‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 13 sur 1729 · SIDÉRAL · texte numérisé non relu

SIDÉRAL

ACCENT (du lat. accentus). On nomme ainsi : 1° certaine manière de prononcer soit les mots, soit les syllabes ; 2' certains signes grammaticaux.

On peut, en lisant ou en débitant une phrase, appuyer sur les mots qui semblent plus propres soit à faire comprendre la pensée, soit à mieux rendre le sentiment; l'accent est dit logique dans le premier cas, pathétique ou oratoire dans le second. — On peut aussi, en prononçant un mot, élever ou abaisser la voix sur telle ou telle syllal)e : c'est alors l'accent prosodique ou tonique; on l'appelle aigu quand la voix s'élève. giiare quand elle s'abaisse, circonflexe quand elle s'élève et s'aiwisse successivement sur la même voyelle. Souvent on réserve au seul aigu le nom d'accent tonique ou d'accent proprement dit. En règle générale, un mot ne peut avoir qu'un seul accent tonique. Cet accent, dans la langue grecque, peut porter sur les trois dernières syllabes du mot ; en latin, il ne porte que sur la pénullièm"e et l'antépénultième ; en français, il affecte la dernière syllabe, si elle est sonore, et la pénultième si la dernière esl muette. L'accent, oui fait de la parole une espèce de chant, était surtout sensible chez los Grecs et les Romains: il formait, avec la quantité, la base de leur versification. Il joue aussi un rôle important dans la formation

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