‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1240 sur 1729 · PIPE · texte numérisé non relu

PIPE

tissus L'animal est comestible II donne souvent asile enlre les lobes du manteau à un petit ciustatc appelé Piniiotrre (loy. ce motl. — Les coquilles du genre l'inne se trouvent a l'état fossile depuis l'étage carbonifère : elles vivent aujoui'd'hui dans le sable de toutes les mers. La P. rouge {P. rudis) atteint 0'",50; sa couleur est d'un avis rougeàtrc. La P. écailleu&e [P. squamosd] dépasse

PINNÉ ou PExxÉ (du lat. piniiatus\se dit, en Botanique, des feuilles composées dont les folioles sont disposées de l'un et de l'autre côté d'un pétiole commun, à l'uistar des barbes d'une plume.

PINNIGENA, genre de Mollusques lamellibrancbes fossiles, de l'ordre des Hétéromyaires, famille des Aviculidés. Les l'innigena ont la forme triangulaire et le test fibreux des Pinncs; ils s'en distinguent par leur impression musculaire énorme et par la plus grande épaisseur de leur test. Elles se trouvent dans les terrains secondaires.

PINNOTÈRE (du gr. r'.wotrjpTiî), genre de Crustacés, de l'ordre des Décapodes brachyures, famille des Catomélopcs, renferme de très petits animaux scml)lablos aux Citdies, qui passent la plus grande partie de l'année dans la mer. et qui, {jendant l'automne, se retirent dans diverses coquilles bivalves, surtout dans celles des Pinnes et des Moules. On leur a attribué, à tort sans doute, les accidents qu'éprouvent quelquefois les pei-sonncs qui mangent des moules.

PINNULE (du lat. pinnula, dimin. de piniia), se dit, en Botanique, de cbacuue des folioles d'une feuille pinnée.

Dans certains instruments d'Optique, tels que le grapliomètrc p. ex., on ap|)elle pinmiles deux réglettes métalliques qui se relèvent j)eri)endiculairement aux extrémités d'une alidade, et dont 1 une est j)ercée d'une fente éti-oite, tandis que l'autre présente une fenêtre rcclai^laire travei-sée par un crin tendu parallèlement à la fente de la première. La direction détenninée jiar la fente étroite de la première pinnule et le crin de l'autre est ce qu'on ap|iclle un alignement. — Dans les instiiunents perfectionnés, les alidades à pinnules sont remplacées par des lunettes.

PINOT ou piXEAr, le principal cépage du vignoble bourguignon. Mêlé au gamay, il sert à faire les vins fins de Boui"gt^ie (Clos Vougeôt, Cliamlx-rtin. Beaune, Pommard, etc.) ; c'est lui qui jwrle les qualités de finesse et de parfum qui ont rendu célèbres tous ces vins. Ixî Pinot préfère les sols pierreux et en coteaux, avec exposition au soleil; il donne un faible rendement, racheté lai"gement pr la qualité du fruit. Les vins de Pinot exigent 6 à 8 années de lx>uteille avant d'acquérir toute leur valeur. — On connait aussi un Pinol blanc, un Pinot gi-is ou Bettrot, obtenus par bouturage et sélection; et un Pinot blanc Cliardouay, cé})age très estimé, qui donne les vins blancs de ilontrachet, Cbably, Pouilly et les vins mousseux de l'Etoile. — Le nom de Pinol vient de ce que la forme de la grappe rapi»elle celle d'une pomme de pin.

PINSON (jadis pinçon, du b.-lat. pincio), Fringilla, genre d'Oiseaux de l'ordre des Passereaux couirostres, famille des Fringillidés, et très voisins du Moineau. IjCS Pinsons sont sé<lentaires dans certaines contrées ; dans d'autres, ils émigrcut. On a cru longtemp, mais à toi't, que les .femelles émigraient seules (d'où le ikmiî de cœlebs, donné à l'espèce commune]. En biver, ils se réunissent en troupes, et se rapprochent des habitations. Les Pinsons ont le caractère gai et pétulant ; leur chant est vif et agréable : d'où l'expression : gai comme un pinson. — Le P. vtdgaire [Fringilla cselebs) est commun dans nos campagnes : ses mœurs sont à peu près celles du moineau, sauf une j.ius grande vivacité. Il a le front noir, le haut de la tète et la nuque d'mi bleu cendré pur, le dos et les scapulaircs châtains, avec une légère nuance noirâtre, le croupion vert, toutes les parties inférieures d'une couleur de lie de vin roussâtre plus claire sur le ventre et blanchâtre sur l'abdomen; les ailes et la queue noires avec deux bandes transversales blaiKhes. Pris jeune, il s'apprivoise facilement. — Le P. des Ardennes [Monli fringilla), vulg. Ardenet ou Arderet, quitte nos climats au printemps

Cur se porter vers le Nord : son cri est rauque et dur. — P. niverollelF. nivalis] habite les sommets des Alpes et des Pyrénées : on le voit rarement dans les plaines.

On appelle Pinson royal, le Gros-Bec commun, et P. de mer, le Pétrel tcmj)ètc.

En Belgique et dans le nord de la France, on nourrit des

pinsons pour des concours de chant. Pour cela les piuson.neux les aveuglent et les tiennent enfermés dans une cage étroite. Le vainqueur est celui qui a répété le plus de fois la phrase de son chant : certains oiseaux arrivent à la répéter 600, 800 et même plus de 1000 fois.

PINSONNIÈRE, synon. de Mésange charbonnière.

PINTADE (de l'espagn.^j/iiarfo. bigarré). Xumida, genre de l'ordre des Galhnacés, renferme des oiseaux qui tiennent le milieu entre les Dindons et les Faisans : tête nue et surmontée d'une sorte de casque osseux ou d'une crête calleuse, avec des barbillons charnus pendants au bas des joues; plumage gris-bleuàtre, et semé de taches blanches plus ou moins arrondies; queue courte et pendante, dos arrondi, tarses dépourvus d'éperon. Ces oiseaux sont originaires de l'Afrique, où ils vont par liandes nombreuses, cherchant dans les buissons et les taillis W baies, les insectes et les vers, dont ils font leur nourriture. L'espi'ce la plus commune, la P. méléagride (.V. meleagris , vulg. Poule de Guinée on Guinolte, Poule peinte, etc., a le plumage ardoisé et couvert de taches rondes et blanches. Connue dans l'antiquité, elle disparut au moyen âge, et fut de nouveau apjwrlée d'Afrique par les Portugais au XV* siècle. On l'élève dans nos basses-cours en une sorte de domesticité. C'est un oiseau criarti et turbulent. Sa chair est agréable, et sa fécondité extrême. La /'. milrée et la P. ptllorhynque habitent le sud de l'Afrique.

PINTAOlNE, Meleagrina, Mollusque acéphale de l'ordre des Plouroconques, dont Lamaix-k fait un gein-e distinct, mais qu'il convient de réunir aux Aviculcs [Voy. ce mot). La plus connue des pintadines vivantes, l'Aronde perlière ou Mère-perle {Avicula margarita), est une des deux ou trois co<|uiltes qui produisent les perles fines et celle qui fournit la nacre la plus lx;lle. Voy. PEni.ES et

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