‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1284 sur 1729 · PORTE · texte numérisé non relu

PORTE

ment dans le Massif ccnlral, (l.iiis les Vosp^cs, en Angletcirc. Leur (Miiplion romonlc à l'époque carlionifère.

PORREAU. légume. Voy. poiread.

PORRECTION (liu lat. porrectio, de porrigere, prér.pulcr). cérémonie en usaice dans l'Eglise catholique, lorsque l'on confère les ordres mineurs; elle consiste à préseiile7et à faire (ouciier aux ordinands les instruments relatifs à leur ministère.

PORRIGO (du lat. porrigo], affection du cuir chevelu. On a décrit le P. decalvans et le P. favosa. Voij. teigne.

PORT (du lat. portus), lieu sur une côte où la mer, qui s'enfonce dans les terres, offre aux bâtiments un abri contre les vents et les tempêtes. Ou distingue les ports italurch, où la nature a presque tout fait, comme Brest, Toulon, la Havane, Bombay, etc., et les ports artificiels, dans lesquels l'honr.me a complété l'œuvre de la nature, ou même a tout créé : tel était, dit-on, chez les anciens 1(! port de Cartilage ; tels sont aujourd'hui les ports de r.herliourg, d'Alger, etc. On appelle généralement havre tout port situé à l'entrée d'un fleuve. Voy. havre.

D'après leur usage, on distingue : les jiorts militaires ou de f/uerre, comme ceux de Cherbourg, Brest, !>oricnt. llochefort et Toulon, en France ; de Portsmoulh, IMymoutii, etc., en Angleterre; de Cronstadf, en Russie; deCarlskrona, en Suède, etc., et les ports marchands ou de commerce, comme ceux du Havre, de Marseille, de Bordeaux, en France; de Iiiver|)Ool et de Douvres, en Angleterre; de Trieste, de Livourne, de Gènes, dans la Méditerranée; d'Odessa, dans la mer Noire, de Bombay, de Canton, en Asie; de la Havane, en Amérique, etc. — On appelle port franc ou libre celui où les marcbandises ne payent [wint de droits tant qu'elles n'entrent pas dans l'intérieur du pays : Gènes, Livourne, Trieste, Odessa, en Europe ; Singapour, aux Indes, sont des ports francs. — Consulter Ad. Bouin et Cuvillier jeune, Dictionnaire des principaux ports et mouillages du monde connu (Paris, 1851). Voy. aussi portulan.

La surveillance et la police maritimes des ports est faite, en France, par des agents spéciaux auxquels on donne les noms île capitaine de port, niailre ou officier de port, etc.

port. Dans les Pyrénées, on donne le nom de ports aux cols ou passages ménagés par la nature entre deux ann-aux de la grande chaîne. Les plus élevés sont celui de Yiella (2 572 m.) et celui d'Oo (3 080 m.).

pouT d'armes. Le droit de porter des armes, pouvant entraîner les dangers les plus graves pour la vie des citoyens, a de tout temps été l'églementé.

Solon à Athènes, Servius TuUius à Rome, avaient interdit le port des armes dans les rues de la ville. Cette prohibition fut renouvelée à Rome })ar César, par Auguste, et enfin pai' Valentinien I". Après l'invention des armes à feu, la prohibition du port d'armes devint de plus en plus sévère : une ordonnance de François \" fit défense à toutes personnes, même aux gentilshommes, de porter de ces sortes d'armes, sous peine d'être sur-le-champ ])eiidus et étranglés. Henri IV défendit le port d'armes par deux, ordonnances de juillet 1G07 et septembre 1609 ; Louis XIII, f par celle de décembre 1611, et Louis XIV, par plusieurs' édits et ordonnances, renouvelés par Louis XV dans di-( verses déclarations, et notamment flans celles des 22 mars/ 1728 et 25 août 1737. — Aujourd'iiui le port d'armes,] apparentes ou cachées, dans un mouvement insurrectionnel, est puni de la détention Loi du 24 mai 1834, art. 5).

Pour le port d'armes de chasse, voy. permis.

PORT RE LETTRES. Voy. TAXE et POSTE AUX LETTRES. '

Eu Musique, on appelle port de voix (portamento eu italien) un artifice de chant qui consiste en une sorte de liaison jtartant de l'extrémité d'une note pour passer à celle qui suit et l'anticipAnt.

PORTABLE (en Droit). Voy. quérable.

PORTAGE (de porter). On appelle ajnsi, en Amérique, un esnacc compris entre deux cours d'eau navigables, parce que, lorsqu'on voyage dans l'intérieur des terres, on est quelquefois forcé, iiour abréger la route, de porter son canot d une rivière à l'autre. On donne aussi ce nom aux endroits des fleuves où sont les chutes d'eau qui obligent '•^ Bno-?'"''7f ■ ^^ St-Laurent offre beaucoup de portages. ., '^°?,T**^ ("9 porte), entrée principale et monumentale dunedilice, principalement d'un édifice consacré au culte. Dans 1 arclutccturc gréco-romaine, le portail se compose

souvent de colonnes superposées, adossées au mur ou peu saillantes, et <lisposées sur les côiés des portes qu'elle* encadrent sans les masquer. Parmi les plus beaux porlaib en style byzantin ou en style roman, on cite les portails de St-Marc à Venise, et de la cathédrale d'Ângoulême; parmi ceux d'architecture gothique ou en style ogival, ceux des églises de Reims, de Laon, de Straslxnirg, de Noire-Dame de Paris, de Bourges, etc. ; parmi ceux d'architecture moderne, les portails de St-Pierre de Rome, de St-Panl de Londres, de St-Sulpice, de St-Gervais, du Panthéon, dc^ la Madeleine à Paris, de la nouvelle cathédrale de Marseille. Voy. FAÇADE.

PORTE (du lat. porta). Ce mot désigne à la fois l'ouverture praticiuée dans une enceinte pour lui servir d'issue, et l'assemblage de bois ou de métal, tournant sur des gonds, qui ferme cette ouverture. On appelle : baie, l'ouverture d'une ]X)rle; chambranle et huisserie, son encadrement; seuil, le pas de la porte; linteau, la partie supérieure; vantaux, les battants d'une porte en deux parties; jambages, pieds-droits, les deux côtés. La forme des portes varie suivant le style du monument : elle est ordinairement quadrangulaire, cintrée ou en arc brisé.

Les portes de ville ont souvent un caractère monumental : quelques-unes sont de véritables arcs de triomphe {Porte St-Denis et P. St-Martin à Paris). Les jwrtes d'édiliees, temples, églises, palais, hôtels et autres monuments sont souvent ornées de colonnes, de pilastres et de frontons : on les appelle alors portes avec ordre. On nomme portails les entrées des grands monuments et des églises. Les portes des maisons particulières se distinguent en portes cochères et en portes bâtardes selon qu'elles peuvent ou non laisser passer une voiture. Les vantaux sont le plus souvent en bois (sapin, chêne, etc.) ; ils offrent quelquefois des panneaux ornés de mouliires ou de riches sculptures : on admire les portes sculptées des palais du Ivouvre et de Versailles, de la galerie du Vatican à Rome, etc. Les vantaux de l'église St-3Iarc à Venise, de la Madeleine à Paris, etc., sont en bronze.

portes et fenêtres, impôt établi par la loi du 4 frimaire au VII (24 nov. 1798), et qui s'applique aux portes et aux fenêtres donnant sur les rues, cours et jardins des bâtiments. Il est payable par les propriétaires sauf recours contre les locataires. Sont affranchies de cet impôt les portes et fenêtres servant à aérer les granges, bergeries, caves et autres locaux non destinés à l'habitation des hommes, celles des bâtiments affectés à un service pubhc, civil ou militaire, etc. — A Paris, la contribution des portes et fenêtres est établie de la manière suivante : 1° à raison d'un droit fixe d'après le tarif ci-après : porte cochère, charretière et de magasin en gros, ou bâtarde, 20 fr. ; porte simple ou d'allée, 5 fr. ; |K)rtcs et fenêtres ordinaires de tous étages, 70 c. ; 2" à raison d'un droit pro()ortionnel fixé d'après le revenu cadastral de chaque location, non compris toutefois le revenu cadastral alférent aux écuries et remises. Les ouvertures des usines et chantiers ne sont passibles que du ilroit fixe (Loi du 5 août 1875).

En Géographie, on donne le nom de portes à certains défilés formant quehjuefois l'unique communication d'un pays à un autre. Telles sont : en Europe, les Thermopyles, en Grèce; les Portes de Fer du Danube (Démirkapou) et celles de Transylvanie; la Porte luestphalienne, près de Minden; en Asie, les P. de Syrie et les P. amaniques, dans le Taurus ; les P. caucasiennes, albaniennes, ibériennes et caspiennes, dans le Caucase; eu Afrique, la P. de Fer ou Biban, dans l'Atlas, entre Constantine et Alger.

Porte Ottomane, Sublime Porte, ou simplement la Porte, la cour du sultan des Turcs. Elle tire peut-être son nom de la })orte du palais de Bagdad, sur le seuil de laquelle le calife abbasside Mostadem fit enchâsser un morceau de la pierre de la Kaaba, envoyée, dit-on, par Dieu à Abraham, et devenue noire, de blanche qu'elle était, par les péchés des hommes. La jxiple a d'ailleurs une grande importance dans tous les pays d'Orient. C'est là que les premiers de la cité se réunissent pour tenir cor.seil.

porte. En Histoire naturelle, le mot porte (de porter) joint à un autre nom désigne spécifiquement un certain nombre d'animaux. Ainsi on nomme : en Mainnialogie, Porte-corne, le Rhinocéros; P. -musc, le Chevrolain; — en Ornithologie, P. -lyre, les Menures; en Iciityologie, P.-écuelle, un genre de Discoboles {Voy. ci-après porte-

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