PISTIL
piscine), «ii ils se développent à l'ahri des espèces carnassières : de telle manière, il est possible de parquer l'alevin suivant les ùj;es et les espèces. Quand les poissons sont devenus assez forls pour être alKindonnés à eux-mêmes, on les distribue dans les étangs et les cours d'eau qu'ils sont destinés à repeupler. Comme auxiliaire de la pisciculture lluvialc, il faut citer les échelles à poissons, qui pernieltcul aux poissons voyageurs, p. ex. aux Salmonidés, d'aller se reprotluirc dans les sommités des cours d'eau en l'ranchissant les chutes cl les barrages. Une loi, rendue en 18()5, détermine les conditions d'établissement de ces ouvrages. — Consulter : les Inshntclions pratiques sur la pisciculture de M. Coslc; le Traité de pisciculture et d'aquiculture de M. Bouchon Braudely et le Bulletin de la Société centrale d'aquiculture de France.
Ou peut rattacher à la pisciculture les essais plus ou moins heureux que l'on a tentés depuis quelques années pour la culture des buitres [Ostréiculture), des sangsues [Ih'rudiniculture], des Ecrevisses, etc. Tous ces arts réunis constituent ['Aquiculture.
PISCINE (du lat. piscina, de piscis, poisson), réservoir où l'on nourrit et où l'on conserve le jwisson. Les riches Romains avaient presque tous des piscines auprès de Icure villas : quelques-uns, entre autres Lucullus. G. Hérius, Védius Pollion, faisaient pour cet objet des dépenses pro- <ligieuses. Un construisait quelquefois les piscines dans le voisinage de la mer, aliii d'y faire parvenir aisément l'eau salée. Voy. vivieu. — Voy. aussi pisciculture.
Ou donnait aussi le nom de piscines aux bassins placés au milieu des salles de bain dans les thermes. De nos jours, certains établissements de bains jiossèdent des piscines. Chez les Hébreux, on appelait piscine probalique un réservoir d'eau qui était proche du parvis du temple à Jérusalem, et où on lavait les animaux [probata] destinés aux sacrifices. C'est dans celte piscine que. se fit le mjracle du paralytique.
On nomme encore piscine un petit réservoir placé à droite d'un autel dans les églises catholiques, et où l'on jelte les eaux ayant servi aux ablutions; l'usage en est tombé en désuétude.
PISÉ (du lat. pisare, piler), mode de construction en terre, qui se fait au moyen d'espèces de briques qu'on fabrique sur place avec ae la terre argileuse, foulée avec un pilou de bois dans un moule en bois qu'on nomme piloir, ou simplement battue entre deux planches. Ces nriques sont |)os<'cs par assises et reliées entre elles avec de la même terre, tlélayée en forme de ciment. Les conslruclious en pisé sont communes aux environs de Lyon.
PISIDIE, Pisidium, genre de Mollusques acéphales voisin des Cycladcs.
PISIFORME (du lat. pisiwi, pois, et de forme], ce qui a la forme d'un pois. — En Anatomie, on appelle Os pisi forme ou lenticulaire le 4° os de la l"^" rangée du carpe : il donne attache au tendon du muscle cubital antérieur, au ligament transverse antérieur du car|ie, et s'articule avec l'os pyramidal.
PISOLITHES (du lut. pisum, pois, et du gr. XMoî, pierre), oolithes de grande dimension. Voy. ce mot.
PISOLITHIQUE (calcaire), nom donné, en Géologie, aux couches qui représentent 1 étage danicn dans les environs de Paris, à cause de leur nature minéralogique. Voy. piso-
LITIIES et DAXIEN (ÉTAGe).
PISSASPHALTE (du gr. Ttijua, poix, et dtjooLkzoï;, as|>iialte), sorte de bitume mollasse. Voy. asphalte.
PISSENLIT, Taraxacuni, genre de la famille des Composées, tribu des Chicoracées, se compose de plantes herbacées, vivaces; à feuilles roncinées; à fleurs jaunes, en capitules à l'extrémité d'une hampe fistuleuse. Les semences aigrelées de cette plante sont piquées, jwur ainsi dire, sur un réceptacle, et forment comme une lx)ule légère que le moindre vent détruit à l'instant, et que les enfants s'amusent à souffler. On ne cultive point le pissenlit; l'espèce commune, le P. dent de lion [T. dens leonis, Leonlodon), croît naturellement dans les champs et dans les prés, où l'on va le chercher au printemps |iour le manger en salade. Sa tige laisse couler un suc laiteux qu on regarde comme fébrifuge et dépuratif : d'où le nom scientifique (du gr. lapàaaw, remuer).
• P'^^"^**"*; "pm vulgaire de la Fumeterre officinale, vient de ce qu cl e a la propriété, prise en infusion, de colorer en rouge les urines.
PISTACHE, fruit du Pistachier. Voy. ce mot
Pistache de terre, nom vulgaire de l'Arachide.
PISTACHIER, Pistacia, genre de la famille des Anacardiacées, type de la tribu des Pistaciées, renferme des arbres et des arbustes résineux, à feuilles alternes, ailées, avec ou sans impaires; à fleurs unisexuées, les mâles en chatons lâches, garnis d'écaillés unidores; les femelles en grappe. Le fruit est un dru|)e sec, renfermant un noyau osseux, monosiierme. — Le P. franc ou cultivé (P. vera) est un arbre de 7 à 8 m., à branches étalées; à fruits de la grosseur d'une olive, de couleur roussàlre, ridés à l'extérieur et renfermant une amande huileuse et douce, la pistache. Cette amande est d'un vert clair, d'une oileur légèrement balsamique, et d'une saveur fort agréable ; elle rancit facilement. Les pistaches se mangent crues; on les fait entrer dans des dragées, des crèmes et des glaces; on en prépare une émulsioii analogue à celle d'amandes douces. Le pistachier fut apjwrté de l'Asie à Rome par Vitellius, vers la fin du règne de Tilx're; il croît aujourd'hui dans tout le bassin de la Méditerranée. — Le P. térébinlhe (P. terebinthus) est un lx;l arbre, à feuilles coni- )X)sées ae 7 à 9 folioles; ses fruits sont de la grosseur d'un pois : ils sont un peu astringents. Dans les pays chauds, il en découle naturellement, p&r les fentes ^e l'écorce, une résine liquide, d'un blanc jaunâtre, tirant sur le bleu, d'une odeur pénétrante et qui s'épaissit au contact de l'air : c'est la térébenthine ; on en extrait Vcisence dite de térébenthine [Voy. ce mot). IjCs Orientaux mâchent habituellement de la téréljenlhine cuite : ils prétendent qu'elle rend l'haleine agréable, qu'elle blanchit et consolide les dents, enfin qu'elle excite l'apjjétit. Dans l'île de Chio, on mange les fruits crus et marines. L'écorce répand en brûlant une odeur qui rai>pelle celle de l'encens. — Le P. lentisque [P. lentiscus) croît dans le midi de l'Eurojw, le Levant et le nord de l'Afrique. C'est un arbuste tie 2 à 3 m., dont l'écorce laisse suinter la suljstance résineuse appelée mastic [Voy. ce mot), qu'on emploie non seulement comme masticatoire, mais comme stimulant, tonique et antiseptique. La racine est employée jx)ur la tabletterie ; les graines donnent de l'huile ; la décoction du lx)is a été vantée contre la goutte et la pierre : on l'appelait or potable à cause de sa couleur jaune.
Faux Pistachier. Voy. staphylier.
PISTACITE, variété d'Epidote. Voy. épidote.
PISTE. En termes de Velocipédie et de Turf, c'est le terrain sur lequel se font les courses. I^es pistes jxiur courses vélocii)édiques ont une forme toute spéciale. Leur plan a,, en général, la forme d'une courbe fermée comjiosée de deux lignes droites parallèles reliées par des arcs de cercle appelés virages. Le terrain des lignes droites est horizontal; au contraire, le terrain des virages est incliné vei-s l'intérieur de telle façon que la piste, aux virages, présente l'aspect d'une portion de cuvette, afin que la vitesse du coureur puisse rester constante. Des formules faciles à établir permettent de calculer la [X^nte à donner au virage (Voy. le journal le Cycle, 3® année, n° 82. Etudes théoriques). Si le virage a un rayon de 20 m., la pente devra être 0 m. 51 par mètre; jK)ur 30 m. elle ne sera plus que 0,23, et pour un rayon de 50 m. il suffit d'une pente de H cm. par mètre. Les fondements de la piste sont généralement en maçonnerie et en béton. Au-dessus on fait le sol de la jiiste, proprement dit. (àjsol était autrefois en bitume ou en asphalte; on ])réfère maintenant employer le mâchefer ou encore le jiavage en bois. La largeur moyenne d'une piste est de 8 m. La longueur ne déjicnd qiic de l'étendue du terrain dont on dispose. Les meilleures pistes sont celles où les lignesdroites sont très longues.
PISTE, se dit de l'ensemble des empreintes laissées sur le sol jKir un animal pendant les allures. Les caractères de la piste indiquent la direction de la course et iiermettenl de reconnaître approximativement la vitesse de l'allure.
PISTIL (du lat. pistillus, pilon; à cause de sa forme), organe femelle des végétaux, est situé au centre de la fleur et repose directement sur le réceptacle. Il se comjiose d'une partie renflée à la base, nommée ovaire, d'un prolongement supérieur, souvent mince comme un fil, nommé style, et enfin d'une partie nommée stigrnate, où le tissu cellulaire est à nu, enduit d'une humeur visqueus(v q^u'il sécrète [Voy. fécondation). Il y a quelquefois plusieurs pistils dans la même fleur (Rosier), souvent aussi le nombre des pistils répond au nombre des divisions de l'ovaire (Lis, Iris). Quand les fleurs ont un seul pistil, on