‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1259 sur 1729 · PLEUREURS · texte numérisé non relu

PLEUREURS

PLICATÙLÉ

poumon et tapisse la face interne du thorax. Elle peut être aiguë ou chronique. Au jwint de vue du liquide épanché, de son ahondaïue, de sa nature, elle peut être dite sècfie, pbrinetise, séreuse, puruletile, hémorragique. Au jwint de vue de son siège elle peut être diaphragviatique, inlerlobaire, etc. — La P. aiguë est fréquente dans la jeunesse et l'âge adulte; on lui donnait comme causes ordinaires l'impression du froid ou une contusion du thorax ; certains médecins tendent à la considérer auj . comme étant presque toujours une manifestation de la tul)erculose ; certaines pleurésies surviennent à la suite de pneumonie. Elle débute d'une manière brusque, jjar un violent jwint de côté, avec oppression, toux sèche et pénible, lièvre s'exaspérant le soir. Bientôt il se produit un épanchement dans la cavité pleurale : à l'auscultation, on observe de l'égophonie et du souffle; de la matité est dénotée par la percussion. La main appliquée sur la poitrine ne perçoit plus les vibrations tlioraciquos lorsque le malade parle. La durée et la gravité de cette maladie varient suivant l'importance de l'épanchement. — La P. chronique peut être une maladie ijrimitive ou succéder à la pleurésie aiguë : elle coexiste fréquemment avec la présence de tubercules dans le poumon du côté droit surtout, ou de fausses membranes dans la plèvre. Ses symptômes sont à peu près ceux de la pleurésie aiguë, mais ils se développent d'une manière plus lente et plus vague ; son issue est variable : quand elle se termine par un épanchement purulent [pleurésie -purulente) ou par la

Ïhtisie pulmonaire, elle est le plus souvent funeste. — raitemcnt : combattre la douleur et l'éiianchemcnt. Les ventouses, les sangsues, la morphine s'adressent efficacement à la douleur. Contre l'épanchement on utilise les vésicatoires, les diurétiques. Mais si cet épanchement, trop abondant, peut amener la mort par syncope, on emploiera la ponction de la poitrine ou thoracentèse. Les épanchemenls purulents devront toujours être traités par la thoracotomie ou incision do la poitrine. — La pleurésie est dite latente quand elle ne se révèle que par l'examen médical de la poitrine. Elle peut alors donner lieu à la mort subite. Fausse pleurésie. Voy. pleurodynie.

PLEUREURS, PLEUREUSES, gens payés pour pleurer aux funérailles. Voy. fcnérailles.

Arbres pleureurs, variétés d'arbres à branches retombantes. Le type de ces sortes d'arbres est le Saule pleureur {Voy. sacle) ; il y a aussi des Frênes pleureurs, des Bouleaux pleureurs, etc.

Singes pleureurs, nom vulgaire de diverses espèces de Sapajous, notamment du Saï, parce que, quand on les tourmente, leur voix devient plaintive et seniblable à celle d'un enfant qui pleure.

PLEUREUSE, nom vulgaire d'un Charançon.

PLEUROBRANCHES (du gr. TtXsupdv, côté, et de branchies), genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Tectibranches, caractérisé par la |)osition des branchies, situées d'un seul côté, entre le pied et le bord avancé du manteau.

PLEUROCONQUES (du gr. TtXsupôv, côté, et yi6f/T\, coquille), 3° ordre des Mollusques acéphales. Ils sont pourvus d'une coquille non symétrique, inéquivalve, irrégulière, composée d'une valve inférieure et d'une valve supérieure présentant deux empreintes musculaires internes, et une impression palléale sans sinus. Leurs habitudes sont purement aquatiques, et dans leur station normale ils sont couchés sur le côté et fixés aux corps sous-marins, soit par la cotjuille elle-même, soit par un byssus. Principales familles : les Aviculidées, les Peclinidées, les Chamacidées et les Ostracidées.

PLEURODYNIE (du gr. TtXeupôv, côté, et ôSûvTi, douleur), yulg. Fausse Pleurésie, douleur rhumatismale qui a son siège dans les muscles intercostaux : cette douleur de côté change souvent de place, augmente par la respiration, la toux, et surtout par les mouvements du corps; elle est ordinairement sans fièvre. On la traite par des topiques chauds, et, si elle persiste, par des vésicatoires volants. Voy. poi>t de côté.

PLEURONECTES (du gr. Tt^eup^v, côté, et vrixTÔî, qui nage), tamille de Poissons malacoptcrvgiens subbrachiens, qui nagent sur le côté : ils sont surtout remarquables par leur lorme très aplatie, qui leur a fait donner le nom vulgaire de Poissons plats. Chez ces poissons, le corps, au lieu d être sj^étrique comme dans les autres vertèbres, oHre une disparité évidente entre ses deux moitiés latérales : leui-s deux yeux sont placés d'un même côté

de la tête, tantôt à gauche, tantôt à droite; leur bouche est fendue obliquement; leurs nageoires impaires sont déjetées d'un côté ou de l'autre; leurs pectorales, quand elles existent, sont d'inégale longueur et placées l'une en dessus, l'autre en dessous du corps. — Cette famille renferme 7 genres -.Plie, Flétan, Turbot, Sole, Monochire, Achire et Plagurie.

PLEUROPNEUMONIE (dugr. TrXeupdv, plèvre, clde pneumonie), inllammation simultanée de la plèvre et du poumon.

PLEURORHIZE (du gr. irXcUpôv, côté, et ^iÇa, racine!, se dit, en Botanique, des plantes dont la racine est située sur le côté. — Pleurorhizées, subdivision des Crucifères.

PLEUROTOMAIRE, Pleurotomaria, genre de Mollusques gastéropodes fossiles, de l'ordre des Prosobranches, sousordre (les Aspidobranches : coquille spirale, conique, présentant sur le péristome une l'ente étroite ou sinus, qui part du bord du labre, et s'étend plus ou moins loin sur le premier tour de spire. Cette fente s'oblitère au fur et à mesure de l'accroissement de la coquille et laisse sur la spire une bande saillante, ce qui permet de distinguer cette coquille de celle des Troques. — Les Pleurotomaires se trouvent dès le terrain silurien, deviennent beaucoup moins fréquentes dans les terrains tertiaires et ne sont plus représentées auj. que par quatre espèces e.xcessivement rares dans les mers tropicales.

PLEUROTOME, Pleurotoma, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pectinibranches, famille des Fusidées : coquille allongée, fusiforme, jiourvue en avant d'un canal respiratoire assez long, présentant à la partie moyenne de son labre une sorte u'enlaille. — Les pfeurotomes vivent en abondance dans les mers chaudes et tempérées. Ils ont des représentants fossiles depuis l'étage sénonien.

PLÈVRE (du gr. TÙ,tiip6v, côté). On donne ce nom à deux membranes séreuses qui revêtent intérieurement les parois du thorax et le poumon. Sur les côtés de la colonne vertébrale, les plèvres s'adossent lune à l'autre jjour former une cloison qui partage la cavité de la |X)itrine en deux moitiés, et qui loge le cœur dans son épaisseur. La partie de la cloison située entre le cœur et la colonne vertébrale est désignée sous le nom de médiaslin postérieur; celle située entre le cœur et le sternum, sous le nom de médiastin antérieur. L'inflammation des plèvres constitue la pleurésie. Voy. ce mot.

En Paléontologie, on désigne sous le nom AQ^plèvres les deux parties latérales du thorax des Trilobites [Voy. ce mot).

PLEXUS (du lat. plectere, entrelacer]. Ce mot désigne, en Anatomie, l'entrelacement de plusieurs branches ou filets de nerfs, ou même de vaisseaux quelconques, appartenant, les uns aux nerfs cérébro-rachidiens, les autres au nerf trisplanchnique ou grand sympathique. Tous les plexus

[irésentent des reseaux complexes, à mailles plus ou moins âches, formant des anastomoses nombreuses et variées, d'où émanent d'autres branches qui vont se rendre aux organes ou à d'autres plexus. Aux nerfs cérébro-rachidiens se rapportent le plexus cervical, le plexus brachial et le plexus lombaire. Au grand sympatliique se rapporte le

{ilezus solaire : c'est un vaste reseau nerveux iormé par a réunion de ganglions et de rameaux disposés en forme de rayons, appartenant spécialement aux deux grands nerfs splanchniques ; il est l'origine de presque tous les plexus intestinaux. Il répond, en arrière, à la colonne vertébrale, à l'aorte, aux piliers du diaphragme; par devant, à l'estomac; en haut, au foie et au diaphragme; en bas, au pancréas. Il donne naissance aux plexus sous-diaphragmatique, cœiiaque, mésentériques supérieur et inférieur, et rénal. Ces plexus jouent un rôle important dans les phénomènes de la vie ; d'après Cl. Bernard, ils régularisent la circulation capillaire.

PLL En Géologie. Voy. plissements.

PLI-FAILLE. On désigne, en Géologie, sous le nom de plifaille un pli renversé dont le flanc renversé est étiré à tel point qu'il n'est plus représenté que par un plan de glissement. Dans le cas d un pli couché, le pli-faille devient un chevauchement horizontal : le flanc non étiré de l'anticlinal est refoulé sur le flanc non étiré du synclinal. Il résulte souvent de ce mode particulier de dislocations des super|)ositions anormales, les terrains les plus anciens recouvrant des terrains plus récents.

PL ICA, maladie du système pileux. Voy. plique.

PLICATULE, Plicalula, dit aussi Harpace, genre do

PLICIPENNES

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