PITTORESQUE
les dit monogynes ; quand elles eu ont deux, digynes; trois, trigynes, etc., et en ^ènéra\, polygy nés. quand elles en ont plusieurs. — Les pistils, comme les étamines, se changent en pétales dans les fleurs que l'on fait doubler par la culture ; ils cessent alors de remplir le rôle d'organe femelle, et la fleur devient stérile.
PISTOLE. Ce mot désigna d'abord une arquebuse courte et légère, que l'on nommait également pistolet [Voy. ce mot). Plus tard on transporta le même nom au demidoublon d'Espagne et d'Italie, qui était un diminutif du doublon, comme la pistole était un diminutif de l'arquebuse.
PISTOLE. monnaie réelle et monnaie de compte : dans ce dernier sens, la pistole équivalait autrefois à 10 livres tournois: aujourdhui c est 10 fr. Comme monnaie réelle, c'était une monnaie d'or d'Espagne et d'Italie. La pistole d'Espagne était la moitié du doublon [doblo de oro) et valait 12 fr. 98. La pistole d'Italie valait à Milan 19 fr. 75; à Venise, 21 fr. 36; à Florence, 11 fr. 09; à Rome, 17 fr. 28.
A Paris, on appelle vulg. pistole la partie d'une prison où les détenus obtiennent un logement séparé moyennant pistole, c.-à-d. en payant.
PISTOLET (de Pistoie, ville d'Italie), arme à feu présentant en petit ce qu'est l'arquebuse ou le fusil en grand. L'invention de cette arme, qui fut d'abord appelée pis fo/e, remonte au commencement du xvi" siècle. Le pistolet était l'arme des carabins, des reîtres, des chevaucheurs, appelés pour cette raison pistoletiers. En 1610, la grosse cavalerie le reçut généralement, et elle l'a gardé jusqu'à l'époque où il a été remplacé par le revolver (1873) ; c'était le P. d'arçon. On appelle : P. de poche, un petit pistolet qu'on peut porter sur soi; P. à vent, une arme qui est construite sur les mêmes principes que le fusil à vent (ioy. ce mot). Voy. aussi kevolveb.
Les mineurs nomment pistolet une petite barre à mines servant à pratiquer un (rou dans le roc ; c'est aussi le nom de l'outil qui termine une grande barre à mines; il est en acier plein.
Pistolet de Yolta ou P. électrique, flacon de métal, dans lequel on introduit un mélange d'air et d'hydrogène : après l'avoir fermé avec un bouchon, on excite une étincelle électrique dans sou intérieur, et il se produit, par l'elfet de la combinaison de l'hydrogène avec l'oxygène de l'air contenu dans le flacon, une explosion qui projette au loin le bouchon.
PISTOMÉSITE (de irtorô;, sur, et tieaÏTrii;, intermédiaire), espèce minérale, plus exactement intermédiaire que la mésitine (Voy. ce mot) entre la giobertitc et la sidérose; sa formule est MgO.CO*-|- FeO.CO*; se trouve en masses laminaires à Traversello (Piémont) et Thurnberg, près Salzburg.
PISTON (du lat.7?/s<o,de/)/s/are, fouler, presser), organe mobile qui se meut dans un cylindre soit en refoulant un fluide, soit au contraire poussé par un fluide. Il est à simple ou à double effet suivant que l'action utile s'exerce dans un seul ou dans les deux sens. Le piston doit être étanche, c.-à-d. que, dans son mouvement de va-et-vient, il ne doit pas laisser le fluide s'écouler entre son corps et la paroi du cylindre. Celte étanchéité, pour les pistons de pompes (Voy. ce mot), est obtenue par des garnitures de cuir ou de caoutchouc ; pour les machines à vapeur, on emploie des anneaux élastiques ou segments en fonte ou en acier.
pisTox (instrument à). On appelle ainsi, en Musique, tout instrument à embouchure muni d'un système de pistons lui permettant d'émettre une suite chromatique qui sans cela lui serait impraticable. Le cornet est le premier instrument auquel on ait appliqué ce mécanisme, adopte depuis pour tous les autres, les cors, trompettes et trombones. A. Sax, inventeur d'un système de pistons indépendants, a donné son nom à toute une famille de cuivres, les saxhorns, perfectionnement de l'ancienne série des buglcs.
Fusil à piston. Voy. fdsil.
PISUM, nom latin botanique du genre Pois.
PITANCE (du b.-lat. pietantia, de pietas], nom donné «Jans les communautés religieuses à la portion qu'on dis- Inbue à chacun pour son repas. — Autrefois, dans les couvents, on appelait pitancerie l'oflice du pitancier, e.-à-d. de celui qui distribuait aux moines la pitance ou portion monacale.
PITCAIRNIE, Pitcairnia. genre de la famille des Broméliacées, dédiée par Lhéritier à W. Pitcaim, amateur d'horticulture, renlerme des espèces qui croissent au Pérou, et qui se font remarquer par la beauté de leurs fleurs en grappes. La P. splendens a été introduite en France en 1835.
PITE, jadis Picte, Poitevine (Pictavina), petite monnaie de cuivre des anciens comtes de Poitou, ne valait qu'une demi-maille ou un quart de denier.
PITHÉCIENSou piTiiÉcixs. Voy. pithécds.
PITHÉCUS, le rtÔTjxoî des Grecs. Les anciens donnaient ce nom à un grand Singe que l'on croit être l'Orangoutan. — Les Zoologistes modernes nomment ainsi tantôt rOrang, tantôt le Magot. — Ce nom a formé les mots Pithéciens, 1" tribu de la famille des Singes dans la classification d'I.-G. St-Hilaire, et Pithécins, plus usité aujourd'hui. Les Pithécins sont les Singes de l'ancien continent : ils ont 32 dents disposées comme celles de l'homme, la cloison qui sépare les narines étroite [Voy. cATARRHiNiNs), les fesses souvent calleuses, la queue non prenante, courte ou nulle. — Le suffixe pithèque entre dans la composition du nom de plusieurs genres de la famille des Singes : les Guenons ont été appelées Cercopithèques, à cause de leur longue queue; les Sapajous, He'lopithèques, à cause de leur queue prenante ; les Sagouins, Géopithèques, à cause de leurs habitudes terrestres, etc.
PITIÉ (du lat. pietas], sentiment de compassion, de douleur, qu'excitent dans notre âme les maux d'autrui. C'est une des formes de la sympathie (Voy. ce mot). Schopenhauer a voulu faire de la pitié le fondement de la morale. La même idée se trouve au fond de la philosophie lx)uddhique. Voy. A. Schopenhauer, le Fondement de la morale.
PITON (de l'espagn. piton), fer tourné en anneau, ayant une queue à vis ou pointue, et qui sert, étant iixe, à recevoir l'anse d'un cadenas, le bout d'un crochet ou d'une tringle, etc. Le piton à vis, lorsqu'il est gros et que la vis est faite à double pas et à la main, prend le nom de tire-fond.
piTox, se dit, en Géographie, surtout aux Antilles, de la pointe élevée d'une montagne. Les pitons sont en général inaccessibles, entourés de précipices et stériles : tels sont le piton du Carbet, à la Martinique, 1207 mètres, le piton de la Soufrière, à la Guadeloupe, 700 mètres, etc.
PITON ELLUS, dite aussi Roulette et Ptychomphalus. genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pectinibranches, famille des Trochidées : coauille spirale, conique et déprimée ; ombilic couvert d'une forte callosité, bouche semi-lunaire à bords minces et tranchants. — Les Pitonellus apparaissent avec l'étage dévonien ; ils vivent aujourd'hui sur le sable des mers tropicales.
PITPIT, Dacnis, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux conirostres, famille des Sturnidés et voisin des Cassiques : bec long, très pointu, légèrement recourbé, arrondi, à bords lisses. Le P. bleu [Motacilla cayana), type du genre, est un petit oiseau de l'Amérique tropicale, qui se tient dans les bois sur les grands arbres, vivant en troupes plus ou moins nombreuses. Son plumage est noir au front, sur les côtés de la tête, le dos, les ailes et la queue; le reste est d'un beau bleu.
PITRE (de Petrus, Pierre?), bouffon populaire. Voy.