PUCERON
appelée Roussette, a formé le mot Ptéropodés, famille de Clu'iroptères dont la Roussette e*t le type. Voy. chac-
VES-SOCBIS et ROUSSETTE.
PTEROTRACH>EA. Molluscpic. Voy. firole.
PTÉRYGIENS [an gr. TTTê'pj;. -rrépjvo;, aile), nom donné par Latreille à un groupe de Mollusques, comprenant les Céphalopodes et les Ptéropodés.
PTÉRYGION (du gr. -Tspyv-.ov, diiiu»> de ircipuç), maladie de l'œil, aite aussi Onglet. Oni/x, consiste dans une sorte dliyperlropliie d'une portion de la conjonctive oculaire et du tissu cellulaire sous-jacent. alîectant des formes variables. Le ptérygion \)eul survenir sans cause appréciable, ou bien à la suite d'ophtalmies prolongées, de plaie, de brûlure de la conjonctive, etc.; il ne cause point de douleur, mais seulement de la gêne; s'il envahit le centre de la cornée, il peut faire obstacle à la vision. On emploie, pour le faire aisparaitre, des collyres résolutifs ou astringents, ou bien on le touche avec le nitrate d'argent. Si ces moyens échouent, on excise toute la portion conjonctive affectée.
PTÉRYGOÏDE (du gr. xTÉoyÇ, aile, et eISoç. ressemblance), nom donné, en Anatomie, à deux apophyses situées sur la face gutturale de l'os sphénoïde, une de chaque côté de la ligne médiane. Elles sont composées cliacune de deux lames appelées ailes.
PTILINUS idu gr. Tr-rt'Xov. plume), genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Serricornes, tribu des Pliniores, renferme de petites espèces qui vivent dans l'intérieur des vieux saules on dans le bois de hêtre : les mâles ont les antennes pectinées.
PTILODICTYA. Voy. escharidées.
PTILONORHYNCHUS. oiseau. Voy. piROLt.
PTILOSE (du gr. -û-zikoia'.i), se dit de la chute des cils par suite de l'irritation chronique des paupières.
PTINIORES, tribu de la famille des Serricornes [Voy. ce mot , appartenant à l'ordre des Coléoptères pentamères. Genres : Ptimis, Ptilinus, Gibbium, etc.
PTOMAINES. bases organiques qu'on appelle encore des levconiaïnes et qui se produisent dans la putréfaction des matières albuminoïdes. Ce sont des liquides huileux, très alcalins et pouvant se combiner aux acides pour donner des sels cristallisables. Ces composés ont les mêmes propriétés que les alcaloïdes (Voy. ce mot).
PTYALINE (du gr. -zTÛaAov, salive), diastase existant dans la salive, et qui a la propriété de transformer l'amidon cuit en glucose. Elle sert donc à la digestion des matières amylacées (Voy. diastase).
PTYALISME. Voy. salivation.
PTYCHOCÉRE, Ptychoceras, genre de Mollusques céphalopodes fossiles, de l'ordre des Tentaculifères, famille des .Ammonidées : coquille droite, allongée, conique, se recourbant à sa partie supérieure de manière à s'appliquer sur la partie inférieure avec laquelle elle se soude; cloisons Iransverses sinueuses et profondément lobées; siphon dorsal. Les Ptychocères se rencontrent dans les terrains crétacés.
PTYCHODUS, poisson fossile de l'ordre des Sélaciens, famille des Cestracionidés, connu surtout par ses dents aplaties, rectangulaires, à surface émaillée traversée de sillons irréguliers et confluents, aljondant dans les étages supérieurs du svstème crétacé.
PTYCHOIMPHÀLUS. Voy. nocLETTE.
PUANT de cayen^ne. Voy. cr.\bier.
PUBERTÉ (du lat. pubertas), état des garçons ou des filles qui ont passé l'âge de l'enfance et qui sont nubiles. Cet âge varie selon les climats : il était fixé chez les Romains à 14 ans pour les garçons, et à 12 pour les filles. La loi française (C. civ., art. 144) l'établit, par la permission du mariage, à 18 ans pour le sexe masculin, et à 15 pour les femmes. Le mariage d'un impubère est nul, mais cette nullité cesse après 6 mois depuis qu'il a atteint l'âge compétent, ou. si c'est la femme, quand elle a conçu (art. 185). Chez les Indiens et les habitants de certaines parties de l'Afrique, gue la chaleur du climat rend plus précoces, la puberté a lieu dès l'âge de 10 à 12 ans. L'apparition de la puberté se manifeste surtout, chez l'homme, par la mue de la voix ; chez la femme, elle produit des changements plus graves.
PUBESCENT (du lat. pubescere, se couvrir de poils), se dit, en Botanique, des parties de végétaux (tiges, feuilles, pétales'; qui sont garnies de poils courts et fins, plus ou moins serrés.
PUBIS (du lat. pubis ou pubes], partie antérieure et inférieure du l)assm. On en a formé les mots arcade ptûjienne, articulation ou symphyse pubienne, région pubienne, etc.
PUBLICAIN ^du lat. publicanus), nom donné par les Romains aux collecteurs des deniers publics. Voy. le Dict. d'Hint. et de Géogr.
PUBLICATION (du \dX. publicalio), acte par lequel on rend une chose publique. Il se dit, surtout en termes de Droit, de l'annonce des bans du mariage. « Avant la célébration du mariage, l'oflicier de l'état civil fait deux publications à 8 jours d'intervalle... Le mariage ne peut être célébré avant le 5° jour depuis celui de la 2« publication » (C. civ., art. 65-67, 1(36, 169).
La publication d'une loi consistait autrefois dans un fait matériel, tel qu'annonce ou affiche. Elle résulte auj. de l'expiration d'un certain délai, après lequel la loi est réputée connue. Pour ce délai, voy. promclgatio.n .
PUBLICISTE [de public], l'écrivain qui traite du droit public, du droit des gens, de la politique, de l'économie sociale, etc. Il s'entend aussi des écrivains qui font dans les journaux des articles de politique [Voy. droit public, POLITIQUE, etc.). — Les connaissances nécessaires au publiciste ont été résumées dans la Bibliothèque de l'homme public, de Condorcet, Peyssonnel et Lechapelier (1790- 92), et dans la Science du publiciste, par Fritot (1819-25).
PUBLICITÉ. Voy. affiches, jocrnacx, office, débats, audiexce, etc.
PUCCINIE, Puccinia, genre de Champignons de la famille des Lrédinées; ils présentent un polymorphisme très remarquable. Pendant l'été, le Puccima graminis est développé sur les Graminées et produit, sur les feuilles, des taches jaunes dues à des spores unicellulaires orangées, appelées urédospores; à l'automne, les spores I deviennent noires, bicellulaires et portent le nom de téleutospores. Ces dernières tombent sur le sol et ger- ! ment, au printemps suivant, en produisant de petites ' conidies légères qui sont emportées par le vent. Ces dernières ne germent pas sur le Blé, mais sur l'Epine-Vinette, de sorte que si l'on supprime cette dernière plante on fait disparaître jiar cela même la maladie. Les spores sur l'Epine-Vinette se forment dans im appareil reproducteur ap|x;lé écidie. Cette plante exige donc deux hôtes pour son développement complet : on traduit ce fait en disant qu'il y a hétérœcie.
PUCE, Pulex, genre d'Insectes, de l'ordre des Diptères, sous-ordre des Suceurs aphaniptères (ou siphonaptères), renferme des espèces qui vivent sur le corps de 1 nomme et d'un grand nombre d'animaux, dont elles sucent le sang: corps comprimé, arqué à sa partie dorsale, et composé de 12 segments cornés et comme imbriqués; tète petite, arrondie par devant, tronquée en dessous et armée d'espèces de petites scies ainsi que d'mi suçoir aigu : pattes épineuses, longues, fortes, surtout celles de derrière, ce qui permet à cet insecte de faire des bonds extraordinaires pour sa taille. Les puces sortent de l'œuf sous la forme de j)etits vers blancs, qui se filent un cocon soyeux et subissent toutes les métamorphoses des insectes ailés : 12 jours leur suffisent pour arriver à l'état parfait. On distingue : 1" la Puce commune (P. irritans], d'un rouge brun, bien connue de tous : elle parait susceptible d'mie sorte d'éducation ; 2» la Puce pénétrante, de l'Amérique du Sud, dont la morsure est fort cruelle [Voy. chiqce). — Des observations nombreuses ont constaté que la Puce des animaux domestiques diffère de la nôtre : chaque espèce parait même avoir la sienne propre.
On appelle vulgairement : Puces aquatiques, les Gyrins; Puces d'eau, les Daphnies.
Puce maligne ou Puce de Bourgogne, nom vulgaire donné à la Pustule maligne, manifestation du charlx)nchez l'homme et qui était endémique dans quelques parties de la Bourgogne.
PUCERON , Aphis, genre d'Insectes, de l'ordre des Hémiptères homoptères, type de la famille des Aphidiens, renferme de très petits animaux qui vivent sur les végétaux, de la sève desquels ils se nourrissent : corps court et renflé, de couleur verte, noire ou bronzée; tête petite, sans ocelles; antennes de 7 articles, le 5= plus long que les autres ; bec articulé et très long : ailes diaphanes, pattes grêles ; l'abdomen offre à son extrémité deux petits tubes qui sécrètent une matière sucrée. Les fourrais recheixlient les pucerons : elles s'en emparent et les établissent près
PUDDLAGE