ACCIDENT
dos mots des langues dérivées. Ainsi du latin au français, c'est souvent la syllabe accentuée qui seule suhsisle, et. en tout cas, toute la partie du mol latin qui est après la syllabe accentuée tombe. , „ „ ... e.
Jusqu'au II* siècle av. J.-C, laccent tonique ne fut représenté par aucun signe dans 1 écriture Ce fut Arislonhaiic de Uvza.icc qui imagina le premier de noter es syllabes où la' voix devait s'élever. On donna aussi le nom iVaccenIs à ces signes prosodiques. Les Romains ne paraissent point en avoir fait un usage sérieux. Complètement négligée au moyen âge, l'accentuation n'apparaît en français d'une manière régulière, qu'à partir du xvii' siècle: mais alors les accents qui, chez les Grecs, marquaient véritablement l'intonation, ne sont plus oue des signes ortkoqraphiques, destinés soit à indiquer les diverses manières de prononcer certaines voyelles, soit à distinguer un mot qui s'écrit de même. Les signes d'accentuation usités en français sont : Y aigu (' ) , le grave C* ), le circonflexe ( -^ ) et le tréma ["). — Parmi les travaux les plus importants et les plus récents sur Y Accent et sur son rôle dans les langues indo-européennes, nous renvoyons aux ouvrages de MM. Denlocw et Weil, Quicherat, G. Paris, et,
Eour F'acccntuatian proprement dite , à ceux de Matthiie, ongueville, tlétolaud, Egger, etc.
On appelle aussi Accent les inflexions particulières à certaines nations, à certaines provinces : il y a les accents anglais, italien, gascon, provençal.
En Musique, on appeUe Accents les signes qui servent à indiquer l'expression de force ou de douceur qui doit être donnée à une note ou à un passage : < indique qu'il faut augmenter graduellement l'intensité du son ; >, qu'il faut la diminuer : <>, qu'il faut l'augmenter, puis la diminuer. Indépendamment de ces signes conventionnels, il y a en Musique des accents rythmiques et expressifs, que le sentiment seul indique.
Au xvm" siècle, on appelait Accents une sorte d'agiément du chant.
Accent d'Eglise, se disait autrefois de certaines formules en usage dans la musique liturgique. ACCENTEUR, Accentor. Voy. fauvette.
ACCEPTATION [A'accepter), se dit, en Droit, du consentement légal de celui à qui l'on fait une ofl"re. Ainsi on accepte une caution, une chose en payement, une communauté, une donation entre vifs, une succession, la cession d'une créance [Voy. ces mots). — En Droit commercial, l'acceptation d'une lettre de change est l'engagement de la payer, pris par celui sur qui elle est tirée. S'il la refuse et que la lettre de change ait été prolcstée, une tierce personne peut faire l'acceptation par intervention (C. de comm., art. 118- 129). — On appelle Accepteur la personne sur qui une lettre de change esl tirée et qui déclare vouloir la payer. L'accepteur par intervention est celui qui accepte à son défaut.
ACCÈS (du lat. acccssus, approche), ensemble de symptômes qui cessent et reviennent à des intervalles plus ou moins éloignés. Ce mot se dit surtout dans les cas de fièvre intermittente. L'Accès de fièvre intermittente se compose de trois temps ou stades : le froid, la chaleur cl la sueur. L'accès complet est celui qui présente ces trois stades; l'accès est incomplet si un ou deux de ces stades viennent à manquer. L'intervalle qui sépare les accès est dit apyrexie ou intermission.
ACCESSION (du lat. accessio). C'est, en Droit, l'acquisition de ce qui est produit par une chose mobilière ou immobilière qui nous appartient, comme les fruits et le croît des animaux, et de tout ce qui s'unit ou s'y incorpore. Ainsi on acquiert, par accession, en Matière immobilière, l'alluvion et les îles qui se forment dans un cours d'eau non navigable et non flottable. — En Matière mobilière, où elle est entièrement subordonnée aux principes de l'équité naturelle, les exemples les plus importants d'accession sont Yadjonction et la spécification [Voy. ces mots) (C. civ., art. 546-577).
ACCIDENT (du lat. accidens). ce qui advient fortuitement. En Logique, on appelle Accident toute qualité qui n'est pas un des attributs constitutifs d'une chose, tout phénomène qni n'est pas constant. Telle est la prudence par rapjwrt k l'âme. Voy. sophisme et umversaux. En Rhétorique. Voy. lieux communs.
En Musique, se dit des b. # ou B qui, n'étant pas à la clef, se trouvent dans le courant du morceau. Voy. bécarre, bémol, dièse.