PLUMITIF
gouttelelles liquides qui composent un nuage deviennent trop pesantes pour continuer à llotter dans l'atmosplière : c'est ce qui arrive loi"sque, jwr l'elfet du refroidissement <le l'air, de nouvelles quantités de vapeur viennent à se condenser à la surface des gouttes déjà formées. Les dccliai-ges de la foudre déterminent aussi la résolutoin des nuages orageux, soit par l'ébranlement qu'elles communi(|uent à l'air, soit en dimiimant la repulsion que les glolmles d'eau élcctrisés exercent les uns sur les autres. {!.c sont les nimbi qui donnent les pluies les plus abondantes; les CM/nu/i donnent parfois des pluies légères; on a vu aussi des pluies se produire sans qu'il \ eût de nuages apparents au ciel. — On distingue plusieurs sortes de pluies : une pluie fme et serrée prend le nom de bruine ; le serein ■est une pluie légère qui toralx; |)endant quelques instants à la lin des chaudes journées d'été ; les giboulées sont des f)luies alwndantes et de courte durée, souvent mêlées de grêle, qui se pro«luisent au printem|>s; les averses sont aussi des pluies al)ondantes et de courte durée, mais qui se produisent à des époques indéterminées. La neige n'esl que de la pluie congelée.
La quantité journalière ou annuelle des pluies dans un dieu donné se détermine à l'aide Av\ pluviomètre [Voy. ce mol). Elle est loin d'être la même dans tous les jKiys. .\ Lima, par ex., et sur la côte du Pérou, il pleut très rarement; en Norvège et en Ecosse, au t-onlraire, la quantité annuelle de pluie est très considérable. Dans nos climats, la hauteur totale moyenne de pluie qui tombe en un an •est généralement inférieure à un mètre. Dans certains pays les pluies reviennent |)ériodiqucment à des époques iléierminées de l'année : entre les tropiques, la saison des pluies est ré|)oque où le soleil passe au zénith, tandis que la saison sèche est l'époque où le soleil est de l'autre coté de l'équateur. Humooldt explique ce phénomène en admettant que le sol, plus échauffé par les rayons du soleil à l'époque de ses plus grandes hauteurs, appelle l'air <les régions polaires, en sorte que la rencontre de cet air froid avec l'air chaud des régions tropicales détermine la pluie. Dans l'Inde, la saison des pluies est celle de la mousson d'été. Dans les régions tempérées, les pluies se répartissent presque uniformément dans tout le cours de l'année ; mais la quantité annuelle de pluie varie avec l'altitude et la configuration du sol. En général, tous les pays situés au sud des montagnes et les pays du littoral ïont des pays pluvieux, parce que l'obstacle que les vents V rencontrent dans leur course est une cause de formation <les nuages [Voy. nuages). A Paris, on compte en moyenne 144 jours de pluie par an. Pour la bibliograpnie, voy. orage.
[Législation^. Les eaux pluviales deviennent la pro-
Ïiriélé de celui qui les a reçues sur son fonds et qui peut es retenir, mais il ne peut rien faire qui les déverse d'une manière nuisible sur les fonds voisins. Le riverain inférieur est obligé de recevoir celles qui découlent naturellement des fonds supérieurs. Celles qui coulent de la voie publique dans les fossés ou rigoles qui la bordent peuvent être prises par le premier venu. Pour celles qui tombent <lii loit des bâtiments, voy. écoct. — Voy. aussi eacx.
PLUIE. On a donné le nom de pluie à divers phénomènes naturels : 1° les pluies de soufre sont dues à ce que les vents transportent quelquefois à de grandes dislances le pollen jaune île certains conifères; 2° la couleur rougeàtre de certaines pluies, qui leur a fait donner le nom de pluies de sang, tient à la présence, dans l'eau des nuages, de matières colorantes comme le chloinire de colalt, l'oxyde de fer, etc.. que les vents ont vraisemblablement enlevées du sol : telle est la pluie qui fut observée à Naples le 14 mars 1813; c'est à des causes pareilles nu'il faut attribuer les pluies jaunes ou noires. Cependant la couleur rouge de la pluie peut tenir aussi, comme celle de la neige rouge, à la présence de certains cryptogames; 3' les pluies de sables sont dues à ce que les vents enlèvent dans les plaines sablonneuses, comme le désert du Sahara, des masses ■«le sable ilune extrême ténuité, qu'ils amènent jusque dans nos contrées; 4" les pluies de cendres proviennent des •cendres émises par les volcans.
PLURflAGE (de plume), ensemble des plumes qui couvrent le corps des oiseaux. Le plumage est tantôt uniforme, tantôt moucheté, avec des taches plus foncées ou plus claires que le fond ; d'autres fois il est varié par des placpies ou de gran<les taches. Les parties supérieures sont <l'ordinaire plus colorées que les inférieures. Le climat, la saison, l'âge, le sexe ap|M>rtcnt dans le plumage de
nombreuses variations. Vou. pluves, mue, livrée, etc.
PLUMASSEAU (du lat. phnnacium, de pluma, plume). Ce mot, (jui signilie proprement un petit Ijalai de plumes, désigne, en Chirurgie, un gâteau de charpie que l'on pré- |)are en étendant parallèlement les uns à côté îles autres de longs filaments de charpie, les disposant par couches plus ou moins épaisses. ]'oy. charpie.
PLUMASSIER. Avant 1789, les plumassiers formaient une corjjoration, dont les statuts datent de 1599. Ils avaient saint George pour patron. Voy. plumes.
PLUMATELLE, genre de Bryozoaires, voisins des AIcyonelles et des Cristatelles, qu'on trouve dans les eaux stagnantes, mais pures, sous les feuilles des nymphéas, des potamogétons, sur les Iwis submei^és, etc. On les a appelés aussi Polypes à panache, Lophophus, yaisa, etc.
PLUIMBAGO. Voy. dentelaire et plomisaginées.
PLUMES (du lat. pluma), organes qui couvrent tout le corps des oiseaux : ce sont des productions épidermiques analc^es aux poils des Mammifères, mais d'une structure plus compliquée. En général, les plumes se composent de trois jKirties : le lube ou tuyau creux implanté dans la jieau, où il puise les sucs nécessaires au dévelop|)einent de l'orçanc; la tige, remplie d'une matière blanche et spongieuse, et les barbes, j)etites lames élastiques placées de chaque côté de la tige. Les plumes qui servent particulièrement au vol s'appellent pennes ; les unes garnissent les ailes et concourent à l'acte de voler : ce sont les pennes rémiges; les autres garnissent la queue, et servent de gouvernail : ce sont les pennes rectrices. On appelle tectrices les plumes qui couvrent les autres à leur base. Les couleurs changeantes des pljjmes de quelques oiseaux paraissent ducs à des phénomènes d'interférence des rayoïs lumineux entre leui-s diverses couches.
Lindustrie tire un très grand parti des plumes des oiseaux. On se sert des plumes les plus fines et les plus délicates de l'oie, du cygne, de l'eider, etc., pour garnir les oreillers, les lits de plumes, les édredons, etc. (Voy. duvet). Les plumes d'autruche, de vautour, de coq, de paon, de colibri, etc.. servent à faire des plumets, des panaches, etc. ; l'art d'apprêter ces plumes, de les teindre, de les blanchir, de les assembler en plumeaux, etc., constitue l'industrie du plitmassier. Enfin les plumes servent pour écrire; les plumes d'oie sont celles (|u'on préfère pour cet usage , les plus communes sont les plumes d'ailes de poule ; les plumes de corbeau sont recherchées pour leur finesse : on s'en sert pour dessiner. Les plumes à écrire n'ont commencé à remplacer le roseau des anciens que vers le x" siècle. Cependant, dès le vu* siècle il en est déjà parlé par Isidore de Se ville.
Plumes métalliques. Leur invention date du xviii* siècle, et est due à un mécanicien français nommé Arnoux ; mais leur usage n'est devenu général que depuis une cinquantaine d'années. L'acier, le laiton sont les métaux dont on se sert le plus communément |)our la fabrication de ces plumes. L'Angleterre et surtout Birmingliam en produisent d'énormes quantités; la France rivalis«î avec l'Angleterre, et produit aussi des plumes excellentes.
Plume de mer, nom vulgaire des Pennatules ; — Plume de paon ou de coq d'Inde, nom d'une espèce d'Ulve et d'une espèce d'Agate; Plume d'eau ou Plumeau, voy.
IIOTTOME.
PLUMET, bouquet de plumes qu'on porte au chapeau, soit pour ornement, comme les plumes d'autruche, soit |K)ur signe distinctif, comme les plumets des militaires. Voy. PLUMES et panache.
PLUMETIS Idi? plume], sorte de broderie fine faite à la main avec du coton, sur mousseline, sur percale, etc. Cette broderie a sans doute été ainsi nommée parce que ses points, parfaitement droits et serrés les uns contre les autres, rappellent la disposition des barbes d'une plume. Voy.