‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1335 sur 1729 · DE LA MORT · texte numérisé non relu

DE LA MORT

PULSATILLE (du lat. /jw/sare, battre), espèce d'Anémone [Voy. ANÉMO.ME), tire son nom de ce que les aigrettes de ses graines sont agitées par le vent le plus léger. — C'est aussi le nom vulgaire de la Fleur de Pâques ou Passe-

fl'ttr. Voj/. l'ASSE-FLEUR.

PULSATION, battement des artères. Voy. pouls.

PULSATIVE (douleur). Voy. douleur.

PULSILOGE ou pulsimètre (du lat. pulsust, pouls, et du gr. Xôyoî, ex])ression, ou ptiToov, mesure), instrument propre à faire connaître l'état du pouls et à en mesurer la vitesse. Voy si'hygmomètke

PULTACÉ (du lat. pullaceus, formé de puis, pultis, bouillie), se dit, en Pliarinacie, de toutes les substances qui ont la consistance d'une bouillie. — Se dit aussi de la matière blanchâtre, ayant la consistance d'une Ijouillie, (jui se forme à la surface d'une muqueuse (angine pultacée), ou d'une plaie comme dans la pourriture d'hôpital.

PULTENÉE (d un nom propre), Pultenœa, genre de la famille des Papilionacées, triiju des Podalyriées, établi pour un arbrisseau de l'Australie, à fleurs jaunes au calice campanule. On cultive dans les jardins la P. daphnoïde et la P. à grandes stipules.

PULVÉRIN (de l'ital. polverino, <le polvere, poudre), poudre à canon très fine obtenue en écrasant la poudre ordinaire et la tamisant. Le pulvérin sert pour amorcer, faire des Iraînéi^s, comjwser des artifices. — Pulvérin se dit aussi de la poussière humide produite par les jets d'eau, les cascades, etc.

PULVÉRISATEUR, instrument de Pharmacie servant à réduire eu poudre les ch'ogues simples [Voy. pulvérisation). — On donne le nom A' appareils pulvérisateurs à divers appareils à l'aide des<j.uels on force un jet très fin d'eau minérale, chassé par compression, à se réduire en (wussière sur une lentille métallique : le malade absorbe cette poussière humide par inhalation [Voy. ce mol). Ce genre de médication est appliqué avec succès dans beaucoup de stations liydrominéralcs. On se sert aussi de ces appareils pour lancer le jet sans le briser sur des parties malades. — On s'en sert également pour disséminer les parfums liquides, jK)ur arroser de sulfate de cuivre les vignes atteintes du mildew, etc.

PULVÉRISATION (de pulvériser), opération usitée surtout en Pharmacie, et qui a pour but de réduire en poussière plus ou moins fine des corps solides. On distingue diverses manières de pulvériser : la contusion, employée jMur les substances qui ne cèdent qu'à des chocs violents; la trituration, pour celles qui s<? ramollissent par la chaleur, comme les gommes, les résines, etc. : on les écrase dans le mortier en agitant circulairement le pilon; la porphyrisation, ]x)ur les substances très t'ares qu'on veut réduire en poudre impalpable [Voy. porphyre). On peut aussi rapporter à la pulvérisation la mouture, la lévigatton, etc.

PULVÉRULENCE des narines, se dit, en Médecine, de l'accumulation de poussière sur les poils des narines, qui s'observe dans certain» états graves, les malades n'ayant

plus la force m le besoin de se délwrrasser de cette poussière.

PULVÉRULENT (du lat. pulverulentus), se dit : en Minéralogie, des corps dont les grains sont tellement ténus qu'ils ressemblent à de la iKiussière; — en Botanique, du pollen des végétaux, quann il se compose d'une foule du grains distincts semblables à une fine |X)ussièi'e, et des plantes qui sont couvertes de grains très fins qui se détachent facilement; — en Zoologie, de certaines parties du corps des Insectes où l'on remai(|U(; une poussière très fine, comme sur le ventre et les ailes du hanneton.

PUiVIA ou LION DU CHILI. Voy. COUGUAR.

PUMITE (du lat. pumex). Voy. ponce (pierre).

PUNAIS (du lat. putere, puer). Voy. ozène.

PUNAISE, Cimex, groiiijc d'Insectes, de l'ordre des Hémiptères hétéroptères, se divise en deux familles : les Punaises terrestres ou Géocoriscs, et les Punaises d'eau ou Hydrocorises. Voy. ces mots.

Les Punaises propr. dites, qui font partie des Géocorises membraneuses, section des Réduviens, forment aujourd'hui le genre type de la famille des Cimicides : corps ovalaire, aplati ; tète sans rétrécissemcait postérieur, antennes à premier article court, les deuxième et troisième assez longs; pas d'ailes. L'espèce type, la Punaise des lits [C. Icctularius), trop connue à cause des désagréments que cause sa morsure et de l'cxleur infecte qu'elle exhale, est surtout comnmne dans 1 Europe tempérée dont elle infeste la plupart des habitations. Cachée pendant le jour dans les fissures des murailles et des boiseries, dans les sangles des lits, dans les plis des rideaux, elle en sort la nuit pour sucer le sang des personnes endormies. L'irritation nue cause la morsure de cet insecte est due à un liquide corrosif que sécrètent leurs glandes salivaires. Les punaises peuvent vivre très longtemps sans prendre de nourriture. On a imaginé toutes sortes de moyens pour se débarrasser de ces hôtes incommodes ; on vante notamment les poudres insecticides dont le pyrèthre fait la base [poudre Vicat) ; il faut avant tout leur faire une chasse opiniâtre, surtout pendant les mois d'août et de septembre, c.-à-d. au moment de la ponte. Les petits en sortant de r(puf ont généralement les formes de l'insecte parfait; ils subissent toutefois trois ou quatre mues avant d'arriver à cet état.

La Punaise des bois [Pentaloma) appartient à la tribu des Scutullériens : antennes filiformes de; 5 articles, labre long; corps court, ovale et arrondi. Ces punaises vivent sur les plantes, dont elles sucent les parties molles : quelques espèces s'attaquent même aux insectes. Presque toutes exhalent une odeur désagréable. On distingue : la P. des potagers [P. oleracea), verte, à raies et taches rouges ou blanches; la P. rufipède [P. rufipes), brune, avec des pattes rouges; la P. grise (P. grisea), la P. du genévrier, etc.

PUNCH (orthogr. angl. du persan pandj, cinq [ingrédients]). On prépare cette Iwisson de diverses manières, et le plus ordinairement en brûlant avec du sucre de l'cau-de-vie ou du rhum, et en y égouttant les tranches d'un citron ; on y mêle quelquefois du thé. — On ap|K>lle punch à la romaine du punch glacé.

PUNCTUM SALIENS, expression latine qui signifie le point bondissant, s'emploie [xiur désigner les premiers rudiments du cœur chez l'embryon.

PUNICA, nom latin Ijotanique du genre Grenadier.

PUPA, vulg. Maillot, genre de Molkisquesgastéro|K)des, de l'ordre des Pulmonés, famille des Hélicidées : coquille spirale, oblongue, cylindracée ou pupiforme ; bouche pourvue d'un fort périslome et le |)lus souvent munie de dents. Les Pupa ont des habitudes terrestres et respirent l'air en nature. A l'état fossile, on les trouve surtout dans les terrains tertiaires. Ils vivent aujourd'hui dans tous les climats, mais principalement dans les |)ays chauds.

PUPE, synonyme do Nymphe. Voy. métamorphoses des insectes.

PUPILLE (du lat. pupilla], vulg. Prunelle, ouverture située dans l'œil au milieu de la membrane de l'iris ou prunelle, et (K)uvant se rétrécir ou s'agrandir par l'clTct d,- la contraction et de l'expansion alternative de l'iris. La couleur noire de la pupille chez l'homme, sa couleur métallique chez certains animaux, sont tlues à la teinte de la memhrane clioro'idienne que l'on aperçoit à travers les humeurs de l'œil et la rétine. La belladone et l'atropine dilatent énormément la i)npille: l'opium la contrat te et la l'erme. La pupille est ronde dans l'Iiomme, les singes, les

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