RACINE
poilriiK' amène la compression et intino l'alropliic des poumons et du cœur, cl. par suile, un étal d'éliolcinenl toujours croissanl, une consomption lente avec diarrhée, à laquelle le malade succombe le plus souvent. Quelques enfants recouvrent la sanlé à l'époque de la puberté, ou même plus tôt; mais ils peuvent rester toujours contrelaits. l>o radikisme apparaît ordinairement vers l'âge de 2 ans; il a pour causai : le séjour dans une habitation humide et froide, le défaut d'exercice, une alimentation insuflisante ou trop substantielle quand elle n'est pas digérée, la suppression trop rapide de 1 allaitement, etc. Le traitement consiste en un bon régime et une Iwime hygiène : on recommande l'huile de foie de morue, les bains aromatiques, sulfureux, ou iodés et les bains de mer. Un complète la guérison par la gymnastique et les moyens orthopédiques. Le rachitisme s'observe chez les animaux avec les caractères classi([ues qu'on lui connaît dans l'espèce humanie. Rachitisme se dit aussi d'une maladie du blé qui rempêche de se développer. La lige des blés atteints de rachitisme est basse, tortue et noueuse ; les épis sont petits et ne renferment qu'un grain maigre. , r ■„ ,
RACINAGE (de racine), décoction d ecorce, de leuilles de noyer, de coques de noix, pronre pour la teinture. — Les Relieurs nomment ainsi les dessins qu'on forme sur les couvertures des livres, et qui imitent plus ou moins bien des racines naturelles.
RACINAL (de racine), se dit en général de grosses pièces de bois qui servent au soutien ou à l'alfermissement des autres. — En Arciiitecture hydraulique, on nomme racinaux les pièces de bois ou Ixiuts de solives arrêtés sur des pilots, et sur lesquels on pose les madriers et les platesformes pour porter les murs de douve des réservoirs. — Dans la Construction navale, ce sont des espèces de lambourdes faisant plate-forme, qu'on établit sur pilotis, et qui supportent une cale, un quai, etc. — En Charpenterie, on nomme : H. de comble, des espèces de corbeaux de bois cjui portent en encorbellement, sur des consoles, le nied d'une ferme ronde qui couvre en saillie le pignon d'une maison ; H. d'écurie, de petits poteaux qui, dans une écurie, servent à porter la mangeoire des chevaux ; R. de grue, des pièces de bois croisées qui font l'empâtement d'une grue et dans lesquelles sont assemblés l'arbre et les arcs-l)oulants.
RACINE (dub.-lat. radicina, dimin. de radix). La racine est un des trois organes végétatifs de la plante. Elle est caractérisée par sa symétrie radiaire, par l'existence d'une coitîe à son extrémité, de poils absorbants au-dessus de la coitle et par une ramification endogène. La coille, souvent développée (Lentilles d'eau), forme comme un doigt de gant enveloppant l'extrémité de la racine et protégeant les tissus en voie de division qui se trouvent audessous. L'accroissement de la racine est en eflet terminal; tous les tissus sont engendrés par les bipartitions d'une ou de ))lusieurs cellules initiales. Les poils radicaux (]ui se trouvent au-dessus servent à l'absorption. Les liquides «lu sol pénètrent dans les poils radicaux en vertu des lois de l'osmose, ils passent de cellule en cellule jusnu'au centre de l'organe, où, par les vaisseaux du bois, ils s'élèvent rapidement vers la partie supérieure de la plante : aussi, quand on coupe une tige au niveau du sol, voit-on jaillir la sève avec force. I-a racine est donc surtout l'organe absorbant. C'est aussi l'organe de fixation ; par suite de l'action de la pesanteur, elle se dirige vers le sol de haut en bas, verticalement [Voy. géotropisme). Sa structure diffère de celle de la tige par l'alternance dans le cylindre central des faisceaux libériens et ligneux. C'est en face de ces derniers et dans les tissus profonds que naissent les radicelles aux dépens de l'assise la plus externe du cylindre central appelée jjéricycle. Les racines peuvent provenir de la radicule de la graine. Si celte racine se développe d'une manière prédominante, on dit que la racine est pivotante; si elle avorte, au contraire, les radicelles prenant un grand développement, on dit le système radiculaire fascicule. Les racines naissent quelquefois sur la lige en des points bien déterminés : elles portent alors le nom de racines latérales ; d'autres fois elles naissent en des points quelconques : elles sont dites alors racines adventives.
Vulgairement on aiipelle : Racine d'abondance ou de disette, la Betterave; /{. d'Amérique, la racine du Mabouier [Voy. morisonie) ; R. d'Arménie, une espèce de Garance; R. du Rrésil, l'Inécacuana ; /}. de camomille, R. salivaire, les racines tlu l'yrèlhrc ; /{. de Florence, l'Iris de Florence; /{. jaune ou R. d'or, la racine d'un
l'igamon de la Chine; /{. de peste, la racine de Tussilage; /{. des Philippines, la racine du Conlra-yerva ; ](. de rose, celle de la Hhodiole; /{. de safran, celle du Curcuma;/{. du St-Ksprit, celle de l'Angélique oflicinahï ; R. de serpent, celle de l'Ophiose de l'Inde ; R. de serpent à somiettes, celle du Polygala séiiéka ; R. de thymélee, celle de la Lauréole ; R. 'vierge, la Bryone dioiijue et le Taminicr.
Par extension, on a appliqué le mot racine à tout organe, toute production vivante implantée dans un tissu : c'est ainsi qu'on dit les racines des dents, des ongles, des cheveux, etc.
RACINE. Chez les anciens grammairiens on entend par racines les mots primitifs d'une langue, ceux d'où les autres sont dérivés ou dont ils sont composés. C'est en ce sens que sont entendues les racines dans le célèbre Jardin des racines grecques de Cl. Lancelot (dont la l" édit. est de 1657 et dont la meilleure réimpression est celle qu'a publiée en 1803 Ad. Régnier), ainsi que dans les Dictionnaires où, comme dans le Thésaurus linguie grœcse de 11. Estienne (1572), les mots sont distribués par familles au lieu d'être rangés par ordre alphabétique. — Les linguistes modernes entendent par racine la partie élémentaire et irréductible d'un mot, celle à laquelle on parvient, du moins dans les langues à flexions (langues aryennes et sémitiques), en dépouillant les mots de leurs afîixes et de leurs llcxions. Dans les langues sémitiques, les racines veulent t7vis consonnes et forment deux syllabes visibles ou cachées : les voyelles qui se placent entre ces consonnes n'apiiartiennent pas à la racine, mais à la structure du mot, c.-à-d. à ses modifications grammaticales. Dans les langues indo-européennes, la racine est comme un noyau fermé et presque invariable qui s'entoure de syllabes "étrangères ; la voyelle seule ou accompagnée d'une ou de deux consonnes peut être racine. Fr. Bopp distingue les racines p?oHOM*î«a/es ou indicatives [démonstratives], qui désignent les personnes et les choses avec l'idée accessoire de proximité oud'éloigncmenl, elles racines verbales ou attributives [prédicativrs], qui marquent une manière d'être ou une action. L'importance des premières comme suffixes est très grande ; elles ôtent aux racines verbales ce qu'elles ont d'indéterminé : ainsi la racine verbale sanscrite ak signifie rapidité ; jointe à la racine pronominale va, ahva (lat. eq-vo),c\\c signifie cheval. Ce sont les racines pronominales qui ont donné naissance aux déclinaisons et aux conjugaisons, aux pronoms, aux articles et en partie aux prépositions, aux adverbes et aux conjonctions. — Il ne faut pas confondre la racine avec le radical. La racine est irréductible, le radical est la racine déjà revêtue de son suffixe de dérivation et prête à recevoir la llexion : on l'oppose à la désinence : dans gustus (goût), gustuoÀt le radical compsé de la racine \crha\c gus et du suffixe tu ; s est la désinence. — Consulter Fr. Bopp, Grammaire comparée (Irad. de M. Bréal, t. I, p. 221-271) ; Max Muller, Science du langage (1804, 7« leçon) ; Nouvelles Leçons sur la science du langage (1867-68, 1" leçon): Fick, Wœrterbuch der indo-gèrmanischen Grundspra che, etc. — L'étude des racines ainsi entendue n'est pas encore entrée dans notre enseignement public; nous devons toutefois mentionner comme livres vraiment classiques les 7nots grecs et latins de MM. Bréal et Bailly, e Dictionnaire étymologique latin des mêmes auteurs, le Dictionnaire grec-français de M. A. Bailly, la Grammaire historique de la langue française de M. A. Brachct et le cours supérieur de Grammaire française de MM. Brachet et Dussouchet.
RACINES. En Matliématiques, on appelle racine W d'un nombre un second nondire qui élevé à la puissance n reproduit le premier. En particulier, la racine 2" et la racine 7)" prennent les noms de racine carrée et de racine cubique. Pour indiquer une racine n" on se sert du signe t / que l'on appelle radical et dans les branches
duquel on place le nombre n, qui prend le nom tV indice
■ ni —
de la racine. Ainsi la racine n' de A s'indiquei/ A; pour
la racine carrée on sous-entend l'indice, ex : i/ A. Toutes
les racines ne peuvent pas s'extraire exactement cl beaucoup denire elles sont des nombres incommensurahles. mais on peut toujours les obtenir avec autant d'approxi-