ASTRONOMIE
ou Petite Radiaire. Pour VA. angustifolia, voy. ellé-
BOIU.NE.
ASTRE (du gr. àTCT,û), terme général qui s'applique à tous les corps célestes Voy. astronomie). — On a longtemps attribué aux astres une influence sur les destinées des hommes : d'où V Astrologie (Voy. ce mot). La science moderne a dissipé ces préjugés.
ASTRÉE (du gr. i^-zr^ç,'', nom donné à tous les Polypes caractérisés par la disposition étoilée des lames qui garnissent intérieurement chacune des loges du Polypier. Les Astrées abondent dans les mers intertropicales. On en trouve beaucoup de fossiles.
ASTRÉE il'), roman, longtemps populaire en France, d'Honoré d'Lrfé (1568-16'25). L'auteur, s'inspirant des pastorales, alors à la mode en Espagne et en Italie, et aussi des épisodes champêtres fréquents dans nos romans de chevalerie, nous transporte dans le Forez, sa patrie, sur les bords du Lignon : et nous raconte les amours du berger Céladon et de la bergère Astrée.
ASTRÉE. 5' petite planète, trouvée le 8 déc. 1845 par Hencke à Driesen. Voy. planètes.
ASTRILD. Estrilda. oiseau. Voy. sé.négali.
ASTRINGENTS (du lat. astringere), substances qui ont la propriété de resserrer les parties avec lesquelles on les met en contact. La médecine les emploie pour arrêter les évacuations sanguines ou autres. Ce sont, en général, les acides acétique, chlorliydrique, sulfurique, azotique étendus d'eau ou alcoolisés, l'alun, plusieurs sulfates, les sels de plomb, le tannin, la noix de galle, le cachou, leratanhia, le grenadier, la tormentille, l'écorce de chêne, le coing, etc. — On emploie aussi en guise d'astringents l'eau très froide, la glace et les mélanges réfrigérants.
ASTROÏTES (du gr. iisToov), nom employé par quelques naturalistes pour désigner des Polvpiers à cellules étoilées, tels que les Astrées et particulièrement les Astrées fossiles : ces derniers sont appelés aussi Stellites.
ASTROLABE du gr. àîTpoXâSo;}, instrument qui servait jadis à observer les astres et à mesurer la longitude. On distinguait : r.4. armillaire, qui ressemblait à notre sphère armillaire; il était formé de 4 cercles placés l'un dans l'autre : le l""^ représentait l'écliptique ; un 2", le colure des solstices; le o' tournait autour des pôles de l'écliptique et indiquait les longitudes; le 4*^, ou l'interne, portait deux pinnules qui servaient à viser un astre quelconque: — 1'^. planisphère ou polaire, qui figurait la projection du globe faite sur un plan parallèle à l'équateur fiar des lignes tracées de l'un des pôles, et où par suite es méridiens étaient représentés par des lignes droites : c'était une sorte de mappemonde; — 1'^. de nier, instrument analogue aux précédents, qui servait pour prendre en mer la hauteur du pôle, celle du soleil, d'une étoile, etc. — L'invention de l'astrolabe armillaire est due à llipparque. Ptolémée en faisait un fréquent usage.
ASTROLOGIE (du gr. iTTpoAOvîa;, prétendue science au moyen de laquelle on se flattait de prédire l'avenir. On distinguait : r.4. naturelle, qui avait pour objet de prédire le retour des astres, les éclipses, les marées, et même les changements de temps, les tempêtes, les sécheresses et les inondations, que l'on attribuait à l'influence des astres; et r.4. judiciaire, par laquelle on prétendait pouvoir, au moyen de la présence des astres et de leur aspect, prédire les destinées des hommes et des empires. La première s'appuyait sur les données de l'astronomie et de la météorologie: la seconde, la seule que l'on désigne auj. sous le nom d'astrologie, était la conséquence des idées erronées qu'on avait sur le svstème du monde. Voy. A. Maury, la Magie et l'Astrologie. — Confondue d'abord avec l'astronomie, l'astrologie paraît être née comme elle en Chaldée : c'est pourquoi les anciens nommaient les astrologues Chaldéens; ils les appelaient aussi Mathématiciens, à cause des calculs auxquels ils se livraient. De Chaldée l'astrologie passa en Egypte, puis en Grèce et en Italie ; recueillie par les Arabes, elle fut portée par eux en Espagne et dans tout l'Occident. Pendant longtemps il y a eu des astrologues auprès des princes, et il ne naissait pas un personnage de quelque importance sans qu'on appelât un astrologue pour tirer .son horoscope. — Les abus auxquels donnèrent lieu les prédictions de ces faux savants firent souvent prendre contre eux des mesures sévères : Auguste remit en vigueur d'anciennes lois qui les condamnaient à mort : Constance ordonna qu'ils fussent mis à la question ; Charlemagne rendit contre eux plusieurs
édits ; Sixte V fulmina l'anathème ; Urbain \III les menaç* du dernier supplice ; en France, Henri III (1579) , Louis XIIl (1628), Louis Xiy (1682) les frappèrent des peines les plus sévères. Mais, d'un autre côté, des princes puissants, Tibère, Louis XI, Charles-Quint, Catherine de Médicis, les protégèrent ouvertement. Malgré ces appuis, l'astrologie perdit de son crédit à mesure que la science fit des progrès. Cependant elle ne fut abandonnée par les savants que dans les temps modernes. La plupart des écrits de Kepler se rapportent à l'astrologie. Et il n'est pas nécessaire aujourd'hui de descendre dans les classes peu instruites pour trouver encore une croyance inébranlable à l'influence des astres sur une foule de phénomènes. — Les plus célèbres astrologues sont : Cardan, Regioinontanus. J. Stœffler, Thomas de Pisaii (père de la célèbre Christine de Pisan), Cômc Ruggieri, astrologue de Catherine de Médicis, les >'ostradamus, Philippe et Matthieu Laensberg, etc.
ASTROMÈTRE. Voy. héliomèthe.
ASTRONOMIE (du gr. àaTpovofjLta), science qui a pour objet la connaissance des astres et des lois qui règlent leurs mouvements. Quand elle est purement descriptive, elle prend le nom d' Uranographie (d'ojoav^;, ciel) ou de Cosmographie (de xôjpio;, monde). — On attribue aux Chaldéens les premières notions de l'astronomie,, qui, dans l'origine, ne se séparait pas de l'astrologie. Leurs obsenations se rapportent surtout aux mouvements des constellations, ainsi qu'à la marche du soleil et aux phases de la lune. On avait remarqué que le soleil, la lune et les planètes alors connues ne s'écartaient jamais, dans leurs mouvements, d'un espace circonscrit ; cette observation donna l'idée de cette zone idéale qu'on a nommée zodiaque, et de sa division en 12 signes. Les Egyptiens avaient aussi des connaissances astronomiques, ainsi que le prouvent l'orientation de leurs pyramides et leurs zodiaques. Les Chinois se vantent de posséder dans leurs annales les observations astronomiques les plus anciennes. Quoi qu'il en soit, l'histoire de l'astronomie ne commence, en Occident, qu'à Thaïes et à Pythagore. D'après la tradition, le premier. 600 ans av. J.-C, enseigna la sphéricité de la terre, l'obliquité de l'écliptique, et expliqua les causes des éclipses. Les disciples de Thaïes introduisirent l'usage du gnomon et des caries géographiques. Vers la même époque, Pythagore devinait la rotation de la terre sur son axe, et sa révolution annuelle autour du soleil, qu'il plaçait au centre du monde. Environ un siècle après Pythagore, on voit fleurir, parmi les Grecs, Méton et Euctémon, et plus tard Callippe, auxquels on doit des observations précieuses. Cette première période finit à Pythéas, de Marseille, qui observa la longueur méridienne du gnomon au solstice d'été. — A dater de la fondation de l'école d'Alexandrie, l'astronomie prit une forme plus rigoureuse : les observations se firent alors à l'aide d'instruments ingénieux, propres à mesurer les angles, et les calculs s'exécutèrent à l'aide des méthodes trigonométriques. Aristarque, de Samos (280 av. J.-C.), Hipparque (160 av. J.-C.) et Ptolémée (140 après J.-C.) sont les trois astronomes les plus illustres de cette école. Aristarque renouvela, quoique sans succès, les idées de Pvthagore. Hipparque inventa l'astrolabe, détermina la durée de l'année tropique, forma les premières tables du soleil, fixa la durée des révolutions de la lune relativement aux étoiles et à la terre, et découvrit la précession des équinoxes ; à la suite d'Hipparque, on doit citer Geminus, qui a laissé un traité d'Astronomie, et quelques observateurs, tels qu'Agrippa, Ménélaiis, Théon, Posidonius qui reconnut les lois du phénomène du flux et du reflux ; Sosigènc, que César fit venir d'Alexandrie à Rome pour réformer le calendrier. Enfin, Ptolémée coordonna, dans VAlmageste, tous les travaux de ses prédécesseurs, y ajouta des découvertes nouvelles, et en forma im système qu'adoptèrent toutes les nations; il admettait que la terre se trouvait placée au centre du monde, et que les astres se mouvaient autour d'elle dans des cercles excentriques. Les successeurs de Ptolémée se bornèrent à commenter ses ou^Tages. — A partir du viii* siècle, on voit l'astronomie en faveur chez les Arabes. Les astronomes de Ragdad, protégés par les califes abbassides, dressèrent de nouvelles tables du soleil et de la lune plus exactes que celles de Ptolémée ; ils déterminèrent la durée de l'année tropique, le mouvement de l'apogée du soleil, l'excentricité de l'orbite de cet astre, la diminution progressive de l'obliquité de l'écliptique, l'inégalité lunaire dite variation, eic. : enfin ils mesurèrent, dans une plaine de la .Mésopotamie, un