‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1332 sur 1729 · PUITS · texte numérisé non relu

PUITS

de leurs demeures pour se nourrir dn suc qu'ils produisent. Les coccinelles et les larves des syrphes, des liémérobes, de beaucoup de clialcidites, etc., vivent aussi aux <lépens des pucerons. I^a fécondité de ces animaux est prodig:icuse : la manière dont ils se reproduisent oll're de curieuses singularités. Ils sont alternativement vivipares et ovipares : pendant tout l'été, la femelle produit des petits vivants ; à la fin de l'automne, elle pond des œufs, qui n'éclosent qu'au printemps. En outre, les femelles peuvent, pendant une série de 8 ou 10 générations, mettre au jour, seules et sans le secours du mâle, des petits vivants, qui jouissent eux-mêmes de cette propriété ( Voy. parthénogenèse]. L'organisation et les mœurs de ces insectes ont été étudiées par Leuwenhoek, Uéaumur, Bonnet, Dutrochct, L. Dufour, Morrcn, etc. — Les espèces dont se comj)ose le genre Puceron sont aussi nombreuses que les plantes sur lesquelles se fixent ces insectes; mais elles sont peu différentes entre elles. On remarque surtout le /*. du potmnier, ou P. lanigère (Lac/mus, Eriosoma), qui fait de très grands ravages dans les contrées où l'on cultive le Pommier. On ne s'en débarrasse qu'en frottant l'arbre avec une brosse, et détruisant immédiatement les insectes ainsi détacbés. Viennent ensuite le P. du pêcher, le P. du 7-osier, le P. du géranium, le P. du chou, etc.

PUDDLAGE [puddling process;, mot emprunté de l'anglais, désigne l'opération de l'affinage de la fonte qui s'exécute dans les fourneaux à réverlx-re nommés four à puddlcr. On dit du métal qui a été soumis à cette opération qu'il est pitddlé : fer, acier puddlé.

PUDEUR (du lat. pudor). Les Grecs et les Romains avaient fait de la Pudeur une divinité. Elle avait des anlels à Sparte et à Athènes. Les Romains lui avaient consacré deux temples, l'un réservé aux patriciennes, l'autre pour les plébéiennes. On représente la Pudeur enveloppée dans un voile, depuis la tète jusqu'aux pieds, et assise dans une attitude modeste. On lui donne pour symboles une branche de lis, et une tortue, qui signifie que les femmes pudiques doivent vivre retirées dans leurs miisons.

En France, tout outrage public à la pudeur est puni d'un em|)risonnement de 3 mois à 1 an et d'une amende de 16 l'r. à 200 fr. L'attentat à la pudeur est puni de la réclusion, des travaux forcés à temps ou à perpétuité, selon les cas (G. pén., art. 350-535).

PUERPÉRALE (fièvre, infection) , du lat. puerpera, femme en couche. On désigne aujourd'hui sous ces noms la série des accidejits infectieux aigus ou chroniques qui atteignent les femmes en couches, et résultant de l'introduction dans l'organisme, par la plaie utérine, d'un microbe de la suppuration, le streptocoque- Les lésions les plus variables résultent de l'action de ce microorganisme : 1° léger frisson et légère élévation de la température (fièvre de lait); 2" septicémie [Voy. ce mot) grave; 3° la forme pyohémique on infection purulente puerpérale ( Voy. pyouémie) ; 4" péritonite suppurée: phlegmons du ligament large, de la fosse iliaque; 5» phlegmasia alba dolens. Telles sont les différentes modalités de cette infection, qui toutes relèvent du même germe. En résumé, nous retrouvons là toutes les complications des plaies ; fièvre traumatiquc, septicémie, pyohémie, suppurations locales, phlébites, et nous renvoyons à chacun de ces articles pour la description des symptômes.

Une antisepsie soignée, avant, pendant et après l'accouchement, a réduit les accidents de l'infection puerpérale, très rares de nos jours.

PUFFIN, genre d'Oiseaux, de l'orcire des Palmipèdes, famille des Longipennes et voisin des Pétrels, dont ils ne se distinguent que par la disposition de leur mandibule inférieure.

PUGILAT (du lat. pugilalus, de pugil, qui se bat à coui» de poing), combat à coups de poing. Le pugilat était un des exercices en usage dans les gymnases des anciens. Vers la 23« olympiade (688 av. .I.-C), il fut introduit aux jeux Olympiques, et depuis lors il fit partie de presque tous les jeux publics. Les athlètes au pugilat s'armaient les poings de cestes, gantelets garnis de fer ou de plomb, et se couvraient la tête d'une calotte appelée anipholide, qui garantissait les tempes et les oreilles : c'étaient les moins considères de tous les athlètes. Un reste de barbarie a conserve chez les Anglais le pugilat sous le nom de boxe, roy ce mot.

PUISARD (de puits), sorte de puits peu profond où

viennent se réunir au moyen de tuyaux de conduite les eaux inutiles d'une maison ou des ruisseaux des rues. Ces eaux se perdent ensuite dans la terre, ou bien un aqueduc les transporte au loin, dans une rivière par exemple. I>e puisard construit dans la cour d'une maison est ordinairement en pierres sèches et recouvert d'une pierre trouée ou d'une grille en fer. — On se sert encore de puisards dans les glacières et les exploitations minérales. Les eaux qui s'amassent dans les puisards des mines sont épuisées par le moyen d'une pompe à feu.

Pour la législation, voy. puits.

PUISSANCE (de puissant, du lat. passe, pouvoir). En Mécanique, on désigne sous les noms de puissance et de résistance la force motrice appliquée à une machine et celle que la machine est destinée à vaincre.

Puissance vive, moitié de la force vive ( Voy. travail et VIVE force).

En .Mathématiques, on appelle puissance d'un nombre le proiluit de plusieurs facteurs égaux à ce nombre [Voy. EXPOSANT et aussi ensemble).

En Métaphysique, on oppose puissance à acte. Voy.

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