‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1247 sur 1729 · PLACEMENT · texte numérisé non relu

PLACEMENT

la première publication do ce genre : elle a eu depnii luie foule il'imilatioii&i. Voi/. ii-histhation.

PITTOSPORE (du gr. irÎTTa, poix, cl aTrôpoî, graine; j;arce que ses graines se réunissent en paquets visqueux), PiUoHporum, genre type de la famille des Pittosporées, renferme de petits arbres et des arbrisseaux de l'Australie et de l'Afrique. Le P. ondulé [P. nndulatum) a une lige droite, cylindrique, avec une écorce gi-isàtre assez unie, de laquelle suinte un suc blanc, d'une odeur agréable ; des rameaux étages, garnis de feuilles persistantes, ondulées sur leurs Iwrds ; des fleurs généralement blanches, exhalant un parfum semblable à celui du jasmin. Le P. coriace est originaire de l'île de Madère ; le P. tobira croît au Japon. — La famille des Pittosporées a été rattachée aux groupes des Ombellifères et Araliacées par sa structure anatomique.

PITUITAIRE (de pituite). Les Anatomistes nomment : fosse pituitaire, un enfoncement creusé dans le corps de l'os sphénoïde : on l'api^elle aussi selle turcique; — glande pituitaire, un petit corps ovoïde, logé dans la fosse pituitaire, à la base de l'encéphale ; — tipe pituitaire, un prolongement conique, de couleur grisâtre, qui naît du corps cendré et se termine jiar la glande pituitaire ; — membrane pituitaire ou membrane de Schneider, la muqueuse qui tapisse les fosses nasales depuis les narines jusqu'au pharynx : c'est le siège de l'odorat.

PITUITE (du lat. pitnita], nom donné vulgairement au liquide aqueux et filant qui est rejeté, en plus ou moins grande quantité, soit par l'expectoration, soit par une sorte de régurgitation, ou par le vomissement, ainsi qu'à l'état catarrhal des bronches ou de l'estomac dans lequel on rend celte matière. Voy. piilegmk, glaire et gastrorrhée.

Pituite se dit aussi d'une maladie des poules qui n'est autre que la pépie. Voy. ce mot.

PITYLE, Pitylus, genre de l'ordre des Passereaux conirostres, famille des Fringillidés, établi jwur des oiseaux d Amérique, voisins des Tangaras cl des Bouvreuils.

PITYRIASIS (du gr. ir'.x'jptaaiî, de Ttîtupov, son), affection chronique de la peau, caractérisée par une sécrétion abondante dos pellicules épidermiques. On distingue : le P. de la télé, qui all'ecte le cuir chevelu et qui n'est pas un pityriasis, mais le plus souvent de la sétorrhée squameuse ; le P. rouge, qui se montre à la jwitrine et qui est de Veczéma squameux ; et le P. versicolore, qui affecte diverses parties du corps et donne à la peau une teinte jaune ou brune ; cette variété seule est regardée par Bazin comme une atrection parasitaire, due à un champignon inférieur du genre MicrosjJoron, et tloit être traitée par les parasiticides. Les autres ne réclament que des soins de propreté et des lotions alcalines ou sulfureuses.

PIVERT, corruption àe.' Pic-vert, oiseau. Voy. pic.

PIVOINE (du gr. itaiwvJa), Pseonia, genre de la famille des Renoncu lacées, type de la tribu des Pœoniées, renl'erme des plantes herbacées, rarement ligneuses, au moins en Europe ; racines ordinairement composées de tubercules allongés : feuilles alternes, pétiolées; fleurs remarquables i)ar leur volume et l'éclat de leurs couleurs ; graines globuleuses, luisantes. On en dislingue deux espèces princiy>ales, et la culture a produit en outre un nombre infini de variétés. — La P. officinale, dite aussi Péone ou Pione [P. officinalis], forme de grosses touffes de verdure d'où sortent des fleurs qui, en se doublant, acquièrent une telle grosseur que leur pédoncule peut à peine en soutenir le poids. Il y en a de rouges, de roses, de blanches ; mais la plus répandue est d'un Ijeau rouge cramoisi. La pivoine fleurit pendant tout le mois de mai. La P. mou-tan (nom chinois) ou P. en arbre est un arbrisseau à fleurs grandes, d'un rose clair, et dont l'odeur rapjMîlle celle de la rose. Il est cultivé en Chine avec une sorte de vénération. — La racine de la pivoine officinale a été vantée par les anciens comme douée de propriétés merveilleuses : elle est encore aujourd'hui emplovée conmie antispasmodique. "

Dans le Langage des fleurs, la Pivoine simple est le symlKjle de la honte ; la Pivoine double, de l'éclat.

PIVOT (orig. inconn.), morceau de fer arrondi par le bout, qui soutient un corps solide et qui sert à le faire tourner. En Mécanique, on appelle ainsi l'extrémité d'un arbre (pu s appuie sur un plan quelconque, en tournant dans une douille.

En Botanique, on nomme pivot une grosse racine qui s enfonce perpendiculairement dans le sol. Les plantes

munies d'une racine de celte sorte sont dites pivotantes : tels sont la carotte, le radis, etc.

Dans l'Art militaire, pivot se dit du point autour duquel se fait une conversion, ainsi que des trouj)es placées dans le voisinage de ce point : pivoter, c'est opérer ce mouvement.

PIZZICATO, c.-à-d. pincé, mot italien qui s'emploie, en Musique, |X)ur indiquer aux insti-uments à cordes que les notes ne doivent pas être exécutées avec l'archet, mais pincées avec les doigts. L'expression coll' arco, que l'on fait suivre d'onlinairc, indique la reprise avec l'archet. — On appelle, jiar extension, pizzicato un morceau de musique où ce procédé est spécialement employé.

PLACAGE (de plaquer), ouvrage de menuiserie ou d'él)énislcrie fait de bois scié en feuilles minces, et applique par compartiments sur des bois qui ont plus d'épaisseur cl moins de prix. On emploie à cet usage les bois des lies, surtout celui d'acajou. Voy. ébénisterie et acajou. — 11 y a aussi et il y avait surtout autrefois des maçonneries en moellons ou en briques recouvertes de placages en belle

Eierre ou en marbre. Les Grecs et les Romains se sont eaucoup servis de ces placages.

PLACARD (de plaquer), éci'it ou imprime qu'on affiche aux endroits les plus ajjparenfs de la voie publique, sur les places, dans les carrefours, aux portes des mairies, etc., pour donner un avis au public. Par extension, placard se dit de tout écrit séditieux, injurieux, diffamatoire, qu'on rend public en l'appliquant au coin des rues. — Pour la législation relative aux placards, voy. le Code de procédure, art. 617-19 et 960; et la loi de 1881 sur la Presse. —

Voy. AFFICHES.

jjans l'Imprimerie, on apixîlle placards des épreuves dans lesquelles la composition est tout simplement en colonnes, avant que la mise en pages soit faite, afin de faciliter les corrections et les remaniements.

PLACE (du ht. platea), lieu public découvert et entouré de bâtiments. Dans les villes de l'ancienne Grèce, on apiKîlait agora la place qui servait aux assemblées du jx;uple ; souvent aussi elle tenait lieu de marché. Athènes avait, outre son agora, une place exclusivement destinée aux assemblées politiques, la Piiyx, située sur une des iienles de l'Acrojxile (Hanriot, Mémoire sur l'agora d'Athènes, Revue archéol., 1854). Tout le monde connaît le forum, place publique de Rome [Voy. forum au Dict. d'tlist. et de Géogr.). — De nos jours, on cite les places : de la Concorde, Vendôme, des Victoires, à Paris; Stanislas et Carrière, à Nancy; du Peyrou, à Mont|)cllier ; de St- Marc, à Venise ; du Dôme, à Milan ; de St-Pierre, Navone et Colonna, à Rome; Plaza Mayor, à Madrid; Hof et Graben, à Vienne; de Guillaume, de Leipzig et de la Belle- Alliance, à Berlin; de V Amirauté, à St-Pétersbourg, etc. — Les Anglais apjxillent leui-s places squares (carrés). Voy. square.

Place d'armes : c'est, dans les villes de guerre ou de garnison, un emplacement où les trouix's se réunissent les jours de revue ou en cas d'alerte ; dans les ouvrages de fortification, c'est un espace, abrité des vues et des corps de l'ennemi, servant de rassemblement aux trou|ies chargées de la défense; dans les travaux de siège on donne aussi ce nom aux parallèles [Voy. ce mot).

Place forte, lieu fortifié destiné à défendre un territoire contre l'invasion d'un ennemi. On distingue Icsplaces fortes propr. dites ou places de guerre et les forteresses, citadelles, forts, châteaux et postes militaires. Une place forte comprend essentiellement un noyau, qui est la ville avec son enceinte, et un certain nombre de forts détachés, situés à 4 ou 6 kilomètres au moins de celle-ci et destinés à la garantir du Iximbardement ainsi qu'à augmenter son rayon d'action et les difficultés d'attaque (le l'ennemi.

Les places fortes, classées par la loi, font partie du domaine public ; elles comportent autour de leurs ouvrages des servitudes marquées par des zones à l'intérieur desquelles il est interdit d'élever des constructions ou d'exécuter certains travaux. Le déclassement d'une place a |>our effet de supprimer ces servitudes, il ne peut être ordonné que par une loi. Voy. servitudes.

PLACEMENT (dureaux de), bureaux établis dans les grandes villes pour faciliter, moyennant rétribution, le placement des employés, domestiques, ouvriers, etc. Ces bureaux, qui peuvent rendre les plus grands services, avaient donné lieu à de graves abus, dont souffrait surtout

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