PSYCHOMANCIE
PTEROPUS
intuitive). Kn ne reconnaissant pas à l'Ame une force propre, Aristote en fil une essence inséparable du corps et sujette à périr avec lui. Exagérant son erreur, les Epicuriens et les Stoïciens ensein^nèrent le matérialisme. Leur doctrine fut réfutée par IMotin, qui le ])remier donna une démonstration positive île la spiritualité de l'âme et fit voir que la psychologie est la hase de la physiologie. « L'âme, (lil-il, possède par elle-même une activité innée [<su\j.vvY^i èvepye'a), dont elle a conscience dans toutes ses opérations; par suite, elle est immortelle. Elle ne doit donc pas l'existence à ce qu'elle serait en quelque sorte édifiée sur le corps; c'est elle, au contraire, qui lui communifpie la vie; elle est présente tout entière dans tous les organes : chacun d'eux, selon son aptitude, reçoit la puissance propre à la fonction qu'il remplit. » La Psychologie fut cultivée par toute l'école néoplatonicienne : Porphyre composa un Traité de l'Ame et un Traité sur le précepte : Connaistoi toi-même; Jamblique, un Traité de l'âme, et un CjOmmentaire du Traité d' Aristote sur l'âme. Panni les Pères de l'Eglise, c'est St Augustin qui fit à Plotin les emprunts les plus importants : théorie de la laison intuitive, analyse de l'activité intellectuelle dans la sensation et la mémoire, démonstration de l'immatérialité et de l'immortalité de l'âme {de Musica, de Quantitate animée, de Immortalitate animse, etc.). Cette démonstration passa de St Augustin dans St Thomas, qui commenta le traité d'Aristote [Voy. forme). Dans les temps modernes, l'école cartésienne renouvela la psychologie et la replaça à la hase de la philosophie; elle s'inspira de St Thomas et de St Augustin, avec Bossuet [Connaissance de Dieu et de soi-même), Malehranche [Recherche de la vérité), Leihniz [Nouveaux Essais), Fénelon [De l'existence de Dieu, i'" p., ch. 2); elle s'occupa principalement de la question de l'origine des idées, de la distinction et de 1 union de l'âme et du corps. Les philosophes qui professèrent l'empirisme [Locke, Hume, Condillac) s'occupèrent surtout de la sensation, de la perception, de l'association des idées et du langage. Kant essaya de déterminer le rôle de la raison dans l'acquisition de nos connaissances. Au xix° siècle, Maine de Biran, Jouffroy, etc., se sont appliqués à distinguer la psychologie de la physiologie. D'autres écoles, celle de la psycho-physique en Allemagne, celle de l'associationnisme et de l'évolutionnisme en Angleterre, ont, au contraire, voulu étendre à la psychologie les méthodes purement expérimentales de la science naturelle. — Voij. ces mots.
PSYCHOMANCIE (du gr. ^j^u/TJ, âme, et jxavxsîa, divination), synonyme d'évocation' Voy. ce mot et spuutisme.
PSYCHO-PHYSIQUE, nom d'une branche de la psychologie, cultivée surtout en Allemagne (par Weher, Fechner, Lotze, M. AVundt). On y cherche le rap|)ort précis des phénomènes psychologiques aux phénomènes physiques qui en sont les causes, c'est-à-dire le rapport précis de la sensation à l'excitation. Fechner a formulé ce rapport en disant que « la sensation croît comme le logarithme de l'excitation ». Cette « loi logarithmique » a été reprise, critiquée ou développée par MM. Wundt, Ihering et Delhœuf. Les psycho-physiciens ont aussi cherché à mesurer la durée des "sensations, etc. Voy. Th. Ribot, la Psychologie allemande.
PSYCHROMÈTRE (du gr. '^vypô^, froid, et [léxpov, mesure), appareil qui sert à déterminer la quantité de vapeur d'eau atmosphérique au moyen du froid produit par l'évaiwration. Voy. hygromètre.
PSYLLE (du gr. t^ûXXa, puce), Psylla, dit aussi Faux Puceron, genre d'Insectes, de l'ordre des Hémi|)tères honioptères, famille des Aphidiens. Ils ne diffèrent des vrais pucerons que par leur agilité et leurs antennes terminées en pointe.
PSïLLES fen gr. (]>ijXXoi). Les anciens donnaient ce nom à un peuple de la Libye, habitant au sud de la Grande Syrte. auquel on attribuait la vertu de guérir les morsures des serpents; les descendants de ces Psylles subsistent encore en Egypte, où ils exercent le métier de jongleurs et de dompteurs de serpents. Voy. Lucain [Pharsale,
PSYLLIUM, le Plantain pulicaire. Voy. plantain.
PTARMIGAN ou Perdrix de neige, espèce du genre Lagopède. Voy. ce nom.
PTARMIQUE (du gr. TTTapjxtxoç, qui provoque l'éternûment), synonyme de sternutatoire [Voy. ce mot). — On en a formé l'épithète distinctive d'une espèce d'Achillée,
l'Achillea ptarmica ou Herbe û êternuer, et d'une espèce d'Arnica.
PTÉLÉE (du gr. -nxeXÉa, orme), Ptelea, genre de la famille des Ruiacées, se compose de grands arbrisseaux des contrées chaudes de l'Amérique du Nord, à feuilles alternes de 3 à 5 folioles, ponctuées; à fleurs en corymbe. Le P. à trois feuilles [P. trifoliata) a le port de 1 orme : d'où son nom A'Orme de Samarie ; ses fleurs sont verdàtrcs, ses graines exhalent une odeur aromatique.
PTÉRIDE (<lu gr. rxeptç, fougère), Pteris, nom donné d'abord à toutes les Fougères, et borne aujourd'hui à un genre de cette famille, de la tribu des Polypodiaeées. Ce genre renferme plus de 150 espèces, dont le plus grand nombre croît entre les tropiques : une seule, connue sous le nom (V Aigle impériale [Pteris aquilina), parce que sa tige coupée en travers présente des traits qui rappellent l'aigle à deux tètes de l'empire d'Autriche, se rencontre dans l'Europe septentrionale. Incinérée, elle donne une grande (juantité de potasse.
PTÉROCARPE (c.-à-d. à fruit ailé), Pterocarpus, genre de la famille des Papilionacées, tribu des Dalbergiées, se comixise d'arbres et d'arbrisseaux des contrées tropicales. On distingue : le P. sanlalinus, de l'Inde, dont le bois, connu sous le nom de bois de santal, fournit à la teinture une couleur roug» assez belle: le jP. crinaceus, du Sénégal, connu sous le nom de bois hérisson, et qui donne la gomme appelée kino, et le P. draco, de l'Amérique du Sud, qui fournit le sang-de-dragon. Voy. santal, kino et