PUITS
PULMOXES
liers, ou «le faire les ouvrages prescrits par les mêmes règlements et usages, pour éviter de nuire au voisin (C. civ., art. 674).
Les eaux de puits dans les grandes villes, dont le sol est généralement empreint de matières organiques azotées, contiennent de l'ammoniaque et sont souvent impropres
temps qu'il faut pour retirer tout l'appareil du fond du puits. Dans le système do Kind , les tiges de fer sont remplacées par des tiges de sapin qui supportent un trépan de 1 500 à 2 000 kdogr., muni dé lames tranchantes d'acier; à l'aide d'un système particulier de déclic, ces tiges, mues par une machine à vapeur, soulèvent et laissent tomlwr le
aux usages domestiques; dans les campagnes elles sont , trépan 50 à 60 fois par minute. Des cuillères cylindriques plus pures, mai», étant peu aérées et pari'ois chargées de j munies de valvules, et d'une capacité considérable, chaux, elles ont tous les défauts des eaux dures ou crues, peuvent d'ailleurs être suljstituées au trépan et permettent En outre, chaque fois qu'un puits se trouve à proximité , de retirer les détritus des roches écrasées |)ar son action dégoûts, de fosses d'aisance, de fumiers, cl c dont il n'est | [Voy. forage instanta>é). — Pour préserver les puits arléséparé que par un sol perméable (même en partie), on , siens contre l'obstruction résultant de l'airaisfement et du doit considérer l'eau qu'il fournit comme suspecte au point ' gonflement des terres qu'ils traversent, on est dans l'habide vue liactériologique, et capable de transmettre toutes ; tude de les tulier. Le puits de Grenelle est muni dans toute les maladies contagieuses dont le microbe peut être véhi- i sa profondeur d'un tube en tôle de fer. Celui de l'assy est culé par l'eau. Voy. eac. muni jusou'à 250 m. de profondeur d'un cuvelage en
PUITS ARTÉSIENS. Oii appelle ainsi des trous de sonde chêne et de tubes de fer dans le reste de sa profondeur, forés artiliciellement jusqu à une nappe d'eau souterraine, — Consulter F. Garnier, Traité des puits artésiens. el qui descendent souvent à une très grande profondeur, i Tous les laissons qu'amènent au jour les eaux artésiennes. Les couches qui composent une partie de l'écorce solide I le copto<lon. le cyprinodon. le boldi, etc., sont des poisdii globe, no sont pas horizontales, mais disposées par bas- sons d'eau douce : partout ils présentent le caraclcrc iluviasins, et, tandis qu'elles se relèvent vers les bords du bassin tile ou lacustre.
el affleurent à son jiourtour, elles plongent vers son centre j Puits de carrière ou de mine, excavation verticale prajusqu'à une profondeur plus ou moins considérable. Or, I liquée pour l'exploitation d'une mine ou d'une carrière qu'une couche de sable se trouve comprise entre deux et au moyen de laquelle on jK^ut pénétrer dans la nremière couches imperméables, d'argile p. ex., elle s'imbiliera de galerie ou d'une galerie dans une autre. — Dans l'Art miloutes les eaux pluviales qui tomlieront sur sa tranche i lilaire, on appelle puits : l" des trous creusés au devant d'affleurement, ainsi que de l'eau des rivières qui baignent d'un retranchement, d'une circonvallalion. et qu'on recette même tranche, et ces eaux, entraînées par la pente ' couvre de fascines et de terre j)our les cacher à la cavadu terrain, descendront jusqu'au fond de la couche sableuse ' lerie ennemie; 2" un creux très profond fait en terre par qui s'en trouvera ainsi pénétrée. Si donc, on perce im les assiégés d'une place, pour découvrir et éventer les trou de sonde jusfju'à cette couche, l'eau, en vertu des mines pratiquées par les assiégeants, lois de l'hydrostatique, tendra à remonter jusqu'au niveau PULEGIUM, nom latin de la Menthe pou Ho t. d'où elle est partie, et si le point où le puits a été ouvert : PULEX, nom latin scientilique du genre pcce. est inférieur à ce niveau, elle s'y élèvera plus ou moins PULICAIRE [du lat. pulex, puce; parce qu'on prétcnliaut au-dessus du sol: on aura construit un puits jaillis- dait jadis que son odeur chassait les puces), Pidicaria, sant. Si, au contraire, le point où le puits a été ouvert est genre de la famille des Composées, triîm des Asléroïdécs, supérieur au niveau d'aflleurcment de la couche aquifère, très voisin du genre Inule, se compose de plantes herl'eau ne s'y élèvera pas jusqu'à la surface du sol ; mais, les bacées, à flcui-s tubuleuses, dont on compte environ 16 esmasses d'eau qu'on y projettera du dehors ne |)ouvant en pèces, qui croissent en Euroj>e et en Afrique. Les plus aucun cas en élever le niveau, ces masses d'eau y dispa- connues sont la Pulicaire arabique, la P. dysentérique, paîtront tout entières: on aura un puits absorbant. Un la P. inuline, etc. — C'est aussi le nom d'une espèce de exemple de puits absorbant se voit à Dicêtre où l'eau des Plantain.
égouts va se perdre dans un trou de soude. Un autre On donne l'épithète de pulicaire à des éruptions cutaexemnle est doimé par la fontaine publique de St-Denis, nées qui ressemblent à des moi-surcs de puces, dont l'eau est fournie par un puits jaillissant, tandis que PULLASTRA , nom appliqué quelquefois à plusieurs le trop-plein se perd dans une nappe absorliante traversée espèces de Mollusques acéphales qui doivent rentrer dans par le même trou de sonde. — Les sables verts de l'étage le genre Vénus. Voy. ce mot.
albien, qui régnent sous tout le bassin de Paris, et viennent PULLNA (Bohême), eau miner. Voy. eacx mi.mcralks. affleurer aux environs de Vassy d'une part, et de l'autre, PULMONAIRE (du lat. pulmonaris, de pulnio, pouprès de Ncufchàtel en Normandie, fournissent les puits ar- mon), ce qui a rapport au poumon. L'artère j)ulmonaire lésiens les plus importants qui aient été creusés aux envi- jjorte le sang noir ou veineux du cœur dans l'intérieur des rons de {^Paris : ils alimentent entre autres le puits arté- jKiumons ; les veines pulmonaires sortent des poumons, sien de Grenelle et celui de Passy. D'autres couches au nombre de 4, pour reporter au cœur le sang purifié aquifères, entre autres les sables du Soissonnais, alimentent par le contact de l'air dans les jwumons. — Le catarrhe sur le même sol un grand nombre de puits artésiens de pulmonaire est l'inflammation aiguë ou chronique de la moindre imiwrtance [ membrane muqueuse des bronches; la phtisie pulmo-
Les puits artésiens ne sont pas d'invention récente : sans uaire est l'inflammation chronique des poumons, avec proremonter aux puits de Moïse, il est certain que les peuples ^ duclion de tubercules. Voy. bro.nchite. phtisie et tcberccde l'Afrique septentrionale, de la Syrie, de la Médie, de la , lose.
Perse, de la Chine, savaient aller chercher dans les pro- : pclmonaire, Pulmonaria. genre de la famille des Borralondeurs du sol les sourees jaiHissantes. Les oasis du dé- j ginées, se compose de plantes herliacées à tige velue ; à sert du Sahara sont dues la plupart du temps à des sources j feuilles inférieures rudes, ovales, oblongues, les supérieures de cette nature. Le premier puits artésien qui a[t été creusé sessiles; à fleurs en bouquet terminal, d'un bleu rougcàtre
en France paraît être celui d'un couvent de Chartreux, à Lillcrs, ancienne province d'Artois [d'où le nom de ces puits). Mais ce n'est qu'en 1818, à la suite d'un rapport de lléricart de Tliury, que l'art de forer les puits a, pris de l'importance. Le forage du puits artésien de Grenelle, opéré par Mulot et Degousée, a duré 7 ans, du 1" janvier 1854 au 26 févTÎer 1841. La profondeur en est de 647 m. Le puits artésien de Passy, creusé par Kind en 1857, a il.iiis une partie une largeur de près d'un mètre ; sa prolondeur est de 570 m. Celui de Prégny près de Genève a 220 m. de profondeur; celui de Mondorf dans le Luxeml»ourg en a 750.
Chez les anciens, le forage s'opérait de main d'homme, comme celui des puits ordinaires. Dans le système Mulot el Degousée, on fait usage d'un foret que supportent une suite de tiges de fer emmanchées les unes dans les autres, et que l'on enfonce dans le sol à l'aide d'un mouton. L'inconvénient principal est le poids énorme des tiges, el le
en étoile et marquées de taches livides, analogues à celles qu'on remarque sur les poumons : d'où leur nom. On distingue : la Pulmonaire commune [P. officinalis), la P. à larges feuilles (P. latifolia), la P. à feuilles étroites (P. angustifolia). Ces plantes fleurissent au printemps sur le bord des chemins et des fossés ; les abeilles recherchent le suc de leurs fleurs ; elles sont un peu mucilagineuses et peuvent, à ce titre, être employées en tisane dans les irritations de poitrine ; leurs feuilles se mangent quelquefois en guise d'épinards.
pclmo.naires, Î"^ ordre de la classe des Arachnides suivant la division de Latreille , correspond aux Aranéides de Walckenaër et renferme des espèces qui respirent au moyen d'un véritable poumon (d'où leur nom]. — Latreille a divisé cet ordre en 2 familles : les Aranéides ou pileuses (comprenant les Araignées et les Mygales], et les Pédipalpes.
PULMONÉS (du lat. pulmo, poumon), sous-ordre de la
PUi.MOiME
l'UPILLK
chssc dos Mullusquos gastcro|X)dos. Us respiront l'air en nature, smil «u non munis de cof|uille, et eetle coquille (juand elle existe est mince, spirale ou obli(|uc, et non symétrique. Leurs haintudes sont terrestres ou Huviatiles. Principales familles : les Limacidées, les Hélicidées et les Limnéidées.
PULMONIE (du lat. ptUmo, poumon). Ce hkH n'est plus employé; autrefois synonyme tantôt de pneunomie, tantôt de phtisie pulmonaire. — On en a formé vuljrairement Vadjectit pulinonique, pour désigner ceux qui sont alfectés d'une maladie du poumon.
PULPE (du lat. pulpa), jwrtie molle, charnue, essentiellement formée de tissu cellulaire, qui constitue une grande partie des fruits, des feuilles et des graines. La pulpe des fruits s'appelle mésocarpe ; la pul|^>e des feuilles, pdrenchyme; la pulj>e des graines, albumen. — En Pharmacie, on donne le nom de pulpes à des médicaments simples, formés de la partie charnue des végétaux.
En Anatomie, on nomme : pulpe cérébrale, la partie médullaire du cerveau, bien qu'elle ait une texture fibreuse ; pulpe digitale, la partie charnue, renflée, arrondie et s|X)ngiense qui termine les doigts.
PULSATEUR, nom donné vulgairement à divers Insectes (|ui font entendre un bruit régulier comparable aux battements d'une pendule. Voy. van,LETTE, psoque et horloge