‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1250 sur 1729 · PLANAIRES · texte numérisé non relu

PLANAIRES

PLANÈTES

On appelle plan coté le plan géomciral d'un terrain où à côté lie la projection de chaque point on a inscrit sa cote, c.-à-d. sa hauteur au-dessus du jilan horizontal. Le levé des plans ( Voy. ce mot) donne des méthodes pour le trace du plan géométral, et le nivellement \Voy. ce mot) pour sa transformation en plan coté. Pour éviter de surcharger un plan coté de chifl'res qui ne rappellent rien à l'esprit, on y figure les lignes de niveau du terrain (Voy. lignes de mveac).

5° En Ai"chilecture, on nomme plan l'ensemble des projections horizontales des diverses parties d'un édifice. On l'oppose aux diverses projections verticales : à l'élévation, qui représente les parties extérieures sur leur hauteur; à la coupe, qui indique l'intérieur.

Plan cavalier, sorte de plan qui consiste à représenter les objets sous un angle visuel tel que serait celui d'un observateur placé sur un point très élevé. Ce genre de plan réunit les avantaires duii plan géométral et d'une élévation. — C'est d'après ce svstème que sont faits tous les dessins ilu Dictionnaire d'architecture de Violletle-Duc.

PLANAIRES (du lat. plantis, plat), Planarise, groupe d'Hchninthes que l'on a d'abord rangé parmi les Trématodes et qu'on réunit auj. avec les Némertes en un gi-oupe liistinct, sous le nom de Turbellariés. Ce sont des animaux dont le corps est diffluent et entièrement cilié : ils ressemblent à de petites limaces. Leur système nerveux les rapproche des .\nnélides. Ils n'ont jias d'organes spéciaux jiour la respiration ni pour la circulation, et au contraire ils ont un appareil urinaire très dévelopjH; ; la bouche et l'anus sont confondus. L'accouplement est nécessaire, quoique chaque individu ait les deux sexes. La repnxluction se fait aussi par scissiiiarité. On trouve les Planaires dans les lieux humides et dans les mares.

PLANCHE (du lat. planca), fragment d'un arbre scié en lames de 0 m. 50 à 0 m. 55 de largeur et de 0 m. 05 ou 0 m. 04 au plus d'épaisseur. Plus mince, la planche prend le nom de volige; plus épaisse, celui de madrier. On obtient le plus souvent les planches li^Tées au commerce au moven de scieries mécaniques. Voy. scierie.

On donna cl'alx)rd le nom de planche à (a tablette de bois sur laquelle les premiers gi-aveurs travaillaient, et dont on tirait des épreuves. Plus tard, quand le cuivre et l'acier eurent remplacé les planches de Ixiis (1452), on conserva le nom de planche à la tablette de métal sur laquelle on gravait.

PLANCHER (de planche), assemblage horizontal de solives ou de fortes bandes de fer ap|)elés fer à T, recouvertes soit de planches ou d'un parquet, soit d'un carrelage, et qui forme la séparation entre les étages d'mie maison : c'est l'aire de l'appartement, ou la jwrtie sur laquelle on marche; on l'oppose à plafond.

PLANCHETTE (dimin. de planche], instrument employé dans le levé des plans, et à l'aide duquel on obtient immédiatement sur le papier la représentation de la planimétrie d'un terrain. 11 se compose d'une tablette carrée ou planchette de 0 m. 50 à 0 m. 40 de côté, montée sur un pied à trois branches, et sur laquelle on colle une feuille de papier à dessin. A cette tablette est jointe une alidade mobile, c.-à-d. une règle métallique munie de piniuiles, disposées de manière que l'alignement qu'elles déteiTTiinent corresponde exactement au bord de la règle. — pour tracer sur le papier l'homologue d'une ligne du terrain, on transporte la planchette sur son pied à l'une des extrémités de cette ligne, de telle sorte que le point du papier qui représente cette extrémité soit exactement au-dessus de son homologue, puis on fait tourner l'alidade autour de ce point jusqu'à ce qu'au travers des fentes des pinnules on aperçoive l'autre extrémité de la ligne considérée : le trait tiré le long de l'alidade est la représentation do cette ligne. Si le point au-dessus duquel on stationne est le sommet d'un angle formé par deux ou plusieurs côtés du polygone à lever, on obtient la représentation graphique de cet angle en visant successivement les dilférenls côtés. — Orienter une planchette sur laquelle diverses lignes du terrain ont déjà été tracées, c'est la placer de telle sorte que les homologues de ces lignes soient placées parallèlement à leurs directions respectives. Sur le terrain, pour obtenir ce résultat on place l'alidade le long de la ligne homologue à celle sur laquelle on stationne, et. sans toucher à sa position par rapport à la planchette, ou fait tourner celle-ci jusfju'à ce que la ligne

j de visée de l'alidade vienne passer par la ligne du terrain I correspondante. On peut d'ailleurs abréger celte opération j en fixant sur la planchette une j)etite boussole dite déclij natoire, dont la position est repérée sur la planchette et ; qui permet de placer celle-ci en un point quelconque du ! terrain dans une position parallèle à celle qu'elle occupait dans les stations antérieures. Voy. levé des plans.

PLANÇON (du b.-lat. plancio, du lat. planta), branchiî d'arbre, surtout de saule ou de peuplier, que 1 on sépare du tronc pour la planter en terre et former une Ixiuture,

Voy. BOUTURE.

PLANE (du lat. plamis, uni). Dans l'Industrie, ce mot désigne : 1" un outil tranchant et à deux poignées, dont les charrons, les tonneliers, etc.. se servent pour planer, c.-à-d. rendre unies et lisses les pièces de bois qu'ils exploitent : on le nomme aussi couteau à deux manches : 2° un assemblage de feuillets carrés de parchemin, à l'usage du batteur d'or: 5° une lame tranchante avec laquelle le jwtier d'étain tourne et polit ses pièces ; 4° une sorte de ciseau que le tourneur emploie pour aplanir et lisser.

En Botanique, Plane se disait autrefois pour Platane. Il se dit auj. d'un d'Erable, qui ressemble un peu au Platane par son feuillage.

Plane de mer, nom vulgaire de la Plie.

PLANÈRE (du botaniste allem. J.-J. Planer). Planera. genre de la famille des L'imacées ou des Celtidées, renferme des arbres de l'Asie centrale et de l'Amérique du Nord. La Planère crénelée [P. crenata) ou Orme de Sibérie, est un arbre qui a le port de l'Orme, mais qui s'en distingue par le poli de son écorce, ses feuilles crénelées, ovales, et par ses fruits agglomérés : son bois rougeàtre est très dur et précieux pour l'ébénisterie. La P. à feuilles [P. ulmifolia) est un arbre de la Caroline, à rameaux grêles, rougeâtres; à feuilles ovales, allongées en pointe, glabres et luisantes en dessus.

PLANÉTAIRE, machine qui représente les mouvements des planètes. Les planétaires les plus célèbres sont ceux de lluygens et celui que lord Orrery fit construire en Angleterre au xtui" siècle. Voy. orbert et sphère armil-

Page 1