PLANTON
jiartic de la Géomélrio pratique qui enseigne lait de mesurer les surfaces planes. Voy. levé des plans et arpentage.
PLANIPENNES ^ilu lai. planus, plan, cl peinia, aile], famille d'Insectes, de l'ordre des Nevroptères, est caractérisée par des ailes couchées sur le dos horizontalement ou on toit. A cette famille appartiennent les genres : Panorpe, Fourmilion. Hémérobe, Psoqiie, Termite, Raphidien, Semblide, Perle, etc.
PLAN I ROSTRES (du lat. planus et roslrum, bec), famille de Passereaux, établie par Duméril pour ceux de ces oiseaux qui ont le bec aplati horizontalement : elle répond aux Fissiroslres de G. Cuvier.
PLANISPHÈRE (de plan et sphère), projection de la .«urface d'une sphère sur un plan. On s en sert jwur la représentation de la sphère céleste aussi bien que pour la rejirésentation de la surface de la terre. Voy. axalemme, piioiECTiox et aussi cartes géographiques et astro.nomiques.
PLANORBE, Planorbis, genre de .Mollusques gastéropodes, «le l'ordre des Pulmonés, famille des Limnéidées : cof|uille mince et fragile, présentant une forme discoïdale par suite de l'aplatissement de la spire, qui cependant est enroulée un peu obliquement à droite ; Iwuche dépounue de péristome, ovale ou triangulaire. Les Planorbes se trouvent à l'état fossile dans les terrains tertiaires ; elles vivent auj. dans les marécages de tous les pays. Espèces principales : le P. corné, le P. caréné, le P. tuile, le P. spirorbe, etc.
PLANT (de planter). On appelle ainsi, en Agriculture, tantôt le scion qu'on tire de certains arbres pour planter, comme quand on dit : j}rcndre du plant d'un arbre; tantôt un arbre fruitier nouvellement planté, spécialement la vigne qui ne fait cpic commencer à produire; tantôt onfin une quantité de Jeunes arbres plantés dans un même terrain, counne quand on dit : un plant de chênes, d'ormes, etc.; il est aloi-s synonyme de plantation. Le mot plant est quelquefois synonyme de fragment d'un individu, simulant un individu, ex. : un plant de Fraisier, un plant de Peuplier pyramidal.
PLANTAGINÉES (du g.-type Plantago, Plantain), famille de plantes Dicotylédones gamopétales à ovaire libre, renferme îles herlxîs vivaccs, rarement sous-frutescentes, à lleui-s hermaphrodites, quelquefois unisexuées [Litlorella], formant des épis simples, cylindriques, allongés ou globuleux, rarement solitaires : le fruit est une pyxide membraneuse, poivsperme. — Les Plantaginées habitent les régions tempérées de l'hémisphère boréal. Genres principaux : Plantago, Litlorella, Boiigueria, etc.
PLANTAIN, Plantago, genre type de la famille des Plantaginées, renferme des plantes herbacées dont les feuilles sortent directement de la terre, et dont les Heurs sont ilisposées en épis et accompagnées de petites feuilles florales. Le p. « grandes feuilles [P. major) est commun dans les prés, les champs, le long des chemins : sa racine a des propriétés fébrifuges. Les chèvres, les moutons et les porcs sont avides de celte plante; ses graines sont recueillies |)our la nourriture <les petits oiseaux. Le P. moyen (P. média) et le P. lancéolé {P. lanceolata) dillèrent du précédent par leurs feuilles, qui sont plus petites chez le premier, et lancéolées chez le dernier. Ces trois espèces sont légèrement astringentes ; on prépare avec la racine du |tlantaiii moyen une eau distillée que l'on emploie contre les maux d'yeux. On cultive comme plantes fourragères le P. des Alpes, le P. des bois et le P. maritime. Le /'. piilicaire, dit aussi Herbe aux puces ou Pucier {P.psylliuni), tire sou nom de ce que son odeur chasse les puces, ou plutôt de ce que ses graines ont la forme et la couleur ■de la puce. Cette plante améliore les terrains sablonneux. Ses graines renferment un mucilage abondant. Le P. corne <le cerf [P. coronopus), à feuilles dentées, se mange en salade.
Le Plantain d'eau est YAlisma plantago.
PLANTAIRE (du lat. plantaris, de planta, plante du
t)ied),qui appartient à la plante du pied. On distingue dans a plante ou pied trois régions, dites plantaire externe, interne et moyenne, d'après leur position relativement à la ligne médiane. — On distingue : une aponévrose planiaire, sous la plante du pied; deux artères plantaires, l'interne et l'externe : cette dernière décrit une courbe appelée arcade plantaire; deux veines plantaires; deux ligaments plantaires, l'interne, dit calcanéo-scaphoidien, et l'exlernc ou calcanéo-ciiboïdien inférieur; un
muscle plantaire ou plantaire grêle, situé à la partie postérieure de la jambe (Voy. jambier) ; deux nerfs plantaires, branches du poplité interne.
PLANTANIER, fruit du Bananier du Paradis.
PLANTATION (du lat. plantatio), se dit. en Arboriculture, et de l'art de planter, et du lieu où l'on a planté rie jeunes arbres. — Pour faire des plantations avec succès, il faut, avant tout, bien connaître la nature du sol et l'état du sous-sol : c'est cette connaissance qui doit guider dans le choix des arbres à planter. Ainsi, dans les terrains sablonneux qui ont du fond et qui conservent un peu d'humidité, l'on plante le châtaignier, le hêtre, le peuplier; dans les sables gras mêlés d'un peu de terre substantielle, 1(! chêne, le charme, le mûrier et le plus grand nombre des plantes ligneuses; dans les sables arides, le genévrier, le pin, le merisier, le Iwuleau; dans les terres de lionne qualité, sèches ou n'ayant que 0 m. 40 d'épaisseur, l'orme, 1 érable, le robinier, le malialeb et presque tous les arbrisseaux. Un sol marécageux convient aux bois blancs; si le sol n'est (lu'humide, on y place de préférence le tilleul, le cyprès, le platane, le tulipier. Sur les bords des eaux courantes, on plante le saule, l'osier, l'aune, l'érable, le thuya, etc.
Les plantations n'ont généralement lieu que pendant la suspension de la végétation : ré|)ouue la plus favorable est après la chute des feuilles. Plus les arbres sont jeunes, plus Icm* reprise est assurée. — Les deux manières principales de planter sont la plantation par touffes et la plantation par sujets isolés. La première s'exécute au moyen tic plants de 1 à 2 ans réunis au nombre de 3 ou 4 que l'on plante ensemble dans un même trou : on enfonce le plan en terre jusqu'aux premières feuilles |K)ur éviter le déchaussement : ce genre tle plantation est celui qui convient le mieux })Our les essences résineuses. Les essenc:'» feuillues, le chêne et le châtaignier surtout, ont besoin tlun repiquage (Voy. ce mot). Quant à la distance à observer entre les arbres, il faut tenir compte de la nature du sol, des essences, du nombre de lignes à planter : si celles-ci sont nombreuses, on remarquera que la plantation en quinconce ( Voy. ce mot) contient un plus grand nombre d'arbres que la plantation en carré.
PLASTATIOX. Aux colouies, on appelle ainsi toute exploitation rurale ; le colon qui possède ou qui cultive ces propriétés est appelé planteur.
PLANTES (du lat. planta), nom général sous lequel on comprend tous les végétaux, arbres, arbrisseaux, herlics, etc. [Voy. végétal). Sous le rapport de leur organisation, de leur mode de génération, de leur durée, de leur habitat ou de leur usage, les plantes sont dites ligneuses, herbacées, grasses, sarmenteuses; cryptogames, pluinéroganies ; vivaces, annuelles, bisannuelles ; terrestres, aquatiques ou jnarines, submergées ou submersibles, grimpantes ou parasites; usuelles, alimentaires, potagères; médicinales, aromatiques, tinctoriales, d'ornement, etc. [Voy. ces mots). — On nomme Flore la description des plantes d'un pays. Voy. flore.
On a donné le nom de Plantes insectivores ou carnivores à certaines espèces du règne végétal, comme la Dionœa muscipula, la Drosera rotundtfolia, etc., qui peuvent capturer les insectes, mais elles ne s'en nourrissent pas en l'éatité.
PLANTE DC PIED (du lat. planta) , face inférieure du pied de l'homme, celle qui pose à terre et sur laquelle porte le corps lorsqu'il est debout. La peau de la plante du pied est très épaisse ; cependant elle est très sensible, surtout entre le talon et les doigts : tout le monde sait que rien n'est plus insupiiortablc que le chatouillement de la plante des pieds. En Turquie, c'est sur la plante des pieds que l'on applique la bastonnade. — Voy. plantaire.
PLANTEUR. Voy. plantation.
PLANTIGRADES (du lat. planta, plante du pied, et gradi, niarclier), se dit, en Zoologie, des animaux qui, dans la marche ou la station droite, appuient sur le sol toute la plante du pied, qui est dépourvue de poils (Ours, Raton, Blaireau, Glouton, etc.) ; on les oppose aux Digitigrades [Voy. ce mot).
PLANTOIR (de planter), outil de bois, pointu, dont le jardinier se sert pour faire les trous oi\ il met les jeunes plants et les graines. Il faut craindre, en s'en servant, de trop tasser la terre autour du trou, ce qui la rendrait impénétrable pour les racines.
PLANTON (de planter), sous-officier ou soldat de ser-
PLANTUI.E
Pr.ATANE
Ylcc auprès d'un officier supérieur ou d'un officier {réncral pour trausincllrc ses ordres et pour |)orler ses déiMjt'Iies. Les colonels, les majore, ont des planions pris dans leurs corps respectifs. Les commandants d'armes et les oFliciers généraux ont des plantons fournis par les corps (jui sont sous leurs ordres.
PLANTULE (dimin. de plante], embryon végétal qui commence à se dévelouper par l'acte de la germination : c'est ce qu'on nomme plus ordinairement germe. La partie su|)érieure de la plantulc prend, en se développant, le nom de tigelle et gemmule, cl sa partie inférieure le nom de radicule.
PLAQUE (orig. germaniq.), sorte de tablette mince de l)ois, de métal, etc., et de. forme variable. On s'en sert spécialement pour quelque indication : par ex. les commissionnaires portent à leur veste une plaque de cuivre indiquant le numéro sous lequel ils sont inscrits à la prélecture de j)olice; les maisons assurées contre l'incendie sont marquées d'une plaque qui porte le cliiffre ou les initiales Je la compagnie d'assurances ; chaque rue a son nom écrit à tous les coins sur une plaque, etc.
En Histoire naturelle, on appelle plaques ventrales ou abdominales les écailles que portent sous le ventre les reptiles de l'ordre des Ophidiens. C'est sur ces écailles que l'animal s'appuie en rampant.
Plaques de Peyer, constituées par des follicules clos aginines de l'intestm grêle.
PLAQUE ou Crachat, marque distinctive que les officiers suiwricurs de certains ordres de chevalerie portent aupliqui'C ou brodée sur leur habit, à droite ou à gauche uc la f)oitrinc, et dont la forme varie selon l'ordre et le grade.
Plaque, ancienne monnaie d'argent de Flandre et de France. Les ducs de Bourgogne firent frapper des plaques dans les Pays-IJas. Louis XIV en fit battre à Tournay. —
VoiJ. PLAQUETTE.
Plaque fusible. Voy. soupape de sûreté.
PLAQUÉ ou doublé, procédé d'Orfèvrerie, qui consiste à revêtir d'une lame d'or ou d'argent plus ou moins épaisse du cuivre préparé à cet effet : la couche d'argent a généralement le 20" de l'épaisseur totale. Dans le doublé, l'or et l'argent sont fixés sur le cuivre au moyen d'une soudure avec un métal fusible ; dans le plaqué, on lamine ensemble deux lingots, l'un de cuivre, l'autre d'or ou d'argent, de manière à former une plaque de l'épaisseur voulue : le passage au laminoir produit entre les deux métaux une adhérence complète. La plaque ainsi doublée ou plaquée est soumise aux procédés ordinaires de l'estampage. 11 ne faut pas confondre le plaqué avec l'argenture ou la dorure, qui ne recouvrent le métal ordinaire que d'une couche très superficielle [Voy. argenture). — On fait aussi du plaqué sur fer pour moucheltes, articles de harnais, etc. ; mais alors il est nécessaire d'étamer le fer avant de l'argenter.
L'industrie du plaqué date du xviii» siècle. Selon les Anglais, elle aurait été inventée à Slieffield en 1742. En France, les première essais datent de 1785. Entravée un instant par la Révolution, celte industrie a fait de nos jours des progrès considérables; mais la galvanoplastie [Voy. ce mot) lui fait aujourd'hui une redoutable concurrence.
PLAQUEMINIER. Dtospyros, genre de la famille des ElK^nacées, renferme des arbres et des arbrisseaux qui croissent dans les contrées chaudes et tempf'irées des deux hémisphères. Le P. faux lotus [D. lotus) est un arbre de 12 ou 14 m., garni de branches étalées, qui se divisent en rameaux recouverts d'une écorce jaunâtre : feuilles d'un vert luisant; ileurs petites, solitaires; baies charnues, jaunâtres, de la grosseur d'une cerise. Ces fruits, acerbes, très astringents, sont rendus supportables par la cuisson ; on les^ a longtemps confondus avec le lotus. Le bois est dur, et sert à la confection de divers ouvrages de tour. — Le P. ébéne [D. ebenuni), très grand arbre des Indes, a des rameaux à écorce jrise, garnis de feuilles d'un vert fonce et jjortc des fleurs réunies ensemble au nombre de
j " I ^^^^ *^'^ *^^* ^^'^'^^ l"*' "'^"^ ^^^^^ ^^ '*'s d'ébènc, dont la couleur noire contraste avec l'aubier d'un blanc assez pur qui l'enveloppe. Ce lx)is prend un très beau poli : Il est recherché pour les ouvrages de marqueterie [Voy. MENE). -- Le P. de Virginie [D. virqiniana) donne des baies oyoïdcs et brunes, dont la pulpe molle et blanche a le goût (lune pomme de reinette : les Américains les raai^cnt en nature ou en fonl du cidre.
On donne quelquefois le nom général de Plaqueminiers à tous les arbres qui composent la famille des Ebénacées ou Diospyrées. Voy. ébénacées.
PLAQUETTE (dimin. de plaque), ancienne monnaie réelle de Belgique, faite d'un alliage d'argent et de cuivre, valait 0 fr. 29.
Plaquette se dit aussi d'un volume relie ou broche de très peu d'é|)aisseur.
PLASMA (du gr. T:Xâa(j.a, formation). En Physiologie, ce mot a plusieurs significations. Dans le sens le plus étendu, il désigne une substance demi-fluide, susceptible de s'organiser en tissu : c'est ce qu'on appelle aussi blastcme [Voy. ce mot); dans un sens plus restreint, le plus usité auj., il désigne la partie liquide du sang, dans laquelle nagent les globules sanguins.
Les cellules plasniatiques sont l'élément fondamental du tissu conjonctif qui environne tous les organes : leur dévelopjXimcnt exagéré est un des phénomènes de Vinflammation, il se produit aussi dans la plupart des tumeure. — Le proloplasma est cette sul)slancc vivante semi-lluide contenue dans la cavité des cellules végétales ou animales, autour du noyau, et a laquelle les dilï'érent* tissus doivent, en dernière analyse, leurs différentes propriétés. Voy. CELLULE, CAMUIUM et PROTOPLASMA.
PLASMA (c.-à-d. ouvrage façonné], variété d'Agate verte, fort estimée des anciens, et que l'on trouve en petites pièces gravées. I^e plasma est translucide, compact, à cassure conchoide.
PLASMODE, sorte de gelée informe qui constitue tout l'appareil végétatif des Champignons Myxomycètes. Cette masse est formée uniquement de protoplasma nu, qui se meut et qui peut s'élever souvent assez haut sur les arbres. En plus des mouvements externes, il peut présenter des mouvements internes rendus visibles par les granules qu'il renferme.
PLASTIQUE (du gr. TTAaTctxôi;, qui forme), se dit de tout ce qui a la puissance, la vertu de former, de façonner. On a appelé foice plastique une puissance à laquelle on attribuait la proiluction des germes ou des tissus organiques dans les corps vivants. Les anciens physiologistes ont beaucoup raisonné sur la force plastique des bumeure, particulièrement sur celle du sang dans la formation des différentes sécrétions, etc. — Pour expliquer l'action réci- , proque de l'âme et du corps, des philosophes, Cudworth entre autres, ont imaginé uii médiateur plastique, qui meut et façonne le corps d'après les ordres de l'âme.
Aliments plastiques ou de réparation, aliments propres à renouveler les tissus. Voy. aliments.
Argile plastique, argile grasse qui se prête facilement au travail du modelage. Voy. argile.
Arts plastiques, se dit, en général, de ceux qui s'occupent de reproduire la forme, tels que la sculpture, la statuaire et même la peinture, mais plus particulièrement cette partie de la sculpture qui consiste à motleler toutes sortes de figures en terre, en plâtre, en cire, etc. Voy.
MODELAGE Ct STATUE.
PLASTIQUE OU Autoplttstic, nom donné, en Chirurgie, à l'art de reconstruire artificiellement certaines parties du corps détruites par accident. On appelle : rhinoplastie la réparation du nez ; stomatoplastie, celle de la Ijouche, etc. — Voy. Jobert de Lamballe, Traité de chirurgie plastique (Paris, 1849).
PLASTRON (de l'ilal. piastrone). C'est proprement une pièce de cuir rembourrée et matelassée dont les maîtres d'armes se couvrent la poitrine pour amortir les coups de fleuret, ou bien la partie de la cuirasse qui couvre la [X)i- Irinc et sert à la préserver des coups. Par extension, on a appelé plastron un homme qui essuie constamment les railleries, qui est en bulle aux sarcasmes de tous. — On donne aussi ce nom à la partie antérieure de la cuirasse. Voy. ce mot.
En Zoologie, on donne le nom de plastron aux os dermiques qui se développent sur la face ventrale du corps des tortues ; ils ne sont pas comparables à un sternum. Le plastron forme au-dessous de leur corps une large plaque, qui s'miit à la carapace ( Voy. ce mol) par des os intermédiaires, excepté en avant et on arrière, par où passent la tête et la queue.
PLATANE (du gr. Trî^aTavoî), Plalanus, genre type de la petite famille des Plalanées, autrefois compris dans celle des Amentacées, puis dans celle des Urticées, renferme de beaux et grands arbres à rameaux cylindriques ;
PLATAMSTE
Pf.ATLNÉ
à feuilles allornes, pcliolécs, palmées, loWcs, ou anguleuses, déniées irrégulièrement; à Heurs très petites, monoïques, dépourvues de calice et de corolle, réunies en tètes globuleuses et entremêlées de petites écailles. — Le P. d'Orient ou Plane [P. ovientalis) est un arbre haut de ^5 à 50 mètres, à cime ample et arrondie qui distribue au loin l'omlM-e et la l'raîcheur. Son tronc est droit, uni, très épais et revêtu d'une écorce grisâtre qui, tous les étés, se détache par grandes pla4]ues minces. Ses feuilles sont divisées en 5 ou 7 lobes. Cet arbre croît dans tout l'Orient, surtout sur le Iwrd des ruisseaux ; les jardins d'Académus à Athènes étaient |)laiités de platanes. Transporté d'alxjrd en Sicile, puis en Italie, le platane fut introduit en France, en 1754; on l'emploie auj. pour former des avenues dans les grands jardins ou dans les parcs; les boulevards de Paris sont en partie garnis de platanes. Cet arbre présente souvent à sa base une expansion considérable, d'un diamètre double et triple de celui du tronc; il aime les terrains frais, humides, qui ont beaucoup de fond. Son bois n'est pas très dur: on en fait des ouvrages débéuisterie. — Le P. occideiilal [P. occidentalis], originaire de l'Amérique se|ilentrionale, est plus rare que le précédent.
PLATANISTE, Platanista, genre de Cétacés, de la famille des Delphinidés, établi pour une es|)èce des Indes orientales, le Dauphin du Gange, qui se dislingue par la fm-me étioite de ses mâchoires et les crêtes minces et saillantes que les maxillaires projettent en avant de chaque côté des conduits de l'évent. Voy. delphinidés.
PLAT-BORD. On nomme ainsi, dans la Marine, tout bordagc lai"ge et épais qui termine le pourtour d'un bâtiment, d'im Ijateau. On donne le nom île lisse de plat-bord à la 3" jtréceinte d'un vaisseau.
PLATE (de plata, argent), t. de Blason. C'est l'ancien nom du besant d'argent : porter de gueules à trois plates il' argent.
Vaisselle plate, c.-à-d. vaisselle d'argent. Voy. argent
et VAISSELLE.
PLATE (de plat, aplati), petite embarcation à fond très plat dont on se sert jwur la jK'che.
PLATEAU (de l'ad). plat . On nomme proprement ainsi les bassins d'une balance. Voy. balance.
En Géographie, on nomme plateau le sommet des montagnes lorsqu'il est plan et fort étendu [Voy. plaine). Tous les plateaux ne sont pas des plaines unies et régulières : les uns renferment des montagnes, des plaines, des vallées; les autres ont une |)ente inclinée; d'autres conservent dans une grande étendue le même niveau. Le centre de l'Asie est tout entier occupé par im plateau sablonneux, dont les bords sont les pentes de l'Himalaya des Thian-Chan et des monts Altaï. En France, on remarque le |ilateau de Langres, entre les Vosges et la Côte-d'Or.
V.n Uotaniipie, on appelle plateau ce disque mince qui, dans les bulljes, représente la tige, émettant des feuilles en dessus et des racines en dessous.
Dans la Machine électrique, le plateau est le grand cercle de verre que l'on fait tourner entre deux coussins.
Voy. MACHINE ÉLECTRIQUE.
PLATE- BAN DE. Dans le Jardinage, c'est un morceau de terre luii et étroit qui borde les compartiments d'un parterre, et qui est onl. gami de Heurs ou d'arbustes. Les plates-bandes sont bordées de buis, de gazon, de violettes ou autres petites fleurs qui en dessinent les contours.
Dans l'Architecture, une plate-bande est une moulure plate et unie, plus large que saillante, ou une pierre dent chaque extrémité porte sur une colonne, sur un pilier. On appelle plate-bande de baie la pierre qui sert de linteau à une porte, à une fenêtre.
PLATE-FORME, toit plat et uni en forme de terrasse qui ^•ouvre les bâtiments sans comble. Ix;s plates-formes se font ord. avec des dalles de pierre, des lames de plomb ou de zinc, etc. Dans l'Orient, en Afrique et même en Italie, le toit des maisons est presque toujours en plate-forme.
Dans l'Artillerie, la plate-forme d'une pièce est l'endroit où cette pièce est placée en batterie; pour les bouches à feu de siège ou de place, qui donnent des jiercussions considérables, on renforce la plate-forme à l'aide d'une série <le laml)Ourdes en bois et de madriers solidement maintenus par des pitpiets; parfois même on établit la pièce «ur une plate-forme en l^éton.
PLATE- LONGE, se dit : 1° d'une longe plate et longue A l'aide de laquelle on maintient les chevaux difficiles pour les ferrer ou leur faire subir quelque opération;
2° d'une large luinde de cuir que l'on met sur la croupe des chevaux de carrosse pour les empêcher de ruer. Voy.