‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1251 sur 1729 · LAIRE · texte numérisé non relu

LAIRE

IVis comme adjectif, planétaire se dit de tout ce qui a rapport aux planètes : le système planétaire est l'ensemble de tous les corps célestes qui se meuvent autour du soleil ; les heures planétaires sont des heures inégales dont on se servait autrefois : on en comptait 12 entre le lever et le coucher du soleil, et 12 entre le coucher et le lever suivant.

PLANÈTES (du gr. rXaw.rri; [s.-ent. dtrrr.p], astre errant), nom donné, en Astronomie, à des corps célestes

a ni, comme la Terre, circulent autour du Soleil. On les istingue des étoiles fixes à leur absence de scintillation [Voy. ce mot), à leur déplacement dans le ciel au milieu des étoiles, et à leur diamètre apparent |qui est toujours appréciable, tandis que les meilleures lunettes n'ont jamais montré chez les étoiles un diamètre apparent sensible. Les planètes sont des corps non lumineux par eux-mêmes, ce qui fait que, dans le cours de leurs révolutions, elles présentent des phases analogues à celles de la Lime. Elles sont animées d'un mouvement de rotation plus ou moins rapide, et par suite elles présentent aux ))ôles un aplatissement sensible. On a pu constater à la surface de plusieurs planètes la présence d'une atmosphère sillonnée par des nuages et des vents, et l'existence de mers, de montagnes et même de glaces polaires ; enfui, toutes les grosses planètes, sauf Mercure et Vénus, sont douées de satellites [Voy. ce mot).

Les anciens reconnaissaient 5 planètes : Mercure, Vénus. Mars, Jupiter et Saturne, auxquelles ils ajoutaient la Lune et le Soleil. Pour les modernes, la Lune et le Soleil ont cessé d'être des planètes; mais aux vraies planètes anciennes ils ont ajouté d'abord la Terre, puis l'ranus découvert par Herschel en 1781. Neptune découvert par Galle sur les indications de Le Verrier en 1846, et enfin une série de petites planètes situées entre Mars et Jupiter, et dont la première, Cérès, a été découverte à Palerme par Piazzi le 1" janvier 1801 ; les trois suivantes, Pallas, Junon. Vesta, en 1802, 1804 et 1807 : la cinquième, Astrée, en 1840. elles autres à partir de 1847. Le nombre de ces astéroïdes est considérable : à la fin de 1891 on en avait découvert 524. Peut-être faut-il y ajouter les planètes dites intra-mercurielles, dont on ne fait que soupçouner l'existence, à cause

PLANÈTES

PLANÈTES

de leur très grande proximité du Soleil, ot notamment Vuleain, aperçu par M. Lcscarbaulf en 1859. — Les planètes se pàrtag^ciit c*i deux groupes d'après leur distance au Soleil : les planètes inférieures (Mercure et Vénus), oui sont plus rapprochées nu Soleil que la Terre, et les planètes supérieures (Mars, planètes télcscopiques, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune), dont la distance au Soleil est plus grande que celle de la Terre. La loi empirique de liode fournit un jjrocédé commode, sinon très exact, jwur retrouver ces distances. On écrit à la suite les nombres 0, 5, 6, 4 '2, 24, 48,. 90, 192; on ajoute 4 à tous ces nombres et on divise les résultats par 10, ce qui donne 0,4; 0,7; 1; 1,6; 2,8; 5,2; 10; 19,6. Les quatre premiers ternies représentent les distances de Mercure, Vénus, la Terre et Mars (la distance de la Terre étant prise pour unité) ; les trois derniers représentent les distances (11! Jupiter, Saturne, et Uranus. A réjXHjue où cette loi fut imaginée, on ne connaissait aucune planète située entre Mars et Jupiter, en sorte que le nombre 2,8 ne correspondait à rien ; mais Botle avait une telle conliance dans

l'exactitude de sa loi, qu'il ne craignit pas d'affirmer qu'un jour on trouverait quelque planète située à la distance 2,8 du Soleil. La découverte des petites planètes (Cérès, Vesta, Pallas et Junon) dont les distances au Soleil sont comprises entre 2,5 et 2,9, lui donna en effet raison; mais la distance de Neptune au Soleil ne satisfait ps à la loi de Dode : elle est représentée par 30,04 tandis que la loi donnerait 38,8.

Les planètes présentent dans leur mouvement de translation à travers l'espace des apparences singulières : \° P. inférieures : leur distance angulaire au Soleil ne défiasse jamais une limite déterminée (21° jiour Mercure, 45° pour Vénus), que l'on appelle leur élongation maximum; elles paraissent osciller de part et d'autre de cet astre, eu décrivant, tantôt dans le sens direct, tantôt dans le sens rétrograde, des ares que l'on appelle leurs digressions occidentales et orientales; elles ont dans le cours de chaque révolution deux conjonctions, \ ane su|)érieure, l'autre kiférieure,ct |)as (V opposition; 1" P . supéncures : leur distance angulaire au Soleil peut prendre toutes les

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