‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1206 sur 1729 · I.ITIIOTRITIE · texte numérisé non relu

I.ITIIOTRITIE

PEROENDOSI. terme de Musique empnmtc à l'italien l>our marquer qu'on doit, dans un passage, laisser peu à peu s'éteindre le son.

PERDIX. nom lat. scienlifiq. du genre perdrix.

PERDREAU, nom donné aux petits de la perdrix qui n'ont point encore quitté leur mère.

En termes d'Artillerie, on nommait perdreaux plusieurs grenades partant ensemble d'un même mortier avec une bombe. Expression tombée en désuétude, comme l'objet quelle désignait.

PERDRIGON, sorte de Prune. On distingue le P. blanc et le P. violet. Voy. prunier.

PERDRIX, Perdix, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Gal-

linacés et voisins des Tétras, renferme des espèces qui se distinguent facilement de leui-s congénères par l'absence des ergots, que remplace une simple saillie tuberculeuse du tarse. Dans sa plus grande extension, ce genre comprend les Perdrix propr. dites, les Francolins, les Colins et les tlailles.

Les Perdrix propr. dites sont à peu près de la grosseur d'un pigeon : elles ont le corps ramasse, la tète petite, le bec court, un peu voûté, les ades courtes, le plumage gris, mélangé de diverses couleurs. Elles vivent en petites familles, ou compagnies, dans les champs, où elles se nourrissent d'herbes, de graines et d'insectes; elles nichent à terre dans les sillons, et y |)ondent de 12 à 20 œufs, que la femelle couve seule. Leurs mœurs sont celles des autres Gallinacés : leur naturel est défiant et craintif: elles ne peuvent pas être réduites en domesticité. On connaît les combats que se livrent les mâles à l'époque des amours, et l'intelligente protection des femelles pour leur couvée. Leur chant est un cri guttural dur et sec. Elles font rarement de grands voyages, mais passent continuellement d'un canton à un autre : leur vol est saccadé et bruyant. C'est un gibier très estimé et l'un de ceux que les chasseurs recherchent le plus en France. — Les principales espèces sont : la P. grise [P. cinerea], qui se distingue par le roux clair qui occupe le dessus de sa tête, et par un croissant roux-marron sur l'abdomen : elle est commune en France et dans l'Europe centrale ; la P. rouge [P. rubra), à tarses, bec et yeux rouges, à parties supérieures d'un brun rougeàtre, à gorge et cou blancs : elle ne se trouve guère que dans le midi de l'Europe; la P. grenue ou Bartavelle [P. saxatilis), assez semblable à la précédente : elle habite r.\sie Mineure, la Turquie, la Suisse et les Pyrénées. Viennent ensuite la P. brune [P. fusca), la P. peinte [P. picta), la P. de roche ou Cambra [P. petrosa], la P. blanche ou Arbenne, qui a le plumage blanc et la queue noire.

Perdrix de mer. Voy. gliréole.

Perdrix de neige. \ oy. lagopède.

PERDRIX, coquille. Voy. agatine.

PÈRE (du lat. pater). Selon la loi écrite comme selon la loi naturelle, le père doit nourrir, entretenir et élever ses enfants; s'il manque à cette obligation, les tribunaux I peuvent le condamner à le remplir ou même le priver de sa puissance paternelle. Réciproquement, le père peut exiger de ses enfants des aliments s'il est dans le besoin (C. civ., art. 203-204). Les enfants, à tout âge, doivent honneur et respect à leurs père et mère ; ils restent sous leur autorité jusqu'à leur majorité ou leur émancipation. Le père seul exerce celte autorité durant le mariage i (art. 573). Les enfants ne peuvent quitter la maison paj lernelle sans la permission du père, si ce n'est à leur majorité ou pour enrôlement, à 18 ans (art. 371-374). — 1 Voy. PUISSANCE paternelle.

i Le père qui aurait des sujets de mécontentement graves

I sur la conduite d'un enfant peut le faire enfermer dans

I une maison de correction, en se conformant aux formalités

I prescrites par la loi (art. 575-383). Le père a l'adminis-

I tration légale, c.-à-d. le droit d'administrer les biens per-

i sonnels de ses enfants mineurs, et l'usufruit légal, c.-à-d.

le droit de jouir de ces biens (art. 389). Les parents sont

responsables du dommage causé à autrui par leurs enfants

mineurs habitant avec eux (art. 1304). Le consentement du

père est nécessaire pour le mariage de son fils qui a moins

de 25 ans, ou de sa fille qui a moins de 21 ans ; au-dessus

de cet âge, il suffit de lui demander son conseil. Foi^.

mariage.

Chez les Romains, le père avait sur son fils une puissance exorbitante, et qui allait jusqu'au droit de vie et de mort. Voy. paternité et famille.

Père de famille, en Droit. Voy. famille. Pères con.scrils, Patres conscripti. Voy. sénat dans ce Dict. et pères conscrits au Dict. d Hist. et de Géogr.

Pères de l'Eglise, titre donné aux saints docteurs qui ont vécu près des temps aiK)stoliques, surtout dans les six premiers siècles, et dont les écrits font règle en matière de doctrine. Les principaux Pères, givcs et latins, sont les suivants : St Justin, St Irénée, Athénagore, Clément d'Alexandrie, Tertullien, Origène, St Cj-prien, Laclance, Stllilaire de Poitiers, St Athanase, St "Cyrille d'Alexandrie, St Cyrille de Jérusalem, St Basile, St Grégoire de Naziaoze , St Grégoire de Nysse, St Jean Chrysoslome. St Aiubroise, St Jérôme, St Augustin, St Léon pape, Théo-

PÉRÊGRLNITË

PÉRIDOT

dorcl, Si Grégoire le Grand. Ceux qui onf vécu depuis le vu" siècle sont plutôt appelés Docteurs de l'Eglise.

De nos jours, labbc Guillon et Villemaiuont particulièrement appelé l'attention publique en France sur les écrits dos Pères ne l'Eglise. On doit : à l'abhé Guillon, la Bibliothèque choisie des Pères grecs et latins; à Genoude, les Pères de l'Eglise traduits en français, et à J.-P. Cbarpenlier des Etudes sur les Pères de l'Eglise. Consulter aussi la Palrologie de J.-A. Mohler (trad. de l'allem., 1842) et le Cours complet de patrologie de l'abbé Miçne. Le cardinal A. Mai a ajoute à toutes les collections antérieures des extraits des manuscrits du Vatican, sous le titre de Palrum nova bihliolheca (1853-54).

Pères du désert, nom donné aux saints anachorètes oui ont vécu dans la primitive Eglise, notamment dans les solitudes du désert.

Père est aussi le titre qu'on donne aux religieux prêtres : les Pères jésuites, les Pères capucins.

Saint Père, Très saint Père, dénominations honorifiques par lesquelles on désigne le pape, soit en s'adressant à lui, soit en parlant de lui.

Au Théâtre, on appelle />ère noble le rôle de père dans la tragédie et dans la haute comédie. Don Diègue dans le Cid et Gérante dans le Menteur de Corneille sont des pères uobles.

PÉRÉGRINITÉ (du lai. peregrinitas). Ce mot, qui exprime en général l'état de celui qui est étranger [Voy. ce mot) dans un pays, désignait exactement, en J)roit romain, l'état d'un individu sujet de l'empire romain, mais n'ayant pas le droit de cité, par opposition à l'étranger qui n'était pas sujet de l'empire, et qu'on appelait barbare.

PÉTREMPTION (du lat. peremptio), se dit, en Jurisprudence, de l'anéantissement, après un certain délai, de procédures non continuées, de jugements par défaut non exécutés, d'inscriptions hypothécaires non renouvelées : c'est une espèe de prescription. Toute instance est périmée

Car cessation de poursuites pendant 3 ans (G. de proc, art. 97-401); tout jugement par défaut contre partie est périmé faute d'exécution dans les 6 mois de son obtention (art. 156) ; toute inscription hypothécaire est périmée au bout de 10 ans (C. civ., art. 2154). Voy. déchéance.

PÉREMPTOIRE. On nomme ainsi, en style de Pratique, tout ce qui tend à éteindre l'action. — Dans le Droit romain, Védit péremptoire était l'assignation définitive à laquelle on était obligé de se rendre, sous peine d'être considéré comme contumace et de perdre sa cause. — Aujourd'hui on appelle exception péremptoire toute exception fondée sur l'irrégularité de la procédure, la nullité il'un exploit et tout moyen opposable au fond de la demande.

PÉRENNIBRANCHES ou branciiifères. Voy. batraciens.

PERFECTIBILITÉ. Voy. progrès.

PERFECTION (du lat. perfectio). Voy. idéal

PERFECTIONNEMENT (rrevet de). Voy. brevet.

PERFOLIÉ (du lat. perfoliatus) , se dit, en Botanique, des plantes dont les feuilles entourent la tige de manière que cette dernière semble transpercer la feuille : dans ce cas, les feuilles elles-mêmes sont dites perfoliées.

En Entomologie, il se dit des antennes dont les articles sont élargis en forme de folioles.

PERFORANT (mal), du latin /jer/brare, percer. Voy. îial.

PERFORATIF (trépan). Voy. trépan.

PERFORATION, ouverture accidentelle dans la continuité des organes, produite par une lésion externe, ou résultant d'une affection interne. Ces dernières perforations, dites spontanées, s'observent surtout à l'estomac, à la suite dune pblegmasie ulcéreuse, et dans l'intestin grêle après la lièvre typhoïde. Elles sont toujours mortelles.

PERFORMANCE, mot d'origine anglaise, employé, sur le turf, pour indiquer les épreuves subies par un cheval de course.

PERI... (du gr. TTspt), préfixe qui entre dans la composition d'un grand nombre de termes scientifiques, veut dire le plus souvent autour : ex. péricarde, périgyne, etc.

PÉni (mot persan), génie qui dans la mythologie persane joue le rôle attribué à nos fées.

PÉRIANTHE (du gr. -jîspt. autour, et âvOoî, fleur). Linné appelait ainsi toute espèce de calice ou d'involucre. Auj. on donne ce nom à l'enveloppe des étamines et pistil (le la Heur, qu oie soit simple ou double. Le périanlhe est simple quand il est formé d'une seule pièce ou de plu-

sieurs pièces rangées en une seule série: il est doublé quand il présente deux enveloppes distinctes, l'une extérieure, que l'on nomme calice, l'autre intérieure, recouvrant immédiatement les organes de la génération, et que l'on nomme corolle. Le périanthe des plantes apétales prend le nom de périgone.

PÉRIBLASTE. Ce mot désigne, en Embryogénie, le feuillet externe qui se forme à la périphérie de l'œuf dans les cas de segmentation très inégale (œuf d'oiseau, etc.).

PÉRIBOLE. Voy. péridrome.

PÉRICARDE (du gr. TTEpixapSto;), espèce de sac membraneux situé à la partie inférieure du médiastin antérieur, et enveloppant le cœur avec les troncs artériels et veineux qui en sortent ou qui s'y rendent. Il est composé de deux membranes, dont l'extérieure est fibreuse et l'intérieure séreuse. Le péricarde retient le cœur, et facilite ses mouvements, au moyen de la sérosité qu'il renferme.

PÉRIGARDITE, inflammation du péricarde. Les symptômes de cette affection sont : la voussure de la région précordiale, surtout à une époque avancée; une matité plus prononcée dans une étendue plus grande ; les bruits du cœur plus forts, plus éclatants d'abord avec souffle et ensuite plus faibles et ])lus sourds; le frôlement, et plus tard le frottement péricardique, les palpitations, de la douleur dans la région précordiale, la syncope, la défaillance, l'œdème des membres inférieurs et la dyspnée. On la divise en P. aiguë et en P. chronique. Elle peut avoir jx)ur causes un refroidissement brusque et subit, le rhumatisme, les coups portés sur le thorax, la pénétration de corps étrangers dans le cœur. On combat la péricardite par l'application de sangsues, de ventouses scarifiées sur la rt'gion du cœur, puis par des vésicatoires ; enfin, dans les cas chroniques, à cpanchement considérable ou purulent, on a fait la ponction et l'incision du péricarde.

PÉRICARPE (du gr. xepixâpTtov). C'est, dans une plante, l'ensemble des enveloppes d'ovules fécondés, c.-à-d. toute la partie du fruit qui n appartient pas à la graine. Les capsules, les gousses, les siliques, les follicules, les coquilles de noix, etc., sont des péricarpes. On distingue dans l'épaisseur du péricarpe : 1° Vépicarpe, membrane extérieure, mince, sorte d'épiderme; 2" l'endocarpe, autre membrane intérieure, qui revêt la cavité intérieure; 3° le sarcocarpe ou mésocarpe, partie parencliymateuse ou charnue qui se trouve entre l'épicarpe et l'endocarpe. La cavité intérieure du péricarpe, qui renferme les graines, peut être simple : le péricarpe est alors uniloculaire, c.-à-d. à une seule loge (pêcher, pavot). D'autres fois il y a un nombre plus ou moins considérable de loges ou cavités partielles : de là les noms de bi, tri, nuadri, multiloculaire, donnés au péricarpe, suivant qu'il présente 2, 3, 4 ou un plus grand nombre de loges distinctes.

PÉRICHONDRE (du gr. Ttspt, autour, et yovÔpoç, cartilage), membrane fibreuse, qui revêt tous les cartilages non articulaires. Voy. cartilage.

PÉRICLASE, nom donné à la magnésie (MgO), qu'on trouve à l'état naturel, en octaèdres réguliers, dans les blocs rejetés de la Somma (Vésuve).

PÉRICLINANTHE ou péricline (du gr. itepf, autour, et de clinanlhe), nom donné par quelques botanistes à l'ensemble des bractées qui entourent les fleurs des Composées.

PÉRICLINE, variété A'albite [Voy. ce mot), qui se trouve en cristaux d'un blanc laiteux, inaclés d'une façon particulière, dans des schistes chloriteux du Tyrol et du St-Gothard. VOligoclase et le Labradorite présentent aussi le même mode de groupement.

PÉRICRANE (du gr. Treptxpdvtoî), membrane analogue au périoste, qui revêt extérieurement le crâne.

PÉRIDERME, nom donné, en Botanique, aux formations secondaires qui se produisent dans l'écorce de la tige ou de la racine dos Dicotylédones; en général, le périderme comprend une zone de liège à l'extérieur et une zone de tissu cortical à l'intérieur.

PÉRIDION (du gr. -repwso), ceindre). Peridium. membrane externe qui enveloppe les corpuscules reproducteurs de certains Cliampignons, principalement les Gastéromycètes. Ce mot est quelquefois applique également à la fructification entière et au chapeau des Agaricinées.

PÉRIDOT, oLiviNE ou CHRYSOLiTE. Ce minéral est un silicate de fer et de magnésium, cette dernière base étant en excès [2(Mg.Fe)0.SiÔ']. Les cristaux appartiennent au systhème orthorhombiqiio. La couleur est (l'un vert olive plus ou moins foncé, suivant la proportion de fer. Le péri-

PERIDOTITE

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