‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1222 sur 1729 · PHONÉTIQUE · texte numérisé non relu

PHONÉTIQUE

mouillée. Chez les individus vigoureux, la guérison peut surveuir; chez les allaiblis, la mort arrive rapidement.

L'antisepsie des plaies est le traitement prophylactique. Dans le phlegmon dilYus, les incisions longues, profondes et rapprochées, les hains antiseptiques sont le seul traitement à employer. Pour le phlegmon circonscrit, l'incision simple suflira.

PHLEGMONEUX, qui est de la nature du phlegmon. — Erysipèle phlcgmnneux. Voy. i'iilegmox.

PHLÉOLE ou FLÉoix, Phlciim, plante graminée. Voy. Fi.KOLE. — Les Ijotanistes en font le type de la tribu des Pkléoïdées, détachée des Phalaridées, et qui comprend, en outre, le genre Alopecurus.

PHLOBAPHÈNES, matières colorantes des écorccs; ce sont des comijosés ternaires (C*"11'*0*, etc.), insolubles dans l'eau, solublcs dans l'alcool et les alcalis, se rapprochant des résines.

PH LOGISTIQUE (du gr. çAoyiiiTÔî), nom donné par Slahl au principe imaginé par h; chimiste allemand Becker pour expliquer la comliuslion. Dans cette hypothèse, tout corps combustible serait composé de phlogistique et d'un radical, et la combustion ne serait que le dégagement du phlogistique. De là le nom de dépluogistiqués donné aux corps qui étaient censés avoir perdu leur phlogistique. Les corps drp/dogistiqués étaient ce que nous appelons auj. les oxydes.

PHLOGOPSITE, espèce minérale du genre Mica [Voy. ce mot).

PHLOGOSE (du gr. tpXôywtTt;), nom que l'on donne proprement aux plilegmasies extérieures, ou bien à celles qui sont superlicielles ou érysipélateuses. Le médecin italien Rasori a donné une Théorie de la phlogose. — I^ plus souvent, auj., on exprime par le mot phlogose la rougeur et la chaleur qui caractérisent l'inflammation.

PHLOMIDE (du gr. çoXoixÎî), Phlomis, genre de la famille des Labiées, renferme de belles plantes, à tiges herbacées ou frutescentes; à feuilles larges, opposées, cotonneuses, dentées en scie aux extrémités; à lleurs grandes disjK)sées par verticilles à l'angle des feuilles supérieures. Trois espèces croissent en France ; les autres sont originaires oies pays chauds, et plusieurs sont cultivées comme plantes d'ornement. La P. lychiiile [P. lychnitis), à ûciivs jaunes, est commune dans les lieux secs et arides voisins de la Méditerranée. La P. frutescente (P. fruticosa), vulg. Sauge en arbre, est un petit arbuste qui croît dans le miili de l'Europe et le Levant. On cultive la P. herbe au vent et la P. tubéreuse.

PHLORÉTINE, substance résultant de l'action des acides étendus sur la phlorizine ; elle se présente sous forme de paillettes incolores à saveur sucrée.

PHLORIZINE (du gr. «sXooç, écorce, et ^i^a, racine), substance que l'on trouve dans l'écorce de la racine de divers arbres fruitiers (ponuuier, poirier, prunier, etc.). Sa composition répond à la formule C*M1*'*0'0. En s'hydratant, elle se déeom|K)se en glucose et en phlorétine.

PHLOROGLUCINE, substance isomère de l'acide pyrogallique et qui a pour formule CTP(Oll)^. On l'obtient en ciiaulfant la phlorétine avec de la jwtasse. Cette substance qui, par ses propriétés, se rapproche de l'orcine, peut être considérée comme un triphénol. Elle se présente eu ])rismes incolores, d'une saveur sucrée, soluble dans l'eau, l'alcool et l'éther.

PHLOX (du gr. '^Xô^, flamme), Phlox. genre de la famille des Polémoniacées, renferme de jolies plantes de l'Amérique septentrionale, à feuilles simples, op(K)sées ; à fleurs violettes, purpurines ou blanches, disposées en panicule, en graphie ou en corymbe. Les touffes de fleure du phlox produisent le meilleur effet dans les jardins. Les espèces les plus recherchées sont : le P. paniculé (P. pamcidala), dont les fleurs, de couleur iilas, s'épanouissent vers la fin de l'été; le P. maculé [P. pendidiflora), à fleurs odorantes, purpurines ou Iilas; le P. de Dnunmond, à fleurs inodores, purpurines, etc.

PHLYCTÈNE(du gr. aXûxTatva), petite ampoule transparente, formée par l'épidcrme (jue soulève un amas de sérosité, et semblable aux ampoules que produit l'eau Jwullante. On fait écouler la sérosité en perçant l'épiderme.

PHOBOS, 1" satellite de Mars [Voy. satellite) ; accomplit sa révolution autour de Mars en 7 h. 39 m. ; ne s'écarte pas de la planète de plus de 12". Son éclat à l'opiiosition (le Mars est celm dune étoile de la grandeur H,5. Vou.

PHOC/ENA. nom lai. scicnlifui. du genre Marsouin.

PHOCÉE, 25' petite pianote, trouvée le 6 avril 1X33 par Chacornac, à Marseille. Voy. planètes.

PHOCÉNINE, substance grasse découverte par Ciievrcul, en traitant l'huile de marsouin [phoceena] par l'alcool chaud. Elle est liquide à la température ordinaire, légèrement odorante, et très soluble dans l'alcool Ixiuillant.

PHOCÉNIQUE (acide), nom donné à l'acide valérique [Voy. ce ir.ot), retiré jwr Ciievrcul de l'huile de marsouin (Phocéninc).

PHŒNICITE, chromate de plomb naturel, de formule SPbO.Cr^O'', en cristaux orthorhoinbiques, rouge vif, associés à la Crocoïse [Voy. ce mot).

PHŒNICOPHAiJS, oiseau. Voi/. malcoha.

PHOENICOPTERUS, nom latin scientifique du genre Flammant. Voy. ce mot.

PHŒNIX. Voy. l'HÉMX-

PHOLADE (du gr. çwXài;), PAo/as, genre de Mollusques acé|)hales, de l'ordre des Orthoconques simipalléales, tyjje de la famille des Pholadidées, détachée de celle des Clavagellidées : cotjuille équivalve, régulière et formée de deux valves libres, bâillante aux deux extrémités, et pourvue, soit en avant, soit sur les crochets, de pièces teslacées accessoires. L'animal est jwurvu de deux tubes, le plus souvent réunis et entourés d'ime peau commune, (|ui

[lassent par l'ouverture antérieure de la coquille, et il aisse sortir en arrière un pied court et éjiais. Les pholades vivent dans les eaux : elles se creusent dans la vase, le bois ou même la pierre, à l'aide de leur coquille, des trous dans lesfjuels elles restent conliuécs : leur station est verticale. Elles sont parfois phosphorescentes, et ce phénomène semble dii à la présence dans leurs tissus d'un microbe particulier. — Les Pholades a])paraisscnt avec l'étage loarcien ; elles vivent aujourd'hui dans toutes les mers et aussi dans les eaux douces. Princi|)ales espèces : la P. grande taille (P. coslata), des mers d'Amérique et de la Méditerranée; la P. dactyle ou Dail commun (P. daclyhis], de la Méditerranée : elle est comestible ; la P. à stries, la P. crépue, la P. conoide, des environs de Paris, etc. Voy.

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