‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1267 sur 1729 · POIL · texte numérisé non relu

POIL

Bédelin' d'Aublgnac (1657), de Collctc» (1658); enfin, au xviu* siècle, les écrils de Gravina (1708) et de La Motte. On peut y ajouter les Réflexions sur la Poétique d'Arisiote, de Rapin, les Hcflcxions critiques sur la poésie, de Dubos, et la Poétique française de Marmontel. — Consulter : A. ^'isard. Examen des poétiques d'Aristote, d'Horace et de Boileau (1845) ; Égger, Histoire de la critique chez les Grecs (184'J) : Feys, l'Art poétique d'Horace considéré dans son ordonnance (1856).

POGONIAS {c.-ii-i\. barbu), oiseau. Foy. dardica.n; — [xtisson. Voy. tamuoir.

POGOSTÉWON, plante Labiée. Voy. patchouli.

POIDS (du lat pondus). En Physique, on appelle /M)iV/« d'un corps la force qui attire ce corps vers le centre de la terre ; il est la résultante des actions de la pesanteur sur toutes les parties qui composent ce corps. On le mesure en le comparant à un certam poids pris pour unité. L'unité de jKtids est le gramme, poids d'un centimètre culie d'eau au maximum de densité. — Le poids spécifique est le poids de l'unité de volume ; il peut ordinairement se conî'ondre avec la densité par rapport à l'eau, à cause des unités de mesure adoi)tées. Voy. densité et atomiques (poids).

Eu Métrologie, on évalue le jwids des corps en le comparant à celui d'autres corps qui sont ordinairement des masses de fer. de cuivre on de platine, dites elles-mêmes poids. — L'unité de poids, variable aujourd'hui d'un peuple à l'autre, a varié aussi chez les ditlérents peuples dans le cours des siècles. Chez les Hébreux, cette unité, coimue sous le nom de talent mosaïque, était le |X)ids de l'eau contenue dans un pied cube (28 kilogr. environ). A Athènes, l'unité princiiwle était le talent attique (26 kilogr.); puis venaient la mine (435 gr.), la draclime (4 gr. 56) et l'obole (0 gr. 72). Chez les Romains, l'unité <le jx>ids était l'a* ou libra (327 gr. 18), qui se décompcn sait en 12 onces, valant chacune 24 scrujmles. — Cliez les motlernes, l'unité de jwids généralement adoptée est la /ivre; mais le nom seul de cette unité est constant [Voy. livre). En France, depuis l'adoption du système métrique, l'unité de poids est le gramme, poids (à une température •<le 4 degrés au-dessus de 0°) d'un centimètre culx; d'eau distillée, pesé dans le vide, à la latitude de 45" et au niveau de la mer ( Voy. gramme). La loi autorise la représentation matérielle du gramme, de ses multiples et sousniultiples décimaux, de leur double et de leur moitié. Ces poids matériels forment 5 séries : 1* les poids en fonte de fer, (|ui ont, de 50 à 20 kilogr., la forme rectangulaire, et, de 20 kilogi". à 5 décagr. (50 gr.), la forme hexagonale; 2" les |K)ids en cuivTC. de 10 kilogr. à 1 gr., qui ont la forme de cylindres suiinontés de boutons ou celle ae godets; 3» les poids de 1 gr. à 1 milligr., qui sont figurés jxir des lames carrées en cuivre, en platine ou en aluminium.

Les poids nouvellement fabriqués ou rajustés doivent être vérifiés et poinçonnés avant d'être livrés au commerce. A cet effet, des bureaux de poids publics mur le |)csage de ces poids sont établis dans toutes les villes un peu importantes. Des vérificateuis, nommés par le Gou- j vcrnement, sont chargés de constater la bonne qualité des j)oids employés dans le commerce, de poursuivre les contraventions, etc.

Quiconque, par usage de faux poids, a trompé sur la quantité (les choses vendues, est puni d'un eniprisonnement de 5 mois à 1 an et d'une amende de 50 fr. au moins (C. pén., art. 423). Les délenteurs do faux jtoids sont punis d'une amende de 11 à 15 fr. et d'un emprisonnement de 5 jours au plus (art. 479).

Poids jnédicinaux. Voy. médecine (Abréviations).

l'oius atomique, poids molécucaire. En Chimie, le poids atomique d'un corps simple est le plus petit poids de cet élément qui puisse entrer en combinaison ; on le mesure en le comparant au poids atomique de l'hydrogène pris comme unité. Le poids moléculaire d'un corps simple ou composé ou |K)ids de la molécule est la somme des jwids des atomes qui constituent la molécule.

POIDS ET mesures. Voy . MESURES Ct MÉTROLOGIE.

POIGNARD (de poing), arme d'estoc à lame courte, jwintuc ct tranchante. Les stddats romains s'en servaient déjà : mais c'est au moyen âge que cette arme a été le plus employée : la dague n'était qu'un gros poignard; la miséricorde servait à achever un ennemi. On portait le poignard à la ceinture, et celte coutume s'est conservée chez les seigneurs jusqu'au règne de Henri IV. A celle c|KKjuc, le poignard disparut comme arme de guerre.

On appelle couteau-poignard, sabre-poignard, des couteaux et des sabres en forme de poignard, dont la lame est aiguë et tranchante des deux côtés.

t^lievaliers du poignard. Voy. chevalier.

POIGNET (de poing], partie du bras qui joint la main à l'avant-bras. est désignée par les Anatomistes sous le nom de carpe. Voy. ce mot.

POIL ^du lat. pilus). Les 2^oils sont des productions épidermiqucs qui recouvrent tout ou partie clu corps de l'Homme et des Mammifères. Ils se composent de deux parties : l'une qui surmonte librement la surface cutanée, c'est la tige; l'autre enfoncée dans une gaine ou follicule que lui fournit la peau, c'est la racine. Celle-ci se termine iiar un renflement en massue [bulbe], offrant à sa partie inférieure une excavation où pénètre une papille du derme appelée germe, pulpe ou papille du poil. La tige est constituée par deux substances : l'une externe, épidenne du poil, formée de cellules imbriquées, entourant comme un manchon la masse interne ou corticale : celle-ci est creusée d'un canal et imbibée d'une matière grasse et colorée qui détermine la coloration du poil. Lorsque celle substance n'existe pas, il v a albinisme : elle disparaît dans la vieillesse, et procfuit la canitie [Voy. ces mots). Dans la gaine de chaque jx)il viennent s'ouvrir deux petites glandes pileuses produisant un liquide huileux qui enduit le jioil et l'empêche de se dessénier. — .\ulour de la gaine ou follicule se trouvent disposées des fibres musculaires lisses, qui peuvent en déterminer le soulèvement : d'où le hérissement et le phénomène de la chair de poule.

Les poils chez l'Homme constituent les cheveux, les sourcils, les cils, la barbe, les poils, les poils follets : l'ensemble de ces poils divers est désigné sous le nom de système pileux. Les poils sont droits ou frisés, doués d élasticité et surtout très hygrométriques. — Pour leurs maladies, voy. alopécie, plique, svcose, teigxe, vitiligo.

Chez les Animaux, la forme et la consistance des poils sont extrêmement variables : tantôt ils forment un duvet fin et moelleux recouvert par un poil plus grossier, que l'on appelle jar ou jat-s; tantôt ce sont des filaments longs, plus ou moins contournés en spirale [laine). Quelquefois ce sont des soies (porc), poils fermes et élastiques, ou des crins (queue de cheval), de structure semblable, mais plus longs ; d'autres fois, ce sont des piquants (hérisson, porc-épic), ressemblant par leur raideur à de véritables épines. L'épaisseur et la longueur des poils croissent ou diminuent en raison de la température ou de l'épaisseur de la peau : le j)elage des espèces septentrionales est généralement épais, et se com|)Ose presque uniquement de duvet ou bourre ; le jar domine dans les espèces équatoriales. Il est bien fourni dans les Carnassiers et les Rongeurs, qui ont la peau mince : il est peu épais dans les Ruminants, encore plus rares dans les Pachydermes; il manque presque entièrement dans les Cétacés. La couleur des poils chez les animaux n'est pas aussi varice (jue celle des plumes : les couleurs les plus ordinaires sont le brim, le noir et le blanc, avec les couleurs intermédiaires. Le plus souvent, chaque espèce a sa coloration particulière; en outre, le climat et la mue influent sur la coloration des poils. — Quelques zoologistes considèrent comme étant le résultat d'une commune origine les jwils des mammifères, leurs parties cornées, les plumes des oiseaux, et les écailles des poissons.

Certaines populations humaines ont été considérées comme dépourvues de poils : Hérodote parle d'Asiatiques naissant et vivant chauves : on a parlé d'Australiens à calvitie naturelle et complète. C'est une exagération ; les Mongols et les Indiens d'Amérique ont la l)arlK^ rare, il est vrai, mais il n'existe aucune race entièrement dépourvue de poils. Il y a aussi, par exception, des chiens entièrement nus, les chiens turcs ; on trouve, dans les Cordillères, des IxEufs nus ou à peu près, les calongos et les pelones.

Les poils des animaux s'emploient à divers usages : les brossiers, matelassiers, Iwurrcliers, tapissiers, utilisent le crin ct les soies [Voy. ces mots]. On fait des j)inceaux avec les |)oils de blaireau. Les jwils de lapin, de chèvre, de chien sont feutrés, et s'emploient dans la chapellerie et les gros tissus. On fabrique avec le poil de chèvTe des tissus recherchés. Quant à la laine, on connaît ses nombreux usages.

En Botanique, les poils sont également des productions épidermiqucs, formées tantôt par une seule cellule, tantôt par plusieurs cellules placées bout à bout. Us sont simples

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