COLPORTAGE
PORTE-DRAPEAU Dans l'Armée française, le drapeau est ordinairement porté par un sous-lieutenanl, qui fait partie de l'état-major du régiment.
PORTÉE (de porté). En Architecture, c'est l'étendue libre d'une pierre, d'une pièce de bois, etc., placée horiaonlalement dans une construction et soutenue en l'air à •ses extrémités par un ou plusieurs |>oints d'appui. Dans les colonnes espacées, la pierre de l'architrave a une grande portée. Quand la portée est trop grande, la pierre peut se briser ou la poutre plier.
La portée d'une arme à feu est la distance qui sépare celle-ci du point où tombe le projectile qu'elle lance. Elle est fonction pour une même arme de l'angle de tir et de la charge, elle varie d'une arme à l'autre : le poids de la charge, la nature de la poudre, la densité exercent aussi une inlluence; le poids, la densité et la forme du projectile en <ml une plus grande encore ; les circonstances atmosphériques modifient également la portée dans une certaine mesure. Ainsi la portée maxima du fusil modèle 1874 est de 3 000 m., <'lle correspond à un angle de tir de 50°; celle du canon de 90 mm. est de 7 000 m., avec un angle de tir de 26°, la pièce ne pouvant être tirée sous un angle plus grand sans qu'on enterre la crosse de son alfùt. Le canon de M5 peut atteindre à 10 000 m. avec un angle de 56° 50'. — La portée de but en blanc est celle qui corres|M)nd à la ligne de mire naturelle, c.-à-d. à la génératrice supérieure du ■canon ; c'est la distance comprise entre la bouche du canon et l'intei-seclion de la ligne de mire avec la trajectoire. Les armes modernes ont des portées beaucoup plus considérables que les anciennes, mais il est rare qu'on en fasse usage, par suite dn peu de justesse qui correspond à ces portées et de l'impossibilité où l'on serait de régler le tir a cette distance; mais les grandes portées, n'étant obtenues <|ue grâce à des vitesses considérables et à une bonne organisation du projectile, ont pour effet de rendre le tir beaucoup plus précis et plus efficace aux distances ordinaires du combat.
En Histoire naturelle, le mot portée désigne le nombre de [Kilits que mettent bas les femelles des mammifères, et la durée de leur gestation. Voy. ce mot.
PORTÉE. En Musique, on appelle ainsi l'assemblage de il «inq lignes parallèles sur lesquelles ou entre lesquelles on iplace les notes. Gomme ces e\m{ lignes sont loin de suffire l; à toutes les notes que l'on peut avoir besoin de placer, on ;j ajoute souvent au-dessus et au-dessous de la portée des I lignes supplémentaires, appelées fausses lignes ou lignes ■ postiches. Voy. notation.
; PORTE-ÉCUELLE, Lepadogasler , genre de Poissons ] malacoptérygicns subbrachiens, de l'ordre des Squamo- \ <lermes, famille des Discoboles, remarquables par la dispo- •sition de leurs nageoires ventrales et pectorales, formant un disque concave, simple ou double, que l'on a comparé à une ecuelle. Nous avons dans nos mers plusieurs espèces de ce genre : elles ne sont jjas comestibles.
PORTEFAIX, homme dont le métier est de porter des fardeaux. Il existe à Marseille une corporation importante -et fort ancienne de portefaix qui a le monoiwle au char-
gement et du déchargement des navires. Les portefaix d'Avignon formaient autrefois une corporation analogue. A Paris les portefaix ou porteurs des halles sont connus sous le nom de forts de la halle. Voy. halle.
PORTE-FORT. En Droit, on appelle ainsi celui qui garantit ou qui promet qu'un tiers fera une certaine chose. Il diffère de la caution {Voy. ce mot) en ce qu'il contracte une obligation qui lui est spéciale, au lieu que la caution n'en contracte pas d'autre que celle du débiteur principal.
PORTE-GLAIVE, ordre religieux et militaire. Voy. le Dicl. d'Hist. et de Géogr.
PORTE-LUMIÈRE, appareil de Physique, consistant en un miroir que l'on adapte à l'ouverture du volet d'une chambre obscure, en dehors, afin de renvoyer dans la chambre un faisceau de lumière solaire. A l'aide de deux mouvements, on peut donner au miroir une position telle, que le faisceau rélléchi prenne une direction voulue à toute heure du jour.
PORTE- M use. Voy. musc et chevrotaix.
PORTE-OR, marbre noir contenant des grains ou des veines de pyrite de fer que l'on a prise autrefois pour de l'or.
PORTE-QUEUE. Voy. caudataire.
Grand Porte-Queue ou Machaon, insecte Lépidoptère.
Voy. PAPILLONS.
PORTER, espèce de bière forte d'Angleterre, de couleur très foncée. Elle a été ainsi nommée parce que, dans l'origine, il n'y avait que les porteurs ou portefaix [porlers] qui en fissent usage. Voy. bière.
PORTE-SCIE, première famille de la section des Tcrébrants, établie par Latreille dans l'ordre des Insectes hyménoptères, renferme 2 tribus : les Tenlhrédiniens et les Urocères.
PORTEUR (de porter). Autrefois on appelait spécialement ainsi les porteurs des chaises dites chaises à porteurs. Voy. PORTEFAIX.
Porteur de contraintes, celui qui notifie aux contribuables retardataires les contraintes décernées par le percepteur ou le receveur des contributions.
Dans le Commerce, le porteur d'une lettre de change, ou d'un billet, est celui en faveur de qui cette lettre de change a été souscrite ou à l'ordre du(|uel elle est passée. Un billet payable au porteur est un billet que l'on promet de payer à celui qui en sera le porteur, ;;ans désigner personne en particulier. De même, on dit une inscription de rentes au porteur, une action au porteur, etc.
PORTE-VERGUES. Voy. herpès.
PORTE-VOIX, instrument d'Acoustique destiné à faire entendre au loin les sons. C'est un tuyau de cuivre ou de for-blanc, en forme de trompette, largement évasé, par sa partie inférieure, et dans lequel on ])arle en portant la petite extrémité à sa bouche. Un porte-voix de 1 m. porte aisément le son à environ 500 pas géométriques (800 m.) ; de 6 m. à 1 600 pas (2560 m.) ; de 8 m. à 2 500 (4 000 m.). Le porte-voix était employé autrefois sur les vaisseaux pour le commandement des manœuvres. On distinguait plusieurs sortes de porte-voix de marine: le plus usité était \c-braillard, qui servait aux manœuvres ordinaires d'un bâtiment ; celui qu'on appelait quelquefois gueulard, et qui s'allongeait à volonté comme une lunette, servait à transmettre la parole d'un navire à un autre; le porte-voix de combat était à demeure sur le pont et descendait Wirticalement dans les batteries. Les bateaux à vapeur ont aussi un porte-voix vertical pour communiquer les ordres au mécanicien. — On suppose que <;et instrument était connu des anciens ; toutefois il ne commença à être d'un usage général dans la marine qu'au xvii° siècle. On attribue l'invention du porte-voix moderne au jésuite Kircher ou à l'Anglais Samuel Morland. — Voy. téléphonie.
L'usage de ces porte-voix est presque entièrement abandonné auj. et on fait, avec des tuyaux de caoutchouc, des espèces de porte- voix ou conduits acoustiques qui transmettent la voix d'un étage à un autre, sans exiger aucun effort.
PORTIER [Ae porte). Chez les Juifs, certains Lévites faisaient les fonctions de portiers du temple la nuit et le jour, et avaient la garde des trésors clés offrandes. — Dans la Hiérarchie ecclésiastique, l'ordre des portiers est le moindre des quatre ordres mineurs. Les portiers, dans la primitive Eglise, étaient des espèces d'inspecteurs chargés de veiller à ce que rien ne troublât le service divin.