PSAUMES
PSOÏTE
nier état à Comstock (Nevada). La psaturosc se trouve cristallisée en Saxe et au Mexique.
PSAUMES (du lat. jjsalinus [du gr. (|/aXpi()<;]) , cantiques sacrés des Hébreux, remar(|ualjlcs par leur sublimité. Ou les attribue généralement en entier à David, sauf (quelquesuns qu'on dit être de Salomon. Cependant plusieurs paraissent être l'œuvre de poètes |iostéricurs. tels queAsapb, Idithum, Eman et les enfants de Coré, qui vivaient sous les Macchabées. Le psautier est la collection des psaumes : la compilation en est attribuée à Esdras. Le nombre des •psaumes canoniques a toujours été de 150, pour les Juifs comme iwur les Cnrétic;is, qui diffèrent seulement sur la manière de les partager. Les Juifs les avaient partagés en 5 livres, et plusieurs Pères ont admis celte division ; St Jérôme n'a pas suivi cet ordre dans l'édition qu'il a donnée de l'ancienne Vulgate. — Les psaumes 109-154 sont appelés graduels, parce que, suivant dom Calniet, leur titre hébreu signifie cantiques de la montée, et qu'ils furent chantés, au retour de la captivité de Babylone, lorsque les Juifs montèrent sur la colline de Sion. On appelle psaumes de la pénitence sept psaumes consacrés spécialement à l'expression du repentir du pécheur : ce sont les psaumes 6, 31, 57, 50, 101, 129 et 142.— L'Eglise catholique chante les psaumes dans la plupart de ses offices, et toujours en latin ; l'Eglise protestante les chante dans la langue vulg. : en France, on se sert d'une traduction commencée par Cl. Marot, terminée par Th. de Bèzc, et revue depuis par Conrart, Lal)astide, etc. ; on les chante sur des airs connus ou sur la musique spéciale de L. Bourgeois, Guill. Franc, Cl. Goudimcl, revue par Wilhcm et Potier. Les psaumes ont été de nos jours mis en vers par un poète catliolique, M. Giffard (1841); Lefranc de Pompignan a aussi traduit ou paraphrasé plusieui's psaumes en vers dans ses Poésies sacrées.
PSAUTIER. Voy. psaumes.
PSCHENT, nom égyptien de la coiffure, en forme de mitre, que l'on voit sur la tète de plusieurs divinités dans les monuments antiques de l'Egypte.
PStLkPHï., Pselaphus, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères trimères (dimères), type de la famille des Psé- , laphiens : taille petite; palpes maxillaires dépassant la longueur de la tête ; tarses de 5 articles. On trouve ces insectes dans les prés, sous les pierres, sous l'écorce des arbres ; ils courent avec vivacité, surtout le soir. Ils sont carnassiers. — La famille des Psélaphiens renferme, outre le g.-type, les genres Métopias, fyrus, Chennitim. Ctenistes, Bryaxis, Bythinus, Tychus, Trimium, Uatrisus, Euplectus, Claviger et Articerus.
PSELLISME (du gr. (^£>v)vt(j[xôî, de ôî'a>vÔ;, bègue), nom générique sous lequel on comprend tous les vices de prononciation, tels que le balbutiement, le bégayement, le bredouillement, le grasseyement, le nasiUernent, le zézaiement, etc. Voy. rnoNONCiATiox et bégayement.
PSÉPHITE (du gr. '^^po^, caillou), grès très grossier ou conglomérat à pâte argi(euse englobant des fragments de schiste. On emploie surtout le nom de pséphites pour désigner certaines roches permiennes.
PSEUDENCÉPHALES (du gr. f^EuSoç, mensonge, et à' encéphale], mon?.U-os qui ont l'encéphale remplacé par une tumeur vasculaire, le crâne ouvert et point de moelle épinière.
PSEUDO... (du gr. (j/ïûSoî, mensonge), préfixe qui entre dans la composition d'un grand nombre de mots scientifiques. Voy. faux et fausse, et les mots ci-après. — En Chimie, ce préfixe sert à distinguer deux corps isomères ou ayant des propriétés identiques. Ce terme tend à disparaître.'
PSEUDOMORPHOSE (du préf. jiseudo et de Htopcçri, forme), se dit, en Minéralogie, de la substitution d'une substance à une autre. On distingue : 1° les épiqénies [Voy. ce mot), dans lesquelles une substance a été transformée molécule à molécule, soit par déperdition d'ime partie de ses cléments, soit par addition d'éléments nouveaux, tout en gardant sa forme primitive; 2° les pseudomorphoses propr. dites, où une substance. complètement détruite ou enlevée a laissé, en disparaissant, un moule en creux où est venue postérieurement se déposer une autre substance. Le quartz on la siUcc amorphe remplacent par pseudomorphose la calcite, la fluorine, le gvpse, etc. L oligisle est souvent pseudomorphe de la calcite. — Un grand nombre de tossiles ne se sont conservés qu'à l'état de pseudomorphoses.
PSEUDONYME (du gr. <|;Eu5(ivu[Jioî). qui a un nom faux et supposé : on dit aussi, mais beaucoup plus rarement, cryptonyme. — Le mot pseudonyme se dit également et des auteurs qui prennent, en publiant leurs ouvrages, un nom autre que le leur, et des ouvrages de ces auteurs. La coutume de déguiser son nom d'auteur sous un nom emprunté remonte à l'invention de l'imprimerie; elle fut j)orlée à l'excès au xvni° siècle : Voltaire publia sous le voile du pseudonyme la plupart de ses ouvrages philosophiques et de ses écrits polémiques; d'Holbach mit sous le nom du comte de Mirabaud le Système de la Nature, etc. De nos jours, les journalistes, les critiques de revues et certains romanciers, des femmes surtout, usent très fréquemment de pseudonymes. On appelle jyseudonyme anagrammatique celui qui est formé par anagramme du vrai nom de l'écrivain. On doit à A. -A. Barbier et à J.-M. Quérard des Dictionnaires des pseudonymes, réimprimés avec de grands développements, sous le titre de Supercheries littéraires dévoilées, par G. Brunet et P. Janiiet (Paris, 1869 cl suiv.). M. G. Brunet avait déjà donné : Imprimeurs imaginaires et Libraires supposés (Paris, 1860).
PSEUDOPUS (du préf. pseudo et du gr. tous;, pied), dit aussi Jeltopouzih (en russe), genre (le Bcptiles, cle l'ordre des Sauriens, établi |K>ur un animal voisin des Clialcides et caractérisé par deux rudiments de pieds de derrière placés de chaque côté de l'anus : sa taille dépasse 0 m. GO : tète verdàlre ; corps d'un brun rougeâtrc ponctué de noir. Ce reptile se trouve en Crimée, dans la Sibérie méridionale, etc.
PSEUDORCINE. ]'oy. érvturite.
PSEUDOSCOPE, nom donné à divei-s appareils d'optique, analogues soit au phénakisticope et fondés sur la persistance des impressions lumineuses, soit au stéréoscope (P. de Wheatsione) et produisant par l'interversion des miages une inversion du relief.
PSEUDOSPHÈRE, surface dont la courbure a la même valeur négative en chaque point {Voy. courbuue).
PSIDIUM, nom latin lx)lanique du Goyavier.
PSI LE (du gr. <}iXôî), Psilus, genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères térébrants, famille des Pupivores, a pour type le Psile de Dose [Inostemma], très petit insecte noir qui est l'ennemi de la Cccidomyie du froment.
PSI LOM ÉLAN E (du gr. ({/tXôî, glabre, et [xéÀaî, noir, parce ([u'il n'est pas fibreux), dit aussi manganèse oxydé BARYTiFÉRE, cst uu mauganito de baryte BaO.MnO- mélangé d'autres oxydes de manganèse et contenant de 5 à 6 p. 100 d'eau. Il se trouve en masses concrétionnées ou terreuses d'un noir de fer avec poussière d'un noir brunâtre, p. ex. à Romanècho, près Màcon.
PSITTACIDÉS. Voy. isittacus.
PSITTACIN (du lat. psittacus, perroquet), Psittacirostra, genre de Gros-Becs (famille des Fringillidés), établi pour un oiseau ressemblant à un petit perroquet, le P. olivâtre [P. icterocephala), qui a le plumage d'un brun olivâtre, la tête et le cou jaunes, les pennes des ailes et de la queue brunes, bordées d'olivâtre, le bec et les pieds bruns. La femelle est d'un brun olivâtre mélangé de gris. Cet oiseau se trouve dans les îles Sandwich.
PSITTACULE, Psittacula, section du genre Perroquet, renferme des espèces de très petite taille et à queue courte, carrée ou cunéiforme. On les confond généralement avec les Perruches : tels sont la P. moineau, la P. inséparable, la P. à collier, la P. toui, etc. Voy. perruche et PERROQUET.
PSITTACUS, nom latin du Perroquet [Voy. ce mot), a servi à former les mots Psittacidés et Psittacins, qui désignent la famille des Perroquets.
PSOAS (du gr. ûfôoL, lombes), nom de deux muscles abdominaux, le petit psoas et le grand psoas, situés dans la région lombaire, et qui fléchissent la cuisse sur le bassin. Ces muscles constituent le filet des animaux de boucherie.
PSOÏTE, inflammation du muscle psoas. Elle est accompagnée de douleurs vives, avec rétraction de la jambe et rotation du pied en dedans; une tumeur fluctuante se manifeste dans la fosse iliaque et au pli de l'aine. Lu exercice forcé, un effort trop violent, des coups ou une chute sur la région lombaire sont les causes ordinaires de la psoïte. Le traitement est antiphlogistiquc ; une fois l abcès formé, il ne s'agit plus que de
PSOPHIA