PERMIS
étiaiiffcr ou par ulcération, opérations cliirui"gicales. La .-pplicémie, la pyolu-mic, rérysipèlc sont les infections générales qui peuvent produire la péritonite. Ses signes sont : des douleurs abdominales aiguës, lancinantes, ffénéralement circonscrites en un point, s'exaspérant au moindre mouvement , des vomissements fréquents , le
Fouis petit et dur, la respiration courte et interrompue, agitation et l'anxiété, de la fiè^Te. Telle est la marche de la P. purulente , due aux mici-oorganismes pyogèncs, staphylocoques, streptocoques. La péritonite jnilride, duc aux microorganismes de la putréfaction et au coli-bacille, se traduit surtout par du météorisme sans douleurs, de la pmstration, du refroidissement, de la dyspnée, de l'anurie. Le malade est pâle, froid, insensible et succombe dans le collapsus. La P. circonscrite comprend les pelvi-péritonites. les pérityphlites, les péritonites périhépatiques, etc.
Enlin, il est une variété très importante, la P. tuberculeuse, qui peut aussi être aiguë ou chronique, et qui présente les formes fibreuse, ulcéreuse, ascitique, etc.
La chirurgie a, tlepuis peu, donné des résultats dans le traitement ues péritonites. L'incision de l'abdomen (laparotomie) a été employée non seulement dans les péritonites circonscrites, mais encore dans les péritonites généralisées, dans les péritonites tuberculeuses. Les moyens médicaux consistent dans l'administration de l'opium, du naphtol, dans les applications de glace.
PERKINISME. moyen thérapeutique employé par E. Perliius. médecin américain, consistait dans remploi de deux tracteurs ou de deux espèces de fuseaux faits de métaux différents (laiton et fer-blanc), que l'on promenait sur le point douloureux, à quelque distance de la peau. Ce mode de traitement était particulièrement appliqué contre les douleurs rhumatismales, les névrose' la goutte. Les phénomènes qu'il peut offrir semblent rentrer dans le galvanisme.
PERLE 'du lat. pirula, dimin. de pirus, poire), substance globuleuse, d'un blanc nacré, argentin et chatoyant, et d'une grande dureté, qui se forme dans l'intérieur de plusieurs espèces de coquilles, et notamment dans YAvicule perlière, la Pintadine, qu'on nomme pour cela Mèreperle, la Pinne marine et la Mulette margantifère. Elle est le produit d'une sécrétion déterminée par une blessure du moUuscjue, blessure produite soit par la piqûre d'un petit ver, soit par un grain de sable qu'il aurait emprisonné. Elle est, comme la nacre, sécrétée par le manteau, mais forme une concrétion isolée. On tlistingue les |)erles soit il'après leur forme : il y en a de rondes, qui sont les plus estimées, d'autres en' poire, d'autres dites biscornues ou baroques; soit d'après leur grosseur : les plus petites sont appelées semences, les plus grosses paragonnes ; soil d'après leur eau ou couleur, et leur temtc nacrée ou orient : elles passent du blanc azuré au blanc jaunâtre, au jaune d'or et au noir bleuâtre ; il y en a même de roses, de bleues et de lilas. — Les plus "belles perles viennent de la côte occidentale de l'île de Cevian et <iu golfe Persique près de l'ileliahréin : en ce dernier point toutefois la production s'est notablement réduite : on les nomme perles orientales ; viennent ensuite les perles de Java et de Sumatra. Toutes ces |)crles sont réunies sous la dénomination de jierles fines. La |>êche des perles est faite dans ces pays par des plongeurs fort habiles : elle procure des bénélices considérables.
Les perles constituent une des parures les plus belles et les plus recherchées : on en fait surtout des colliers. La mode en a commencé en France sous le règne de Henri III. L'ancienne médecine employait les perles en poudre comme astringentes, et les faisait entrer dans plusieurs électuaires fort coûteux.
PERi.ES .\p.TiFiciELLES OU Fttusses Pcrlcs. Ou les fabrique avec lie la nacre, ou avec des boules de verre remplies A'essence d'Orient, matière nacrée qui est composée d'écailles d'ablette; Paris en fait un commei-ce considérable. — Pour préjiarer l'essence d'Orient, on écaille d'abord les ablettes, on lave ensuite les écailles, on les broie dans l'eau et on laisse la matière se déposer au fond du vase. Il suffit alors de décanter et d'introduire avec un chalumeau une goutte du résidu dans la petite bulle de verre qui forme le corps de la fausse perle ; on la remplit ensuite de cire pour lui donner de la solidité.
On appelle : perles de Rome, de petits grains d'albjUre plongés dans une pâte faite de nacre pulvérisée, d'alcool et de colle de {loisson : on en fait des cnapelets ; perles de
Venise, des émaux teints en rouge, brun ou noir, qu'en exporte surtout en .\frique.
En Architecture, on nomme perles une rangée de petits grains taillés dans les moulures.
PERLE, Perla, genre d'Insectes, de l'ordre des Névroptères, famille des Planipennes et formant, avec les Némoures, la tribu des Perhdes. Presque toutes les espèces se trouvent aux environs de Paris.
PERLITE. minéral analogue à l'obsidienne, dont la composition se rapproche de celle des feldspaths. On la rencontre dans les trachytes de iiongric, au Mexique, etc.
PERMANGANATES. Voy. mang.\.\èse.
PERMANGANIQUE (acide). Voy. mangaxèse.
PERMIEN (système), le dernier des systèmes paléozoïques : il succède au carbonifère, et précède immédiatement le trias. Il a reçu également les noms de terrain pénéen ou de Dyas. Dans l'Europe occidentale on peut le subiliviser en trois étages : 1° Le Permien inférieur, quelquefois appelé étage autunien, très développé aux environs d'Autun et de Saarbrùck, très riche en poissons ganoïileset en batraciens de l'ordre des Stégocéphales [Actinodon, Protriton, Archegosauints] et renfermant une flore presque entièrement houillère. 2° Le Permien moyen ou Saxonien , dont l'extension horizontale est beaucoup plu> considérable que celle du Permien inférieur, est représenté partout par des grès rouges, qui ont été désignés en Allemagne sous le nom de Hothes Todttiegendes ou de Rothliegendes. La llore de cet étage, richement représentée à Lodève, est caractérisée par le grand développement des genres Walchia, Callipteris, Odontopteris. "ô" Le Permien supérieur ou Thuringien, est constitué en Allemagne par des schistes bitumineux cuprifères et par des calcaires dolomitiques marins, c-oimus sous le nom de Zechstein et contenant en alwndaiice Productus hoifidus, Strophalosia Goldfussi, Sc/iizodus obscurus, Fenestella retiformis, etc. Le Permien est très développé dans l'est de la Russie. L'époque permienne est marquée par des éruptions de porphyres pétrosiliceux, de pyromérides et de mélai)liyres. — Voy. permo-carboxifère.'
PERMIS de cuasse. Nul ne peut chasser s'il n'a obtenu un permis de chasse de l'autorité compétente : ce permis est délivré, sur l'avis du maire et du sous-préfel, par le préfet du département ; il est personnel et valable pour toute la France, mais pendant un an seulement. La loi détermine les cas où il doit être refuse. La délivrance du permis de chasse donne lieu au payement d'un droit de 18 fr. au profit de l'Etat et de 10 fr. au profit de la commune (Loi du 2 juin 1875).
Permis de séjour, permission de résider dans mie ville, que l'on délivrait autrefois à un voyageur, à un étranger, à un militaire, etc.
L'accroissement considérable du nombre des étrangers en France a imposé au Gouvernement l'obligation de mettre l'admmistration à même de connaître les conditions dans lesquelles se produit leur établissement sur le territoire français, et leur séjour a été l'objet d'une nouvelle réglementation. Aux termes du décret du 2 octobre 1888. fout étranger non admis à domicile, désirant fixer sa résidence en France, doit faire, dans le délai de 15 jours à partir de son arrivée, à la mairie de la commune où il désire se fixer, une déclaration énonçant ses noms et prénoms, ceux de ses père et mère, sa nationalité, le lieu et la date de sa naissance, le lieu de son dernier domicile, sa profession ou ses moyens d'existence, le nom, l'âge et la nationalité de sa femme et de ses enfants mineurs loi*squ'il sera accompagné par eux. Il doit fournir toutes pièces justificatives à l'appui de sa déclaration, dont il lui sera délivré gratuitement un récépissé. En cas de changement de résidence, une nouvelle déclaration sera faite devant le maire de la commune où l'étranger aura fixé sa nouvelle résidence. Les infractions à ces diverses formalités sont punies des peines de simple police sans préjudice du droit d'expulsion, etc. La loi du 8 août 1895 a modifié les dispositions qui précèdent en ce qui concerne les étrangers non admis à domicile, arrivant dans une commune pour y exercer une profession, un commerce ou une industrie. Us doivent faire dans les huit jours de leur arrivée, à la mairie, une déclaration de résidence en justifiant de leur identité. Un registre d'immatriculation des étrangers est tenu à cet effet, et un extrait de ce registre est délivré au déclarant dans la forme des actes de l'état civil, moyennant les mêmes droits. En cas de changements de conunune, l'étranger doit
PERMO-CARBONIFÈRE