POSITIF
—•Dans li's couvents, l'office de jwrtier est rempli par un àes (rèvQs [le frère portier) .
Portier ou Concierge, domestique établi par le propriétaire pour la p;ardc, la surveillance et la propreté de sa maison. Le portier est tenu d'ouvrir aux locataires la porte d'entrée à toute heure de nuit comme de jour. Il doit recevoir les lettres, journaux et paquets qui leur sont adressés et, en particulier, monter les lettres au l'ur et à mesure des distributions. En cas de vacance d'un appartement, il fait visiter le local à louer aux heures d'usage, c.-h-d. à Paris de 10 h. du matin à 4 h. du soir. Il lui est remis en cas de location verbale un denier à Dieu ( Voy. ce mot). Le propriétaire est civilement responsable des délits, contraventions, etc., de son concierge, et le locataire qui aurait des motifs légitimes de plainte pourrait, sur le refus du propriétaire, en demander judiciairement l'expulsion. Voy. E. Lepelletier, les Usages de Paris (1891).
Portiers-consignes, employés du Génie, ayant rang de sous-ofliciers, chargés, dans les villes de guerre, de Touvcrlure et de la police des portes près desquelles ils sont établis.
PORTION (du lat. portio). On appelait autrefois, en Droit canonique, portion congrue la pension que faisait au desservant d'une cure celui qui en était titulaire et qui en touchait le revenu. La portion congrue n'était due qu'aux curés dont les revenus étaient au-dessous de 300 livres. Le concile de Reims (1583) l'avait fixée à 100 fr. en France; une ordonnance la |)orla à 300 livres.
Portion disponible. Voy. quokté nrsi'OMDi.E.
PORTIQUE (du lat. j)»rticïis], galerie couverte régnant tout le long d'une façade, et soutenue par des colonnes ou ài% arcades. Souvent le }K)rlique se prolonge sur plusieurs édifices ou se replie sur lui-même pour former un carré ou un cerele plus ou moins complet. Chez les anciens, les portiques étaient fort en usage : ils servaient d'abri aux passants, et l'on pouvait s'y promener à couvert. Athènes
fiossédait un grand nombre de porliqucs [stoai), parmi esqucls on distinguait le Pœcile, sous lequel se rassemblaient les disciples de Zenon ou Stoïciens. L'Académie, le Lycée, le gymnase- appelé Cynosarge avaient aussi leurs portiques. A Rome, on citait parmi les principaux portiques ceux de Livie, d'Octavie, de Philippe, de Pompée, de Neptune, les Septa Julia de Lépidc, i'Hécatonslylou, etc. — Auj. on admire les portiques de la
[ilace St-Pierre à Rome, ceux de la place St-Marc à Venise, e Bazar du commerce à St-Péterslx)urg, les galeries du Palais-Royal, celles de la rue de Rivoli et de la place des Vosges, à Paris, etc.
PORTLANDIEN (étage), le dernier des étages jurassiques, succède à l'étage kiméridgicn, et précède l'étage néocomien. Il est généralement com|)osé de calcaires compacts, ou d'argiles, de sables et de grès. Dans les environs de Rouiogne-sur-mer, où l'étage portlandien est bien développé, on distingue une zone inférieure, à Ammonites portlandicus [étage holonien), une 7one moyenne, à Ùstrea expansa, et une zone supérieure, à Trigonia gibbosa. Le Portlandien d'Angleterre et celui du bassin de Paris sont surtout constitués par des dépôts littoraux ou saunriâtres. Dans les régions méditerranéennes, le Portlandien présente un faciès à Céphalopodes et à Tcrébratules trouées, désigné sous le nom de Tithonique [Voy. ce mol). A côté de ce faciès l'on rencontre fréquemment dans les mêmes régions au niveau du Portlandien des formations coralliennes, caractérisées par la présence de Terebratula moravica, Cidaris glandifera, Heterodiceras Luci.
PORTOR, espèce de marbre. Voy. porte-or.
PORTRAIT (de portraire, du lat. protnhere), image, ressemblance d'une personne reproduite par les arts du dessin. Les portraits sont dessines au crayon ou peints à l'huile, en miniature, au pastel, sur émail [Voy. miniature, PASTEL, ÉMAii.). Souveut, de nos jours, la photographie remplace l'art. — I,es portraits peuvent représenter la personne en pierf, en buste, de face, de profil ou de trois quarts.
Chez les anciens, à l'exception de Lala de Cyzique, qui vivait du temps de César, on ne connaît point de peintres qui se soient adonnés exclusivement au portrait. Uiez les modernes, les peintres d'histoire les i)lus célèbres ont également réussi dans ce genre, comme Raphaël, Léonard de Vinci, le Titien, Holbein, Rubens, Van Dyck, Uembranlt, Velazquez, etc.; et au xix« siècle, ' en
France, David, Gros, Gérard, Ingres. Flandrin, P. Dela-^ roche, etc. — A partir du siècle de Louis XIV, on cite un certain nombre de peintres qui se sont a|)pliqués spécialement au portiait : Pli. de Champagne. J.-B. Cliampagne, Rigault, Largillière; de nos jours. M""" Vigée-Lebrnii,. M"'" de Mirbel, MM. Pérignon, DubufTe, Winterhaller,. Amaury-Duval, Cabanel, Ronnat, etc.
PORTRAIT. En Littérature, c'est la description de l'intérieur et du caractère d'une personne. S'il est quel(|uefois nécessaire de faire connaître les traits d'un i)ersonnage, sa. physionomie, son maintien, sa démarche, etc., la partie la plus importante du portrait est dans la peinture de sesmœurs, de ses vertus et de ses vices. On ne doit parler des avantages ou des désavantages physiques qu'autant
au'ils expliquent et représentent les défauts ou les qualilése l'àme. On distingue : les P. historiques, portraits des personnages qui ont joué un i-ôle dans l'histoire; les /'. littéraires, portraits, éloges ou critiques des hommes qui. se sont illustrés dans les lettres ; P. moraux ou caractères,
aui peignent non un individu, mais une espèce d'indivi— us : on dit aussi ctliopée. I'oî/, caiiactèue, parallèle, etc.
PORTUGAIS BLEU, cépage européen, sans doute originaire du Portugal, cultivé en grand en Autriche, et introtluil récemment en France (Champagne, Beaujolais). Ce cépage est précieux pour les régions septentrionales de culture (le la vigne, car il est à la fois précoce et productif. 11 se grelle facilement sur les porte-ceps américains et résiste assez bien au mildew. C'est l'un de nos meilleurs cépages.
PORTULACÉES (du g.-tyjie Portulaca, Pouriiier), fa-mille de plantes Dicotylédones dialypélales à ovaire supcrc,. se compose de plantes herbacées annuelles ou vivaces, rarement frutescentes, à tiges et à rameaux dillus ; à feuilles alternes, épaisses et charnues, de forme variable, sessileaou courtement pétiolécs, sans stipules ; à fleurs régulières, disposées en cymes terminales ou axillaires, plus rarement solitaires; à fruits capsulaircs. — Genres iirimipaux : Portulaca, Taiinium, Montia, Clayloiiia, Calandrinia, Telragonia.
PORTULAN (de l'ital. portolano, de porto, portj, nom donné, au moyen âge, aux cartes marines indiquant lesports de mer, les fleuves dans lesquels les navires pouvaient stationner, les rumbs des vents, etc. Plusieurs de ces monuments sont précieux iiour l'histoire de la géographie. Les plus anciens portulans italiens sont ceux du Génois P. Viscouti (1318), conservé à Vienne, et de Marino- Sanlo (1320), |)ossédé par la Bibliothèque de Paris. Il existeaussi beaucoup de porlulans arabes, jwrtugais, etc. Lesderniers datent du xv" siècle. — Le nom de portulans'emploie encore aujourd'hui pour désigner un guide à l'usage des pilotes côtiers.
PORTUNE, Por tu nu s, genre de Crusiacés. Voy. ci"<iprès-
PORTUXIEXS.
PORTUNIENS, tribu de Crustacés, de l'ordre des Décapodes brachyures, famille des Cyclométopes, renferme des animaux essentiellement nageui-s, qui vivent souvent en pleine mer. Au genre type, Portune, appartiennent les espèces dites Etrilles : V Etrille commune [P. pubrr) et la Petite Eti'ille [P. corrugatus] se trouvent sur les côtes.de Normandie; elles sont bonnes à manger. Autres genres: Carcin, Podophtalme, Polybie, Louve, Thalamite, Platyonyque'
POSE, mesure agraire employée en Suisse. La pose de Lausanne vaut 45 ares.
POSIDONIÉES, Iribu de la famille des Naiadées. Voy. ce mot.
POSIDONOMYE ou posido.me, genre de Mollusques lamellibranches, de l'ordre des Anisomyaires, famille des Aviculidés. Les Posidonomves sont caractérisées par des valves peu Iwmbées, à Iwrcf cardinal droit, à stries concentriques; elles ressemblent beaucoup aux valves de Phyllopodes du genre Estheria, avec lequel elles ont été souvent confondues. Elles se rencontrent surtout en grande abondance dans les dépôts vaseux du Carbonifère, du Trias, du Lias supérieur, du Jurassique moyen.
POSITIF (du Xai. jiosittvus). En Grammaire, positif est synonvme d'affirmatif, quand on oppose les propositions positives aux propositions négatives [Voy. proposition). En parlant des adjectifs et des adverbes, le /^os////" exprime le premier degré de signification. Voy. comparaison (degrés de).
En Algèbre. Voy. négatif.
En Physique, positif se dit, par opiwsition à négatif