RACE
il ffrondo. — Comme lettre niimerolc : cliez les Crocs p' valait 100, ,p U)0000; cli.'z les Romains, K valait 80; il 80 000. — Comme aln'éviation, liiez les anciens, R. se mettait pour i-ex on homa; R. P. pour reupublica; Rc. pour rescriplum; R. C. pour homana civitas; R. S. pour rcsponsum; Ruf. pour Ru fus; chez les modernes, R. se met pour Raoul, Robert, Romain, etc. — Dans le Commerce, R s'écrit pour reçu; R", pour recto. — Dans les ancieimes ordonnances, r siffiiifie recipe, prenez. — Kn Liturgie, ç est l'abréviation de répons. — Sur les Monnaies, R était la marque de la fabrique d'Orléans. — En Cbimie, Rb veut dire rubidium; Rh, rhodium; Ru, ruthénium.
RABAIS. Voy. adjudication et ENCiiÈnE.
RABAN (du lioUaud. ranband), terme de Marine, désigne des Iwuls de cordage qu'on emploie à faire divers amarrages. On distingue : les rubans d'envergure, de têtière, d'empointiire, de ferlage, qui servent à rattacher différents points d'une voile à sa vergue; les rabans de sabord, qui maintiennent fermes les mantelets de sabord ; les rabans de volée, qui tiennent lixée contre la muraille intérieure d'un bâtiment la volée des canons qui sont à la serre ; les rabans de hamac, du gouvernail, etc.
RABASTAINS, nom donné dans le Dauphiné aux chcrclieurs de trulfes.
RABAT (de rabattre], partie de l'habillement ecclésiastique et de quelques autres costumes. Pour les ecclésiastiques, c'est un morceau de toile noire ou de crêpe noir ([ui descend sur la poitrine, divisé en deux portions oblongues et bordées de lilanc; il n'est guère porté qu'en Frahce, et par les prêtres séculiers. Les gens de robe, les professeurs, ainsi que les membres de certaines congri'gations, les Frères de la doctrine cbrétienne, p. ex., portent dos rabats blancs. Voy. collet.
RABBIN (de l'hébreu rabb, maître). Chez les anciens Juifs, ce mot, synonyme de docteur, désigna d'abord I iiomme versé dans l'Ecriture et les lois des Juifs. Il fut ensuite appliqué à toute personne lettrée.
Auj. on appelle rabbins les docteurs du culte judaïque jilacés à la tète des communautés; depuis 1850, en France et en Belgique, ils sont reconnus et institués par l'Etat, (jui leur accorde un traitement. Leurs fonctions sont d'officier, de prêcher, de bénir les mariages, etc. — Le grand rabbin est le chef d'une synagogue ou d'un consistoire Israélite.
On appelle langue rabbinique la langue hébraïque moderne, dans laquelle ont écrit les rabbnis d'Espagne, de Portugal, d'Italie et d'Allemagne. Les plus beaux monuments de cette langue sont la Mischna et les ouvrages lie Maimonide. Les caractères employés pour l'écrire, dils caractères rabbiniqiies, dérivent de l'ancien caractère hébreu, mais sont 'arrondis. La langue rabbinique n'est autre chose que la langue arabe perfectionnée par les rabbins. Elle s'est formée dans les écoles d'Espagne.
RABDOMANCIE. Voy. niiAUnoMANCiE.
RABELAIS, en Pâtisserie, petites rondelles de pâte garnies de crème fouettée après cuisson et bordées de petits choux; c'est une sorte de polit saint-honoré.
RABETTE, nom vulgaire de la ynveltc.
RABIOULE ou Rave du Limousin. Voy. navet.
RaBLE (de l'espagn. rabo, queue), partie de certains mammifères qui s'étend le long de l'échinc depuis le bas des épaules jusqu'à la queue. Ce mot ne se dit guère que du lapin et du lièvre.
RÂni.E (du lat. rutabulum), instrument de fer à long manche de Ixtis, espèce de râteau qui sert à remuer les lisons, à manier la braise dans un four de boulanger. — Dans les Laboratoires, on nomme ainsi une barre ou crochet de fer, qu'on emploie pour remuer les substances que l'on calcine.
On appelle encore râble, eu Marine, une pièce de bois droite sur laquelle on cloue les bordages du fond dans les bateaux plats. On appelle râblure une cannelure excavée sur la base latérale de la quille et de l'étrave pour recevoir l'extrémité de certains bordages extérieurs.
RABOT (de raboter, de l'anc. fr. rabouter, heurter), outil (le menuisier, en forme de ciseau, ajuste obliquement dans un fût de bois, et qui sert à aplanir une pièce de bois, à la rendre unie et comme polie, en enlevant des copeaux de moins en moins gros. T(ms les ouvriers qui travaillent le bois manient cet outil. Le rabot ordinaire a la forme d'un parallélépipède plus long que large : il est lait en bois dur, le plus souvent en cormier. Il y a
des rai)ots longs, courts, étroits, à fer rond; des rabots k mouluros, à |)]ates-bandes, à élégir, etc. (Jnelques-iins reçoivent les noms de bouvet, de guillaume, de varlope, etc. 11 y a aussi des machines à raboter le bois : elles sont généralement formées d'un ou de plusieurs porte-outils cl d'un système qui fait avaixer le bois. — Les ralx)ts employés pour aplanir la surface de certains métaux, tels (jue le fer et le cuivre, ou pour y faire des lilets ou des moulures, sont de véritables machines : telles sont les machines à aléser, à planer, etc.
On donne le nom de rabot : 1° à un outil en forme de T, fait d'une planchette adaptée à un long manche, et dont les cultivateurs se servent pour ramasser en tas lé grain épars, après qu'il a été battu; les jardiniers emploient le rabot pour unir la surface du terrain labouré et ratissé ; — 1" à une perche de même forme, que les pêcheurs emploient pour troubler l'eau et prendre jilus facilement le poisson : une ordonnance de 1609 prohibe ce procédé.
RABOUILLÈRE, trou peu profond que les lapines creusent en plein chami) assez loin de leurs terriers pour y cacher leurs petits cl les mettre à l'abri du mâle. Elles en garnissent le fond avec le poil qu'elles s'arrachent.
RACAGE (orig. german.), sorte de collier qui lie une vergue à un mât : il est formé par des pommes et des bigots en bois, percés pour passer dans un bout de filin qu'on nomme bâtard, cl qui fait le tour du mât de hune.
RACAHOUT (mot arabe), mélange de fécule de pommes de terre, de farine de riz, de salep, de cacao, de gland» doux et de sucre, réduits en poudre et aromatisés avec la vanille. Ce mélange alimentaire, très nourrissant, qu'on vend, dans le commerce, sous le nom de racahout des Arabes, se donne comme aliment aux enfants et aux convalescents.
RACCORDEMENT (de raccorder), terme d'Architecture, désigne la réunion et l'ajuslement de deux portions de bâtiments non semblables, ou construites à des époques différentes. C'est une opération fort difficile, et qui ne réussit presque jamais complètement. On peut citer comme exemple de raccordement les constructions faites à Paris pour réunir le Louvre et les Tuileries.
RACCOURCI (de raccourcir). En Peinture, c'est l'aspect qu'offre une figure ou une partie de figure qui ne se voit pas dans tout son développement, parce qu'elle se présente à l'œil de face et longitudinalement. Dans la peinture des plafonds et des coupoles, les raccourcis sont la principale condition de la composition des sujets qui doivent être vus en dessous. Le tableau qui offre le plus de modèles en ce genre est le Jugement dernier de Michel-Ange. Le Corrège passe pour avoir le mieux entendu l'art du raccourci. Les principes de cet art reposent sur les règles de la perspective.
RACE (du lat. radix, racine). Ce mot, pris dans son sens le plus général, est synonyme de lignée, et désigne tons ceux qui viennent dune même famille. C'est ainsi qu'on dit, en parlant des Israélites, la race d'Abraham; des Grecs, la race des Pélopides et celle des Héraclides. Les anciens rois de France ont formé trois races : la race des Mérovingiens, la race des Carolingiens et la race des Capétiens. Le xix° siècle a vu commencer la race des Najjoléons.
En Anthropologie, en Zoologie et en Botanique, on appelle race toute variété d'une espèce quand, fixée par la reproduction, elle fournit pendant un certain laps de temps une lignée particulière. Voy. espèce.
I. La plupart des auteurs divisent l'espèce humaine en 4 races : 1° la race blanche ou indo-européenne, caractérisée par un angle facial de 80 à 90°, une peau blanche, variant du blanc rose au brun foncé ; un visage ovale, un nez long cisaillant, des incisives verticales; des cheveux longs, unis, flexibles, variant du blond au noir : elle se suiidivise en 4 rameaux, sémitique, indo-persique, scythique et européen ; 2" la race jaune ou asiatique : peau généralement d'un jaune olivâtre et brune dans certains groupes, tête sphérique, visage plat en losange, angle facial inférieur à celui de la race Llanche, pommettes saillantes, nez aplati, yeux noirs, écartés, paupières bridées et relevées obliquement, incisives verticales, oreilles grandes et détachées, cheveux durs et rares, peu de barbe : 3 rameaux, sinique ou chinois; mongol, ougrien ou boréal; malais ; 3° la race rouge ou américaine : peau rougeâtre, mais avec des nuances de blanc, jaune, brun et même noir; os frontal très fuyant, yeux creux, nez long et arqué, incisives verticales, mâclioire inférieure forte et massive; clie-