‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1347 sur 1729 · QUATERNE · texte numérisé non relu

QUATERNE

QUESTIOÎ^

tincts dins l'éïKKjuc quaternaire : l'âge de VElephas anltf/iitts, l'âge (lu manimoutli ou Elephas primigenius et l'âge dureiuic; mais les limites entre ces tro.is suixlivisioiis chronologiques sont loin d'être nettes. Un classe souvent les dépôts (|ualernaires d'après les débris de l'industrie humaine qu'ils contiennent ( Voij. âgks de l'humamté et i'réiustokiqoe) . Quant aux dépôts marins de l'éjxjque quaternaire, ils sont représentés par les j) loges soulevées; on y rencontre des espèces arctiques, telles que Mya truiicala. Tropkon antiguinn, Aslarle horeaUs. On attribue généralement à l'époque quaternaire la formation des pampas de l'Amérique du Sud , dans laquelle abondent les ossements de grands édentés des genres Megalodon, Mylodon, lîlyplodou, etc.

QUATERNE (du lat. qualeriius, quatre à la fois), comi)iiiaison de (juatre numéros pris à la loterie et sortis ensemble de la roue. Dans la loterie de France, le quaterne gagnait 75 000 fois la mise. — Au jeu de loto, quaterne se dit de quatre iniméros placés sur la même ligne horizontale et gagnant ensemble.

QUATERNE (du latin quatemus), disposé quatre par quatre. 11 se dit, en Botanique, de toutes les parties des plantes (|ui suivent cette disjwsition (feuilles de la Croisette, pétales (les Crucifères, anthères du Lierre terrestre).

QUATERNION (Math.). Le mot et la théorie ont été créés par le géomètre anglais llamilton, qui a écrit d'importants ouvrages sur ce sujet. Un quaternion peut être regardé comme l'ensemble d'un nombre dit partie scalaiix et d'un vecteur, c.-à-d. d'un segtneut avant une origine fixe. Cet ensemble est regardé comme l'élément fondamental d'une géométrie ou d'une algèbre spéciale, au commencement de laquelle on définit les opérations sur les qunteruious (addition, nmlliplication, etc.). Dans un produit de qualernions on ne peut, sans changer le résultai, intervertir l'ordre des facteurs. — Le mot de quaternion vient de ce qu'il faut quatre nombres pour déterminer un quaternion, à savoir, par ex., la partie scalaire et les trois coordonnées de l'extrémité du vecteur. La théorie des quaternions. cultivée surtout en Angleterre, peut rendre des services en Géométrie et en Mécanique. L'utilité de son introduction dans la pure Algèi)i'e, comme extension des imaginaires, est plus contestable. M. Tait a écrit un Traité élétnentaire des quaternions, qui a été traduit en français; M. Laisant a donné une Introduction à la méthode des quaternions.

QUATORZE, se dit, au jeu de Piquet, de la réunion des quatre as, des quatre rois, dames, valets et dix. Voy. piijnET.

QUATRAIN (de quatre), petite pièce de poésie qui contient quatre vers, dont les rimes sont ordinairement croisées, de manière que le premier vers rime avec le quatrième ou bien avec le troisième, et le second avec le quatrième ; les rim(« peuvent aussi suivre deux à deux. Ce genre de poème admet des vers de toutes les mesures. Le quatrain convient à l'épigramme, au madrigal, ainsi qu'aux inscriptions, aux épitaphes. On connaît les Quatrains moraux de Pibrac, de Du Faur, de P. Matthieu, et les qitalrains plus récents de Morel de Vindé [Morale de l'enfance). — On donne aussi le nom de quatrain à quatre vers qui font partie d'un sonnet, dune ode, etc.

QUATRE (du lat. quatuor]. Chez les anciens, ce nombre était consacré à Mercure. Pour les Pythagoriciens, le nombre quatre, sous les noms de tétrade, de quateimaire, était un nombre sacré.

Quatre-Epices, mélange de girofle, de muscade, de jwivre, de cannelle ou de gingembre, dont on fait grand usage dans la cuisine.

Qualrc-Fleurs, Qualre-Fruils. Voy. pf.ctoraux.

Quatre mains. En Musique, on appelle morceau à quatre mains un morceau com|x>sé pour être exécuté par deux pei-sonnes sur un même piano.

Quatre-Mendianls. mélange de quatre fruits secs : figues, raisins, amandes et noisettes.

Quatre-Nations. Voy. le Dicl. d'Hist. et de Géogr.

Quatre-Temps. temps de jeune observé par l'Eglise au commencement de chacune des quatre saisons de l'année : il dure 3 jours, le mercredi, le vendredi et le samedi. C'est l'époque à laquelle les évèques ont coutume de faire les ordinations. Ce jeûne, qu'on trouve établi dès le temps de St Léon, en 440, fut introduit en France en 7(59. Grégenre VII, au XI" siècle, en fixa définitiTement les époques, savoir : au printemps, dans la semaine qui suit le 1"' dimanche de Carême ; en été, dans la semaine de la Penle-

cOle; en automne, dans la semaine qui suit l'Exaltation de la Ste Croix, c.-à-d. dans la 5° semaine de septembre; en hiver, dans la 5° semaine de l'A vent.

QUATUOR (du lat. quatuor, quatre), morceau de Musique vocale ou instrumentale à quatre parties et, dans un sens plus particulièrement usité, à quatre parties concertantes. Le quatuor pour instruments à cordes (2 violons, alto et violoncelle), tel que l'ont conçu Haydn, Mozart et Beethoven, peut être considéré comme la forme typique de la musique de chambre : on écrit aussi des quatuors pour violon, alto, violoncelle et piano, et aussi pour divers mstrumcnts à vent. Le quatuor vocal a été fréquemment employé au théâtre, comme au concert : certains ont joui d'une renommée considérable. — Dans la pratique on désigne souvent sous le nom de quatuor l'ensemble des instruments à archet.

QUENELLE (orig. inc). Autrefois on donnait ce nom à un ragoût fait de viande hachée, de pomme et de pâte. On appelle aujourd'hui quenelles les Iwuletles dont on

f garnit un pâté chaud. On fait des quenelles de volaille, de apin. de poisson, etc.

QUENOUILLE (du bas-lat. conucula, p. colucula. dimin. de colus), petit bâton dont on se sert |)our filer et que l'on entoure, vers le haut, de chanvre, de lin, de laine, de soie, etc., que l'on étire peu à peu avec la main {Voy. FcsEAi). — Chez les Bomams, on portait derrière la nouvelle mariée une quenouille garnie de laine pour lui rappeler ses occupations futures. Dans la Faille, la qurnouille était un attribut des Parques et en particulier de Clotho.

En Généalogie, quenouille se prend pour la ligne féminine. C'est en ce sens qu'on a dit : cette maison est tombée en quenouille; le royaume de France ne tombe pas en quenouille.

En Horticulture, on appelle quenouille un arbre fruitier, jeune ou nain, taillé de manière que le branchage se rapproche de la forme d'une quenouille. Ce genre de taille convient aux arbres à pépins ainsi qu'à quelques pruniers et cerisiers.

Quenouille, Quenouille tte, est aussi le nom vulg. de plusieurs plantes, notamment de YAtractylis, genre de la famille des Composées, dont la tige, longue et légère, servait jadis à faire des fuseaux. — Quenouille des prés.

Voy. CMQUE.

QUÉRABLE (de quérir, aUer chercher]. En Droit, on dit qu'une. dette est quérable quand le débiteur peut attendre qu'on vienne lui en demander le payement, par opposition à la dette portable, dont il doit oHVir le payement dès l'échéance.

QUERCINÉES (du g.-lvpe Quercus, Chêne) ou cupuli- FÈnES, famille de plantes Dicotylédones apétales, détachée des Amenlacées. a pour caractères distinctifs l'ovaire infère et les ovules suspendus. Le fruit est plus ou moins recouvert par un involucre ligneux, osseux ou coriace. Elle renferme un grand nombre d'arbres et d'arbrisseaux, constituant les genres : Chêne, Châtaignier, Charme, Hêtre, Coudrier, etc.

QUERCITRIN, glucoside qu'on extrait du Quercitron [Voy. ci-après), des feuilles de vigne, etc. Il peut donner des sels, les quercitrates. Sous l'influence des acides, il se dédouble en isodulcitc et quercétine.

QUERCITRON (du lat. quercus, chêne, et de citron], espèce de Chêne vert de l'Amérique septentrionale. Cet arbre dépasse 20 mètres et est gros à proportion ; ses glands sont arrondis et un peu déprimés; son nois, rougeâtre et poreux, porte une ecorce noire qui sert en teinture et donne un jaune citron foncé [Quercus tinctoria). On tire celle écorce de Baltimore, de Sew-York et de Philadelphie. Pour l'employer, on la fait infuser dans l'eau tiède; on fixe la couleur sur la laine à l'aide de l'alun ou du chlorhydrate d'élain.

QUERCUS, nom latin botanique du genre Chêne. Voy. ce mot et quercixkes.

QUERQUEDULA, nom latin scientifique de la Sarcelle. Voy. ce mot.

QUESTEUR (du lat. quseslor), ma^strat romain chargé surtout de fonctions financières [\oy. ce mot au Dict. d'Hist. et de Géogr.]. — Le titre de questeur a été adopté par nos assemblées législatives pour désigner ceux do leurs membres qui sont chargés de diriger et de surveiller l'emploi des londs.

QUESTION (du lat. qu/estio' . En Droit, on appelle qur.<ition tout point soumis à la décision des juges. On distin-

QlKTE

— ir»90

QUIDDITK

gue : les Q. de droit, los Q. de fait, les Q. d'étal; les Q. de pratique, de procédure, etc. ; les j^. mixtes, préjudicielles, clc.

Dans l'ancienne Jurisprudence criminelle, on appelait question un mode l)arl)are employé pour obtenir des accusés, en les questionnant au milieu des tortures, l'aveu du crime qui leur était imputé, ou pour lorcer celui qui était condamné à mort à découvrir ses complices. On distinguait deux espèces de questions : la question préparatoire : olle avait lieu avant le jugement, et avait pour but de tirer des aveux ; et la question définitive : on la donnait au condamné immédiatement avant l'exécution du jugement, dans le but de lui l'aire révéler ses complices. La question était administrée par un bourreau appelé queslionnaire : il était assisté d'un médecin, qui avertissait le magistrat instruisant le procès si le patient pouvait ou non supporter l'épreuve sans risque de la vie [Voy- torture). Beaucoup d'innocents, trop faibles pour résister à la douleur, périssaient victimes d'un aveu l'ait au milieu «les tourments ; tandis que le scélérat, s'il était doué d'une grande force de corps, pouvait être absous. — La question lut en usage en France jusque vers la fin du xvin" siècle. La question préparatoire fut abolie par une déclaration de Louis XVI du 14 août 1780; la question définitive ne fut abolie qu'après la Hévolulion,par la loi ilu 9 oct. 1789. Voy. Ad. Esmein, Histoire de la procédure inquisitoire en France.

En Style parlementaire, la question pi'éalable est une formule, souvent emplovée depuis 1789, pour écarter une motion regardée comme intempestive ou inconstitutionnelle, en faisant discuter préalablement une autre question qui est à l'ordre du jour. — On appelle qtiestions de cabinet toutes celles qui mettent en jeu l'existence d'un ministère. Les ministres mettent en avant la question de cabinet toutes les fois qu'ils veulent obtenir un vote de conliance.

QUÊTE (jadis queste, du lat. qusesilum, cliose demandée), action de demander et de recueillir les aumônes pour les pauvres ou pour des œuvres pieuses. — Les quêtes ecclésiastiques ont été réglementées par le décret du 12 septembre 1806 et par un décret de 1809, celles des bureaux de bienfaisance par un arrêté du 25 mai 1805. Les quêtes à domicile doivent être autorisées par le maire.

QUE'JE (du lat. cauda). Cliez les .%mmifères, la queue est le prolongement des vertèbres dorsales : rudimentaire ou très courte chez les uns (magots, ours, lapins), elle est <'hez les autres très longue, flexible, musculeuse ; tantôt nue, tantôt poilue, garnie de longs crins ou terminée par une toull'e de poils. Elle sert à divers usages : à l'aide de leur queue qui est prenante, certains singes se suspendent aux branches; chez les kangourous, cet organe forme, avec les pieds de derrière, une sorte de trépied qui aide l'animal à se tenir debout ; chez les castors, la queue, large et aplatie, leur sert à la fois à frapper l'eau comme une nageoire et à battre le mortier avec lequel ils construisent leurs habitations. Chez les Reptiles comme chez les Mammifères, la queue va toujours en décroissant. Chez les Oiseaux, la queue, dite ci-oupion, donne attache à un nombre variable de plumes, qui portent elles-mêmes le nom de queue, et qui servent à l'animal comme de gouvernail pour le diriger dans son vol. Chez les Poissons, la queue est représentée par une nageoire, dite caudale, composée de rayons parallèles : elle sert de gouvernail et aide à la natation.

En Turquie, la queue de cheval est un insigne honorilique : les pachas font porter devant eux des étendards composés d'un bâton surmonté d'un croissant, et sur lequel Hotte une queue de cheval. Le nombre de queues augmente avec la dignité. Un pacha à trois queues est le plus haut placé dans la hiérarchie militaire. Le grand vizir seul a 5 queues.

Les sens figurés du mot queue sont très nombreux, mais tous ont pour caractère commun d'exprimer l'extrémité d un objet : queue d'une robe, d'un manteau {Voy. cacuataire) ; queue, touffe de cheveux pendant derrière la lete et autour de laquelle on roule un ruban ( Voy. cheve- <.ure), etc.

En Zoologie, on nomme vulg. : Queue aiguë, certaines nuyeltcs; Q. blanche, le Pygargue; Q. bleue, une espèce de Lézard; Q. de fenouil, le Machaon ou Papillon à queue ; Q de paon, une Coquille univalve du genre Volute; Q. de poêle, la Mésange à longue queue et le Têtard de la grenouille; Q. d'or, un poisson du genre Spare; Q.

en éventail, un Gros-Uec de Virginie; Q. fourchue, une chenille du genre Dombyx ; Q. noire, un jwisson du genre Perche; Q. rayée, un llolocentre, etc.

En Botanique, la queue est le pétiole des feuilles, ou le pédoncule qui sup|)orle les fleurs ou les fruits. — On appelle : Queue de biche, une espèce de Graminée de l'Amérique du Sud ; Q. de cheval, la Prèle ordinaire ; Q. de Lion, le Léonure; Q. de loup, le Mélampyre des champs ; Q. de pourceau, le Peucedane ; Q. de rat, le Myosurus; Q. de renard, le Vulpin et aussi le Mélampyre.

En Analomic, on nomme queue de la moelle allongée un rétrécissement plus ou moins prononcé que présente le prolongement rachidien de l'encéphale au niveau du grand trou occipital, à l'endroit où il se continue avec la protubérance cérébrale.

En Astronomie, la queue d'une comète est la traînée lumineuse qui la suit. Voy. comète.

En termes de Chancellerie, on nomme : lettres scellées sur simple queue, celles dont le sceau est sur cette partie de parchemin (jue l'on coupe en forme de queue pour y attacher le sceau ; lettres scellées sur double queue, celles dont le sceau est sur une bande de parchemin qui passe au travers des lettres.

Dans les Arts industriels, on appelle queue d'aronde une espèce de tenon en queue d'nirondelle (aronde) lait dans une pièce de bois ou de fer, et qui doit entrer dans une entaille de même forme ou uni sert à lier deux pièces de bois : on emploie la même aénominatioii dans la Marine, et dans le Génie militaire on donne ce nom aux ailes ou branches d'un ouvrage à corne ou à couronne, lorsqu'elles vont en se rapprochant vers le corps de la place, de sorte que la gorge se trouve moins étendue que le front. — On appelle : aueue de cochon, une t;uière terminée en vrille ; queue de rat, une lime ronde dont on se sert pour agrandir et limer des trous.

En Musique, on appelle queue le trait vertical qui tient à la tête de la note et monte ou descend perijcndiculairement sur la portée.

En Chorégraphie, on appelle queue du chat une ancienne figure de la contredanse, qui ne se fait plus : elle consistait en un avant-quatre, après lequel chaque couple allait prendre la place l'un de l'autre sans se séjjarer comme cela a lieu dans la chaîne anglaise.

Queue de billard. Voy. billard.

QUECE, mesure anciemie de capacité, que l'on cnijiloie encore fréquemment aujourd'hui, surtout pour le vin. C'est une sjrte de futaille qui contient environ un muid et demi. La queue étant d'une capacité assez grande, et par conséquent difficile à manier, on emploie de préférence la demi-queue, dont la valeur varie suivant les contrées : en Champagne, elle contient 183 litres; à Reims, 198; à Bordeaux, 201 ; à l'Ermitage, 205 ; à Cahors, SanceiTe, etc., 221; en Anjou et dans le Cher, 221; en Touraine, 243; en Languedoc, 247; à Màcon, 213; à Châlons, 224; à Beaune, Orléans et Pouilly, 228: à Condricu, 251; en Sologne, 236; en Auvei^ne," 265, 280 et 297.

QUEUX (du lat. coquus], se disait autrefois pour cuis'inier. Les traiteurs de Paris se qualifiaient de maîtres queux. Le Grand Queux de France était un officier de la maison du roi : il commandait à tous les officiers de la bouche.

QUEVAISE. On appelait ainsi, en Bretagne, une forme du bail à domaine congéable. Voy. bail.

QUICHOTTE (don), célèbre roman espagnol, le chefd'œuvre de Michel Cervantes. La première jjartie du Don Quichotte parut en 1605. Eu 1614, un écrivain obscur, Avellaneda, nom qui n'est sans doute qu'un pseudonyme publia une Suite du roman de Cervantes, en injuriant dans sa Préface l'auteur qu'il dépouillait. Cervantes se décida alors à donner la deuxième partie de son livre ; elle parut en 1615. Le Don Quichotte a été traduit dans toutes les langues ; les meilleures traductions françaises sont celles de Filleau de Saint-Martin, de Lefèvre de Villebrune, de Damas-llinard, de Viardol; Florian l'a plutôt imité que traduit ; Lesage et Germond de Lavigne ont donné une traduction de la Suite d'Avellaneda. — Consulter : Eug. Baret; Espagne et Provence; Sismonde de Sismondi, De la littérature du midi de l'Europe; Ticknor, Histoire de la littérature espagnole.

QUIDDITÉ (du lat. quiddilas, de quid, quelle chose? en grec t6 tl è'attj, nom par lequel la Scolastique dési-

0[JIET[SME

QLINIQUE

g^naTt ressencc de chaque clioso, qui est l'objet de la délinilioii ol qui répond à celle question : qu'est cette chose?

VoiJ. FOIIMK.

QUIÉTISME (du lat. quieltis, tranquille), erreur de certains mystiques qui, par une fausse spiritualité, font consister toute la perfection chrétienne dans le repos ou riiiaction complète de l'âme, et qui, se livrant à la seule contemplation, négligent enlièrement les œuvres extérieures. Voi/. QuiÉTisTES au Bict. d'IIist. et de Géogr.

QUILLAJÀ. genre de la famille des Rosacées, établi pour un arbre indigène du Pérou et du Chili, le Q. saponaria, qui paraît être le même que celui qui fournit l'écorce avec laquelle se font les chapeaux d'été qu'on nomme juinainas.

QUILLE (de l'espagti. quilla,, longue pièce de bois (|ui va de la poupe à la proue d'un navire. C'est la base sur laquelle on construit toute la carcasse du bâtiment : les couples sont montés sur elle et y trouvent leur appui. Elle porte l'ctaniliot à son arrière et l'étrave à son avant. La quille est d'une seule pièce, si la longueur du bâtiment le permet, et de plusieurs morceaux réunis pour les grands bàlimenls. On appelle fausse quille plusieurs pièces de bois qu'on applique à la quille, par-dessous, pour la préserver du premier choc dans les échouages. Il y a aussi des quilles mobiles ou glissantes, qui ne servent que dans des cas exceptionnels. — On appelle droit de quillage un droit que les navires marchands payent dans les jK)rls de France la première fois qu'ils r entrent.

On appelle encore quille : l" un gi-and coin de fer à l'usage des ardoisiers; 2° un instrument pour calibrer un tuyau et estimer le produit d'un courant; o" un instnimcnt de l)ois qui sert à élargir les doigts des gants et à les raellrc en forme.

Quii.i.ES (JKU de). Son origine remonte au cyndalisme des Grecs ou jeu des piquets et qui pourrait bien être Vœnegeum si fort prisé d(!s prétendants de Pénélope. Au xiv siècle il portait en France le nom de piquarotne, qu'il conserve encore en Sologne. Les quilles sont des morceaux île Iwis longs et ronds, plus minces par le haut que par le bas. Il y a neuf de ces morceaux de bois, qu'on range ordinairement trois par trois, en carré, pour les abattre avec une grosse lioule. (Quelquefois on se sert, pour abattre les quilles, d'un disque ou palet qu'on fait tourner circulairemenl, comme au jeu de Siain. — On appelle : quilles au bâton, un jeu qui se joue avec sept quilles plus hautes et plus grosses que les quilles ordinaires, que l'on plante l'une près de l'autre dans du sable, sur la même ligne, et que l'on abat avec des bâtons; — quilles des Indes ou toupie hollandaise, un jeu qui consiste à lancer une toupie au milieu de quilles dressées sur un plateau ; — quilles sur table, de petites quilles rangées sur un plateau et se redressant au moven de cordons : on fait tourner la boule autour d'une llèclic à laquelle elle est attachée.

QUILLOT ou Ku.oT, mesure de grains en usage à Constantinople, à Smyrne et dans quelques autres villes du Levant, équivaut à 51 kilogr. 50.

QUINA. Voy. QuiXQtiSA.

QUINAIRE (du lat. quinarivs], petite monnaie romaine, moitié du denier, valut jusfju'à l'an 54 av. J.-C. 2 sesterces, c.-à-d. 0 fr. 40. On le nommait aussi Victorialus.

En Numismatique, le mot quinaire désigne le plus petit des trois modules des médailles d'or et d'argent frappées sous les empereui-s romains.

QUINATES, sels formés par l'acide quinique. Voy. qui- NiQUK 'acuje).

QUINCAILLERIE (de quincaille, jadis clinquaille, p. cliquaille, de cliquer, résonner). On comprend sous cette dénomination une multitude d'ustensiles en fer, en cuivre, en acier, en fer liatlu, en fer-blanc, comme cbandeliers, mouchettes, couteaux, ciseaux, etc., et autres objets servant aux ai'ts industriels et à l'agriculture (haches, faux, faucilles, pelles, bêches, pioches, scies, truelles, pinces, tenailles, marteaux, élaux, enclumes, fers à repasser, serrures, cadenas, verrous, crémones, etc.), fournitures de poêlerie, garnitures de meubles, clouterie, etc. La quincaillerie allemande, autrefois supérieure, appelée auj. Q. de balle, est la moins chère et la plus commune. On recherche cHcore cependant les scies, vrilles, fléaux et compas de Rcmscheia (Prusse), et les produits de quelques autres localités de l'Allemagne et de la Suisse. La quincaillerie la plus estimée aujourd'hui est celle de l'Angleterre, surtout celle qui se fabrique à Birmingham. Vient

ensuite la quincaillerie française, dont les principaux produits sortent des fabriques de Paris, St-Eliennc, Cliarleville. Laigle (Orne), Rugles (Eure), Châtillon-sur-Loire, Thiers, Nevers, etc. [Voy. ferronnerie). — Consulter les Rapports du jury des diverses Expositions universelles.

QU INCAJOU, Mammifère. Voy. kinkajou.

QUINCONCE (du lai. quincunx, fait de quinque, cinq), disposition de plants d'arbres rangés de telle façon qu'ils représentent la ligure; de la lettre Y, lettre qui, chez les Romains, servait à mar(|uer le nombre cinq. Dans celte disposition, les arbres plantés à dislances égales en ligne droite présentent plusieurs allées semblables en difTérenls sens, mais toujours droites. On appelle : Q. simple, trois arbres plantés en forme de V ; Q. double, le chili'rc Y double qui l'orme un X. étant composé de quatre arbres qui forment un carré avec un cinquième au milieu.

Ce mot est passé aussi dans la langue militaire : il désigne un ordre de bataille; mais il est peu usité. Voy.

ÉCniQCIEIt.

QUINCUNCIAL, se dit, en Botanique, des feuilles lorsqu'elles sont disposées autour de la tige en une spirale simple formée de cinq feuilles, de telle sorle que deux soient complètement externes, une externe d'un côté et interne de l'autre, enfin deux complètement internes. Cette disposition s'obtient en tournant de | de circonférence quand on passe d'une feuille à la suivante.

QUINCUNX ide quinque, cinq, et uncia, once). Les anciens Romains désignaient par ce mot les cinq douzièmes d'une unité quelconque, et spécialement un poids qui valait les cinq douzièmes de l'as, c.-à-d. 5 onces romaines (156 gr. 50).

QUINDÉCEMVIRS (du lat. quindecimviri), magistrats romains. Voy. le Dict. d'IIist. et de Géogr.

QUINE [du lat. quinus], se dit, à la Loterie, d'une combinaison de 5 numéros pris ensemble et sortis ensemble de la roue. Le quine ne se jouait pas à la Loterie royale de France. — Dans le jeu de Loto, le quine se dit de 5 numéros gagnant ensemble et rangés sur la même ligne. — Au Trictrac, on appelle quine un coup de dés qui amène deux cinq.

QUINIDINE, alcali organique, trouvé en 1853 par Henry et Delondre dans certaines espèces de quinquinas. Il présente la même composition «jue la quinine; mais il en dilfèrc par plusieurs propriétés. Il donne avec les acides des sels cristallisés qui sont, comme ceux de la quinine, neutres ou acides. Cet alcaloïde a été étudié surtout par M. Pasteur, qui a montré qu'on pouvait le distinguer de la quinine par ses caractères optiques.

QUININE, substance alcaline contenue dans l'écorce de Quinquina, et dans laquelle réside principalement la vertu fébrifuge de celte écorce. En général, on retire la quinine de l'écorce des quinquinas jaunes : pour cela, on fait lx)uillir cette écorce avec un peu d'acide clilorhydrique, on filtre, on ajoute de la chaux, on sèche le précîpilé, qu'on reprend ensuite par l'alcool ; on décolore cette dernière solution par le noir animal, et, après avoir neutralisé par de l'acide sulfurique la partie filtrée, on fait cristalliser : on obtient ainsi le sulfate de quinine. On peut encore lessiver par les huiles de schiste le mélange de poudre de quinquina et de chaux et chasser le dissolvant par distillation : on obtient ainsi la quinine brute. La quinine, qu'on Eeut extraire du sulfate au moyen des alcalis, est une poudre lanclic fort peu «oluble dans l'eau, soluble dans l'alcool et l'étber ; sa formule est C-^lI^Az^O* : elle donne des sels, dont le plus employé est le sulfate basique, qui cristallise en aiguilles légères et délicates. La médecine emploie aussi le chlorhydrate, le bromhydrate, le salicylate, le lactate et le valérianate de quinine. La quinine est un de nos plus précieux médicaments : l'absorption de ses sels cause souvent des étourdissements, de la surdité et une sorte d'excitation qu'on a appelée ivresse quinique : ces phénomènes ne sont que passagers ; les sels de quinine ne sont pas des poisons à proprement parler ; ils constituent les plus précieux antipyrétiques. La quinine a été découverte en 1820 par Pelletier et Caventou. Voy. quinquina.

QUINIQUE (acide), acide qui se trouve dans les quinquinas, d'où on l'extrait à l'étal de quinate de calcium. Cet acide est cristallisé ; il est soluble tians l'eau et peu dans l'alcool; il est mouobasique et donne des sels cristallisés qui, comme lui, sont lévogyres. Le principal caractère de 1 acide quinique est de donner <le la qiiinone quand on le traite par un mélange de peroxyde de manganèse et d'acide

OUINO

QumrE

sulfiirique ; c'csl ainsi d'ailii'iirs quoii reconnaît \yni\o quini(|uo, à cause <lo l'wieur vive de la qiiinone. — L'acide quiiiiquc a été découvert par lloflmann en 1790.

QUINO. Voy. KiNO.

QUINOA, Clie no podium qia'iioa, espèce du ^onre Ansérine, famille des Cliénopodées, est originaire de la Colombie et du Pérou, mais peut venir chez nous en pleine terre. Sa tige monte jusqu'à "2 m. I,e Quiuoa est une plante alimentaire : ses graines, assez grosses, sont très farineuses, cl remplacent le riz et les autres céréales. — - Jlumboldt a mentionné un des premiers cette plante précieuse.

QUINO DINE, un des alcaloïdes contenus dans le Quinquina. Voy. ce mot.

QUINOLA (de l'espagnol f/uii)ola, écuyer d'une dame), nom du valet de cœur au jeu de Reversi.

QUINOLÉINE, base découverte i)ar lUnige en 1854 dans le goudron de houille cl que Gerhardl a aussi obtenue en distillant la quinine, la cinchonine et la strychnine avec la polasse. C'est un liquide incolore, mobile, dont les vapeurs sont dangereuses à respirer. Il lx»ul à 238" ; sa formule eslC^IFAz. La quinoléinc est isomère de la leucoline; comme elle, elle donne des sels avec les acides, mais ces sels sont cristallisés, landis que ceux de la leucoline ne le sont point. Le chloroplatniate de cjuinoléine est bien cristallisé et est employé dans la purihcation de ce corps.

QUINONES, groupe de corps qui peuvent être considérés comme les aldéhydes des phénols bivalents correspondant à la position para dans l'hexagone de la benzine [Voy. bknzixe) ; ou les obtient par oxydation des paradiphénols. Le plus important de ces composés est la quinone ordinaire, qui a pour formule C^'ll^O^, qu'on a obtenue d'abord par oxydation de l'acide quinique cl qu'on prépare maintenant en oxydant l'aniline par uu mélange d acide sulfurique et de bichromate de jwtasse. C'est un corps qui cristallise en aiguilles jaune d'or fondant à 115" et sublimablcs. Sa principale pro|)riété est de donner par réduction de l'hydroquinonc (loi/, ce mot). Aux ditrérents carbures aromatiques correspondent des quinones, comme la naphtoquinone, l'atithraquinone, etc.

QUINQUAGÉSIME (du lat. quinquagesimiis, cinquantième; parce (|u"il arrive cinquante jours avant Pâques), le dimanche qui précède le premier dimanche de Carême : c'est le dimanche gras. — La Pentecôte s'appelait autrefois quinquagésimc -pascale, parce qu'elle vient cinquante jours après Pâques.

QUINQUE.... mot latin qui signifie cbiq, entre dans la composition d'un grand nombre de mots scientifiques, comme f/uiiiqnédenté, quinqiiéfide, qiiinqiié folié, quin- </«ey«/?7/, etc., à 5 dents, 5 divisions, 5 feuilles, 5 parties, etc.

QUINQUET, sorte de lampe à un ou plusieurs becs, et à double courant d'air, inventée vers 1785, a été ainsi appelée du nom de Quinqiiel, qu'on regarda comme son inventeur, mais qui n'est que l'auteur de son perfectionnement : car Argant en est le véritable inventeur, et (Juinquet n'y a fait d'autre changement que d'y placer le tuyau de verre, qui fait l'office de cheminée, l^oy. Lampe.

QUINQUINA ou quixa (du péruvien kina-kina), Cinchona, genre de la famille des Rubiacécs. tribu des Cinchouées, renferme des arbres d'Amérique, fournissant l'écorce ainèrc et fébrifuge connue aussi sous le nom de quinquina. Ces arbres toujours verts sont tantôt élevés, tantôt de petite taille ; à feuilles opposées, planes ; à ileurs blanches ou purpurines, en panicule ou en corymbe; à fruits capsulaires. Les principales espèces sont : le Q. gris [C. Conaaminea), arbre toujours vert, à écorce crevassée de couleur grise: le Q. scrobiculé (C. scrobiculata), à écorce brune, à feuilles ovales, oblongues, marquées en dessous de petites fossettes (scrobes) hérissées de poils : il atteint de 12 à 15 m. ; le Q. orangé [C. lancifolia), à écorce grise en dehors, jaune-orangé en dedans, à feuilles ovales lancéolées; le Q. jaune (C. pubescens), arbre de *> à 8 m., à rameaux duvetés et gi'isâtres, dont l'écorce est jaune en dedans; le Q. rouge (C. magnifolia), qui atteint parfois de 25 à 50 m., à feuilles très grandes, à Ileurs blanches; le Q. blanc (C. macrocarpa), de 4 à o m., remarquable par la couleur pâle de son écorce. L'écorce du Quinquina fournit plusieurs alcaloïdes, la quinine, \a. cinchonine, la nuinidine, auxquelles quelquesuns ajoutent la cinchonidine et la quinoïdinc.

Dans les Pharmacies, on distingue : le quinquina gris,

ou de Loxa, le premier qui fut introduit en Enrofie : ii est dû au Cinchona Condaminea et se présente sous formes d'écorces rouL'es, de grosseur variable, de 0 m. 50 de long, recouvertes d'un épiderme grisâtre et de rugosités nombreuses; il a une odeur prononcée, une saveur amèrc et astringente ; le quinquina jaune ou royal, dit aussi calisaya, dû surtout au C. lancifolia : il se présente en morceaux aplatis de dimension variable; l'écorce en est rugueuse, inégale, à cassure très fibreuse : elle donne une poudre jaune fauve fortement amère et un peu astringente ; c'est le quinquina fébrifuge par excellence; le quinquina rouge, di\ surtout au C. magnifolia : il se présente en morceaux roulés, à surface rude et rugueuse, de couleur rouge brun; il est sans odeur. — Le quinquina s'emploie surtout contre les fièvres intermittentes. Il est en même temps Ionique et antiseptique et sert à arrêter les progrès de la gangrène. Slalhcureusement ce médicament devient tous les jours de plus en plus rare.

Ce fut seulement au milieu du xvii" siècle que les vertus du quin(|uina fixèrent l'allention des Européens qui habitaient le Pérou. En 1(548, il fut importé en Europe par la comtesse de Cinchon, femme du vice-roi de Lima : d'où le nom de poudre de la comtesse (ju'on lui donna d'abord. On l'appela aussi remède des Jésuites, parce que ce fut un général des Jésuites (jui l'administra, dit-on, à Louis XIV. Suivant d'autres, ce fut l'Anglais Tallwt qui le mit en vogue en Irance, et qui, eu lG7t), vendit à Louis XI Y la manière tie l'employer à des doses convenables. Au xvni° siècle, La Condamine rapporta du Pérou le quinquina gris; cet arbre a été récemment naturalisé à .lava. En 1851, on eu a envoyé des pieds de Cuzco ci> France : on essaye de le naturaliser en Algérie. — Consulter : A. Weddell, Histoire naturelle des quinquinas (1849) ; Briquet. Hecherches sur les propriété» du quinquina (1853) ; Dclondre et Bouchardat, Traité de quinologie (1855).

On a donné le nom de Quinquina aromatique à la Cascarille, de Q. caraïbe à l'Exosteinme, de Faux Quinquina à l'écorce dite copalchi, de j^. français à celle de plusieurs végétaux indigènes qu'on emploie comme succédanés du quinquina : le saule, le peuplier, l'alkékenge, la gentiane, etc.

QUINT (du lat. quintus], se disait autrefois pour cinquième, de là : en Histoire, Charles-Quint, Sixte-Quint: et, en Jurisprudence, droit de quint et de requint, c.-à-d. droit prélevé sur une succession, sur une vente, etc. : ce droit féodal valait la cinquième partie de cette succession, etc., plus la cinquième partie de ce cinquième. C'est l'origine de nos droits de mutation par décès.

QUINTAINE (de l'ital. quintana). On nommait ainsi, au moyen âge, un poteau fiché en terre et servant de but, contre lequel on s'exerçait à courir avec la lance ou à jeter des dards. Souvent ce poteau était surmonté d'un mannequin, dit quintan ou faquin, monté sur un pivot, et qui avait la main armée d'un fouet ou d'un bâton, de manière que, lorsqu'on le heurtait maladroitement avec ht lame, il tournait rapidement et frappait le cavalier. La joute à la quintaine était une variante de la course de bague et du jeu du javelot.

QUINTAL (du b.-lat. quintale, de l'arabe quintar, cent), poids de 100 livres, dans l'ancien système français des poids et mesures. Le quintal métrique est un poids de 100 kilogrammes. — Le quintal portugais vaut 4 arrobas de 52 livres chacune (58 kilogr. 74) ; le quintal espagnol vaut 100 livres (46 kilogr.), et sedivise aussi en 4 arrobas.

QUINTE (du lat. quintus, cinquième), désigne, en Musique, un intervalle consonnant qui comprend 5 notes, par exemple de ut à sol. On distingue : la quinte juste, quintenaturelle, ou simplement quinte, qui a sept demi-tons ; la quinte diminuée ou fausse quinte, qui a six demitons (de ut à sol bémol); la quinte augmentée, qui a huit demi-tons (de ut à sol dièse). La quinte propr. dite est une consonance parfaite. La quinte diminuée et lai quinte augmentée sont regardées comme des dissonances.

On appelle encore quinte : l" une espèce de violon un peu plus grand que le violon ordinaire, et monté commecelui de quatre cordes, mais à une quinte au-dessous : oi?) le nomme aussi alto et viole; — 2° un jeu d'orgue, qui: sonne la quinte du prestant et qui en a le timbre; c'esl le même que le nasard.

Au jeu de Piquet, quinte se dit d'une série de 5 cartes»

QUIXTEFEUILLE

de même couleur : quinle, (jiiatorze et le point conslilucnt ce qu'on appelle le repic.

En termes d'Escrime, la quinte est la 5* parade qui <îcarle la pointe de l'adversaire à gauche du corps, la pointe haute et un peu en dehors de la ligne et la main tournée les ongles en dessous.

En Médecine, la quinte est un accès de toux prolongé et violent, qui prend par redoublement.

En termes de Manège, c'est un mouvement désordonné qiue fait le cheval sous le cavalier, et après lequel il s arrête fout court. On dit en ce sens un cheval quintetix.

OiisTE ou QcisTix, toile de lin très fine et très claire qui se fabriquait autrefois dans plusieurs localités de la Bretagne, et principalement à Quintin, d'où elle tire son nom. On en faisait des rabats, des manchettes, etc.

QUINTEFEUILLE, espèce de Polentille (P. reptans], ainsi nommée parce qu'elle a 5 feuilles sur le même pétiole. Voy. TOTEMILLE.

QUINTESSENCE (du lat. quinta essentia, cinquième essence). Anciennement ce mot servait à désigner léther, que l'on regardait comme un cinquième élément, le plus subtil de tous. Plus tard les alchimistes donnèrent ce nom aux produits les plus volatils, ordinairement obtenus par des distillations répétées jusqu'à quatre ou cinq fois, notamment à certains alcools [Voy. pierre phii.osophale). Aujourd'hui on l'emploie encore pour désigner la partie la plus subtile, la plus pure de certains corps ou de certains ouvrages. 11 ne se dit guère que figurément.

QUINTETTE (de l'ital. quintetto, dimin. de quinto], morceau de .Musique comjxjsé pour cinq voix ou cinq instruments concertants. Le quintette instrumental est généralement conçu dans la forme et le style du quatuor.

QUINTEUX, se dit d'un cheval qui se défend contre son cavalier, i oy. quinte.

QUINTIDI. Voy. calendrier républicaix.

QUINTIL (du lat. quintilis. de quintus, h"). Les Astrologues nommaient quintil aspect la position de deux planètes éloignées l une de l'autre de la 5" partie du zodiaque ou de 72 degrés.

QUINTUPLE (du lat. quintuplus), monnaie d'or de Naples. qui vaut 15 ducats, ou 64 fr. 95.

QUINZE (le), sorte de jeu de cartes qui tient de la Bouillotte et du Vingt-et-Un, est ainsi nommé parce que celui qui gagne est celui des joueurs qui compte quinze par les points de ses cartes, ou qui approche le plus de ce nombre. Ce jeu se joue ordinairement à 5, mais le nombre des joueurs peut varier de 5 à 6. On se sert de deux jeux de cartes entiers, disjiosés de manière que les piques et les trèfles soient réunis d'un côté, et les cœurs et les carreaux de l'autre. Tout l'art consiste à arriver au point de quinze. Au-dessus on crève et on perd sa mise.

Quinze-Epines, nom vulgaire de YEpinoche.

QUIPOS ou Qcipus, système de cordes à nœuds en laine, dont se servaient les Péruviens, les Mexicains, les Caraïbes et certaines tribus du Canada, soit |K»ur calculer, soit pour correspondre. Quelques peuplades de l'Amérique du Sud en font encore usage.

QUIPROQUO (des mots latins qui pro quo, l'un pour l'autre), méprise, malentendu. En Logique, on appelle quiproquo ou ignorance du sujet [ignoratio elenchi) un sophisme qui consiste à appliquer à une personne ou à une chose ce qui n'est vrai que d'une autre personne ou d'une autre chose.

Les médecins du xiii° et du xiv siècle intitulaient quid pro quo les chapitres où, à défaut de telle ou telle drogue, ils en indiquaient une autre de même vertu. Comme ces substitutions donnaient souvent lieu à de graves méprises chez les apothicaires, on en prit l'habitude de dire un quiproquo d'apothicaire pour une erreur grave.

QUISCALE, Quiscalus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux conirostres, famille des Sturnidés, voisins des Pies et des Troupiales : bec long, droit, robuste; tarses forts, nus, annelés; doigts robustes; ailes moyennes,

queue étagée. Les Quiscalos sont des oiseaux voyageurs du nord de l'Amérique : ils vivent en troupes et fréquentent les lisières des Iwis et les champs cultivés. Le j^. à plumage changeant (Q. versicolor) est de couleur noire veloutée à reflets bleus, pourpres, violets, verts et dorés.

QUISQUALIS, genre de plantes exotiques de la famille des Combrétacées. Voy. ce mot.

QUITTANCE (de quitte), déclaration écrite par laquelle on déclare un débiteur quitte, c.-à-d. libéré vis-à-vis du créancier. On dit aussi acquit ou décharge. La quittance peut être faite sous seing privé, ou par-devant notaire. La quittance du capital donnée sans réserve des intérêts en fait présumer le |)ayement et opère la libération (C. civ., art. 1908). — La quittance définitive accordée au comptable de deniers publics, et constatant qu'il est libéré envers le trésor, reçoit le nom de quitus.

QUIVISIA, genre de la famille des Méliacées, établi ix)ur des arbrisseaux de l'île de Madagascar.

QUOTE-PART (du lat. quotus, combien grand, et de part), quotité que chacun doit donner ou recevoir soit en argent, soit en nature, pour sa part, dans la distribution faite entre plusieurs pour parvenir à une collecte, à un produit total. Voy. cote et pique-xiqce.

QUOTIDIEN ((lu lat. quotidianus), ce qui a lieu tous les jours. On ap|)ellc : fièvres quotidiennes, celles dont l'accès revient chaque jour; — journal quotidien, un journal qui parait tous les jours.

QUOTIENT. En Mathématiques, on appelle ainsi le résultat de toute division [Voy. division). D a])rès son sens primitif [quoties, combien de fois), ce mot devrait signifier ce qu'on appelle la partie entière du quotient, et c'est encore la signification que l'on adopte, au début de r.\rilhmétique, dans la théorie de la division des nombres entiers. Il est regrettable qu'on n'ait pas adopté deux mots distincts.

QUOTITÉ (du lat. quotus). En termes de Finances, l'impôt de quotité est celui par lequel on détermine immédiatement la somme fixe à laquelle chaque contribuable doit être taxé, c.-à-d. sa quote-part.

En Droit, la quotité ou portion disponible est la part des biens dont chacun peut disposer librement à titre de libéralité : le reste constitue la réserve légale, qui ne peut être mise en disposition. La quotité dis|)onible ne peut excéder la moitié des biens du disposant s'il ne laisse à son décès qu'un enfant légitime, le tiers s'il en laisse deux, le quart s'il en laisse trois ou un plus grand nombre; elle est de la moitié des biens dans le cas où, à défaut d'enfants, le défunt laisse un ou plusieurs ascendants dans chacune des lignes paternelle et maternelle, et des trois quarts s'il n'en laisse que dans une ligne. Une loi récente (1891) le restreint, quant à l'usufruit, si le défunt laisse un conjoint survivant. Le conjoint qui n'a pas d'enfants d'un premier lit peut disjwser en faveur de son conjoint, dans le cas où il ne laisserait ni enfants ni descendants, de tout ce dont il pourrait disposer en faveur d'un étranger plus de l'usufruit du reste, et dans le cas où il laisserait des enfants ou descendants, il peut disposer de la moitié de ses biens en usufruit ou d'un quart en propriété et d'un quart en usufruit. Le conjoint qui a des enfants d'un premier lit ne peut disposer au profit de son conjoint que d'une part d'enfant légitime le moins prenant et encore sans pouvoir jamais excéder le quart des biens. Enfin le mineur de seize ans ne peut disposer que par testament et de la moitié seulement des biens dont la loi permet au majeur de disposer [Voy. avantage, exhérédation). La quotité disponible peut être donnée en tout ou en partie aux enfants et autres successibles du donateur, par actes entre vifs ou par testament, jiourvu que la disposition ait été faite expressément à titre de préciput et hors part. Les libéralités excédant la quotité disponible sont réductibles à cette quotité lors de l'ouverture de la succession (C. civ., art. 904, 913, 920, 1094, 1098).

Voy. INOFFICIECX.

R, consonne linguale et liquide, la 18° lettre de notre alphabet: les enfants l'articulent difficilement et la remplacent s<Hivent par /. Elle correspond au P, p des Grecs, qui portait toujours l'esprit rude lorsqu'il était initial :

c'est pourquoi les mots français dérivés du grec qui commencent par un r prennent ordinairement un h après cet r {rhétorique, rhonibe, rhume). Les Romains l'appelaient lettre canine, parce que le chien la fait entendre quand

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