SALPÊTRE. SOUFRE. CHARBON
Poudre de guerre française ancienne. 75 12,30 12.5f)
Poudre aux meules. . ' 74 10,50 15,50
Poudre aux meules et aux pierres. 75 10 13
Poudre Welteren 75,5 12 12,50
Poudre de chasse française 78 10 12
Poudre de mine. . . '. 62 20 18
La fabrication de la poudre s'exécutait jusqu'en 1866 par le procédé des pilotis, dans lequel les matières, primitivement pulvérisées très finement, étaient soumises à une trituration de onze heures consécutives dans des pilons, avec 15 pour 100 d'eau; les galettes ainsi obtenues étaient concassées au maillet, séchées, tamisées dans un grenoir séparant les grains trop gros et le pulvérin, puis lissées et époussetées. On obtenait ainsi une poudre d'une faible densité. En 1868 on adopta le procédé de triluralion par les meules, qui fut appliqué d'abord à la poudre destinée aux fusils, puis, en 1874, à celle des canons; il donnait un produit plus dense que le procédé aux pilons. En 1875 on soumit en outre le produit de la trituration par les meules à une compresion énergique à l'aide de pierres hydrauliques, de manière à obtenir des galettes très denses d'une épaisseur uniforme et variable avec la destination que devait recevoir la poudre ; ces galettes étaient concassées ensuite en grains réguliers, tamisées, lissées et séchées à la manière ordinaire. Les études de MM. Sarrau et Castan avaient en effet démontré que pour obtenir dansune arme déterminée une grande vitesse initiale du projectile sans soumettre cette arme à des tensions capables d'en compromettre la sécurité, il fallait employer des grains de poudre très denses, d'aulant plus gros que le calibre de l'arme était plus élevé, de manière à faire durer la combustion de la poudre pendant font le temps que le projectile met à traverser la pièce. Chaque arme devait ainsi avoir une poudre spéciale et on eut ainsi des type* de poudre appropriés aux diverses armes; ceux-ci étaient désignés par des lettres : F pour le fusil; C,, C^ pour les canons de campagne; SPj, SP», SP5 pour les canons de siège de place; ils avaient une composilion identique et ne différaient que par la grosseur du grain : 6 mm. 2 à 6 mm. 8 pour C, ; 1 mm. 8 à 8 mm. 2 pour C»; 9 mm. 7 à 10 mm. 5 pour SP, etc. Toutes ces poudres au salpêtre