ATAXIE
degré du méridien, dans le but d'obtenir une évaluation de la grandeur de la terre. — Vers la fin du xm" siècle, les éludes aslronomi(|ues commencèrent à refleurir en Europe; le moiivcmenl continua durant le xiv et le xv" siècle : Jean Mullcr i Ucgiomonlanus) et Bernard Walllier, sans faire aucune découverte importante, préparèrent la révolution scientifique qui s'accomplit au xvi' siècle. — Copernic fut l'auteur ae cette révolution : il démontra les erreurs du système de Ptolémée, rendit compte de la révolution diurne apparente du ciel par le mouvement de rotation de la terre, et expliqua la précession des équinoxes par un mouvement conique de 1 axe du globe ; il reconnut que les mouvements directs et rétrogrades des planètes ne sont que des apparences produites par la combinaison du mouvement de la terre autour du soleil avec le mouvement des planètes. — Malgré leur évidence, les idées de Copernic eurent longtemps à lutter contre les préjugés de la routine : Galilée, qui défendait ce svstème, fut traduit devant l'Inquisition pour avoir voulu ^appuyer par des interprétations hasardées de la Bible, et se vit 'contraint de le renier. Tycho Brahé imagina un système mixte, plaçant la terre au centre du monde et taisant tourner le soleil autour de la terre et les planètes autour du soleil. Cependant, les découvertes de Kepler, celles de Galilée lui-même et de liuygens mirent, dès la fin du xvn" siècle, les opinions de Copernic à l'abri do toute discussion. Enfin, Newton, complétant toutes ces découvertes, déduisit des lois de Kepler le principe de la gravitation universelle, qui explique tous les mouvements célestes (1687). Depuis, l'histoire de l'astronomie mathématique ne présente guère que le développement de ses théories. Mais la seconde moitié du xix" siècle a été particulièrement féconde pour l'astronomie.— L'introduction du spectroscope par Fraunhofer cl la découverte de l'analyse spectrale par Kirchholî et Bunsen ont permis aux astronomes d'étudier la constitution des corps célestes cl récemment de reconnaître les mouvements de ces astres suivant la ligne qui les joint à la terre. Plus récemment, les progrès de la photographie et de la construction mécanique des instruments ont ouvert à l'astronomie une voie nouvelle, en permettant l'impression simultanée, sur un même cliché, de tous les astres que peuvent montrer dans leur champ les plus puissants télescopes, ou mjme celle des spectres stellaires.
Il serait trop long de citer les noms des astronomes qui ont illustré les derniers siècles. Les noms de Clairaut, Lagrange, Lalande, Laplace, Gauss, Piazzi, Arago, Rœmer, Bessel, Argelandcr, Bradley, AV. Herschel, Adams, Le Verrier, \V. Struve, sans parler d'un grand nombre de contemporains, demeureront immortels.
Consulter : les Traités de Lalande (1792); de Laplace {Mécanique céleste. 1799-1825); de Delambre (1814) ; de Biot (Traité d'Astronomie physique, 1805 et 1841); d'Hcrschel (trad. par Cournot, 1836) ; de Francœur [Astronomie pratique] ; d'Arago [Astronomie populaire, posthume, 18o5); de Humboldt [Cosmos); de Gliambers [Descriptive Astronomy] ; de Chauvenet [Theoretical and practical Astronomy] ; de VVatson ; de Brunow [Astronomie sphérique et astronomie pratique], traduit par André, Lucas et Ray; de M. Tisserand [Traité de Mécanique céleste], cl les Dictionnaires d'Astronomie de J. Coulier (1824) et d'A. Guvnemer (1852) ; — pour l'histoire de l'Astronomie, Lalanrfe, Bibliographie astronomique; ^onlnclu. Histoire des Mathématiques (1799); Bailly, Hist. de l'Astronomie ancienne et moderne (1755-1805); Delambre, Hist. de V Astronomie (1817-21); F. Hœfer, idem (18'73) ; Biot, art. Descartes et Newton [Biographie universelle] ; Mathieu, Hist. de l'Astronomie au xvni° siècle (1827) ; Chasles, Recherches sur l'Astronomie indienne (1846); Sédillot, Tables astronomiques d'Ouloug-beg (1846-1853) et Histoire des Arabes (1854) ; Houreau et Lancasle, Bibliographie de l'astronomie, P. Tannery, Recherches sur l'hist. de l'Astr. anc. (1893), etc. — L'Astronomie a été chantée, chez les anciens, par Aratus et Manilius.
Signes astronomiques : Signes du zodiaque : T, le Bélier; '^, le Taureau; Hi les Gémeaux; 0, le Cancer: Si, le Lion: nf. la Vierge; ^, la Balance; in, le Scorpion : >*, le Sagittaire ; ;?,, le Capricorne; ss, le Verseau; J( , les Poissons. — Planètes : © figure le Soleil ; '^ , Mercure : Ç , Vénus ; 5 < la Terre : (j , la Lune ; ^f , Mars ; ^ , Vesta ; ç , Junon ; Ç , Cérès ; $ , Pallas ; ^, Jupiter : t) . Saturne ; ^ , Herschel ou Uranus ; f, Neptune : pour designer les planètes télescopiques, on écrit leur numéro
d'ordre environne d'un cercle, p. ex. 0. — Q signifie nœud ascendant; J^, nœud descendant. — Pour les étoiles fixes, Braycr a imaginé de désigner chacune des étoiles d'une même constellation par des lettres grecques, en attribuant les premières lettres aux étoiles les plus brillantes. Les lettres latines et les chiffres ordinaires sont employés à la suite quand le nombre des astres est trop grand.
ASTROPECTEN, genre d'Echinodermes de la classe des Stelléridés et de l'ordre des Astcridés. Ces Etoiles de mer ont le corps plat, les bras très allongés et munis à la
Cartie inférieure de 2 rangées de tubes ainl)ulacraires. 'A. aurantiacus est une espèce commune sur les bords de la Méditerranée.
ASTROSCOPE (du gr. df^xpov et oxoiréto, considérer), instrument d'Astronomie composé de deux cônes, sur les faces desquels les étoiles et les constellations sont décrites, et qui donne le moyen de les retrouver aisément dans le ciel. lia été inventé en 1698 por Schukhard, de Tubingue.
ASTUR, nom latin scientifique de I'autour.
ASYMPTOTE (du gr. à<TÛ[jntxa)"UOî, qui ne coïncide pas], se dit, en Géométrie, d'une droite qui s'approche indéfiniment d'une branche de courbe : la distance d'un point de la courbe à son asymptote tend vers zéro quand le point s'éloigne indéfiniment : l'hyperbole ( Voy. ce mot) a deux asymptotes.
ASYMPTOTIQUE. Si on considère une surface qui soit traversée par le plan tangent, telle que l'hyperboloïdc à une nappe, par la normale en chaque point de cette surface passeront deux plans qui la couperont suivant deux courbes planes dont la courbure, au point considéré, sera nulle. Les tangentes à ces deux courbes planes, en ce point, sont les directions asymptotiques ; les lignes asymptotiques d'une surface sont tangentes en chacun de leurs points à une direction asvmptotique en ce point.
ATAKAIVIITE,oxychlorurede cuivre (CuCl*.5Cu 0.3 11*0], minéral de couleur vert foncé dont les cristaux sont des octaèdres à base rhombe. On le trouve dans le désert d'Atakama (Bolivie).
ATALA, 152" petite planète, trouvée le 2 nov. 1875 par Paul Henry à Paris. Voy. planètes.
ATALANTE, 36" petite planète, trouvée le 5 oct. 1855 par Goldschmidt à Paris. Voy. planètes.
ATARAXIE (du gr. àxapaÇia), imperturbabilité de l'âme, terme de la Philosophie post-aristotélique. Pour les pyrrhoniens, les stoïciens et les épicuriens, le bonheur consiste dans un calme d'esprit que rien ne vient troubler. Le sage arrive à ce calme par la suppression de toute passion, (lisent les trois écoles ; les pyrrhoniens exigent en outre la suppression de tout jugement sur les questions transcendantes. Voy. APATHIE.
ATAVISME (du lat. alavus], propriété qu'ont les êtres vivants de transmettre leurs caractères anatomiques et physiologiques à leurs descendants, en laissant des inlcrvafles d'une ou de plusieurs générations pendant lesquelles ces caractères peuvent manquer ; telles sont, par exemple, les ressemblances des a'ieux retrouvées chez les petitsenfants; c'est une forme médiate de l'hérédité. — C'est par un effet d'atavisme que les plantes hybrides ont une tendance à revenir à leurs types primitifs.
ATAXIE (du gr. aTa^îa, désordre), ensemble de phénomènes nerveux remarquables par l'irrégularité de la marche des maladies auxquelles ils sont liés. Ils indiquent toujours un trouble des fonctions cérébrales et ont pour caractères l'affaiblissement, la perversion des sens, un état convulsif ou au contraire une immobilité absolue de la face, des soubresauts, de l'aphonie, etc. — On nommait autrefois, d'après Pinel, fièvres ataxiques une classe de fièvres dont le cours présente ces phénomènes. Aujourd'hui en admet
3u'il y a seulement une forme ataxique que peuvent revêtir ifférentes fièvres, la fièvre typhoïde en particulier. Ataxie locomotrice progressive, maladie étudiée et décrite par Duchenne de Boulogne. La lésion principale qui constitue cette maladie est une atrophie des racines nerveuses qui émanent de la moelle épinière. Les symptômes sont : un défaut considérable de coordination des mouvements, surtout lorsque ceux-ci exigent la synergie d'un grand nombre de muscles, dans la marche particulièremont ; une perte de la sensibilité musculaire : de l'anesthésie cutanée ; des douleurs fulgurantes et passagères dans les membres; du strabisme et de l'amblyopie. C'est une affection grave mais de longue durée, et qui peut offrir.