POISSONS
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POIMŒ
prévenir les eifels : cette partie importante cine légale et de la Chimie légale est connue
de la Médesous le nom de Toxicologie. Des travaux récents ont permis d'abréger les reclierclies et de les mieux diriger en employant une marche d'aiialvse générale et systématique. Il est bon que l'on sache au il n est point auj. de matière vénéneuse, si subtile {qu'elle soit, que le chimiste ne puisse démontrer et distraire du cor|>s des victimes. — Consulter les divers traités de toxicologie et en particulier : Tardieu et Roussin, Etude médico-légale ftiir i empoisonnement; Briand, Chaude et Bonis, Médecine légale et Chimie légale; Dragendorff, Manuel de Toxirotogie (trad. française) ; etc.
Comme plusieurs poisons, introduits en très petite quantité dans l'économie animale, ne font que modifier les propriétés vitales sans leur porter une atteinte funeste, on en tire parti dans le traitement des maladies, et ils deviennent, à petite dose, de très bons médicaments : |>our ce motif, il est permis de les vendre; mais comme, d'un autre côté, ces substances vénéneuses pourraient être introduites dans l'économie par accident, par méprise ou dans des vues criminelles, on a dû prévenir l'abus qu'on en pourrait faire. La loi du 19 juillet 1845, l'ordonnance du '29 octobre 1846 et le décret du 8 juillet 1850 ont réglé tout ce qui concerne la vente des substances vénéneuses; le décret du 5 mai 1850 a réglé les conditions relatives à la vente des remèdes nouveaux. — La loi punit de morl tout coupable d'empoisonnement (C. pén., art. 501 et 502).
POISSONS, en lat. Pisces, 5" classe de l'embranchement des Vertébrés, renferme des animaux aquatiques, respirant généralement l'air dissous dans l'eau au moyen d'organes particuliers appelés branchies {Voy. ce mol) : l'eau pénètre par la Iwuche et sort par des orifices latéraux, les ouïes. Leur caractère de classification le plus général est l'absence A'allantoïde (Voy. ce mot); leurs membres, lorsqu'ils existent, sont conformés pour la natation, ce sont les nageoires; lorsque celles-ci sont au complet, on distingue : deux nageoires pectorales, analc^es des membres antérieurs des autres vertébrés; deux nageoires ventrales, analogues des membres postérieurs: une nageoire anale, une nageoire caudale disposée verticalement, et deux nageoires dorsales. La circulation est simple : le cœur est uniquement veineux. La plupart des poissons jKjssèdenl une vessie natatoire, réservoir de gaz dont le rôle n'est pas bien connu. Les vertèbres sont biconcaves : les fosses nasales ne conmiuniquent pas avec la lx>uche. Le corps des poissons, terminé en avant par une tète généralement pointue, et eu arrière par une queue large et comprimée, offre à l'eau dans laquelle ils se meuvent une surface très petite, et n'éprouve qu'une faible résistance, tandis que leur queue, mue par des muscles vigoureux, leur imprime l'impulsion motrice. — L'intelligence des poissons est à peu près nulle ; leur \Tie est très bornée ; mais, en revanche, leur odorat et leurs appétits voraces sont très développés. Leur fécondité est pro<ligieuse.
Cuvier avait divisé les Poissons en 9 ordres : 6 ordres de Poissons osseux, les Acanthoptérygiens, les Malacoptérygiens abdominaux, subbrachiens et ajmdes, les Lophobranches et les Plectognathes ; 5 ordres de Poissons à squelette cartilagineux ou Chondroplérygiens, les Sturioniens. les Sélaciens et les Cyclostomes. Depuis Cuvier, la classification des poissons a beaucoup occupé les naturalistes. Agassiz en a donné une fondée sur la nature des téguments : les Placoïdes, à peau grenue ; les Cycloïdes, à écailles arrondies; les Cténoïdes. à écailles dentelées; les Ganoides, à écailles rhomboïdales recouvertes d'une sorte d'émail. — La classification la plus généralement adoptée, notamment par P. Gervais et Van Deneden, et celle que nous suivons dans cet ou\Tage est la suivante : 1» les Ganoides, subdivisés en deux sousordres, les Rhombifcres (genres Lépisostée, Polvptère, Calamichthe et plusieurs genres fossiles) et les Sturioniens (Esturgeon, Sptulaire, etc.) ; 2* les Squamodermes, comprenant les Acanthoptérygiens et les Malacoptérygiens de Cuvier (on rattache à cet ordre les Siluridés et les Lépidosirènes) ; 3" les Ostéodermes, qui comprennent les Plectognathes et les Lophobranches de Cuvier (on réunit quelquefois les Squamooermes et les Ostéodermes sous le nom de Téléostéens) ; 4" les Plagiostomes (Sélaciens, Chimères, etc.): 5° les Cyclostomes (Lamproie et Branciiiostome) .
Poissons fossiles. On a découvert plus de 200 genres
de poissons fossiles, se subdivisant en près de i 000 espèces. La plupart appartiennent à l'ordre des Ganoides et à celui des Plagiostomes ou Placoûles (Raies et Squales).
On doime le nom d'Ichtyologie à la partie de l'Histoire naturelle qui s'occupe île l'étude et de la connaissance des poissons, et celui de Pisciculture à l'art de les élever et de les multiplier. Voy. ces mots.
On appelle : Poisson anthropomorphe, P. femme. P. boeuf, le Lamantin et le Dugong: P. arme' et /'. boule, le Colfre et le Diodon : P. blanc, l'Able : P. coq et P. éléphant, le Callorhynque ou Chimère; P. doré, le Cyprin ou Dorade de la Chine; P. eynpereur, l'Espadon; P. électriques, le GjTnnote, la Torpille, etc. ; P. lune, les Môles, la Sélène, le Lampris, etc. ; P. de paradis, le Polynèmc ; P. plats, les Pleuronectes ; P. de roche, le Bar ; P. rouge, le Cyprin; P. sacré, l'Anthias: P. serpent, l'Anguille, la Murène, etc. ; P. volant, l'Exocet, le Dactvloptère, etc.
POISSONS. En Astronomie, on distingue : 1* les Poissons, ){ , constellation composée de deux files d'étoiles olfrant quelque analogie de forme avec deux poissons, et placées, l'une le long du côté méridional du carré de Pégase, l'autre entre la tète d'Andromède et celle du Bélier. Cette constellation compte i étoile de 3' grandeur, 5 de 4*, 14 de 5". Son ascension droite moyenne est O' 20"", sa déclinaison 10°. Elle donne son nom à un signe du Zodiaque, dans lequel le soleil est censé entrer le 18 février. Selon la Fable, les deux poissons qui composent ce signe étaient les dauphins qui menèrent Amphitrite à Neptune ; — 2° le Poisson austral, constellation de l'hémisphère méridional située sous le Verseau et composée d'une étoile de 1™ grandeur, Fomalhaut, 5 de 4-', 12 de 5'; son ascension droite est 21* 40"; sa déclinaison 32° sud; — 3" le Poisson volant, petite constellation de l'hémisphère méridional, inconnue aux anciens, et invisible dans nos contrées, comprenant 1 étoile de 4" grandeur, 8 de 5'; avant pour ascension droite 7* 40", pour décl. 68» sud.
POITRAIL du lat. »ec/ora/e, de ;>ec<Ms. poitrine), région antérieure du corps du cheval, se dit aussi d'une courroie fixée aux deux quartiers de la selle et passant sur le poitrail du cheval ; elle porte généralement au centre une plaque de métal servant d'ornement. — Grosse pièce de bois de charpente qui se pose horizontalement sur des pieds-droits de pierre pour soutenir un mur de face ou un pan de liois.
POITRINAIRE. Voy. poitrine et phtisie.
POITRINAL (du lat. pectorale). Voy. cciiusse.
POITRINE (du lat. fictif pectorina, Ae pectus]^. C'est, chez l'Homme, la partie du tronc qui renferme les poumons, le cœur, les grosses artères et l'œsophage : sa forme est celle d'mie cage un peu conique, que limitent en avant le sternum, en arrière le rachis, latéralement les côtes, en bas le diaphragme [Voy. thobax). Extérieurement elle est plane chez l'homme, arrondie par les seins chez la femme; elle offre, en haut, la fossette sustemale et les saillies des articulations claviculaires ; en bas, l'appendice xyphoïde; sur les côtés, les articulations des cartilages costaux et les attaches du grand pectoral. — La poitrine peut être le siège des maladies les plus graves, de la pneumonie, de la pleurésie, de l'emphysème, de la tuberculose pulmonaire, etc. Voy. ces mots.
POIVRE, Piper, fruit du Poivrier : c'est une petite graine d'une saveur acre et aromatique, un peu moins grosse qu'un pois ordinaire, légèrement charnue à l'état frais, d'abord verdàtre, puis rouge, qui devient noire en séchant. Les graines de poivre sont reunies au nombre de 20 à 30 sur une grappe. On distingue, dans l'usage, le poivre noir et le poivre blanc : tous deux proviennent de la même plante ( Voy. poivrier) ; ce qui donne au premier son aspect d'un vert noirâtre, c'est qu'il conserve la Eeau brune qu'il prend en arrivant à maturité: l'aspect lanchàtre du second vient de ce qu'on l'a dépouille de cette enveloppe; il est plus doux que le poivre noir. Le poivre doit sa saveur à une huile concrète peu volatile, la pipérine [Voy. ce mot). Il n'est point de condiment plus répandu : on en fait une immense consonunation dans toutes les parties du monde, mais surtout en Asie, dans l'Inde particulièrement. L'abus du j)oivre, comme de toutes les épiées fortes, irrite l'estomac et pourrait déterminer une dangereuse inflammation.
On .nppelle : P. mtgnounette, du poivre concassé, avec lequel on assaisonne les huîtres; P. grabeau, une mignon-
POIVREA
POLAUISATION
nette de qualité inférieure : P. à queue, le Cubèbc, fruit du Piper cuheba; P. long, celui du Macropipcr. — Eu outre, on a donné le nom de Poivre à certaines graines
Îui, par leur saveur brûlante, rappellent le poivre : le '. d'eau est le Polygonum hydropiper ; le P. de Guinée, qu'on appelle improprement /'. long, est un Piment à saveur très piquante ; le /'. de la Jamaïque est le Myrlus pimenta; le P. de muraille, l'Orpin brûlant; le Petit Poivre ou P. sauvage, le Gattilier, etc.
POIVREA cocciNEA, plante. Voy. comdret.
POIVRETTE, nom vulg. de la Nigelle commune.
POIVRIER, Piper, genre type de la famille des Pipéracées : c'est un arbrisseau sarmenleux, qui rampe à terre lorequ'on ne lui donne pas de points d'appui pour s'élever : tiges souples, lisses, spongieuses et articulées; feuilles ovales, émisses, portant 5 nervures; fleurs disposées en chatons ou en espèces de grappes simples, terminales ou opposées aux feuilles; fruits charnus et simples, de forme ronde, petits, d'abord verts, puis rouges et bruns. Les espèces sont très nombreuses : les contrées méridionales de 1 Asie et de l'Amérique en produisent plus de 150, toutes remarquables par leurs fruits et leurs liges minces et flexibles. Les principales sont : le Poivrier commun ou aromatique {Piper nigrum), qui produit le poivre noir et le poivre blanc, employés comme condiments ; le Macropipcr (P. longum), propre aux îles de l'océan Pacifique, qui donne un poivre en épis connu sous le nom de poivre long, employé aussi comme condiment; le M. melhyslicum, avec le fruit ou la racine duquel les Océaniens font une boisson enivrante, le Uava ou ava ; le P. cubèbe (P. cubeba), dont on fait un grand usage en médecine; et le P. bétel (Ckavica belle], dont les Malais mâchent les feuilles. Voy. poivre, cubèbe, bétel.
POIX (du lat. pix, picis], nom qu'on donne à plusieurs substances résineuses ou bitumineuses. La Poix blanche ou naturelle, appelée aussi Poix jaune. Poix de Bourgogne, ou Poix grasse, extraite du Pin térébinlhe et de divers autres arbres résineux, est de la térébenthine fondue à chaud dans l'eau, et que l'on a fait filtrer à travers un lit de paille, pour la délivrer de ses impuretés; elle est jaunâtre, grasse au toucher, adhésive, et se ramoUit par la chaleur. On s'en sert pour faire des enduits imperméables à l'eau. Les médecins la prescrivent en emplâtre comme topique dans les affections rhumatismales, les bronchites, etc., elle produit sur la peau une action rubéfiante. — La Poix noire se prépare sur les lieux mêmes où croissent les pins et les sapins, en brûlant les filtres de paille qui ont servi à la préparation de la térébenthine et du galipot, ainsi que les éclats provenant des entailles faites aux arbres. Cette combustion se fait dans un four que l'on allume par sa pai'tie supérieure, et le produit est conduit par un tuyau dans une cuve à demi remplie d'eau, où il se partage en deux parties, l'une, plus lluide, qui surnage, et qu'on nomme huile de poix; l'autre, à demi solide, qui se précipite au fond : c'est la jfoix noire. Cette dernière substance est la poix des cordonniers ; on s'en sert en outre pour goudronner les bateaux, les bouteilles, etc. On l'employait autrefois dans le traitement de la teigne. Voy.