et les beaux cristaux donnent une gemme assez estimée. Le gisement du péridol limpide ou ckrysolile n'est pas bien connu; il vient d'Egypte et du Brésil. Le péridot granulaire ou olivine est ilisséminé dans les basaltes (Auvergne, bords du Rhin, Bohème, etc.), dans des laves modernes (Vésuve, Islande), et dans un assez grand nombre de pierres météoriques. La Fayolite, le Forstérile. la Monticellite. \' Hyalosidérite, la Tcp/iroïte sont très analogues au péridot [Voij. ces mots.

On appelle vulg. : Péridot du Brésil, la Tourmaline verte; P. oriental, un Corindon vert.

PERIDOTITE. roche éruplive granitoïde, composée de péridot ou olivine associé à uu pyroxène. La serpentine est le plus souvent un produit de décomposition des péridotiles.

PÉRIDROME, PKRiDOLE (du gr. Tsptopopioî, -EoîëoÀOî), galerie, espace couvert ou enceinte, servant de promenade autour d'un édifice.

Péribole,. s'emploie pour les enceintes sacrées formées de ytortiques.

PÉRIÉGÈSE (du gr. '7^^\.i\-^T.(). Les Grecs appelaient ainsi une description totale ou partielle de la terre sous forme de voyage : telle est la Description de la Grèce par Pausanias. Plusieurs géographes giecs, auteurs de pareils traités, ont reçu le nom de périégètes : le plus connu est Denys le Périégète, qui vivait au i'' siècle de notre ère. — Toy. périple.

PÉRIÉLÈSE, terme de Plain-Chant. C'est l'interposition d'une ou plusieurs notes dans l'intonation de certaines pièces du chant, pour en assurer la finale et avertir le chœur que c'est à lui de reprendre et iKtursuivre ce qui suit.

PÉRIGbE (du gr. TOpîyîio;). Voy. apogée.

PÉRIGONE du gr. T£p(, autour, et vôvo;, ce qui engendre'. I 01/. PÉRIASTHE.

PÉrIgyne (du gr r.zoi, autour, et fuvf,, femme), se dit, en Botanique, de la corolle ou des pétales quand ils naissent sur la paroi interne du calice, et des étamines lorsqu'elles s'attachent à la paroi interne du pcrianthe, audessus de l'insertion de l'ovaire. C'est un des caractères les plus importants employés dans les classifications botaniques.

PÉRIHÉLIE (du gr. r.zçii, autour, et t.V.oî, soleil), point de l'orbite d'une planète où clic se trouve à sa moindre distance du soleil. 11 est l'opposé de Vaphélie. Voy. adside.

PÉRIL (du lat. periculum). En Droit, on dit qu'il y a péril en la demeure {demeure veut dire « retard »), lorsque le moindre retard peut occasionner une perte, un dommage. L'exécution d'un jugement par défaut peut être ordonnée, nonobstant opjwsition, dans le cas où il y aurait ■péril en la demeure. Le juge peut alors permettre d'assigner aux jours et heures interdits en général pour les significations [G. de proc., art. 155 et 1307).

Risques et périls. Voy. risques.

PÉRIIMÉ. Voy. PÉREMPTION.

PÉRIMÈTRE (du gr. TEpîuLEirpov). C'est, en Géométrie, le contour ou la somme des côtés d'une ligure plane ou lx)lygonale. Quand les surfaces sont curvilignes, le périmètre prend le nom de circonférence ou de périphérie.

PÉRINÉE (du gr. Tîptvîo;). nom donné, en Anatomic, à l'espace qui est entre l'anus et les parties naturelles ; il est partagé en deux par une ligne médiane qu'on appelle raphé. Le périnée peut devenir le siège de tumeurs, d'abcès, de hernies, etc.

PÉRINÈVRE (du gr. rspf, autour, et veûpov, nerf), nom donné par Ch. Robin (1854) à une sorte de tube ou gaine qui s'étendrait autour des faisceaux primitifs des nerfs et qui serait distinct du névrilanme. Voy. xerfs.

PÉRIODE (du gr. rspîoSo;). Ce mot. qui, chez les Greos, ne signifiait d'abord qu'un voyage d'exploration, a reçu depuis une foule d'acceptions différentes.

En Astronomie, c'est le temps qu'une planète met à parcourir son orbite ou à faire sa révolution : la période lunaire, p. ex., est de 27 j. 7 h. 45 m. Le même mot s'applique à tout intervalle de temps pendant lequel un angle nettement défini s'accroît de 5H0°.

Dans la Chronologie, c'est un espace de temps embrassant plusieurs années, et déterminé par le retour d'un phénomène qui revient à des époques fixes : telles étaient chez les anciens la Période atlique, les P. de Callipe, de Méton, de Victorius, la P. clialdaîque. Une des plus récciites parmi les périodes de ce genre est la /'. julienne.

i introduite dans la chronologie, en 1585, par Joseph Scai liger, et ainsi nommée par lui en l'honneur de son père, Jules Sca liger : c'est une période de 7980 ans, formée du [ produit des nombres 28 (durée du cycle solaire), 19 (cycle lunaire) et 15 (cycle de l'indiction romaine], multipliés l'un par l'autre. La \'° année de l'ère chrétienne est la 4714" de celte période. Voy. cycle.

Périodes géologiques. On réserve maintenant le nom de période à la durée de temps pendant laquelle se sont déposées les couches constituant un système [Voy. terrains). Mais souvent on applique ce nom aux (juatre grandes phases de l'histoire de la terre, que l'on désigne plutôt aujourd'hui sous le nom A' très [Voy. ce mol).

En Pathologie, on appelle périodes les différentes phases dune maladie. On admet communément trois périodes : la 1" est la P. daugment ou l'accroissement, le progrès;^ la 2' est la P. d'état, le plus haut degré d'intensité; la 5° est la P. de déclin.

PÉRIODE. En Rhétorique, une période est une phrase comjwsée de plusieurs membres logiquement et harmonieusement reliés entre eux. On appelle style périodique celui qui abonde en périodes (Cicéron, Bossuet, Chateaubriand .

PÉRIODICITÉ [Ac périodique), aptitude qu'ont certains phénomènes physiologiques ou pathologiques de se reproduire à des époques déterminées, séparées par des intervalles quelquefois égaux, comme pour les fièvres d'origine paludéenne. Un grand nombre d'affections nerveuses sont périodiques. Les maladies qui présentent ce caractère sont toutes modifiées heureusement par le quinquina.

PÉRIODIQUES (fonctions). Une fonction fx) est dile périodique et elle admet la période a, si l'on a, quel que soit x : f[x-\- a] = f[x) ; ainsi sin x est une fonction périodique, dont la période est 2t. Si elle n'admet qu'une période, elle est simplement périodique ; si elle en admet deux, elle est doublement périodique ; alors, si la fonclion est continue et uniforme, l'une des périodes est imaginaire. Les fonctions elliptiques sont doublement périodiques.

Mouvement périodique, mouvement qui se reproduit, avec toutes ses circonstances, au bout d'un certain temps qui prend le nom de période ; les équations d'un mouvement périodique s'expriment au moyen de fonctions périodiques. Par ex., l'équation x = k sin at, où k et a sont des constantes, pourra définir un mouvement rectiligne (oscillatoire) et périodique : la période sera — •

Fractions décimales péinodiques. Quand on réduit une fraction ordinaire à termes entiers, si l'opération ne se tennine pas, les chiffres finissent par se reproduire périodiquement.

Fractions continuas périodiques. Si l'on développe en fraction continue une racine irrationnelle d'une équation du second degré à coefficients entiers, les nombres (quotients incomplets) qui entrent dans celte fraction continue fmisscnt par se reproduire périodiquement.

PÉRIŒCIENS (du gr. Tupi, autour, et olxiz, habitation), se dit, en Géographie, des peuples qui habitent sous le même parallèle, c.-à-d. à même distance du pôle et de l'équateur. mais toujours vers le même pôle.

PÉRIOSTE (du gr. •TTEptôoTcO;), membrane fd)reusc, blanchâtre, résistante, extensible, qui revêt les os de toutes parts, excepté dans les parties où ils sont recouverts de cartilages et à certains points d'insertion des ligaments et des tendons. Duhamel et Flourens pensaient que le périoste jouissait de la propriété de faire les os. et de les régénérer si on venait à les enlever. D'autres auteurs (Robin) soutenaient au contraire que le périoste n'a qu'une très petite Eart dans cette régénération. M. Ollier (de Lvon) a montré 1 vérité de la première opinion et en a fait le point de départ de remarquables opérations chirurgicales. — Le périoste est susceptible de s'enflammer, soit par l'effet de causes externes (chutes, contusions, etc.), soit par suite d'un vice scrofuleux, rachitique ou syphilitique : cette inflammation a reçu le nom de périostite. On la combat

Ear les antiphlogistiques et par les frictions niercurielles, etc. c périoste peut aussi se tuméfier : on appelle cette tuméfaction périostose.

PÉRIPATÉTISME (du gr. irept-raxcrv, se promener), nom donné à la philosophie d'Aristote, parce que le maître l'enseignait à ses disciples en se promenant. — Voy. aristv-

TÉLISXE.

Page 1