‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1258 sur 1729 · PLEURÉSIE · texte numérisé non relu

PLEURÉSIE

a valu les noms vulgaires de Papillons à larges épaules et ili' l'/ialèues chapes. Celte Inhu renferme plus de 400 espi'-n'.s, (lislribuées en 29 genres.

PLATYPODES. Voy. GASTÉROPODES.

PLATYPUS (du gr. ■zXaxûî et toûç, pied], synonj-me d'OrnitlioryiKfue. ) oy. ce mot.

PLATYRININS (du gr. itAaxûç et ^h, nez), nom donné aux Singes du nouveau continent, caractérisés par des narines non saillantes et séparées par un espace fort large.

y^Oy. SINGKS.

PLATYRYNQUE (du gr. ■rT.afj; et pù-T/oç, bec), espèce de l'hocjue caractérisée par un museau élargi, est le même que le Phoque à crinière ou Lion marin. Voy. otarie.

PLATYSOMES (du gr. t:a»xjî et awjxa, corps), famille d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères tétramères, établie par Lalreille, n'a pas été conservée : elle forme aujourd'hui la tribu des Cmcm///cs dans la famille des Ay/o/jAojre*-. Voy. ce mot.

PLÉBÉIENS (du lat. plebs, peuple), 3' classe du |)ei^)le romain, par opposition aux patriciens et aux chevaliers. Voy. PLKBÉrexs au Dicl. d'hist. et de Géogr.

PLÉBISCITE (du lat. plebiscilum). On appelait ainsi, chez les Iloniains, une loi décrétée par le peuple [plebs] réuni dans les comices jiar tribus et convoqué par un magistrat plébéien, en opposition à la loi urojir. dile décrétée par le peuple [populus] réuni dans les comices })ar curies ou par centuries et convoqué par un magistral patricien, comme le consul.

La dénomination de plébiscite fut adoptée en France, dès la première République, pour désigner les résolutions soumises à l'approlialion du {leuple: elle fut appliquée le 20-21 novembre 1852 au vote qui appelait à l'empire le

Itrince Louis-Napoléon, et le 8 mai 1870 au vote par cquel le peuple français ratifiait le scnatus-consulle du 20 avril.

PLECOTUS, Cliauve-Souris. Voy. oreillard.

PLECTOGNATHES (du gr. -nXsiCTck. entrelacé, et y^ôoî, mâclioire), d'ordre de la classe des Poissons osseux, dans la classification de Cuvier, est caractérisé par la soudure de la màclKiire supérieure au crâne, ce qui la rend immobile. On réunit parfois les IMectc»natlies aux Lopliobranches pour en faire l'ordre des Osléodermes. Voy. poissons.

PLECTRUM (du gr. -îtX-fixxpôv) , sorte d'archet dont se servaient les anciens (wur faire résonner les cordes de la lyre, consistait en une petite verge, un tuyau de plumes ou plutôt en un dé de bois ou d'ivoire terminé par un crochet, avec lequel on pinçait les cordes.

PLÉIADES (du gr. rAetioe;), constellation de l'hémisplièrc boréal, appelée vulgairement la Poussinière, occupe la tête du Taureau, et compte 64 étoiles principales, dont Alcyone, Mérope, Electre, Taygèle, Maïa et Allas sont toujours visibles à l'œil nu. L'éclat d'Atlas est augmenté par le voisinage d'une septième, Pléione, qui se confond à l'œil nu avec Atlas. Une huitième, Cœleno, est visible à l'œil nu quand le ciel est très pur. Une neuvième, Astérope, autrefois visible à l'œil nu, paraît avoir diminué d'éclat dès l'époque de la guerre de Troie. — Bessel a mesuré les positions précises de 53 étoiles lélescopiques dans cette constellation. .M. Wolf, qui a repris le même travail, en a mesuré 79 et a dressé une carte qui contient 625 étoiles. MM. P. et P. Henry en ont fait une carte pholograpliiquc qui en contient plus de 2 500.

pléiade. Par mi'taphore, on a donné, chez les anciens et chez les modernes, le nom de Pléiades à queUjues écoles littéraires ou poétiques. La première pléiade connue est celle des poètes alexandrins (Callimaque, Philelas, Théocrite, A|X>]lonius de Rliodes, Aralus, Lycophron, Eraloslhène). La plus connue est celle de Ronsard et de ses amis [Ronsard, Daural, Joachim du Bellay. Jodelle, Rémi Bclleau, Baïf, Ponlus de Thyard). Régulièrement, par analogie à la constellation de la Pléiade, compostée de 7 étoiles princi|)ales, une Pléiade littéraire ne doit compter que 7 noms. Voy. pléiades au Dict. d'Hisl. et de Géogr.

PLEIGE (du b.-lat. plegium), vieux terme de Pratique, avait la même signification que caution.

PLEIN (le). Les philosophes ont. de tout temps, agité la question de savoir si le monde était plein, ou s'il existait du vide [Voy. ce mot), cherehant :

Coininent, tout étant plein, tout a pu se mouvoir.

En Botanique, une fleur est dite pleine quand les pétales se sont multipliés par la dis()arition des etamines : on dit aussi quelle est double. Voy. ce mot

Pouls plein. Voy. pouls.

PLEINES (arjiesj, t. de Blason. Ce sont les armoiries sans écarlelure ni brisure. Le plein est l'attribut de l'écu d'un seul émail ou métal, sans ligure ni pièce.

PLEIN, en Vélocipédie, sorte de bandage nour les roues des vélocipèdes [Voy. IiA^DAGE).

PLEIN CINTRE. Voy. cintre.

PLEIN JEU. Voy. ORGUE.

PLEIN VENT (arbres de). On nomme ainsi les arbres fruitiers aijandonnés à leur croissance naturelle, par opposition d.VL\ arbres en espalier [Vou. espalier). Pour obtenir de l)caux arbres en plein vent, il faut choisir des sujets vigoureux et greffer sur troncs. Ils n'exigent d'autre soin

Sue de labourer i«ie ou deux fois par an la Icrre autour u pied, de détruire les branches gourmandes, de débarrasser l'arbre du bois mort, des mousses, des chenilles.

PLÉIONE, h des Pléiades; étoile de grandeur 5,6; se confoiKl, il l'œil nu, avec Allas. Voy. pléiades. PLÉNIÈRE (cour). Voy. cour.

PLÉNIPOTENTIAIRE (nimstre), c.-à-d. ayant plein pouvoir. Voy. MINISTRE et DIPLOMATE.

PLÉONASME (du gr. TXeovaapiôî) . Ce mot exprime tantôt une ligure de langage par laquelle on emploie les mots qui sont inutiles pour le sens, mais qui ajoutent à la phrase plus de force ou de gnice, comme dans ce vers de Molière [Tartufe, V, 3) :

Je l'ai vu, dls-je, vu, de mes propres yeux vu ;....

tantôt une redondance de paroles qui n'ajoute rien à la force ou à la grâce de la phrase, et qui dès lors n'est que vicieuse : monter en haut, descendre en bas, sont des pléonasmes en ce second sens.

PLÉONASTE, (Mg.Fc)O.Al*0'\ spinelle ( Foy. ce mot) qui contient 14 pour 100 de fer; il est noir et opaque. — Le Pléonasle se trouve dans les dolomies au Vésuve et en Tyrol ; à Monroë (Etats-Unis), à Ceylan, etc.

PLÉROME (du gr. T:Xf,pw;jLat, plénitude), mot employé par les Gnostiques jiour désigner soit l'ensemble des êtres, soit la totalité des intelligences appelées éons.

PLÉSIOSAURE (dugr. xXi^viov, voisin, et aaûpoi;, lézard), Plesiosaurus, genre de Reptiles fossiles de l'ordre des Sauroptérygiens, caractérisé par un corp à cou très allongé et à queue très courte, par des extrémités en forme de nageoires et composées de cinq doigts, par la tète très petite, par les dents coniques et logées dans les alvéoles, par des vertèbres presque biplanes, par la peau dépourvue d'écaillés. Les Sauroptérygiens se rencontrent dans tous les terrains secondaires, mais les Plesiosaurus proprement dits paraissent propres au Lias.

PLÉSIUS. Pbesius, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Clavicornes, tribu des llistéroïdes, ne comprend qu'une espèce, de Java.

PLESSIMÈTRE (du gr. -nAfiatreiv, frapper, et [jLSTpov. mesure), instrument imaginé par Piorry pour pratiquer la pcrcuss«on médiate : c'est une plaque d'ivoire, mince et circulaire, que le médecin applique sur les parties qu'il veut percuter. Une simple rondelle de bois, une pièce de monnaie, ou même un ou deux doigts de la main peuvent faire l'office de plessimètre. L'emploi de cet instrument peut se combiner avec c«lui du stéthoscope. Voy. percussion

et AUSCULTATION.

PLÉTHORE (du gr. TÀTjOwpTi, plénitude), plénitude des vaisseaux. C'est un état morbide général résultant d'une altération du sang, dont les globules rouges s'élèvent audessus de leur cliiffre normal ( Voy. sang) ; on appelle pléthoriques ceux qui en sont affectés. Ils ont le visage très coloré, le pouls plein, large et développé, des battements du cœur énei^iques, la respiration gênée, des sueurs abondantes, l'urine fortement colorée, et souvent de la céithalalgie avec bourdonnements et tintements d'oreille. 11 sont sujets aux hémorragies, aux congestions sanguines locales et à la fiè\Te inflammatoire. Les causes de cet élat sont tantôt une organisation propre, apportée en naissant, et qui se développe avM l'âge, tantôt une alimentation trop abondante ou Irep substantielle. On y opjx)se le régime végétal, l'exercice, la saignée et les purgatifs.

PLÈTHRE (du gr. TÀéOpov), mesure de longueur des Grecs, valait 100 pieds grecs, environ 31 mètres; c'est le sixième du stade olympique. Le plèthre carré valait environ 9 ares et demi.

PLEURÉSIE (du b.-lat. pleuresis, du gr. TXeupTTiî", iiillarnination de la plèvre, membrane qui enveloppe le

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