‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1235 sur 1729 · LITE · texte numérisé non relu

LITE

Pierre à Jésus, gypse laminaire en grandes lames transparentes, est ainsi nommée parce qu'on s'en est servi jwur recouvrir, en guise de verre, des images de tlévotion.

Voy. GYPSE.

Pierre de liais, variété de calcaire. Voy. liais.

Pierre lithographique, calcaire compact du terrain jurassique, dont on se sert en lithographie [Voy. ce mot).

Pierre de lune. Voy. ortiiose.

Pierre meulière. Voy. mellière.

Pierre néphrétique, nom donné au jade néphrite et à la serpentine, parce qu'en Orient et en Chine ou attribue à ces pierres la propriété de calmer les coliques iié|)brétiques.

Pierre numismale. Voy. nummulite.

Pierre ollaire. Voy. om-aire (pierre) et serpentine.

Pierre philosophale, substance mystérieuse dont la découverte devait, d'après les alchimistes, transformer les mé taux communs en or : cette pierre merveilleuse non seulement comblerait tous les désirs des sens, mais encore, employée comme médicament dans sou plus haut degré de perfection, guérirait toutes les maladies, rajeunirait le corps et prolongerait la vie. Celte idée, fondée sur les théories philosophiques, physiques et cliimiques qui avaient cours à cette épotjue, fut empruntée à l'Egypte par les Araljes et communiquée par eux à l'Europe. On supposait dans les métaux un princ-ipe particulier, qui leur donnait 11! caractère de la métallitc : c'était le meraire des sages. En l'extrayant d'une matière, eu augmentant sa force par l'épuration, on préparait la quintessence de la rnétallité et on obtenait la pierre philosophale, qui, portée sur des métaux communs, les transformait en métaux nobles enagissant à la manière d'un ferment. « Placés au début du développement scientifique, les alchimistes ne |X)uvaient pas avoir d'autre opinion sur la nature des métaux. Sans celte idée de la transmutation, la chimie n'existerait pas dans son état actuel de jierfection, et il a fallu ces deux mille ans de travaux préparatoires pour la |torter au degré où elle se trouve aujourd'hui. » (Liebig, Lettres sur la Chimie, 56.)

Pierre à j>lâtre, gypse en masses grenues, employé pour la préparation du plâtre.

Pie»TC /)o»ce, roche volcanique. Voy. poxce.

Piei're pourrie, schiste friable, jaune ou brun, dont oa se sert }X)ur jiolir les métaux.

Pierre à rasoir, ou NovactUite, pierre jaune et composée de silice, d'alumine et d'oxyde de fer, à grains très fins, dont les coutelière se servent avec de l'huile [wur aiguiser les instruments en acier, et en particulier les rasoire. Cette substance se tirait autrefois exclusivement du Levant; on en trouve aujourd'hui en Belgique, eu Allemagne et eu France.

Pierre spécidaire. On nomme ainsi le mica en grandes lames et le gypse laminaire, qui ont la propriété de réiléchir lesobjets à la manière d'un miroir (en latin specidum).

Pierre de taille, nom donné à toutes les roches qui peuvent être employées aux conslruclions, en gros blocs équarris. Voy. pierre et jieuliékb.

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